Inoubliable Allier

Quatre randonneurs ont répondu présent pour cette sortie de 3 jours en autonomie sur l’Allier, le weekend de la Pentecôte. Renseignements pris, une météo correcte et un niveau d’eau assez élevé  mais en baisse (la cote passe de 1 m vendredi en fin de journée à 88 cm à l’échelle de Vieille-Brioude samedi soir), rendent l’Allier navigable. L’objectif est de descendre de Langeac à Brioude par une quarantaine de kilomètres de méandres serpentant dans des gorges sur une des plus belles rivières du Massif central.
Samedi – Arrivée à Langeac en fin de matinée et mise à l’eau vers 15h. Nous comprenons très vite que cette rivière exigera de nous un bon niveau de navigation car le courant est vif. Drossages, contre-courants, portefeuilles, marmites sont des termes qui n’ont plus de secret pour nous ! Nous naviguons avec prudence, multiplions les stops afin de prendre le temps de lire la rivière, et de prendre le courant comme il faut. Un premier portage s’avère nécessaire quelques km après Langeac pour contourner un barrage-seuil. Nous n’oserons pas franchir la glissière en raison de mouvements d’eau vraiment vicieux à l’arrivée. A 17 h, arrêt bivouac au bord de l’eau en rive droite, quelques centaines de mètres en aval d’une impressionnante falaise de basalte, dans un petit bois de rêve. Petite balade avant le coucher, précipitée par la pluie qui a eu la bonne idée d’attendre la nuit pour tomber.
Dimanche – Les oiseaux nous réveillent vers 8h.  Sur l’eau à 10h30. Surprise : l’eau a changé de couleur, l’Allier est d’un beau marron profond. Le niveau a monté d’une vingtaine de cm dans la nuit. On reprend la navigation. Deuxième portage dans un pré pour passer un seuil juste après Chilhac. Ensuite,  rapides puissants et planiols trop brefs se succèdent  jusqu’à 16 h. Nous ne prolongerons pas davantage la descente dans l’après-midi car les conditions sont assez éprouvantes ; il faut savoir recharger les batteries et être prudents. Belle soirée, là encore, nous plantons le camp 2 km environ en amont de Saint-Ilpize, dans une prairie surplombée d’anciennes cultures en terrasses envahies par la lande. Nous partons à pied refaire nos réserves d’eau au village de Chazieux, nous discutons avec les gens du coin, et nous reprenons des forces pour le troisième et dernier jour de navigation. Nuit paisible.
Lundi Lever  peu avant 8h. On plie le tarp (ah ah ! vous ne savez pas ce qu’est un tarp !), on remplit les caissons des kayaks et on embarque avant 10h.  Les paysages sont superbes, cette rivière est magnifique. Mais elle nous met à l’épreuve plus que nous le pensions. D’un commun accord, nous décidons d’abréger notre randonnée 12 km avant l’arrivée prévue, à l’aire de camping de La Vialette où nous débarquons à 11 h.  Pas si facile, le niveau d’eau était élevé, et on s’est tous bien bagarrés, mais basta !
Conclusion : Sortie très pédagogique, la « novice » en rivière a beaucoup appris, certains plus aguerris se sont révélés d’excellent pédagogues, le groupe a été très solidaire. Le plus important : il faut avoir conscience de la nécessité de pratiquer l’eau vive (à Saint-Pierre-de-Bœuf par exemple) afin de pouvoir faire face à des conditions de navigation un peu plus difficiles que celles que nous rencontrons couramment. C’est indispensable.

 

Rassemblement des 1000 pagaies de Seix – Ascension 2012

Par Marc
Ainsi donc pendant que 17 courageux d’entre vous se pelaient littéralement dans les Alpes en camping, d’autres moins courageux mais ayant accepter le principe de tailler la route, ralliaient le rassemblement des 1000 pagaies à Seix ( Ariège pour ceux qui l’ignorent).
Aurélie et moi partîmes ( j’ai réussi à caser un passer simple) donc le mercredi midi, direction Toulouse où nous squattames chez Damien ( adepte du C1 même dans du lourd). Petite soirée à 3, toute tranquille, je trouve néanmoins le moyen de prendre une petite mine ( sans doute le stress).
jeudi :
l’Alet

Petite mise en route sous grand soleil, et retrouvaille sur la grand place de Seix, des béarnais Laurent X et Bob Joimo plus ce déserteur de Sylvain Chabrut ( ça va se payer un peu plus tard) direction l’Alet et mauvaise surprise, le niveau d’eau est bas. Ca se navigue quand même, on embarque. ça y est, nous sommes dans les rapides, le groupe enchaine à vue et sans difficulté, jusqu’à ce mauvais pavé au milieu du passage qui envoie Sylvain dans le drossage, tentative d’esquimo, brasse coulée, vidage de bateau ( je l’avais dit que ça se paierait). Aurélie ne dit rien, mais jubile intérieurement et oui elle connaissait la riviére…assez d’émotion pour la journée, direction le camping et ses sanitaires insalubres et glaciaux !!!
mais non, que nenni, mon gentil tonton, je te fais une bise, nous a laissé l’usage de sa petite bergerie entierement refait en mini gite pour la famille et proches, donc nous. Pour le plaisir, on allume le poele bois et l’apéro peut commencer…et quand les basques partent se coucher, ils geulent qu’il fait trop chaud.
vendredi :
Haut Salat
Nous sommes rejoins par un toulousain Xavier, qui connait le haut Salat comme sa braguette, j’essaye de convaincre Aurélie d’embarquer,vu que le niveau d’eau sur l’Alet hier était bas, elle refuse !!! et bien lui en a pris. sans être en crue, il y a gras d’eau, ça enchaine, ça court et merci à Xavier pour l’ouverture, à quelques esquimo prés et de l’apné pour Sylvain, ça va globalemnt bien jusqu’à….tiens notre ouvreur s’est arrété, a débarqué et revient nous voir : là, il y a un passage un peu pourri, dommage pour les coudes, mais bon je le passe tous les ans, la majorité decide de porter ( BOB se rappelle qu’il a déjà mal à un bras….) et Xavier m’interpelle : hé! Marc, tu y vas ? réponse : ben, si tu me dis que ça passe….j’aurais du aller voir quand même avant d’y aller, résultat mon bateau et ma pagaie ont continué sans moi, même si finalement Xavier et Bob ont tout récupéré. Suite de nav, sans soucis mais tjs soutenu avec escorte de hot dog à partir du pont de la taule. le soleil n’est plus de la partie, mais il ne fait pas froid.petite dinnette puis on redescend assister au concert ( cool, il y a des tireuses à biére)
Samedi
l’Alet
Damien et Xavier sont repartis, arrivée de Dominique et sa petite family, et du coup presque rien…on refait l’Alet, le niveau d’eau est monté, les rapides sont moins encombrés, Sylvain manque de se reprendre une bache au même endroit, bref c’est trop bon.. il nous fallait un squech, Aurélie se dévoue, vise en endroit sans courant, sans rocher, bref une flaque et se retourne !!! le reste de la nav se termine tranquillou mais maintenant, il caille !
Pause casse croute sur la grand place de Seix, ( kebab, frite et biére) et on repart pour le Garbet ( gorges) Sylvain faisant l’impasse.
bon, comment décrire le Garbet, 2 façons :
-une chasse d’eau de 500 m
-la triple chute sur la longueur des combes de chateau Queyras.
c’est court, mais en apné, c’est long….tout le monde arrive indemne au bout du parcours, et Dominique de dire : quand à e^tre mouiller, on le refait !!! je passe mon tour.
deuxiéme passage, Dominique se boite, s’esquinte une épaule, et remonte miraculeusement sur un bateau qui passait par là, sa pagaie étant partie se promener, Laurentx, se boite, se démonte la main, remonte sur les cailloux avant de ramper en bateau pour récupérer sa pagaie. Il pleut, il fait froid, on se rentre.
Apéro, diner, bien au chaud à 9 chez le tonton, ça devient serré…dimanche, il fait moche, Aurélie et moi decidons de ne pas naviguer et donc de se rapatrier doucement. Les adieux sont déchirants, mais promis, juré on reste en contact et on remet ça.
Marc

CR rivières du Briançonnais – Ascension 2012

Jeudi 17/05

La Haute Bonne

Départ : Le pont type « route de Madison » en aval d’Entraigue

Arrivée : Pont du Prêtre

Distance : ~ 5 km

Difficulté :, niveau sympa, classe II(3)

Echelle :  ~70

 

Première sortie rivière pour Lucie, Julien et Vincent. Quelques petites conseils au niveau de l’équipement puis rendez vous sur la plage pour des info générales et une analyse fine de la situation

–          Vous voyez l’arbre ?

–          Oui (en chœur)

–          Et ben, après le caillou, vous orientez la pointe du bateau et vous vous foncez à gauche

–          Euh, non. On va se payer l’arbre

–          Vincent, qu’est ce que t’y connais en rivière, je te dis que tu as largement le temps de tourner avant

–          (silence) ……euh, non

Lucie dans l’arbre, Vincent dans l’arbre, Julien, oui, c’est bon, ca va le faire …..dans l’arbre. Le parcours est très ouvert, la rivière courant dans un lit de gravier.

Le dernier km est plus engorgé, la rivière s’accélère en aval du barrage (portage). Sébastien et Nicolas s’emmêlèrent les pinceaux dans un contre. On repêcha Sébastien au milieu des branches, la pointe de son kayak dépassant de 40 cm.

Au débarquement, Ben lança «  Allez, on se passe l’étroit et on débarque après ». Alessandra, lancée comme un char Patton dans le désert d’El Alamein, fut à 2 doigts d’écraser Christelle en train d’esquimauter contre la falaise en sortie du seuil. En vain, puisqu’elle repiqua une petite tête 10 m plus loin dans le S marmiteux de sortie. Rejoins par d’autres d’ailleurs

Pendant ce temps, notre ami Aurélien délaissa la partie haute pour la basse avec des kayakistes rencontrés au départ. Tout fut sous contrôle jusqu’à l’Ex.. Qu’il tenta. Soleil, puis tentative, puis tentative ………puis brasse tout seul pendant 3 bornes à la poursuite du kayak, pendant que le reste de sa bande glandouillait au portage

Trop tard pour la Malsanne,  on fonce vers le camping de Prelle et ses douches chauffées.

Vendredi 18/05
Le Gyr

Départ : Le pont 4 km en amont de Valouise

Arrivée : Valouise

Distance : 4 km

Difficulté : niveau bas, classe III (3+) sans discontinu

Toujours un peu de tension au départ masquée par les watts du camion poussés à fond dans une ambiance « année 80 ».

Cela n’a pas suffit à réveiller notre Nicolas. Il ne vit pas le Séquoia qui barrait les ¾ de la rivière et que tout le monde avait repéré depuis 200 m, voir pendant la navette. Un aboiement depuis le contre le sortit de sa torpeur. Forcément, il n’y avait aucune raison qu’il remarque l’Epicéa un peu plus bas. Plus discret mais plus vicieux.

Une sombre histoire d’adrénaline qui réduirait son champ de vision parait-il ou un trop plein d’information à traiter m’expliquait-il, pendant que je contemplais dépité son épave, qui qques minutes auparavant faisait encore office d’insubmersible. Le bateau fut récupéré, amputé de 30 cm. Pas d’amputation pour Sébastien mais un retournement de pouce.

La Durance

Départ : l’Argentière

Arrivée : St Crépin

Distance : ~ 10 km

Difficulté : niveau normal, classe II

Idéal pour se remettre en confiance. Sauf pour Alessandra qui a bien failli prendre son 1er bain avec le club. Dans un contre.  1er tentative ratée, 2ième toujours ratée, 3ième encore raté. Là avec Ben, on y a vraiment cru, on se voyait déjà en train de commander les bières. D’autant que le bateau renversé commençait à s’agiter de manière désordonné. Dans un ultime sursaut, elle remet ça…… réussit à l’arrache.  Elle sort en rage, « Putain, fait chier ces pagaies ergo, on n’arrive pas à esquimauter avec ». Elle se précipite sur moi,  m’arrache ma pagaie normale, me refourgue la sienne avec laquelle je manque de faire une fausse pale, se jette à l’eau, esquimaute. Nickel. Grrrrrr !!! On l’aura un jour.

On passera sous silence le débat politico-éducatif initié par un Ben autour minuit avec 2 grammes dans chaque œil. Autour du déterminisme social, du bonheur qui se situe à  4000€ / mois (source FHM février 2012), haranguant le trésorier pour qu’il fasse des chèques à tous ceux englués sous le seuil du bonheur…

Samedi 19/05

Camping 8°, Briançon 7°, on remonte la Clarée, 6° … et Denis qui n’arrête pas de nous bassiner  depuis le matin « on sera mieux sur l’eau, on sera mieux sur l’eau »

Arrivée au départ, on sort des bagnoles surchauffées, capuche sur la tête, dos au vent. La neige 300 m au dessus,  le brouillard se distribuant de façon isotrope autour de nous (voir Nicolas pour l’origine latine). Eddy «  Bon, on embarque ou ? ». Les 16 autres, l’œil torve, le regard hostile « T’es sur ? ». « Bon OK (soupir)». On se rabat sur le Fontenil

Durance : Parcours du Fontenil (les gorges dans Briançon)

Départ : Barrage du Fontenil en amont de la Citadelle

Arrivée : En aval de Briançon, confluence avec la Guisanne

Distance : ~ 5 km

Difficulté : classe III (3+)

Il a fallu se faire un peu violence pour se changer mais au final, un régal. Pas de difficulté particulière, ca tournicote juste ce qu’il faut dans les gorges.

1/2 heure après, on récupère Vincent et Julien à la sortie des gorges, Lucie ayant un peu de mal à quitter sa doudoune pour une combinaison néoprène trempée. On enquille jusqu’au camping dans le train de vagues. Un membre éminent du club, jamais battu au suffrage universel, se fit surprendre par un arbre dans un gros passage I. Obnubilé à pousser un bateau sur le bord. Et deux bateaux à la dérive au lieu d’un.

16h au camping, qu’est ce qu’on fait ?

Un groupe culturel s’orienta vers les boutiques de Briançon, un autre vers SND pour les promo kayak et un dernier vers les Gorges de Prelles

Durance : Gorges de Prelle

Départ : Sous le barrage de Prelles

Arrivée : Argentière

Distance : ~ 8 km

Difficulté : classe III/IV + 1 infran à porter

Echelle : 50, parfait

16h45, un silence de cathédrale régnait à l’embarquement.  Denis et Aurélien ouvraient 200 m devant, guettant le moindre frémissement susceptible de ressembler à un infran. Le reste de la troupe suivant à bonne distance. Tout se fait à vu et sans trop de stress mais un certain soulagement accueillit la troupe une fois l’infran repéré (le stop est très facile avec ce niveau d’eau, du II dans les 300 qui précéde).

En aval du portage, 4 ou 5 passages requièrent un peu plus d’attention. Il s’agit de bonne grilles en III/ IV, de seuils francs, de rouleaux où il est recommandé Christelle de giter vers l’aval quand on se retrouve en travers, de S où il est recommandé Christelle de pagayer pour éviter les bordures. Mais toujours avec des bons gros stops permettant de tronçonner la difficulté ou de repérer la trajectoire.

Nous avons porté un dernier seuil à l’entrée de la gorge finale où se trouve la via ferrata. Il ramone pas mal et il était 19h. En définitive, 2h15 de navigation très agréable, un parcours qui gagne à être connu et accessible à pas mal de monde avec ce niveau

On retrouva Ben et son pote de l’arbre du matin, avachit dans le camion,  enroulé dans une pauv couette récupérée chez les Emmaüs du coin, en train de finir leur nuit précédente

 

Dimanche 20

Haute Guisanne

Départ : le Cassé

Arrivée : le parking de l’UCPA

Distance : ~ 10 Km

Difficulté : II / III

On n’a pas trainé, il est à 2 doigts de gréler ….. et toujour le « on sera mieux sur l’eau » dans les oreilles. Le repérage des Guibert est expédié en 30 secondes. Bien sur dans ces conditions,  il se trouve toujours 2 ou 3 farceurs ou  farceuses pour se prélasser dans l’eau mais il se trouve aussi toujours un Eddy pour licher son 25ieme bateau du we et le ramener au bord.

Basse Guisanne

Départ : le parking de l’UCPA

Arrivée : Briançon

Distance : ~ 10 Km

Difficulté : bon niveau d’eau, IV / IV+

 

– Alessandra « Jérôme, je peux venir ?»

– Moi particulièrement bien luné depuis le matin « Tu fais comme tu veux »

– On peut porter les gros rapides ?

– Non. Marion, la descente c’est 1h ou  5h. Allez feu

Bien sur Alessandra enchaina. Arrivée au panneau, « 400 m dangers »,

–          Alessandra : « c’est quoi ce panneau ? »

–          « C’est rien , c’est pour les pécheurs ». Puis plus pédagogique, « Ici, c’est soit on regarde et alors on porte, soit on regarde pas. C’est à 2 m de la berge droite »

Bien sur, Alessandra  enchaina…… en plein milieu. Puis 7 m plus bas

–          « C’est quoi ça !! Salaud, je vous maudis jusqu’à la 7ieme génération » gueula t’elle à l’arrivée, le sourire jusqu’aux oreilles

 

Le 1er rapide est interminable. Alessandra, de la buée plein les lunettes se guidait au seul point rouge qui dansait devant ses yeux. Le casque de Denis. « On a fait le plus dur » lui dit-il au 1er stop au bout de 1.5 km « ……… mais ca ne veut pas dire que la suite soit moins dure ». « Salaud !!! »

Tout le monde n’a pas de des réactions aussi épidermiques. Aurélien placide « il suffit de rester au milieu », Mathieu détaché « Ah cette fois, j’ai pas fait d’appui ». Tandis que nous avec le Ben, à chaque reprise, on partait à l’assaut, on montait sur le ring, c’était Kinshasa 1974, le combat du siècle, Ali vs Foreman, pressait d’en découdre …… ou d’en finir.

Le second gros passage, se présente sous la forme d’un bon seuil dans un virage, à sauter à droite incidente droite. Puis ensuite se barrer à fond à gauche pour sauter une barre de moins en moins violente à mesure qu’on se rapproche de la rive opposée, puis revenir direct au milieu se faire brasser pendant encore qques dizaines de mètres et enfin souffler en voyant la passerelle qui marque la fin des hostilités.

On a du faire une petite dizaine de stops dans la descente, surpris par un bon niveau d’eau. Rincé, content, soulagé, seul Eddy semblait un peu déçu de sa descente, il n’avait pas eu à licher le moindre bateau.

Un we toujours sympathique même si un peu frisquet avec pas mal de nouvelles têtes et où tout le monde semble y avoir trouvé son compte

Participants : Marion, Mathieu, Annabelle, Eddy, Christelle, Vincent, Alessandra, Benoit, Denis, Nicolas G, Lucie, Julien, Jean Yves, Aurélien, Sébastien, Anja, Jérôme

Sortie à Paladru le 12 mai 2012

Cette sortie était organisée en partenariat entre le CKDM et le SPAC 38 de Charavines sous l’impulsion de Sandrine adhérente handisport de ce club de voile.
Nous avons été accueillis généreusement avec café frais et petits gâteaux.
Le mauvais temps ne nous a pas fait reculer, ciel bas, brouillard un peu de vent, tant pis, nous sommes partis pour une traversée de 5 km entre Charavines et Paladru. A peine partis, Michel a voulu « goûter » la température de l’eau et hop un petit bain dans le lac. Une pluie drue nous a accompagnés presque toute la traversée, nous nous sommes donc réfugiés au club d’Aviron du lac bleu à Paladru sous un chapiteau prévu à l’origine pour la fête du nautisme. Réception de haute qualité, les installations du club ont été mis à notre disposition, nous nous sommes réchauffés autour du barbecue organisé par le club (nous avons même eu droit à quelques saucisses et merguez) et certains d’entre nous ont pu profiter de l’arrêt pour s’essayer à l’aviron.
Il est l’heure de rejoindre le lieu de départ et là hop, Michel repasse à l’eau donc exercice de sécurité : radeau, vidage de bateau et remontée dans le kayak. L’après-midi s’est déroulé tranquillement sans pluie et le retour vers Charavines a été rapide.
Encore une belle journée avec les randonneurs. Merci encore aux 2 clubs sur place qui nous ont si bien reçus.

Weekend des 12 et 13 Mai 2012 : 3e manche N3 Slalom à Epinal.

Le weekend des 12 et 13 Mai 2012, l’équipe compétition  slalom du club est parti en déplacement à Epinal dans les Vosges pour la 3e manche du championnat Nationale 3.Trois courses au programme pour ce weekend : une le samedi, et deux le dimanche.


Départ à 6h30 samedi matin, arrivée à Epinal 4 heures plus tard et navigation de reconnaissance. A 15H, c’est parti ! Keryann, Yannick, puis Adrien, Colas et enfin Olivier eT Florent s’élancent chacun leur tour, Andy s’étant proposé pour juger en cette après-midi où le soleil tarde à se montrer. Au final, des résultats corrects mais pas incroyables dans l’ensemble… avec une innovation de Florent et ses inversions sur le plat !Départ pour notre campement après un foot sur l’herbe, direction le camping des Bois ! Installation, démarrage de la cuisine.. un bon plat de pates carbo et un temps de retour vidéo auront eu raison de notre soirée.. au lit à 22h !

Réveil matinal du Dimanche matin, avec Marie et Damien qui ont fait le chemin pendant le nuit. La première course du Dimanche débute à 10h avec des bons résultats dans l’ensemble: une troisième place pour Andy en canoë et une première place pour Marie et Damien en canoë biplace !!La seconde course s’élance à 14h sous le soleil mais les résultats restent mitigés mais acceptables.. Pliage rapide et départ pour un retour à 21h.. Bilan du weekend : Grosse amélioration du classement pour Olivier, Yannick, Florent, Adrien, Colas et Andy en canoë. Quel coup de batte ! Un vrai Home Run !!
Au final tout le monde a passé un très bon weekend et s’est fait plaisir sur l’eau, l’essentiel !!
Rédaction : AK

Sortie Eyrieux ( haut et très haut) – 5 & 6 mai 2012

Sortie Eyrieux ( haut et très haut) – 5 & 6 mai 2012
(par Nicolas)
Le 5et 6/05 l’équipe CKTSV rivière, nature § découverte a effectué un week-end « vallée de l’Eyrieux ».
Samedi 5/05:
La classique,parcours de critérium, 10 km de cl III IV. Départ sous le barrage de Nassier. Arrivée à St Sauveur de Montagut. Débit entre 16.5 et 20m3.
Participants: Mathieu, Allessandra, Brigitte et Nicolas, Bertrand, Jamie, Marc et Aurélie    Des bains :oui,  Aurélie, Brigitte et … Nicolas
Samedi soir :gros orage .Nuit en gîte communal avec cheminée à St Sauveur de Montagut (trouvé in extrémis le matin même en contactant  la mairie par chance ouverte le samedi matin. Course contre la montre pour récupérer le contrat,les clés du gîte avant la fermeture à 11h. En partant du club à 9h passé).
Dimanche 6/05:
Réveil  à 7h. Petit déj. Rapide nettoyage du gîte. Nous prenons la route aux alentours de 9h direction St Martin de Valamas au dessus de Le Cheylard pour tenter de faire l’Eysse un affluent de l’Eyrieux.
Arrivé sur place le petit groupe n’est pas vraiment emballé, c’est une jolie petite rivière à truite de classe II III avec de petits ouvrages à sauter. Rien de transcendant. Heureusement nous avions un 2ème plan. Pour Bertrand, Jamie et moi: le « très Ht Eyrieux ». Pour Allessandra et Mathieu: « le Doux ». Pour Brigitte « peu importe, faites comme vous voulez » . C’est en reconnaissant quelques passages de la route que tous le monde fut conquis hormis Allessandra qui ne tarda pas à l’être.
Embarquement au pont d’Intres sur la D296 échelle de niveau 5.2. Echaufement sur 1.5km en cl III jusqu’à st Julien en Boutières où nous arrivons sur le beau passage IV à fort dénivelé visible du haut pont de St Julien en B. A partir de là il reste 3km de passages IV avec 1 infran(6) seuil dans une étroiture en forme de L à 200 m de l’arrivée. Débarquement au pont du hameau de Taussac en amont de St Martin de Valamas échelle de niveau 6.  Petite rivière technique sur le début mais sans que ça pousse très fort avec 2, 3 arbres dans le lit. Beaux passages sur les deux derniers tiers du parcours, alternance de seuils et de planiols  avec un plus d’eau à partir de la confluence avec la Rimande . Joli cadre tout en étant proche de la route. 4.5km au total. 2h de navigation. Ce fut une première pour nous tous et une chance de trouver ce tronçon du haut Eyrieux avec le bon niveau d’eau . Pagayeurs: Mathieu,Jamie, Allessandra,Bertrand,et moi . Brigitte assurera la navette et réalisera les photos.
Retour à Lyon aux alentours de 17h30 .Juste le temps pour aller voter.
Transport: 2 VL perso

Sortie Dunière et Lignon du Velay – 05 Mai 2012

CR sortie Dunière et Lignon du Velay

Frustrés de n’avoir pu faire plus de 200 m sur la Dunière la semaine dernière,  nous avons décidé de remettre le couvert cette semaine

Dunière

Du Pont de la Vache à la confluence avec le Lignon

Niveau d’eau : parfait  ~ 10 m3

difficulté III (3+) puis II puis III

Durée : 2h30 / ~ 12 km

Les difficultés se concentrent essentiellement sur les 2 premiers kilomètres marqués notamment par un petit seuil assez bas de plafond à passer extrême droite sous la falaise puis d’un drossage assez fermé du fait d’un gros pavé en plein milieu. Après une glissière de 2-3 m de long, les difficultés baissent notablement pour finir dans II (3) qui court régulièrement en forêt.

L’isolement est total entre les ponts et il faut se méfier des branches ou autres troncs qui encombrent le lit

Lignon du Velay

Confluence avec la Dunière –> Pont de Lignon

Niveau d’eau : ~ 0.24 avec les apports , assez gros

difficulté IV(4+, 5-)

durée : 2h ( 7 km)

De la confluence jusqu’au 1er barrage, il n’y a pas de grosses difficultés. Les rapides sont toutefois assez puissants avec ce niveau d’eau, on est dans du gros III mais les passes restent larges ce qui permet d’éviter les trous . Après le 1er barrage, les choses se corsent. On gagne une bonne classe. La pente s’accroit, les passes sont plus canalisées et précises, les seuils et les rouleaux plus puissants. On comptabilise 5 ou 6 rapides bien marqués dont 2 que nous avons porté – un 5- justifié et celui d’en dessous , un peu moins -. Le dernier passage nous a bien secoué.

Chacun y est allé de son petit esquimautage au cours de cette descente

 

CR Lignon du Forez & Dunière – 28/29 avril 2012

CR Lignon du Forez & Dunière – 28/29 avril

Lignon du Forez

De Chalmazel ( scierie) au pont avec la D110

5 km

Classe III(3+)

niveau d’eau : bas

Les tords sont certainement partagés. On ne saura jamais si c’est Aurélie qui fonça sur Michel ou si ce dernier glandouillait au milieu du rapide. En tout cas, la justice trancha et les deux belligérants terminèrent le rapide à la nage. Ceux qui avaient réussi à accrocher le stop stationnaient en haut du rapide, hésitant à se lancer dans le passage. Un seuil foireux marquait l’entrée du rapide qui se prolongeait par une grille puis …. on n’y voyait plus grand chose.

Les rapides du Lignon du Forez sont du même acabit. Des petits seuils, des S, qques grilles … rien de bien méchant avec ce niveau d’eau, en tout cas , un niveau idéal pour découvrir cette rivière.

La troupe convergea le soir chez Christelle qui offrit gîte et couvert. Autour d’un Chili con carne préparé par Anja qui tenait absolument à nous faire découvrir sa sauce à base de chocolat. Le soir bien sur, on parlait kayak , se demandant notamment ce que l’on pourrait faire le lendemain. Avec ses 6 M3 , la basse Semène qui passe au pied du gîte embarquait les suffrages.

C’était sans compter un violente orage dans la nuit. Le lendemain, la Semène ressemblait d’avantage au nettoyage des écuries d’augias qu’à une bucolique rivière de Haute Loire. 36 m3 on apprendra plus tard.  Direction ,  le Lignon du Velay. 1.70 à l’échelle, la passerelle submergée. Trop d’eau. On se plonge dans les topo à la recherche d’une rivière à faire dans le coin. Trouvé, la Dunière, un affluent du Lignon, faisable si le Lignon est gros. 6 à 10 M3 préconise le topo. Du pont, cela semble impeccable

La Dunière ( haute Loire)

5 km de classe III / IV

On embarque en amont du pont. Les gentilles vaguelettes se révèlent un bon train de vague et mieux vaut tenir le manche pour sortir des rouleaux. Avant même le 1er stop, Mathieu révisa son esquimautage. C’est là que les doutes commencèrent à nous assaillir. Ca poussait fort, les contres assez rares. 3 d’entre nous partirent repérer en aval, 2 barres de rouleaux plus loin, ils débarquèrent devant un bon rapide , avec gros pleureur, tronc d’arbre qui barrait les 3/4 du passage.

Qu’est ce qu’on fait ? Après 1/2 h de palabre, 1h de repérage à pied ,on décide d’arrêter et de remonter au voiture.

On aura fait 200 m de Dunière, on aura mis 2 h. Avantage, la navette est assez courte. On était certainement plus proche des 25 m3 que de 6 à 10 préconisés dans le topo. A refaire avec un niveau d’eau plus adaptée  car le cadre est vraiment superbe, tout en sous bois

participants : Marc, Aurélie, Nicolas Ri, Brigitte, Christelle, Michel, Alessandre, Anja, Marion, Mathieu, Jerome