Nettoyage du club

En partenariat avec la FRAPNA, les adhérents du club accompagnés d’une vingtaine de participants au chantier éco volontaire, ont nettoyé les berges et le bord du plan d’eau afin de le rendre plus attractif et plus sécurisé.

volontaires devant la benne

Merci à tous les participants et merci à la mairie de Décines pour son soutien et notamment la mise à disposition de la benne végétaux et des https://www.viagrasansordonnancefr.com/viagra-en-ligne/ outils de jardinage.

avant :

terrain avant nettoyage

pendant :

nettoyage côté vieux ponton transport des algues en bateau nettoyage du terrain nettoyage du chemin

après :

terrain après nettoyageapero bien mérité

Protégé : Ils ont changé les serrures !

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Sortie à Sault-Brenaz : on a fait d’une pierre deux coups

Cette semaine, nous partîmes à Sault-Brenaz et délaissâmes donc St-Pierre

d’un coup.

Heureusement, nous reçûmes de deux pères un coup (de main).

En effet (ou effectivement), nous avons trouvé ces deux pères qui font la paire, le premier (Vincent) resta en bas avec Camille, Léo, Julie et Matisse (qui après un scénario très complexe avait réussi à récupérer un bateau), tandis que le second (Nicolas, alias « le futur président ») découvrait pour la toute première fois les joies du slalom.

En haut, Arthur et Lucas impressionnaient leurs aînés (à savoir : Alessandra, Alexandre, Rémi et enfin Nicolas, doyen mais néanmoins novice slalomeur) par leur aisance et leur lecture de la rivière .

Après avoir épuisé le potentiel kayakistique du bas du bassin, le premier groupe rejoignit le premier et c’était parti pour une session endiablée de décalés, qui malgré leur apparence simpliste, causèrent beaucoup de soucis cuanto cuesta el viagra à Julie et son petit papa.

Rejoint par un autre groupe de Décinois (de la rivière) au passage désigné des fois (oups, parfois) comme « le S technique » mais qui mériterait d’être définitivement baptisé (comme tous les autres rapides de Sault-Brenaz d’ailleurs), le groupe décida de sauter le pas en franchissant la chute. Encore une fois, Lucas impressionna par son aisance en eaux-vives et Julie réussit son esquimautage.

Nos valeureux athlètes débarquèrent enfin, profitèrent du goûter gentiment confectionné par Lucas avant de se lancer dans une folle bataille de boules végétales.

L’histoire s’acheva sur un retour par la mythique route nationale reliant Sault-Brenaz à Décines, souvent méprisée à tort par les kayakistes néophytes, bien appréciée par contre (oups, « en revanche ») des vieux roublards qui en profitèrent pour enseigner cette trajectoire aux deux pères, qui ont rendu cette journée inoubliable tout en se faisant plaisir, comme le soulignera Nicolas « Ce matin, c’était vraiment chouette ! Avec le slalom, j’ai découvert ma voie et je pense que j’accompagnerai à nouveau ma petite Julie le samedi matin ; ça c’est sûr, je reviendrai ! », sous le regard approbateur de Vincent, supplié de revenir par ses enfants (Camille et Arthur).

 

 

Compte rendu de la Lyon Kayak 2016

Avant le grand rassemblement du dimanche, on s’était retrouvé la veille au soir pour une brève rencontre avec le club de Mèze dans un bistrot pur jus du 2ème arrondissement.

Les Mézois étaient 6 pour le parcours chrono des 21 km : Catherine et Frédéric, Emma, Manu, Joël et Georges. De notre côté, nous étions 5 à avoir choisi de parcourir les 14km avec la perspective d’apprécier Lyon sous un autre regard et de faire partager ce plaisir, toujours renouvelé, avec les nouveaux : Yann et Emmanuël le fils de Claude, cette dernière, Pierre et Sylvette.

Au départ, Manu du club de Mèze vint nous saluer avant de rejoindre son groupe. Nous avions embarqué et attendions le
signal.

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L’ambiance et la bonne humeur ne nous ont même pas fait sentir la pluie insidieuse. La Saône était à 20°, température relevée par Claude avec son thermomètre-poisson.

Que pouvions-nous demander de plus ?
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Nous partîmes donc conquérants et, par un prompt renfort, nous nous vîmes plus de 2000 en arrivant au port. A voir Pierre et Yann pagayer avec rage, les plus démotivés reprenaient du courage (merci Corneille). Claude, Sylvette et Emmanuël les suivaient sans les perdre de vue savourant la beauté sauvage des berges, l’île Barbe, la navigation le long des quais. « Quelle belle ville ! » se plaisait à répéter Claude, d’ailleurs approuvée par tous.dscn1991 dscn1994 dscn1989

 

 

 

 

 

Arrivés bien mouillés et affamés à la Confluence, le pique -nique à l’abri sous un pont fut fort apprécié.
Claude se chargea de la navette avec 2 des membres afin d’aller récupérer camions et remorques Rochetaillé. Le temps pour d’autres d’aller boire un café et de discuter avec des kayakistes, détenteurs de superbes embarcations . A leur retour, on chargea les bateaux pour rejoindre le Grand Large par des chemins quelque peu détournés… Mèze, de son côté, rejoignait l’Hérault.

Malgré une météo maussade, ce fut encore, une belle Lyon kayak !
Un grand merci à Claude, organisatrice hors pair qui a su faire face à bien des péripéties. Et bien sûr, on compte sur vous pour être plus nombreux et repartir en 2017…

Résurrection de la section slalom

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Qu’ils étaient beaux nos 5 petits slalomeurs, à s’entraîner sur le bassin artificiel de St-Pierre de Boeuf, dit du « Pilat Rhodanien ». Après la frustration d’avoir regardé la finale des jeux olympiques à la maison, alors qu’ils auraient dû y participer (non-sélectionnés, sûrement en raison d’une règle absurde inventée par les grands pontes de la ffck) nos valeureux athlètes avaient besoin de souffler, afin de tourner la page.

Un mois d’Août dont ils ont donc bien profité, pour se ressourcer, faire le vide, une manière de se retrouver face à soi-même en somme.

Tout requinqué, après une paire de saisons passées dans l’ombre, Théo[le petit bonhomme en vert sur la photo, 2e en partant de la gauche], « le revenant », ou encore « la Gaille » comme ses amis l’appellent, retrouve donc les joies de l’entraînement, ainsi que ses sensations en eaux-vives. Puis allez, je ne résiste plus à l’envie de le citer : « ça fait tout drôle de tirer sur la pagaie à nouveau, je fais mes stop et mes reprises avec d’autant plus de volonté que j’ai été tenu écarté des bassins pendant mes trois années de médecine ! ».

Toutefois, dans l’excitation (ou alors parce qu’il avait trop insisté sur la préparation en salle), ce brave Théophile a brisé sa pagaie sur un appui trop puissant -comme souvent-  :  » c’est pas la première et loin d’être la dernière à casser comme ça. Ralala, toutes les mêmes, qu’elles soient ardéchoises ou slovaques, elles sont toujours trop fragiles ! Et trop chères !  »

Nous suivons tous l’aventure, en espérant que cet incident ne freinera pas « le revenant » dans sa préparation qui le mènera à Tokyo, où se joueront dans un peu moins de 4 ans les futurs jeux olympiques. Rappelons tout de même qu’avant cela, l’ambitieux amateur devra franchir de nombreux paliers, N3, N2, N1 puis les piges, mais ceci ne sera vraisemblablement qu’une formalité. (Sauf si pour cela il doit pagayer à mains nues, évidemment)

D’autant que la concurrence apportée par notre espoir, le jeune Arthur [casque jaune, au centre] le poussera sûrement dans ses derniers retranchements.  » J’ai hâte que les entraînements redeviennent réguliers, car j’aimerais tellement progresser sur les chicanes et mes stop circulaires ! ». Ah, qu’elle est belle, l’innocence de la jeunesse ! Symbole d’une relève qui bénéficiera du talent de ses aînés – essentiellement Thomas et Alexandre – Arthur fait part de son engouement pour la saison à venir, riche de conseils promulgués par ses mentors, lors des agréables séances du samedi matin (RDV 8h30, et à partir d’aujourd’hui c’est régulier).

Que dire encore de Lise [la petite à gauche], qui se jette sur les traces de Théo, ou encore d’Alessandra, indéboulonnable vétérante ?

Cette fois c’est sûr, même s’il ne faut pas vendre la peau de l’ours, on ne voit pas bien comment la flamme du slalom pourrait s’éteindre dans le cœur de nos compères du CKDM ! [avant de l’avoir tué, bon sang]

Tout ça pour dire (même si c’est déjà fait, mais il y a peut-être besoin de filtrer la vraie info des fioritures), les entraînements ont lieu le samedi matin, à St-Pierre ou Sault-Brenaz (parfois dénommé »Isle de la Serre »,sans raison valable), le rendez-vous est à 8h30, on ne vise pas l’or aux JO, mais on fait de notre mieux !

 

 

Portes ouvertes du club

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Le CKDM a organisé ses portes ouvertes samedi 10 septembre.

Une trentaine d’adhérents étaient mobilisés pour faire découvrir nos activités à plus d’une soixantaine de personnes venues pour l’occasion.

Au programme : découvertes des activités :

  • école de pagaie
  • randonnée
  • kayak polo
  • slalom
  • handi kayak
  • jeu nature

liens à venir pour plus de détails sur les différents éléments…

Merci à tous les participants.

Descente de la Loire – Juillet 2016

Descente de la Loire de Pouilly sous Charlieu (14 km en aval de Roanne) jusqu’à Fourchambault (10 km en aval de Nevers) soit près de 180 km en 9 jours de navigation, du 14 au 24 juillet 2016.

Notre projet était descendre la Loire dans sa partie sauvage en kayak de mer, en itinérance avec bivouac ou camping le long du fleuve, en « mode vacances » (une vingtaine de kilomètres par jour), alliant le kayak, la ballade et la découverte du milieu.

Les étapes :

J1 : Pouily sous Charlieu –Chambilly (16 km)
J2 : Chambilly – bivouac après Bonnand (17 km)
J3 : Bonnand Digoin (22 km)
J4 : Digoin Pierrefite (16 km)
J5 : Pierrefite – Bourbon Lancy (22 km)
J6 : Bourbon Lancy – Thareau (20 km)
J7 : Thareau – Decize (32 km)
J8 : Decize – Imphy/St Eloi (31 km)
J9 : Imphy/St Eloi / Fourchambault (20 km)

L’équipe : 6 participants (Nicolas, Maryvonne, Max, Patrick, Pierre et Claude), certains, des kayakistes confirmés, d’autres des grands débutants, mais partageant tous des rêves de gosses : naviguer bien sûr, mais aussi observer la nature sauvage, pêcher, faire du feu, cuisiner dans la cendre, faire son café au feu de bois, explorer, faire pêter des pétards, se laver dans le fleuve, se baigner… Et bien sûr partager…

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La navigation : Pas de grandes difficultés en cette période. Le débit est moyen (25 m3 ?), mais au fil des jours on constate une baisse du niveau de l’eau. Nous sommes contents de pouvoir « affronter » quelques drossages, quand il y a un peu de courant, mais c’est rare ! Les nombreux méandres de la Loire nous obligent à rechercher les passages où le courant est le plus fort, nous contraignant à « louvoyer » sans cesse entre la rive droite et la rive gauche, afin d’éviter de poser le kayak sur une gravière.
Deux étapes dépassent les 15-20 km habituels qui constituent notre rythme de croisière ; heureusement le courant, même faible, nous aide lors de ces étapes un peu plus longues. Nous naviguons en moyenne 5 heures par jour. Nous avons fait quelques exercices (bacs, reprise de courant) lorsque cela se présentait, et notamment au bec d’Allier.
Quelques passages « délicats » :
– Decize : Descente des bateaux (vides) à la corde puis portage sur quelques dizaines de mètres (passage escarpé sur de gros cailloux)
– Digoin : nous avons dû passer les bateaux chargés « à la cordelle », opération assurée par 3 d’entre nous
– En aval de Digoin : affleurement naturel, passage à la cordelle après avoir dû aider les embarcations allemandes, canots plus volumineux que nos fins kayaks.
– Nevers : déchargement de bateaux et portage sur une centaine de mètres.

Le ravitaillement : Nous nous sommes ravitaillés 3 fois : à Digoin, à Bourbon Lancy et à Decize (au camping). Il est important de bien anticiper aussi bien pour la nourriture que pour l’eau.

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Les paysages : Assez variés au fil de notre progression, la Loire creuse son lit vers le nord dans une couche d’éboulis et d’alluvions, de sables et d’argiles ; peu de relief. Des gravières, des falaises de sable certaines d’une dizaine de mètres de haut, ornées des nids d’hirondelles de rivage.

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La faune : Tout au long de la Loire quelques chevaux, quelques ânes mais surtout de nombreux troupeaux de vaches, des charolaises, au bord du fleuve, qui nous enviaient et aurait bien aimé, elles aussi, prendre le large… Il y a aussi ceux qui ont vu le castor, et plus nombreux, ceux qui auraient aimé le voir !
Nous avons pu observer des oiseaux surtout, beaucoup d’oiseaux, des aigrettes, des cigognes, des hérons cendrés, des colonies d’hirondelles de rivage, le milan noir, le pic Epeichette, le chevalier guignette, le cul blanc, le petit graveleau… les sternes et leur spectaculaire plongeon en piqué (de près de 15 m de haut) pour tenter de pêcher un poisson. Et les vols de vanneaux, magnifiques oiseaux noirs et blancs dont le vol est de ceux qu’effectue la patrouille de France !
Il y avait aussi les libellules accouplées, par deux.
Et puis des poissons, ceux que l’on pouvait voir, sous les kayaks, quand l’eau était claire, et ceux que notre pêcheur a retiré du bout de sa canne : les chevesnes, le silure de près de 4 kg. Il y a aussi eu le sandre baladeur… mais ça, c’est une autre histoire !
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La flore : Durant toute la première partie du parcours, nous avons navigué sur une Loire toute fleurie de Myriophylle aquatique ; nous avons aussi constaté les dégâts de la renouée du Japon, plante invasive qui colonise dangereusement les berges de la Loire. Quelques arbres : surtout des saules et des peupliers.

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Les bivouacs : Nous avons campé 3 fois dans un camping, mais la plupart du temps nous avons préféré le bivouac, plus sauvage, même si les routes n’étaient jamais très loin. Beaucoup de calme et une belle impression de liberté sur les îles de la Loire.

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Un peu de culture :
Visite de Charlieu avec ses maisons à pans de bois datant du XIIIème au XVIIIème siècle, et son abbaye datant du 9e siècle
Visite de l’ « Observaloire » de Digoin, musée pédagogique sur le fleuve Loire qui nous raconte son histoire, sa marine, son écosystème, ses canaux. Et une très belle exposition de photos sur les libellules.
Le pont canal de Digoin qui permet au canal latéral à la Loire de franchir la Loire et de se connecter un peu plus loin avec le canal du Centre. Accessible aux bateaux et aux piétons.
St Aubin : recherche du château fantôme que nous ne visiterons jamais !

En guise de conclusion, la Loire c’est une histoire de bec !
Rassurez-vous, point de blanc-bec dans cette aventure ligérienne ! Nous n’étions tous autant que nous sommes, ni jeunes, ni vraiment novices et encore moins prétentieux !
C’est ailleurs qu’il faut rechercher le bec. Il y a d’abord les becs de tous ces oiseaux que nous avons pu observer : le bec effilé du pic épeiche, le bec pointu de l’aigrette, le petit bec brun de l’hirondelle de rivage ; il y a aussi le « beau bec » que Patrick rêvait de pêcher, ce sera pour la prochaine fois ! Il y a aussi (et surtout) le bec d’Allier, confluence de la Loire et l’Allier, classé Natura 2000, que nous avions un peu fantasmé, mais qui est un sacré bec tout de même ! Et puis parfois, quelques prises de becs ! Eh oui, la Loire, c’est vraiment une histoire de bec !
Rendez-vous l’an prochain pour la suite du parcours !

rassemblement kayakistes à Crozon et randonnée à Molène

Rassemblement des 10 ans du forum kayakdemer.eu sur la presqu’île de Crozon du 15 au 20 août puis randonnée vers l’archipel de Molène la semaine suivante.                                         rédactrice Laurence grâce aux notes de Jacques
Départ de Jacques, François, Laurence et Josselin leur fils le vendredi 12 août vers 9h, le kayak de
Laurence ayant reçu sa dernière couche d’époxy la veille à 22h…
Nous arrivons à St Pol de Léon vers 19h30 , dans la maison familiale de François ou nous passerons
le week end.
Jacques et Laurence partent naviguer samedi après midi au nord de la baie de Morlaix vers le
plareau rocheux du Paradis ou ils verront un phoque. François et Josselin les ont précédés en
dériveur.Ils font le tour de l’île Callot (prononcez Callote svp) par l’est , apercoivent au loin le
château du Taureau puis rentrent par la passe aux moutons qui relie l’ile à Carantec à marée basse. Il
reste 20 cm d’eau donc pas encore de piétons ni de vélos !!
Le temps est ensoleillé, les plages de Callot toujours aussi blanches et sauvages. Retour vers St Pol.
Dimanche 14 aout: il y a du vent de Nord, force 4.
Josselin et François vont tater de la vague en dériveur, Jacques et Laurence décident d’aller dans la
Penzé, rivière du fond de la baie, séparant Carantec de St Pol. Le départ se fait après le déjeuner pris
dehors, et oui il fait beau !, vers l’île blanche, un gros ilot abritant des oiseaux, nous verrons des
courlis cendrés et des huitriers pies.Ensuite nous passons à proximité de l’île verte avant d’arriver
dans les lignes de coffres avant le pont de la corde (il y avait jadis un bac à corde avant la
construction du pont).
Nous passons dessous et découvrons la partie champêtre de la Penzé entre les champs de mais, le
moulin désaffecté et les rives arborées.
Nous arrivons à un autre pont, SNCF cette fois et explorons en rive gauche une petite anse dont l’un
des versants est couvert de pins maritimes. Au fond, une petite rivière alimente un étang.
C’est l’heure du retour qui sera sportif : le vent s’est levé, nous rasons la côte pour arriver au plus
vite mais la marée descend, il faut être vigilant !
Lundi 15 août, nous partons pour le rassemblement des 10 ans du forum

rassemblement
Sébastien y est déjà. Il fait 30 °C ! , si, si, si, le vent est inexistant, nous plantons donc rapidement
nos tentes au milieu de 100 participants et partons naviguer. Le camping du Trez rouz n’est séparé
de la plage que par une petite route, c’est bien pratique !
Direction la pointe du Toulinguet et les Tas de Pois. Michel un kayakiste des côtes d’Armor se joint
à nous 4.Nous découvrons les failles, les falaises et les cormorans des tas de Pois. Quelle autoroute
ce passage : des vedettes, des zodiacs, des SOT de location, vite fuyons à la rencontre d’autres
groupes. Nous retrouvons Elodie brestoise en exil un temps à Lyon que Sébastien avait conviée à
une navigation hivernale, Agnès de planète kayak et Françoise avec qui François avait navigué lors
d’un stage.Nous rentrons et faisons la connaissance de Patrick originaire de Chambéry avec lequel
nous naviguerons de nouveau dans la semaine.
Vous l’avez compris, naviguer c’est d’abord faire des rencontres : phoques, dauphins, kayakistes
etc… Nous poursuivons ce melting pot par l’apéro des régions : chacun apporte une spécialité de son
coin, de l’Espagne à la Corée, des Alpes à la Bretagne.
Mardi 16 : il fait toujours beau, pas de vent, pas de houle
nous en profitons avec Françoise et Agnès pour aller visiter les grottes de Morgat. La balade
commence par la partie nord puis nous continuons vers le cap de la chèvre. Les falaises sont
couvertes de bruyères en fleur, d’ajonc, de pins maritimes, c’est magnifique avec un petit coté « on
dirait le sud ».
Les passes à cailloux alternent avec les grottes et les failles. La mer est idéale pour cette
découverte.Nous pique-niquons sur une plage de galets juste avant le cap de la chèvre puis
continuons. Nous avions initialement prévu de faire demi tour mais décidons de rentrer directement
au camping , nous irons chercher les voitures le soir.
Cap donc sur le « chateau », une pointe rocheuse majestueuse au bout de l ‘anse de Dinan. Cette
pointe ressemble à s’y méprendre à une construction humaine avec une arche simulant un pont levis
et un couloir traversant la falaise sur 70 mètres . Il y a de l’eau, nous l’empruntons donc en kayak.
Laurence décide, après concertation, d’un plan B : elle s’arrête alors, échange son kayak avec celui
de Sébastien, nous la prendrons en voiture à la plage du Goulien plus tard. Elle en profite vraiment
car les grottes de l’anse de Dinan sont stupéfiantes : elle navigue de salle en salle et se croit dans
une église romane.
Le soir est organisé la brocante du kayakiste, chacun échange ou vend son surplus

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Mercredi 17:enfin du temps breton
nous allons au cap Sizun avec le groupe de Trappes et de la Marne accompagné par la brestoise
Jacqueline. Patrick les rejoint. Nous allons d’abord à la plage de Théolin mais la houle nous fait
renoncer à la navette Théolin -Tréboul. Nous embarquons donc de porz Lenvers pour faire un aller
retour au cap Sizun. Peu d’oiseaux, de la houle, pas de replis, une zone de navigation à réserver à du
temps calme. Au retour le débarquement est un peu technique mais personne ne baigne !
Jeudi 18 : pluie et grasse matinée                                                                                                              bienvenue après la soirée de la veille : nous avons dégusté le plov d’Andreï,
spécialité ukrainienne réalisée pour 100 convives…prenez du mouton de l’Azerbaidjan, remplacé ici
par de l’échine de porc breton, des oignons, des carottes, des têtes d’ail en chemise, des piments, du
riz, tout cela cuit dans un gigantesque wok au feu de bois, c’est délicieux, bravo Andreï, ambiance
garantie !!

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Laurence part faire ses emplettes à Brest chez bekayak. C’est beaucoup plus long en voiture qu’en
kayak, il faut faire le tour de la rade de Brest !
A son retour elle retrouve le groupe à la plage du Goulien ou la houle permet une séance surf mais
elle doit terminer son bateau : une après midi à passer des lignes de vie……..;-((
Vendredi 19: navigation dans le goulet de Brest
Nous partons pour y être à l’étale de pleine mer, nous traversons après la pointe des capucins pour
aller faire un stop derrière la balise de danger isolé Mengam. Ensuite direction la Cormorandière,
perche blanche à coté de la pointe des Espagnols ou le courant est généralement fort. Nous jouons
sur quelques vaguelettes stationnaires.
Et voilà une belle cueillette de moules sur un wharf désaffecté, elles sont énormes ! Nous
rejoignons alors la plage avant Roscanvel pour le pique-nique, nous faisons connaissance avec un
autre groupe de kayakistes.
Nous contournons ensuite l’île des morts, cimetière de l’île Trébéron qui fut un lazaret pour les
navires en quarantaine au XVII siècle. Les trois batiments imposants (45 par 12 m) que nous
apercevons sont en fait des poudrières reconverties en sanatorium au début du XX ème.Désaffectée
en 1960, l’île est interdite d’accès ( périmètre de l’île Longue, bercail des sous marins lanceurs
d’engin français, que cela est poétique…), c’est aujourd’hui un refuge pour les oiseaux.
Le retour se fait par le goulet tandis que Laurence nous gratifie d’un deuxième plan B avec encore
des échanges de kayak….
Le soir nous cuisons un apéro moules à la bière avant de nous régaler d’une rougail concoctée par
Andreï !
Samedi 20 : du vent 25 à 30 noeuds
Sébastien part ce matin, François part jouer à la cormorandière avec les caïds tandis que Jacques,
Laurence, Françoise, Anne et Ushi, kayakiste allemande, décident de naviguer sur l’Aulne pour être
plus au calme. Michel , du premier jour nous rejoint.
En fait, le vent est au RDV là-bas aussi. Ils décident de traverser l’Aulne pour manger en face et
affronte un force 6 au retour, bravo à Anne qui a esquimauté en situation réelle et c’était facile
d’après elle !!
Nous allons visiter le cimetière à bateaux de la marine nationale. Seuls 2 gros bateaux sont
désarmés : le Dugay Trouin et l’Aconit.

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Au retour, nous coupons les pointes et admirons l’abbaye. Le temps est gris, les bateaux sont gris of
course, nous essuyons des grains mais le moral est bon : un petit pot, accompagné de gateau breton,
à la librairie café de Landevennec nous réchauffe !Le soir nous régalons nos GO d’une
grillade/ratatouille à la piérade accompagnée du gateau d’anniversaire de François.
Dimanche 21: break
Relache pour François et Laurence qui partent à Camaret par le sentier cotier, c’est fort mignon !
Jacques , toujours acharné, navigue avec Françoise vers la pointe du Toulinguet et le rocher du lion,
une belle houle les y accueille.
En conclusion, ce séjour nous a permis de discuter de points techniques, de rencontrer de nombreux
kayakistes, de gouter les saveurs d’autres pays ( ah le whisky tourbé écossais..) et surtout de visiter
la presqu’île de Crozon dans des conditions idéales. Pour les plus sportifs, le petit coup de vent a
permis des séances de surfs.
Nous enchainons par 5 jours de randonnée à 3 : Jacques, François et Laurence.
Les coéfficients de marée diminuent mais la houle ne nous permet cependant pas de faire le tour
d’Ouessant.
Lundi 22, bientôt en route pour Molène
nous attendons la fenêtre météo en visitant, en kayak évidemment, l’aber Ildut et la côte du chenal
du four.Des phoques sont encore au RDV.
Le lendemain mardi, nous partons du Conquet , de la plage des blancs sablons vers Molène.Nous
« levons l’ancre » vers midi, direction le nord pour pique-niquer vers la pointe Corsen ( ou nous
voyons les installations du CROSS CORSEN).Nous partons 1h30 avant l’étale de basse mer pour
bénéficier d’encore un peu de courant sens nord-sud dans le chenal du Four ; il faut noter l’absence
de vent, ce qui nous arrange bien car le vent contre le courant soulève très vite une mer désagréable
voire dangereuse dans ce chenal.
Après une heure de navigation, nous arrivons au nord de l’île Quéménes ou vivent un couple
d’agriculteurs et ses enfants depuis quelques années. Nous apercevons de nombreux phoques sur
leurs reposoirs, certains sont vraiment de belles bêtes (2 mètres et 230 kg pour les mâles, les
femelles sont plus légères 1,8 m et 155 kg). Ils sont assez sauvages et plongent quand nous
approchons.Nous continuons vers l’île Trielen ou nous débarquons pour une visite.Nous essayons
d’imaginer la vie des 25 goémoniers du début du siècle, brulant dans les fours à soude 60 kg
d’algues pour en retirer 3 kg de soude. La fumée se voyait de loin ! Nous rejoignons Molène via l’île
aux chrétiens et la chaussée de rochespermettant par basse mer de gros coéfficient de rejoindre à
pied la cale Charcot ou nous débarquons.
Nous campons sur l’aire naturelle juste à coté du hanger de l’ancien canot de sauvetage.
Nous visitons l’île, son bourg, son port, son sémaphore désaffecté en 1983, son impluvium et son
cimetière ou reposent 26 victimes du naufrage du paquebot le Drummond Castle le 17 juin 1896.
Sur 141 passagers et 103 membres d’équipage il n’y eu que 3 survivants!Le navire s ‘éventra sur les
Pierres Vertes, récif non loin de Molène par temps de brouillard. La reine Victoria remercia les
iliens en faisant construire « la citerne des Anglais » dans le bourg : c’est un impluvium qui
récupère l’eau de pluie, l’eau douce étant un problème sur les îles. La reine offrit également une
horloge pour le clocher et l’archevèque de Canterbury un ciboire en or pour le recteur.
Au retour par le sentier cotier nous apercevons un cadavre de phoque bien désséché.

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Le lendemain mercredi 24 août, départ pour les iles nord: Balanec et Banec
Ce sont des réserves d’oiseaux à débarquement réglementé, pour Banec on est limité à l’estran et
pour Balanec on peut visiter après le 15 juillet.
Nous faisons donc un bac vers Balanec dans un courant fort et nous arretons pour manger. Le tour
de l’île nous permet de voir les rochers autour, de comprendre pourquoi on a des trains de vagues,
de découvrir de nombreux cadavres de lapins et oiseaux de mer, des ruines, un four à soude, un
étang… Nos pieds s’enfoncent dans l’herbe accueillante , nous y ferons une bonne sieste sous les
ponchos, il faut bien attendre que le courant diminue….
Nous partons ensuite en bac pour Banec. Laurence attendra sur l’estran, le temps pour Jacques et
François d’aller faire un stop au phare de Kéréon dans un flot encore assez fort.
Le vent de nord se lève lors du retour vers Molène et nous décidons de passer par le sud en longeant
au plus près Molène pour attendre la renverse.
Le soir nous mangeons à l Archipel, restaurant traditionnel de Molène ou la soupe de poissons est
mémorable.

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Le lendemain, jeudi 25, nous devons rentrer sur le continent et oh surprise, une brume épaisse s’est
établie au petit matin. Les iliens nous affirment que ça va se lever mais la marée est haute à 11h et il
nous faut partir à 9h.
Nous proposons à notre voisin, jeune kayakiste solitaire de se joindre à nous pour la traversée.
Celui-ci en est bien heureux !Nous partons donc dans la brume avec une visibilité de 50 à 100 m, en
estimant notre vitesse, notre dérive, en suivant un cap au 120 calculé par François, le téléphone de
Laurence avait rendu l’âme dans sa pochette étanche donc pas de GPS. La visibilité est si mauvaise
que notre élément féminin pose son kayak sur un cailloux !Après quelques coups de pagaie, tout
repère disparaît et après 20 mn de bac, la balise Men Vrien apparaît tel un spectre, venant confirmer
la précision de notre navigation OUF !
Le prochain bac fut encore plus long dans la passe de la Chimère ou le courant est plus fort, les
vagues nous confirment que nous y sommes bien !
Quéménes apparaît enfin prenant des airs de falaise dans la brume alors qu’elle culmine à quelques
mètres! Nous la contournons par le nord et passons à proximité des iles Litiry, Morgol et Béniguet.
LA BRUME SE LEVE ENFIN.
Nous apercevons des phoques et laissons notre jeune kayakiste à la balise Roche Nord de Béniguet.
Il rejoindra seul la pointe st Mathieu.
Nous traversons donc le chenal du Four avec une visibilité normale, ce qui permet d’admirer le
passage d’un britany ferry….( si le brouillard ne s’était pas levé, nous aurions sagement attendu sur
Béniguet pour nous engager dans le Four!)
La traversée se passe sans soucis mais il est temps d’arriver car le courant se renforce rapidement ,
nous avons dépasser l’étale, il doit être midi et le passage de la pointe de Kermorvan demande
quelques efforts, bien récompensés par nos amis les dauphins qui nous accueillent devant porz
Illien.

navigations-a-crozon-aout-2016
Retour à St Pol ou le lendemain vendredi 26, Laurence termine ses emplettes bretonnes, solides et liquides. Jacques et François, font le tour de l’île de Batz, en sens antihoraire pour changer, ils se font
interpeller par un zodiac de la capitainerie de Bloscon qui vient en fait admirer le kayak de
François…
La houle est bien présente au trou du serpent, ils prennent le chenal et rentrent directement à
Pempoul puis nous rinçons le matériel dans le jardin.
Le retour sur Lyon se fera samedi , avec quelques ralentissements sur Rennes….mais qui donc a
parlé de canicule????

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