Sortie la Romanche du 01 Juillet 2012

C’est lors de la première journée de pluie depuis des lustres que 6 irréductibles lyonnais décidèrent de braver la route pour se rendre à la Grave dans les hautes Alpes.

Participants : Benoit, Aurélien, Alessandra (la seule fille du groupe), Alexeï, Paul et Nicolas Re.

La route se fit sous la pluie de Lyon à la Grave avec il faut le dire une très légère éclaircie au niveau du barrage du Chambon !!

Le niveau de l’eau est assez haut logique au vu de la chaleur des derniers jours.
L’eau est grise d’où une certaine difficulté à voir les cailloux ce qui valut un certain nombre de frayeurs.

Après un repas frugal dans les voitures au son de la pluie continue sur le toit, tous décidèrent de ne pas se lancer à froid dans la partie classée V dès l’embarquement.

Le début du P1 fut assez mouvementé avec des trous, des vagues et des cailloux.
Arrivé au rapide des Fréaux, un repérage s’impose : parmi les 6 participants, 4 courageux et 2 lâches (dont je tairais les noms mais il y a toujours le même avec son detox rouge et une étrangère dont le pays perdit une certaine finale le soir même !!).

Le rapide fut passé sans encombre pour Paul, un petit esquimau à la toute fin pour Aurélien (forcément, il arrive dans le portefeuille sans vitesse, quelle idée !!). Alexeï quant à lui passe tout et baigne dans le contre- courant où il voulait s’arrêter … Puis après une longue, très longue hésitation, Benoit décide de le passer. Ce qui l’a décidé : Alexeï qui lui dit ‘ : «Moi, j’y vais !!».

Tout le monde réembarque et la fin de la rivière, en tout cas vu de la route, paraissait plus calme, quelques trous par-ci par-là, débarquement au niveau du barrage.

Fin de la navette, pause boisson dans un bar de Bourg d’Oisans . Retour sur Lyon vers 17h30

Ouf assez tôt pour qu’Alessandra puisse voir le match de foot qui comme chacun sait aura vu la domination de l’Espagne.

Nicolas Renvoisé

CR Biaysse & Guil – we du 23.24 Juin 2012

La Biaysse

Elle se jette dans la Durance en rive droite , qques km en aval du bassin de l’Argentière. Pour la rejoindre, il faut monter en direction de Fressinnière et poursuivre jusqu’au fond de la vallée

départ : Le parking de Dormiouse / pont de l’Oule, fin-fond de la vallée.

arrivée : 7/8 km en aval,  au niveau du gros passage V visible de la route

distance : 8 km / durée ~ 4h

niveau d’eau : normal +

difficulté : IV(5)

Les risques de « soleil » dans les premiers mètres après l’embarquement ont été jugés trop important par la majorité de l’équipe. Nous avons donc portés les 3 petits seuils du départ. Le 1er étant le plus problématique. Tu y arrives avec une vitesse = 0 et tout l’habilité du kayakiste consiste dans le même mouvement à envoyer la pointe de son bateau à gauche et à mettre sa jupe.

Le 1er IV arrive au bout de 5′, après qques centaines de mètres de classe II.  Il surprit notre esquimauteuse en chef, la seule de l’équipe à ne pas connaître le parcours. On allait qd même pas tout lui dire non plus. Toujours aussi inoxydable, elle sortit 2 esquimau en 20 m … et le rapide n’avait pas vraiment commencé.

L’autre incertitude qui titille le kayakiste dans le premier tier du parcours, est de pouvoir s’arrêter avant la « casse tibia » ou vélodrome. Un V qui se présente sous la forme d’un 1er virage d’ ~ 240 ° avec un rayon de courbe de 1m15, suivi d’un petit dégeuloire qui se conclut par un virage, normal celui là 90° , un stop à gauche pour ceux qui peuvent, puis on repart pour le second S, à prendre extérieur toute, sous peine de se casser les tibia (un peu excessif comme conséquence)

Ce rapide est bien sur précédé de 400 de petits seuils entre des blocs sans visibilité, de S, de chicanes … qui se ressemblent tous.  La stratégie pour être sur de s’arrêter à temps, est donc d’enfiler le rapide en file indienne, à 10 m les uns des autres, en disant « c’est pas là, c’est pas là ». Puis si détour d’un S, on découvre ces potes arrêtés à l’arrache dans un micro contre, à moitié en cravate ou en marche arrière, alors là, pas de sentiment, il faut foncer dans le tas et venir grossir la pile de kayaks enchevétrés. Ça marche à chaque fois.  On porte l’entrée du rapide pour rembarquer pour le dernier S.

Le reste du parcours reste globalement du bon IV (4+) entrecoupé de qques tronçons en III.  Les rapides sont assez longs et la présence d’arbre en pimente quelques uns.  2 ou 3 autres rapides méritent d’y jeter un petit coup d’oeil mais pas forcément d’y poser une sécu.

Le cadre est magnifique, la navigation se fait au milieu des sapins et des cascades dégoulinent régulièrement des sommets enneigés. Autre avantage, la route suit tout le long, ce qui permet de débarquer au moindre doute ou de terminer à 3 une rivière commencée à 4

Le Guil ( partie basse)

départ : sous le triple chute

arrivée : Maison du Roy

distance : 8 km / durée ~ 2h

échelle : 60 cm, bon

difficulté : III / IV

Martin était très énervé ce matin. Il faisait un soleil radieux, une eau bleu turquoise et le groupe ne voulait pas faire les Combes de Chateau Queyras ni celle de l’Ange Gardien. Qu’à cela ne tienne, il trouva avec 2 gars au départ, fit la trace et 1h30 plus tard, on le retrouva à la Triple après une démonstration au Millénium.

2 écoles s’affrontent sur ce passage. Serrer à mort l’intérieur du virage pour éviter de se faire retourner comme une crêpe par le gros bourrelet ou foncer sur le-dit bourrelet en lançant une circulaire à l’opposée du virage, à l’encontre de la plus élémentaire logique,  et compter sur le mouvement d’eau pour prendre le virage. Ca marche mais certainement kayakiste-dépendant comme manoeuvre.

Pour nous autres, embarquement en aval de la Triple. Pas de grosses surprises sur la suite, des rapides assez puissants avec ce niveau et les sinus rincés en permanence. Le mini gyr a demandé un petit repérage. Bien venu d’ailleurs car le seuil d’entrée ramonait à mort si on prenait la passe naturelle.

Au final, un pur we de kayak – météo et niveau extra –  malgré un bilan carbone peu favorable (700 bornes de bagnole / 15 bornes de kayak 
 
 
Participants : Pascal ( extérieur), Martin ( extérieur), Alessandra (forcément), Jérôme 

Dernière course N3 avant la finale en Octobre

Le weekend du 2/3 juin avait lieu la course Nationale 3 (Inter-région Est) de Sélestat (Alsace).

Neuf Décinois y étaient présents : Alex, Andy, Colas, Florent, Keryann, Olivier, Théophile, Victorien et Yannick. Certains courraient dans plusieurs catégories : Olivier, en kayak et canoë biplace ; Andy en canoë monoplace et biplace. A noter également : la présence de la maman de Keryann, Nathalie, qui a eu l’importante tâche d’arbitrer pour le club et on l’en remercie !

Nous retiendrons de ce weekend le soleil du samedi, la superbe victoire de notre embarcation biplace engagée, remportant une belle coupe, ainsi que la quantité de moustiques en Alsace, que l’on a pû constater le samedi soir.

De bonnes prestations ont été réalisées par nos 4 cadets ; cela ne sera tout de même pas suffisant pour qu’ils atteignent les championnats de France cet été à Bourg-St-Maurice, qui étaient leur objectif commun. A déplorer : les acrobaties d’Andy en canoë (mais on en aura bien ri !) et la pénalité écopée par notre pauvre Olivier : un 50 litigieux, qui gâche une très belle performance (avec un podium potentiel !).

Prochain épisode dans 3 semaines, avec le régional du Vénéon, où ils auront à coeur de tout donner afin de conclure une saison qui n’est qu’à moitié terminée, car le nouveau format du calendrier place la finale N3 (qui sera  à Huningue, à la frontière de trois pays : France, Suisse et Allemagne) en Octobre.

Alexandre BORDAS
Journaliste de l’évènement.

 

Va y avoir du sport !

Va y avoir du sport !

Week-end spécial Kayak Polo :

  • L’équipe N2 (équipe I) accueille une journée de championnat samedi après-midi et dimanche matin au grand Large.
  • Les deux équipes régionales participent à l’avant dernière journée du championnat régional qui aura lieu à Bourg en Bresse (Parc du Bouvent) samedi après midi (équipe II) et dimanche (équipe II et équipe III)

N’hésitez pas à venir encourager vos équipes favorites !

Tournoi régional à Bourg-en-Bresse

Tournoi régional à Bourg en Bresse ce we :
A noter :
je compte sur chacun d’entre vous pour respecter les horaires de départ et les horaires des matches.
Il faudra participer à l’arbitrage (même si vous ne connaissez pas bien les règles, il faut bien commencer un jour).
Pensez à prévoir à manger et à boire.

Samedi
équipe Decines II (Decines I, c’est l’équipe de N2)
Etienne – Gilles – Colas – Yannick – Andy – Keryann
Départ en Trafic avec grosse remorque, rendez-vous 12h au club. Retour 20h15 au club avec remorque à vide.

Dimanche
équipe Decines II : Etienne – Gilles – Adrien – Olivier – Andy – Damien
équipe Decines III : Nico Solier – Yannick – Simon – Keryann – Guillaume G.
Départ voiture Andy + voiture Olive, rendez-vous 8h au club. Retour 18h au club avec les bateaux sur le toit.

Voici le programme des matches du we prochain pour le tournoi régional.

Bon tournoi à tous.
Valentin.

Inoubliable Allier

Quatre randonneurs ont répondu présent pour cette sortie de 3 jours en autonomie sur l’Allier, le weekend de la Pentecôte. Renseignements pris, une météo correcte et un niveau d’eau assez élevé  mais en baisse (la cote passe de 1 m vendredi en fin de journée à 88 cm à l’échelle de Vieille-Brioude samedi soir), rendent l’Allier navigable. L’objectif est de descendre de Langeac à Brioude par une quarantaine de kilomètres de méandres serpentant dans des gorges sur une des plus belles rivières du Massif central.
Samedi – Arrivée à Langeac en fin de matinée et mise à l’eau vers 15h. Nous comprenons très vite que cette rivière exigera de nous un bon niveau de navigation car le courant est vif. Drossages, contre-courants, portefeuilles, marmites sont des termes qui n’ont plus de secret pour nous ! Nous naviguons avec prudence, multiplions les stops afin de prendre le temps de lire la rivière, et de prendre le courant comme il faut. Un premier portage s’avère nécessaire quelques km après Langeac pour contourner un barrage-seuil. Nous n’oserons pas franchir la glissière en raison de mouvements d’eau vraiment vicieux à l’arrivée. A 17 h, arrêt bivouac au bord de l’eau en rive droite, quelques centaines de mètres en aval d’une impressionnante falaise de basalte, dans un petit bois de rêve. Petite balade avant le coucher, précipitée par la pluie qui a eu la bonne idée d’attendre la nuit pour tomber.
Dimanche – Les oiseaux nous réveillent vers 8h.  Sur l’eau à 10h30. Surprise : l’eau a changé de couleur, l’Allier est d’un beau marron profond. Le niveau a monté d’une vingtaine de cm dans la nuit. On reprend la navigation. Deuxième portage dans un pré pour passer un seuil juste après Chilhac. Ensuite,  rapides puissants et planiols trop brefs se succèdent  jusqu’à 16 h. Nous ne prolongerons pas davantage la descente dans l’après-midi car les conditions sont assez éprouvantes ; il faut savoir recharger les batteries et être prudents. Belle soirée, là encore, nous plantons le camp 2 km environ en amont de Saint-Ilpize, dans une prairie surplombée d’anciennes cultures en terrasses envahies par la lande. Nous partons à pied refaire nos réserves d’eau au village de Chazieux, nous discutons avec les gens du coin, et nous reprenons des forces pour le troisième et dernier jour de navigation. Nuit paisible.
Lundi Lever  peu avant 8h. On plie le tarp (ah ah ! vous ne savez pas ce qu’est un tarp !), on remplit les caissons des kayaks et on embarque avant 10h.  Les paysages sont superbes, cette rivière est magnifique. Mais elle nous met à l’épreuve plus que nous le pensions. D’un commun accord, nous décidons d’abréger notre randonnée 12 km avant l’arrivée prévue, à l’aire de camping de La Vialette où nous débarquons à 11 h.  Pas si facile, le niveau d’eau était élevé, et on s’est tous bien bagarrés, mais basta !
Conclusion : Sortie très pédagogique, la « novice » en rivière a beaucoup appris, certains plus aguerris se sont révélés d’excellent pédagogues, le groupe a été très solidaire. Le plus important : il faut avoir conscience de la nécessité de pratiquer l’eau vive (à Saint-Pierre-de-Bœuf par exemple) afin de pouvoir faire face à des conditions de navigation un peu plus difficiles que celles que nous rencontrons couramment. C’est indispensable.

 

Rassemblement des 1000 pagaies de Seix – Ascension 2012

Par Marc
Ainsi donc pendant que 17 courageux d’entre vous se pelaient littéralement dans les Alpes en camping, d’autres moins courageux mais ayant accepter le principe de tailler la route, ralliaient le rassemblement des 1000 pagaies à Seix ( Ariège pour ceux qui l’ignorent).
Aurélie et moi partîmes ( j’ai réussi à caser un passer simple) donc le mercredi midi, direction Toulouse où nous squattames chez Damien ( adepte du C1 même dans du lourd). Petite soirée à 3, toute tranquille, je trouve néanmoins le moyen de prendre une petite mine ( sans doute le stress).
jeudi :
l’Alet

Petite mise en route sous grand soleil, et retrouvaille sur la grand place de Seix, des béarnais Laurent X et Bob Joimo plus ce déserteur de Sylvain Chabrut ( ça va se payer un peu plus tard) direction l’Alet et mauvaise surprise, le niveau d’eau est bas. Ca se navigue quand même, on embarque. ça y est, nous sommes dans les rapides, le groupe enchaine à vue et sans difficulté, jusqu’à ce mauvais pavé au milieu du passage qui envoie Sylvain dans le drossage, tentative d’esquimo, brasse coulée, vidage de bateau ( je l’avais dit que ça se paierait). Aurélie ne dit rien, mais jubile intérieurement et oui elle connaissait la riviére…assez d’émotion pour la journée, direction le camping et ses sanitaires insalubres et glaciaux !!!
mais non, que nenni, mon gentil tonton, je te fais une bise, nous a laissé l’usage de sa petite bergerie entierement refait en mini gite pour la famille et proches, donc nous. Pour le plaisir, on allume le poele bois et l’apéro peut commencer…et quand les basques partent se coucher, ils geulent qu’il fait trop chaud.
vendredi :
Haut Salat
Nous sommes rejoins par un toulousain Xavier, qui connait le haut Salat comme sa braguette, j’essaye de convaincre Aurélie d’embarquer,vu que le niveau d’eau sur l’Alet hier était bas, elle refuse !!! et bien lui en a pris. sans être en crue, il y a gras d’eau, ça enchaine, ça court et merci à Xavier pour l’ouverture, à quelques esquimo prés et de l’apné pour Sylvain, ça va globalemnt bien jusqu’à….tiens notre ouvreur s’est arrété, a débarqué et revient nous voir : là, il y a un passage un peu pourri, dommage pour les coudes, mais bon je le passe tous les ans, la majorité decide de porter ( BOB se rappelle qu’il a déjà mal à un bras….) et Xavier m’interpelle : hé! Marc, tu y vas ? réponse : ben, si tu me dis que ça passe….j’aurais du aller voir quand même avant d’y aller, résultat mon bateau et ma pagaie ont continué sans moi, même si finalement Xavier et Bob ont tout récupéré. Suite de nav, sans soucis mais tjs soutenu avec escorte de hot dog à partir du pont de la taule. le soleil n’est plus de la partie, mais il ne fait pas froid.petite dinnette puis on redescend assister au concert ( cool, il y a des tireuses à biére)
Samedi
l’Alet
Damien et Xavier sont repartis, arrivée de Dominique et sa petite family, et du coup presque rien…on refait l’Alet, le niveau d’eau est monté, les rapides sont moins encombrés, Sylvain manque de se reprendre une bache au même endroit, bref c’est trop bon.. il nous fallait un squech, Aurélie se dévoue, vise en endroit sans courant, sans rocher, bref une flaque et se retourne !!! le reste de la nav se termine tranquillou mais maintenant, il caille !
Pause casse croute sur la grand place de Seix, ( kebab, frite et biére) et on repart pour le Garbet ( gorges) Sylvain faisant l’impasse.
bon, comment décrire le Garbet, 2 façons :
-une chasse d’eau de 500 m
-la triple chute sur la longueur des combes de chateau Queyras.
c’est court, mais en apné, c’est long….tout le monde arrive indemne au bout du parcours, et Dominique de dire : quand à e^tre mouiller, on le refait !!! je passe mon tour.
deuxiéme passage, Dominique se boite, s’esquinte une épaule, et remonte miraculeusement sur un bateau qui passait par là, sa pagaie étant partie se promener, Laurentx, se boite, se démonte la main, remonte sur les cailloux avant de ramper en bateau pour récupérer sa pagaie. Il pleut, il fait froid, on se rentre.
Apéro, diner, bien au chaud à 9 chez le tonton, ça devient serré…dimanche, il fait moche, Aurélie et moi decidons de ne pas naviguer et donc de se rapatrier doucement. Les adieux sont déchirants, mais promis, juré on reste en contact et on remet ça.
Marc

CR rivières du Briançonnais – Ascension 2012

Jeudi 17/05

La Haute Bonne

Départ : Le pont type « route de Madison » en aval d’Entraigue

Arrivée : Pont du Prêtre

Distance : ~ 5 km

Difficulté :, niveau sympa, classe II(3)

Echelle :  ~70

 

Première sortie rivière pour Lucie, Julien et Vincent. Quelques petites conseils au niveau de l’équipement puis rendez vous sur la plage pour des info générales et une analyse fine de la situation

–          Vous voyez l’arbre ?

–          Oui (en chœur)

–          Et ben, après le caillou, vous orientez la pointe du bateau et vous vous foncez à gauche

–          Euh, non. On va se payer l’arbre

–          Vincent, qu’est ce que t’y connais en rivière, je te dis que tu as largement le temps de tourner avant

–          (silence) ……euh, non

Lucie dans l’arbre, Vincent dans l’arbre, Julien, oui, c’est bon, ca va le faire …..dans l’arbre. Le parcours est très ouvert, la rivière courant dans un lit de gravier.

Le dernier km est plus engorgé, la rivière s’accélère en aval du barrage (portage). Sébastien et Nicolas s’emmêlèrent les pinceaux dans un contre. On repêcha Sébastien au milieu des branches, la pointe de son kayak dépassant de 40 cm.

Au débarquement, Ben lança «  Allez, on se passe l’étroit et on débarque après ». Alessandra, lancée comme un char Patton dans le désert d’El Alamein, fut à 2 doigts d’écraser Christelle en train d’esquimauter contre la falaise en sortie du seuil. En vain, puisqu’elle repiqua une petite tête 10 m plus loin dans le S marmiteux de sortie. Rejoins par d’autres d’ailleurs

Pendant ce temps, notre ami Aurélien délaissa la partie haute pour la basse avec des kayakistes rencontrés au départ. Tout fut sous contrôle jusqu’à l’Ex.. Qu’il tenta. Soleil, puis tentative, puis tentative ………puis brasse tout seul pendant 3 bornes à la poursuite du kayak, pendant que le reste de sa bande glandouillait au portage

Trop tard pour la Malsanne,  on fonce vers le camping de Prelle et ses douches chauffées.

Vendredi 18/05
Le Gyr

Départ : Le pont 4 km en amont de Valouise

Arrivée : Valouise

Distance : 4 km

Difficulté : niveau bas, classe III (3+) sans discontinu

Toujours un peu de tension au départ masquée par les watts du camion poussés à fond dans une ambiance « année 80 ».

Cela n’a pas suffit à réveiller notre Nicolas. Il ne vit pas le Séquoia qui barrait les ¾ de la rivière et que tout le monde avait repéré depuis 200 m, voir pendant la navette. Un aboiement depuis le contre le sortit de sa torpeur. Forcément, il n’y avait aucune raison qu’il remarque l’Epicéa un peu plus bas. Plus discret mais plus vicieux.

Une sombre histoire d’adrénaline qui réduirait son champ de vision parait-il ou un trop plein d’information à traiter m’expliquait-il, pendant que je contemplais dépité son épave, qui qques minutes auparavant faisait encore office d’insubmersible. Le bateau fut récupéré, amputé de 30 cm. Pas d’amputation pour Sébastien mais un retournement de pouce.

La Durance

Départ : l’Argentière

Arrivée : St Crépin

Distance : ~ 10 km

Difficulté : niveau normal, classe II

Idéal pour se remettre en confiance. Sauf pour Alessandra qui a bien failli prendre son 1er bain avec le club. Dans un contre.  1er tentative ratée, 2ième toujours ratée, 3ième encore raté. Là avec Ben, on y a vraiment cru, on se voyait déjà en train de commander les bières. D’autant que le bateau renversé commençait à s’agiter de manière désordonné. Dans un ultime sursaut, elle remet ça…… réussit à l’arrache.  Elle sort en rage, « Putain, fait chier ces pagaies ergo, on n’arrive pas à esquimauter avec ». Elle se précipite sur moi,  m’arrache ma pagaie normale, me refourgue la sienne avec laquelle je manque de faire une fausse pale, se jette à l’eau, esquimaute. Nickel. Grrrrrr !!! On l’aura un jour.

On passera sous silence le débat politico-éducatif initié par un Ben autour minuit avec 2 grammes dans chaque œil. Autour du déterminisme social, du bonheur qui se situe à  4000€ / mois (source FHM février 2012), haranguant le trésorier pour qu’il fasse des chèques à tous ceux englués sous le seuil du bonheur…

Samedi 19/05

Camping 8°, Briançon 7°, on remonte la Clarée, 6° … et Denis qui n’arrête pas de nous bassiner  depuis le matin « on sera mieux sur l’eau, on sera mieux sur l’eau »

Arrivée au départ, on sort des bagnoles surchauffées, capuche sur la tête, dos au vent. La neige 300 m au dessus,  le brouillard se distribuant de façon isotrope autour de nous (voir Nicolas pour l’origine latine). Eddy «  Bon, on embarque ou ? ». Les 16 autres, l’œil torve, le regard hostile « T’es sur ? ». « Bon OK (soupir)». On se rabat sur le Fontenil

Durance : Parcours du Fontenil (les gorges dans Briançon)

Départ : Barrage du Fontenil en amont de la Citadelle

Arrivée : En aval de Briançon, confluence avec la Guisanne

Distance : ~ 5 km

Difficulté : classe III (3+)

Il a fallu se faire un peu violence pour se changer mais au final, un régal. Pas de difficulté particulière, ca tournicote juste ce qu’il faut dans les gorges.

1/2 heure après, on récupère Vincent et Julien à la sortie des gorges, Lucie ayant un peu de mal à quitter sa doudoune pour une combinaison néoprène trempée. On enquille jusqu’au camping dans le train de vagues. Un membre éminent du club, jamais battu au suffrage universel, se fit surprendre par un arbre dans un gros passage I. Obnubilé à pousser un bateau sur le bord. Et deux bateaux à la dérive au lieu d’un.

16h au camping, qu’est ce qu’on fait ?

Un groupe culturel s’orienta vers les boutiques de Briançon, un autre vers SND pour les promo kayak et un dernier vers les Gorges de Prelles

Durance : Gorges de Prelle

Départ : Sous le barrage de Prelles

Arrivée : Argentière

Distance : ~ 8 km

Difficulté : classe III/IV + 1 infran à porter

Echelle : 50, parfait

16h45, un silence de cathédrale régnait à l’embarquement.  Denis et Aurélien ouvraient 200 m devant, guettant le moindre frémissement susceptible de ressembler à un infran. Le reste de la troupe suivant à bonne distance. Tout se fait à vu et sans trop de stress mais un certain soulagement accueillit la troupe une fois l’infran repéré (le stop est très facile avec ce niveau d’eau, du II dans les 300 qui précéde).

En aval du portage, 4 ou 5 passages requièrent un peu plus d’attention. Il s’agit de bonne grilles en III/ IV, de seuils francs, de rouleaux où il est recommandé Christelle de giter vers l’aval quand on se retrouve en travers, de S où il est recommandé Christelle de pagayer pour éviter les bordures. Mais toujours avec des bons gros stops permettant de tronçonner la difficulté ou de repérer la trajectoire.

Nous avons porté un dernier seuil à l’entrée de la gorge finale où se trouve la via ferrata. Il ramone pas mal et il était 19h. En définitive, 2h15 de navigation très agréable, un parcours qui gagne à être connu et accessible à pas mal de monde avec ce niveau

On retrouva Ben et son pote de l’arbre du matin, avachit dans le camion,  enroulé dans une pauv couette récupérée chez les Emmaüs du coin, en train de finir leur nuit précédente

 

Dimanche 20

Haute Guisanne

Départ : le Cassé

Arrivée : le parking de l’UCPA

Distance : ~ 10 Km

Difficulté : II / III

On n’a pas trainé, il est à 2 doigts de gréler ….. et toujour le « on sera mieux sur l’eau » dans les oreilles. Le repérage des Guibert est expédié en 30 secondes. Bien sur dans ces conditions,  il se trouve toujours 2 ou 3 farceurs ou  farceuses pour se prélasser dans l’eau mais il se trouve aussi toujours un Eddy pour licher son 25ieme bateau du we et le ramener au bord.

Basse Guisanne

Départ : le parking de l’UCPA

Arrivée : Briançon

Distance : ~ 10 Km

Difficulté : bon niveau d’eau, IV / IV+

 

– Alessandra « Jérôme, je peux venir ?»

– Moi particulièrement bien luné depuis le matin « Tu fais comme tu veux »

– On peut porter les gros rapides ?

– Non. Marion, la descente c’est 1h ou  5h. Allez feu

Bien sur Alessandra enchaina. Arrivée au panneau, « 400 m dangers »,

–          Alessandra : « c’est quoi ce panneau ? »

–          « C’est rien , c’est pour les pécheurs ». Puis plus pédagogique, « Ici, c’est soit on regarde et alors on porte, soit on regarde pas. C’est à 2 m de la berge droite »

Bien sur, Alessandra  enchaina…… en plein milieu. Puis 7 m plus bas

–          « C’est quoi ça !! Salaud, je vous maudis jusqu’à la 7ieme génération » gueula t’elle à l’arrivée, le sourire jusqu’aux oreilles

 

Le 1er rapide est interminable. Alessandra, de la buée plein les lunettes se guidait au seul point rouge qui dansait devant ses yeux. Le casque de Denis. « On a fait le plus dur » lui dit-il au 1er stop au bout de 1.5 km « ……… mais ca ne veut pas dire que la suite soit moins dure ». « Salaud !!! »

Tout le monde n’a pas de des réactions aussi épidermiques. Aurélien placide « il suffit de rester au milieu », Mathieu détaché « Ah cette fois, j’ai pas fait d’appui ». Tandis que nous avec le Ben, à chaque reprise, on partait à l’assaut, on montait sur le ring, c’était Kinshasa 1974, le combat du siècle, Ali vs Foreman, pressait d’en découdre …… ou d’en finir.

Le second gros passage, se présente sous la forme d’un bon seuil dans un virage, à sauter à droite incidente droite. Puis ensuite se barrer à fond à gauche pour sauter une barre de moins en moins violente à mesure qu’on se rapproche de la rive opposée, puis revenir direct au milieu se faire brasser pendant encore qques dizaines de mètres et enfin souffler en voyant la passerelle qui marque la fin des hostilités.

On a du faire une petite dizaine de stops dans la descente, surpris par un bon niveau d’eau. Rincé, content, soulagé, seul Eddy semblait un peu déçu de sa descente, il n’avait pas eu à licher le moindre bateau.

Un we toujours sympathique même si un peu frisquet avec pas mal de nouvelles têtes et où tout le monde semble y avoir trouvé son compte

Participants : Marion, Mathieu, Annabelle, Eddy, Christelle, Vincent, Alessandra, Benoit, Denis, Nicolas G, Lucie, Julien, Jean Yves, Aurélien, Sébastien, Anja, Jérôme

Sortie à Paladru le 12 mai 2012

Cette sortie était organisée en partenariat entre le CKDM et le SPAC 38 de Charavines sous l’impulsion de Sandrine adhérente handisport de ce club de voile.
Nous avons été accueillis généreusement avec café frais et petits gâteaux.
Le mauvais temps ne nous a pas fait reculer, ciel bas, brouillard un peu de vent, tant pis, nous sommes partis pour une traversée de 5 km entre Charavines et Paladru. A peine partis, Michel a voulu « goûter » la température de l’eau et hop un petit bain dans le lac. Une pluie drue nous a accompagnés presque toute la traversée, nous nous sommes donc réfugiés au club d’Aviron du lac bleu à Paladru sous un chapiteau prévu à l’origine pour la fête du nautisme. Réception de haute qualité, les installations du club ont été mis à notre disposition, nous nous sommes réchauffés autour du barbecue organisé par le club (nous avons même eu droit à quelques saucisses et merguez) et certains d’entre nous ont pu profiter de l’arrêt pour s’essayer à l’aviron.
Il est l’heure de rejoindre le lieu de départ et là hop, Michel repasse à l’eau donc exercice de sécurité : radeau, vidage de bateau et remontée dans le kayak. L’après-midi s’est déroulé tranquillement sans pluie et le retour vers Charavines a été rapide.
Encore une belle journée avec les randonneurs. Merci encore aux 2 clubs sur place qui nous ont si bien reçus.

Weekend des 12 et 13 Mai 2012 : 3e manche N3 Slalom à Epinal.

Le weekend des 12 et 13 Mai 2012, l’équipe compétition  slalom du club est parti en déplacement à Epinal dans les Vosges pour la 3e manche du championnat Nationale 3.Trois courses au programme pour ce weekend : une le samedi, et deux le dimanche.


Départ à 6h30 samedi matin, arrivée à Epinal 4 heures plus tard et navigation de reconnaissance. A 15H, c’est parti ! Keryann, Yannick, puis Adrien, Colas et enfin Olivier eT Florent s’élancent chacun leur tour, Andy s’étant proposé pour juger en cette après-midi où le soleil tarde à se montrer. Au final, des résultats corrects mais pas incroyables dans l’ensemble… avec une innovation de Florent et ses inversions sur le plat !Départ pour notre campement après un foot sur l’herbe, direction le camping des Bois ! Installation, démarrage de la cuisine.. un bon plat de pates carbo et un temps de retour vidéo auront eu raison de notre soirée.. au lit à 22h !

Réveil matinal du Dimanche matin, avec Marie et Damien qui ont fait le chemin pendant le nuit. La première course du Dimanche débute à 10h avec des bons résultats dans l’ensemble: une troisième place pour Andy en canoë et une première place pour Marie et Damien en canoë biplace !!La seconde course s’élance à 14h sous le soleil mais les résultats restent mitigés mais acceptables.. Pliage rapide et départ pour un retour à 21h.. Bilan du weekend : Grosse amélioration du classement pour Olivier, Yannick, Florent, Adrien, Colas et Andy en canoë. Quel coup de batte ! Un vrai Home Run !!
Au final tout le monde a passé un très bon weekend et s’est fait plaisir sur l’eau, l’essentiel !!
Rédaction : AK