[POISSON D’AVRIL] Scandale au CKDM : le président a fini par démissionner

[CECI EST UNE FICTION, TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT PUREMENT FORTUITE]

Sur la sellette depuis sa récente élection, tout d’abord pour ses soupçons d’emplois fictifs révélés par le CKM (pour rappel, le permanent Blaise aurait reversé la moitié de ses salaires au président) enchaîné du feuilleton des pagaies « offertes » par un prétendu « ami » haut-placé du magazin KWA, le président du CKDM n’a eu d’autres choix que de laisser la main à son charismatique vice-président suite aux nouvelles révélations.

Le traître aurait en effet été dédommagé de plus de  100 000 euros pour des déplacements à Rio, où son équipe de polo aurait participé aux jeux olympiques l’été dernier. Bien que rien ne soit encore prouvé, nous savons tous très bien que le kayak-polo n’est pas un sport, et de facto ne peut prétendre être aux JO. Après les soupçons de dopages forcé sur mineurs de l’équipe U15 et les rumeurs d’un possible complot quant à son élection (rappelons que Ronan a été élu à l’unanimité, ce qui paraît louche à bien des égards), l’intéressé a donc décidé de se retirer pour ne pas entacher l’image du CKDM.

C’est au pied levé que le charismissime  vice-président a dû le remplacer, avec d’énormes dettes à gérer. « Comment allons-nous faire pour tout rembourser ? Pour commencer, nous avons revendu notre flotte de bateaux, ce qui a fait la joie du musée d’archéologie de Lyon. Nos adhérents vont donc devoir s’adapter à une pratique de type « sans-embarcation » voire une pratique anhydre.

Interrogé par nos services, Rémi Vallin fit preuve d’une extrême sagesse :

« Certes j’ai dû revendre mon navire qui était flambant neuf… Et ce samedi matin, comme tous les samedis, nous nous sommes rendus à Sault-Brenaz, mais pour la première fois depuis que j’ai commencé le kayak, nous n’y avons pas navigué. Nous en avons profité pour nous adonner aux choses importantes de la vie, la défense des animaux en détresse, le sauvetage de truites coincées et je me suis aperçu que mon amour pour les poissons submergeait ma passion de la belle navigation.»


Le kayak sans bateau, concept baptisé par Benjamin Just dans les années 2000, est une discipline qui a le vent en poupe. « Tout a commencé par une descente en apnée des rapides d’Aime et c’est là qu’on a compris la futilité de nos équipements dans notre rapport à notre sport. Le canoë-kayak, ce n’est pas forcément « un bateau – une pagaie  » , cela nécessite un peu d’ouverture d’esprit, mais pour évoluer dans notre pratique, il est bon de devenir moins matérialiste… »

Thomas Denais renchérissait : « Moi, la pratique du canoë-kayak sans matériel ? De toutes façons, c’est avant tout l’eau qui m’attirait dans ce sport, désormais, notre pratique s’apparentera plus à de la plongée et c’est une bonne chose, je pense ».

En conclusion, si l’ancien président a bel et bien trahi le CKDM, il ne faut y voir qu’un cygne du destin. CKDM ruiné, CKDM coulé,  oui, mais CKDM rebaptisé. Des cendres de l’ancien club naîtra une discipline nouvelle, une nouvelle association, le « front de libération des petits poissons », « l’ictyus sub-aquatus kayakum »  ou encore le « underwater canoe team » pourraient demain voir le jour sur le site de l’ancien club, belle leçon d’espoir qui illustre le cycle de la vie.

 

 

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  1. […] vers la fin de son parcours, d’aller rendre visite à ses vieux amis les poissons (cf. ancien article). Quel dommage : à l’image d’un cycliste levant les bras avant la ligne, Rémi perdit […]

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