Auteur/autrice : Laurence

Sortie méditerranée 13-15 mars 2020, les 3 caps

Participants : Laurence, Claude, Nadine, Mélanie, Pierre, David, Jacques, François, Fred.

Préface : C’était en Mars 2020, un vent de panique commençait à souffler sur la France, un vent provenant de l’Est, directement de l’Asie en passant par l’Italie, sur fond de Coranavinus.
« Corona quoi ? »
« C’est un virus la bière maintenant ? C’est quoi cette nouvelle invention des Chinois ? »
Le Président l’a annoncé à la télé hier, le vent allait devenir tempête dans les heures à venir. Mais 9 insouciants avaient décidés de braver tous les
dangers pour profiter d’une parenthèse enchantée, histoire
d’avoir des souvenirs à se remémorer lors des sombres journées à venir.

Mercredi 10 mars :
Un week-end d’itinérance en kayak c’est avant tout une organisation et cela commence par un peu de logistique. Donc, en cette soirée de Mercredi, sous le pilotage mailing de Laurence, certains se retrouvent pour charger les kayaks sur la remorque et préparer les éléments communs de sécurité et de cuisine, pendant que d’autres font les courses.
C’est également l’occasion de faire un point sur la météo et définir quel serait le meilleur spot pour naviguer.
Verdict : nous allons attendre de voir comment la situation évolue d’ici ce week-end

Vendredi 13 mars :
Rendez-vous est pris pour 6h au club. Fin de chargement vite exécuté et hop, 6h22 départ immédiat pour le Sud. Nous récupérons au passage David et Nadine sur le parking de la discothèque pour qu’ils puissent commencer leur after !
C’est parti, mais au fait François où allons-nous ? Réponse à Fred, prends l’A7 vers le sud .
En effet, si le soleil rayonnant s’impose sur la totalité du week-end, Eole a décidé de lui tenir compagnie et de bien faire sentir sa présence.
Une longue discussion s’ensuit.
Qui a fait le point sur la météo ? Qu’en pensez-vous ? Les novices restent suspendus aux avis des plus aguerris.
A la croisé des chemins entre la route de Nîmes et celle d’Aix, décision est prise d’aller dans le golfe de Saint Topez faire les 3 caps.
C’est à l’heure du déjeuner que nous garons le camion le long de la plage de Gigaro, dans le golfe de Cavalaire.
Pique nique rapidement englouti et rangement des affaires perso et communes dans les caissons des kayaks, efficacement exécutés, tous le monde se regroupe auprès du maître de cérémonie pour le
traditionnel briefing.


David prendra la carte pour guider ces 9 irréductibles qui ont hâte d’en découdre avec cette magnifique eau turquoise.


Sous une température plus que clémente, le Cap Lardier est vite passé, laissant entrevoir le Cap Taillat et son tombolo. Dans ce sens, nous décidons de passer par le cap, et porterons pour le retour. Puis, le Cap Camarat se profile au loin. Au regard de l’heure, ce sera une longue traversée directe vers la pointe. Avant le passage, une pause s’impose pour remettre une petite laine ou« faire pleurer gracieuse ». C’était bienvenu car la ligne droite, le long de la place de Pampelonne, qui suit pour arriver au bivouac est longue, très longue, voir interminable.
Et enfin, au bout d’un nombre incalculable de coup de pagaie, nous accostons sur une magnifique plage abrité. Quelques courageux se jettent à l’eau pendant que d’autres préparent le festin.
C’est sous un ciel densément étoilée et le ventre repus que les tentes sont montées et les premiers ronronnements brisent le bruit de capot des vagues.

Samedi 14 mars
Levés à l’aube pour démonter le bivouac rapidement, nous prenons un peu plus de temps pour profiter du petit déjeuner et du calme de ce petit coin de paradis.
Les premières lueurs du soleil commencent à nous réchauffer et sécher les affaires de la veille. Et c’est dans la bonne humeur ambiante, que nous écoutons attentivement le briefing démocratique de François.
Nous continuons l’exploration de la baie vers le golfe de Saint Tropez et la baie des Canebiers.
Est-il probable que tombions sur la maison de B.B ?
Le soleil brille intensément et le vent se fait discret en ce début de matinée. De jolies méduses roses entourent nos pagaies et n’invitent pas vraiment à l’esquimau.


Nous révisons les balises indicatrices de danger présentes dans le Golfe, et voyons au loin un vieux gréement au voile carrée sortir du port de Saint Tropez.
Mais il est temps de faire demi tour. Nous retrouvons au passage, les filles qui ont fait une escale technique. C’est à bon rythme que nous repassons devant le cap de Saint Tropez et la plage hôte de notre bivouac, mais désormais occupée par des badeaux venus faire le plein de
vitamine D.
Le déjeuner s’effectue sur la plage de Pampelonne en prenant soin d’éviter les promeneurs, pour conserver notre séjour autarcique loin du tumulte qui se joue à notre insue.
Certains goûtent aux joies de la baignade. Il faut dire qu’une eau à 17°C à la mi mars incite franchement à la brasse.
Durant ce temps, les victuailles s’amoncellent sur le plaid de pique nique pour les plus affamés qui attendront patiemment que les naïades
veuillent bien sortir de l’eau.
Le soleil nous plonge dans une douce torpeur qui emportera quelques valeureux dans les bras de Morphée, le temps d’une micro sieste
réparatrice.
Le vent se lève, la houle commence à se faire sentir, et les embarquements deviennent plus subtils. Les conseils avisés sont pris avec sérieux. La petite troupe reprend son chemin, longeant au plus près des côtes. Certains jouent au rase cailloux pendant que d’autres les observent avec admiration ou les immortalisent. Le cap Camarat est bien vite franchis au plus
prêt et en rangs serrés pour éviter de se faire emporter par une rafale, puis cap vers le Village de l’Escalet. C’est sous les regard intrigué d’un public dense (4 personnes) que nous débarquons sur le tombolo du cap de Taillat.
Une course de portage de kayak s’instaure histoire de se dégourdir les jambes. Un peu de grignotage, le temps de quelques palabres sur le lieu de bivouac du soir et les pagaies reprennent du service vers le cap Lardier.
La houle est désormais formée permettant quelques surf, mais pas de quoi s’affoler et le passage du cap se déroule sans encombre. ll est temps de chercher où poser nos kayaks pour la nuit.
Serait-ce dans le parc ? Mais le prix de la nuit sous la voûte céleste n’est pas vraiment le même qu’en dehors. Le « UN » fait toute la différence et c’est sur un tacite consensus que nous arrivons à 100m du camion ( nous découvrirons le lendemain matin que finalement nous étions du mauvais coté de la limite du parc…). Les vagues commencent à déferler sur la plage et l’accostage commence à être un poil plus technique. François nous guide et Jacques réceptionne les kayaks. Tout le monde s’en sort avec brio.
La traditionnelle baignade du soir est maintenue par quelques grands courageux et l’apéro permet de se réchauffer en attendant la cuisson du dîner. Un cours sur la reconnaissance des phares agrémente la conversation.
Ce n’est qu’à la nuit noire et sous de nombreuses étoiles que les tentes peuvent être montées.

Dimanche 15 mars
C’est the « Eole Day » !!! Ce matin le réveil à l’aube se fait sous un temps encore clément, mais cela ne va pas durer. C’est météo-consult qui le dit, le vent va forcir dès le milieu de matinée et les rafales sont annoncées rouge écarlate !!!!
Le groupe commence à s’étioler. Si certains se réjouissent d’aller travailler la sécurité dans du « gros » d’autres envisagent plutôt la balade le long du littoral. Il est vrai qu’au troisième jour d’un effort continu les organismes commencent à accuser le coup et la proximité du camion n’aide pas à regonfler le moral des troupes.
Nous choisissons d’alléger les kayaks, en rapportant nos affaires au camion et c’est à 8, bien casqués, que nous partons vers le large, juste pour voir ce que c’est de naviguer dans une houle bien formée et avec du vent, en espérant obtenir le graal : de belles vagues de SURF
Au bout d’une petite heure à monter et descendre sur une mer de plus en plus agitée, Jacques tente l’esquimau qui se finit par une récup
de François, assisté de David et de Pierre, les filles jouant les groupies face au vent.
Une fois tout le monde remis dans son kayak et après de précieux conseils, la séance de surf par vague 3/4 arrière, direction Cavalaire, peut débuter. C’est fun mais pas si simple et très intense. Le coup de pagaie pour prendre la vague doit être énergique et efficace, heureusement que les dérives et gouvernail nous aident pour gérer la direction car ça fuse dans tous les sens.
A quelques encablures de la côte nous reprenons un cap face au vent et un objectif terrestre précis afin de se confronter à la dérive due au vent ou au courant. L’orientation de la pointe du kayak est loin de fixer l’objectif choisi. Après un débriefing rapide sur le degrés d’orientation estimé, il est temps de rejoindre le point de départ.
Claude et Laurence travaillent une récupération en eau plus calme avant de débarquer et David réussit son esquimau en combi sèche.
Une dernière baignade, un « étendage » improvisé des affaires le long de la plage, et nous prenons une pause déjeuner bien méritée. Après 3 jours déconnectés de toutes infos, le retour à la réalité est brutal. Il va falloir oublier le verre de fin de séjour, les restaurants et bars doivent fermer et la
Corona ne coulera plus à flot durant un bon moment.
Heureusement David a préféré la Leffe et quelques bouteilles ont été sauvegardées pour finir en beauté.
Chacun remballe ses affaires plus ou moins sèches et pendant que les plus costauds attachent les bateaux sur la remorque, le poids mort sur la flèche organise la session rattrapage d’informations, afin de définir qui ira travailler le lendemain ou restera chez lui. Au retour, David et Nadine ont retrouvé leur boîte de nuit préférée et après un rangement au club vite expédié, chacun est rentré chez lui, de beaux souvenirs plein la besace.

S’il avait été décidé de rincer les kayaks le mercredi suivant, l’allocution du Président, le lundi soir a réfréné toutes initiatives, imposant le CONFINEMENT TOTAL pour une durée de 15 jours reconductibles.
C’est comme ceci que s’achève ce mémorable week-end, le dernier d’une liberté insouciante avant que ne s’étalent devant nous des heures beaucoup moins joyeuses et aérées. Le kayak dans la baignoire c’est quand même beaucoup moins marrant !!!

CR Mélanie

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randonnée en mer La Londe les Maures Giens du 9 au 11 mars 2018

Compte rendu sortie Kayak de randonnée en mer du 09 au 11 Mars 2018 – La Londe les Maures – Giens
La Méditerranée à la bretonne
Ingrédients :
 Une équipe de 9 kayakistes moitié débutant – moitié confirmée, un peu de Breton mais pas trop : David, Fred, François, Jacques, Laurence, Mathieu, Sébastien, Philippe et Rolland
 De la nourriture pour 2 Dîners, 2 Déjeuners et 2 Petit-déjeuners
 Du soleil au début et à la fin du week-end
 De la pluie uniquement la nuit et le matin
 Du vent d’Est variant entre 12 et 25 noeuds entre le jour et la nuit et entre la côte et le large
 Des températures de l’air oscillants entre 8 et 13°C
Recette :
Donnez rendez-vous aux 9 kayakistes au club du CKDM le Vendredi 09/03/2018 à 6h30 et les mettre dans le camion du club avec la remorque chargée 2 jours avant le départ. Ne pas dépasser l’horaire fatidique de 7h pour éviter les bouchons sur la Rocade Est de Lyon.
Sur l’autoroute faites une pause sur l’aire de repos de Mornas pour changer de chauffeur, profitez des toilettes et buvez un café ou un thé tout en parlant kayak, mer et vague !
Arrivez à la zone de mise en eau (fléchée première à gauche avant l’arrivée sur le port) de La Londe les Maures à 12h45 :
Il y a de la place pour garer le camion, la remorque et décharger à sa guise les bateaux.
Ecoutez attentivement les « confirmés » pour préparer votre kayak, pas de précipitation, juste de la méthode et une bonne mémoire pour se souvenir de l’emplacement de chaque chose emballée dans le kayak…
Ne pas oublier un topo sérieux sur la sécurité, un bilan météo (vent d’Est 12 à 15 noeuds) et vous pouvez commencer la randonnée vers 14h45 sous un soleil radieux (trop chaud sous la combinaison néoprène, mais vite tempéré en mer : eau à 11°C et air à 12°C).
Créez des binômes confirmés-débutants afin de bien dresser les mets qui vont suivre.
Remontez le chenal jusqu’à la mer sans omettre de tester les VHF.
Cap sur la pointe du Pellegrin pour se familiariser avec une petite houle de 0.5 m
Longez la côte et passer à proximité de l’îlot de Léoube.
Passez le cap de Léoube en toute quiétude et amusez-vous à traverser les îlots de l’Estagnol si les conditions le permettent. Prenez ensuite le cap sur le fort de Bregançon.
Le cap de Bregançon peut être long à contourner, si le Président de la République est en vacances en ce lieu, car la zone est balisée de bouées « Zone interdite ».
Route sur le Cap Blanc et laissez vous tenter par la Calanque de la Tripe vers 17h30, mi-sable mi-posidonie, pour bivouaquer dans une forêt brulée par les incendies de fin Juillet 2017.
Surtout, pensez bien à nourrir vos kayakistes avec amandes et noix de cajou à l’apéro, soupe pour se réchauffer, saucisses purée pour leur donner des forces et pommes en dessert. Passez une soirée conviviale à discuter dans le noir, tant que le temps est sec !
Pensez à tendre votre tente et reporter vos tests de nouveau sac-bivouac, même si l’on ne vous annonce pas de pluie dans la nuit, car il pleuvra cette nuit-là et la bruine – un vrai temps Breton – vous accueillera au matin.
Au réveil, montez le tarp afin de chauffer l’eau pour le café et régalez-vous d’une succulente semoule aux raisins.
Par chance ou pas, vous pourrez rencontrer le propriétaire d’une grande villa à 150m en contre-haut avec qui vous aurez des échanges cordiaux.
Motivez les troupes pour arriver à quitter le duvet chaud et encore sec au profit d’une combinaison froide et humide, ce qui vous permettra de repartir sur l’eau vers 10h30 toujours sous une pluie fine.
Reprenez le chemin inverse de la veille et aller taquiner du rocher pour les plus aventureux et surfer de petits rouleaux sur la plage de la Mère Dieu, sous un ciel couvert mais clair.
Une pause déjeuner de 45 minutes s’impose sur la très belle plage de l’Estagnol : carotte mayonnaise, cervelas, coulommiers et cocktail énergétique amande-noix de cajou.
Continuez à longer la côte à 14h, passer devant le point de départ de la randonnée pour pagayer le long de la plage des Salins jusqu’au port de Porthuau qui est décoré avec beaucoup de panneaux « Terrain militaire – Défense d’entrer ». Vous pouvez longer ces zones militaires et passer sous une grande vanne en bois qui régule l’arrivée d’eau dans les salins.
Aucun panneau n’interdit l’accès à ces petits canaux mignonets, seul les riverains vous signalent l’interdiction de naviguer dans les salins. Débarquez dans le port vers 17h et découvrez alors un nouveau panneau « Terrain militaire – Défense d’entrer » destinés à ceux qui veulent embarquer …
Créez un groupe de personnes qui souhaitent se détendre les jambes pour remonter la plage des Salins et aller chercher le camion. N’oubliez pas les clés du camion !
Récupérez le véhicule, rejoignez le groupe et chargez les kayaks sur la remorque.
Goutez à la chaleur réconfortante et étouffante d’un camion rempli de 9 kayakistes en direction de la presqu’île de Giens.
Faites confiance à votre bonne étoile ou à celle de Sébastien pour vous dégoter le seul camping ouvert de Février à Novembre et qui est à même de vous accueillir après 19h : le Clair de Lune. Pour moins de 50 €, vous pourrez garer camion, remorque, planter 6 à 7 tentes et redécouvrir le luxe des sanitaires.
Profitez d’une soirée sans pluie pour déguster les meilleurs pates carbonara que vous ayez mangé au camping. Bien sûr redonnez du baume aux coeurs à vos kayakistes avec des tablettes de chocolat à consommer sans modération.
Montez vos tentes encore mouillées, mais peu importe car il pleuvra à nouveau cette nuit-là !
Le lendemain sonnez le clairon à 8h pour quitter les lieux avant 10h, direction la Tour Fondue afin de vous rendre compte de l’état de la mer et de la force du vent. Ne pas s’arrêter là, car il y a peu de place pour se garer et la mise à l’eau semble plus difficile.
Remontez la route en direction de Hyères pour vous garer sur le parking de la Bergerie à côté du centre UCPA. Il y a de la place et vous aurez peut-être tendance à vous étaler, ce n’est pas très sympa pour les autochtones qui viennent en voiture voire la mer et repartent sans sortir de leur véhicule …
Une fois tout le monde en tenue et équipé, mettez-vous à l’eau dans des conditions plus calme que celle rencontrées à la Tour Fondue et longez la côte jusqu’au Cap de l’Estérel.
Au passage du Cap, le vent va se fortifier et la houle s’amplifier. C’est l’occasion de faire des exercices d’esquimautage pour les plus habiles et de remorquage par binôme jusqu’à la Tour fondue.
Sur le retour au Cap de l’Estérel, il faut rester vigilant car le vent et les vagues se mettent à deux pour tenter de vous faire chavirer.
Au Cap de l’Estérel, une légende raconte qu’il est courant de perdre 1 ou 2 kayakistes. Elle s’est avérée être vraie : nous avons perdu Mathieu qui heureusement, après 2 vaillants esquimautages, a été secouru par les experts du groupe.
Après le Cap de l’Estérel, la navigation redeviendra calme et vous pourrez peaufiner vos esquimaux et des remises à flot de votre bateau après avoir dé-juppé.
L’arrivée au point de départ de la Bergerie se fera sans encombre sous le soleil et vous permettra de profiter d’un dernier repas convivial en dégustant des rillettes de thon ou de saumon, tout en faisant sécher votre attirail. Et pour finir en beauté, vous pourrez vous confectionner une banane chocolat chantilly qui ferait des envieux.
Le temps de ranger les affaires et de charger le camion, et notre joyeuse troupe prendra le chemin du retour à 16h, ce qui lui permettra d’arriver au club du CKDM à 20h45.
Conclusion :
Il faut bien 3 jours pour profiter au minimum du coin des îles de Hyères qui semble avoir encore beaucoup de ressources à découvrir. Le temps, même Breton, nous a quand même permis de naviguer. Une randonnée en mer c’est un bon moyen de déconnecter du quotidien et de profiter du bon air.
Un gigantesque merci à François pour avoir organisé et dirigé cette expédition, un énorme merci à Laurence pour avoir gérer toute la logistique, un grand merci aux différents chauffeurs qui se sont relayés, un formidable merci aux « confirmés » pour leurs assistances et conseils avisés et un fabuleux merci à toute l’équipe pour leur enthousiasme et leur convivialité

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sortie mer Cavalaire St Tropez AR du 10 au 12 mars 2017

          Compte rendu Sortie mer du 10 au 12 mars 2017 :
Jeudi :
Jacques, François et Max se sont retrouvés au CKDM pour préparer remorque et camion,
On passe chez François et Laurence poser une voiture et charger leurs bateaux.Cyril et Laurence  nous rejoignent alors. Départ vers 20h direction Salon de Provence ou nous dormons à l hôtel.
Vendredi, le lendemain, nous levons l’ancre vers 8h pour Cavalaire. Arrivée vers 10h30. Premier coup de pagaie avant midi.
Soleil pas de vent . On contourne le cap Lardier et le cap Taillat. Les pins parasol font ressembler les collines à des jardins japonais.On s’arrête sur l’isthme du cap Taillat puis on le contourne direction cap Camarat pour trouver notre premier bivouac cotation palace, 5 étoiles. Tentative de baignade pour certain puis repas chaud et délicieux, on retarde l’heure du coucher : avant 20h ce n’est pas raisonnable….


Samedi notre 2ème jour: direction la ville avec notre p’tit kayak. On tente des surfs en face de chez Brigitte dans l anse des Canoubiers par une ambiance maritime: un peu de vague 50 à 80 cm et de vent. Nous osons débarquer au fond du port de St Tropez, pas loin de chez Sénéquier.Arrivée bien colorée après avoir passé le cimetière et le fort.

 


On déjeune au soleil, petite visite puis on remet nos jupes pour retourner sur nos pas.
Petite séance de surf à Pampelone sous le regard admiratif des touristes. Un eskimo impromptu pour François et c’est reparti à la recherche du bivouac idéal. Celui-ci est du genre perché mais au soleil!
Encore une courte nuit de 11 heures et nous attaquons notre dernière journée.
Dimanche mitigé pour le soleil. Nous passons devant le petit port de l’Escalet d’où nous étions partis l’année passée. Le cap Taillat est toujours plein de roches blanches, oranges, vertes puis noires . Une boite de pastels n y suffirait pas!


Grand concours de passes à cailloux puis traversée de la baie pour retrouver le point d embarquement. La pluie nous persuade que le week-end est terminé!
Promis nous reviendrons ces 3 caps sont bien préservés de l’urbanisation et vraiment magnifiques. La diversité des reliefs et l’alternance des plages et des roches en font une randonnée dépaysante.

 

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rassemblement kayakistes à Crozon et randonnée à Molène

Rassemblement des 10 ans du forum kayakdemer.eu sur la presqu’île de Crozon du 15 au 20 août puis randonnée vers l’archipel de Molène la semaine suivante.                                         rédactrice Laurence grâce aux notes de Jacques
Départ de Jacques, François, Laurence et Josselin leur fils le vendredi 12 août vers 9h, le kayak de
Laurence ayant reçu sa dernière couche d’époxy la veille à 22h…
Nous arrivons à St Pol de Léon vers 19h30 , dans la maison familiale de François ou nous passerons
le week end.
Jacques et Laurence partent naviguer samedi après midi au nord de la baie de Morlaix vers le
plareau rocheux du Paradis ou ils verront un phoque. François et Josselin les ont précédés en
dériveur.Ils font le tour de l’île Callot (prononcez Callote svp) par l’est , apercoivent au loin le
château du Taureau puis rentrent par la passe aux moutons qui relie l’ile à Carantec à marée basse. Il
reste 20 cm d’eau donc pas encore de piétons ni de vélos !!
Le temps est ensoleillé, les plages de Callot toujours aussi blanches et sauvages. Retour vers St Pol.
Dimanche 14 aout: il y a du vent de Nord, force 4.
Josselin et François vont tater de la vague en dériveur, Jacques et Laurence décident d’aller dans la
Penzé, rivière du fond de la baie, séparant Carantec de St Pol. Le départ se fait après le déjeuner pris
dehors, et oui il fait beau !, vers l’île blanche, un gros ilot abritant des oiseaux, nous verrons des
courlis cendrés et des huitriers pies.Ensuite nous passons à proximité de l’île verte avant d’arriver
dans les lignes de coffres avant le pont de la corde (il y avait jadis un bac à corde avant la
construction du pont).
Nous passons dessous et découvrons la partie champêtre de la Penzé entre les champs de mais, le
moulin désaffecté et les rives arborées.
Nous arrivons à un autre pont, SNCF cette fois et explorons en rive gauche une petite anse dont l’un
des versants est couvert de pins maritimes. Au fond, une petite rivière alimente un étang.
C’est l’heure du retour qui sera sportif : le vent s’est levé, nous rasons la côte pour arriver au plus
vite mais la marée descend, il faut être vigilant !
Lundi 15 août, nous partons pour le rassemblement des 10 ans du forum

rassemblement
Sébastien y est déjà. Il fait 30 °C ! , si, si, si, le vent est inexistant, nous plantons donc rapidement
nos tentes au milieu de 100 participants et partons naviguer. Le camping du Trez rouz n’est séparé
de la plage que par une petite route, c’est bien pratique !
Direction la pointe du Toulinguet et les Tas de Pois. Michel un kayakiste des côtes d’Armor se joint
à nous 4.Nous découvrons les failles, les falaises et les cormorans des tas de Pois. Quelle autoroute
ce passage : des vedettes, des zodiacs, des SOT de location, vite fuyons à la rencontre d’autres
groupes. Nous retrouvons Elodie brestoise en exil un temps à Lyon que Sébastien avait conviée à
une navigation hivernale, Agnès de planète kayak et Françoise avec qui François avait navigué lors
d’un stage.Nous rentrons et faisons la connaissance de Patrick originaire de Chambéry avec lequel
nous naviguerons de nouveau dans la semaine.
Vous l’avez compris, naviguer c’est d’abord faire des rencontres : phoques, dauphins, kayakistes
etc… Nous poursuivons ce melting pot par l’apéro des régions : chacun apporte une spécialité de son
coin, de l’Espagne à la Corée, des Alpes à la Bretagne.
Mardi 16 : il fait toujours beau, pas de vent, pas de houle
nous en profitons avec Françoise et Agnès pour aller visiter les grottes de Morgat. La balade
commence par la partie nord puis nous continuons vers le cap de la chèvre. Les falaises sont
couvertes de bruyères en fleur, d’ajonc, de pins maritimes, c’est magnifique avec un petit coté « on
dirait le sud ».
Les passes à cailloux alternent avec les grottes et les failles. La mer est idéale pour cette
découverte.Nous pique-niquons sur une plage de galets juste avant le cap de la chèvre puis
continuons. Nous avions initialement prévu de faire demi tour mais décidons de rentrer directement
au camping , nous irons chercher les voitures le soir.
Cap donc sur le « chateau », une pointe rocheuse majestueuse au bout de l ‘anse de Dinan. Cette
pointe ressemble à s’y méprendre à une construction humaine avec une arche simulant un pont levis
et un couloir traversant la falaise sur 70 mètres . Il y a de l’eau, nous l’empruntons donc en kayak.
Laurence décide, après concertation, d’un plan B : elle s’arrête alors, échange son kayak avec celui
de Sébastien, nous la prendrons en voiture à la plage du Goulien plus tard. Elle en profite vraiment
car les grottes de l’anse de Dinan sont stupéfiantes : elle navigue de salle en salle et se croit dans
une église romane.
Le soir est organisé la brocante du kayakiste, chacun échange ou vend son surplus

tunnel-du-chateaugrottes-morgat

Mercredi 17:enfin du temps breton
nous allons au cap Sizun avec le groupe de Trappes et de la Marne accompagné par la brestoise
Jacqueline. Patrick les rejoint. Nous allons d’abord à la plage de Théolin mais la houle nous fait
renoncer à la navette Théolin -Tréboul. Nous embarquons donc de porz Lenvers pour faire un aller
retour au cap Sizun. Peu d’oiseaux, de la houle, pas de replis, une zone de navigation à réserver à du
temps calme. Au retour le débarquement est un peu technique mais personne ne baigne !
Jeudi 18 : pluie et grasse matinée                                                                                                              bienvenue après la soirée de la veille : nous avons dégusté le plov d’Andreï,
spécialité ukrainienne réalisée pour 100 convives…prenez du mouton de l’Azerbaidjan, remplacé ici
par de l’échine de porc breton, des oignons, des carottes, des têtes d’ail en chemise, des piments, du
riz, tout cela cuit dans un gigantesque wok au feu de bois, c’est délicieux, bravo Andreï, ambiance
garantie !!

plov
Laurence part faire ses emplettes à Brest chez bekayak. C’est beaucoup plus long en voiture qu’en
kayak, il faut faire le tour de la rade de Brest !
A son retour elle retrouve le groupe à la plage du Goulien ou la houle permet une séance surf mais
elle doit terminer son bateau : une après midi à passer des lignes de vie……..;-((
Vendredi 19: navigation dans le goulet de Brest
Nous partons pour y être à l’étale de pleine mer, nous traversons après la pointe des capucins pour
aller faire un stop derrière la balise de danger isolé Mengam. Ensuite direction la Cormorandière,
perche blanche à coté de la pointe des Espagnols ou le courant est généralement fort. Nous jouons
sur quelques vaguelettes stationnaires.
Et voilà une belle cueillette de moules sur un wharf désaffecté, elles sont énormes ! Nous
rejoignons alors la plage avant Roscanvel pour le pique-nique, nous faisons connaissance avec un
autre groupe de kayakistes.
Nous contournons ensuite l’île des morts, cimetière de l’île Trébéron qui fut un lazaret pour les
navires en quarantaine au XVII siècle. Les trois batiments imposants (45 par 12 m) que nous
apercevons sont en fait des poudrières reconverties en sanatorium au début du XX ème.Désaffectée
en 1960, l’île est interdite d’accès ( périmètre de l’île Longue, bercail des sous marins lanceurs
d’engin français, que cela est poétique…), c’est aujourd’hui un refuge pour les oiseaux.
Le retour se fait par le goulet tandis que Laurence nous gratifie d’un deuxième plan B avec encore
des échanges de kayak….
Le soir nous cuisons un apéro moules à la bière avant de nous régaler d’une rougail concoctée par
Andreï !
Samedi 20 : du vent 25 à 30 noeuds
Sébastien part ce matin, François part jouer à la cormorandière avec les caïds tandis que Jacques,
Laurence, Françoise, Anne et Ushi, kayakiste allemande, décident de naviguer sur l’Aulne pour être
plus au calme. Michel , du premier jour nous rejoint.
En fait, le vent est au RDV là-bas aussi. Ils décident de traverser l’Aulne pour manger en face et
affronte un force 6 au retour, bravo à Anne qui a esquimauté en situation réelle et c’était facile
d’après elle !!
Nous allons visiter le cimetière à bateaux de la marine nationale. Seuls 2 gros bateaux sont
désarmés : le Dugay Trouin et l’Aconit.

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Au retour, nous coupons les pointes et admirons l’abbaye. Le temps est gris, les bateaux sont gris of
course, nous essuyons des grains mais le moral est bon : un petit pot, accompagné de gateau breton,
à la librairie café de Landevennec nous réchauffe !Le soir nous régalons nos GO d’une
grillade/ratatouille à la piérade accompagnée du gateau d’anniversaire de François.
Dimanche 21: break
Relache pour François et Laurence qui partent à Camaret par le sentier cotier, c’est fort mignon !
Jacques , toujours acharné, navigue avec Françoise vers la pointe du Toulinguet et le rocher du lion,
une belle houle les y accueille.
En conclusion, ce séjour nous a permis de discuter de points techniques, de rencontrer de nombreux
kayakistes, de gouter les saveurs d’autres pays ( ah le whisky tourbé écossais..) et surtout de visiter
la presqu’île de Crozon dans des conditions idéales. Pour les plus sportifs, le petit coup de vent a
permis des séances de surfs.
Nous enchainons par 5 jours de randonnée à 3 : Jacques, François et Laurence.
Les coéfficients de marée diminuent mais la houle ne nous permet cependant pas de faire le tour
d’Ouessant.
Lundi 22, bientôt en route pour Molène
nous attendons la fenêtre météo en visitant, en kayak évidemment, l’aber Ildut et la côte du chenal
du four.Des phoques sont encore au RDV.
Le lendemain mardi, nous partons du Conquet , de la plage des blancs sablons vers Molène.Nous
« levons l’ancre » vers midi, direction le nord pour pique-niquer vers la pointe Corsen ( ou nous
voyons les installations du CROSS CORSEN).Nous partons 1h30 avant l’étale de basse mer pour
bénéficier d’encore un peu de courant sens nord-sud dans le chenal du Four ; il faut noter l’absence
de vent, ce qui nous arrange bien car le vent contre le courant soulève très vite une mer désagréable
voire dangereuse dans ce chenal.
Après une heure de navigation, nous arrivons au nord de l’île Quéménes ou vivent un couple
d’agriculteurs et ses enfants depuis quelques années. Nous apercevons de nombreux phoques sur
leurs reposoirs, certains sont vraiment de belles bêtes (2 mètres et 230 kg pour les mâles, les
femelles sont plus légères 1,8 m et 155 kg). Ils sont assez sauvages et plongent quand nous
approchons.Nous continuons vers l’île Trielen ou nous débarquons pour une visite.Nous essayons
d’imaginer la vie des 25 goémoniers du début du siècle, brulant dans les fours à soude 60 kg
d’algues pour en retirer 3 kg de soude. La fumée se voyait de loin ! Nous rejoignons Molène via l’île
aux chrétiens et la chaussée de rochespermettant par basse mer de gros coéfficient de rejoindre à
pied la cale Charcot ou nous débarquons.
Nous campons sur l’aire naturelle juste à coté du hanger de l’ancien canot de sauvetage.
Nous visitons l’île, son bourg, son port, son sémaphore désaffecté en 1983, son impluvium et son
cimetière ou reposent 26 victimes du naufrage du paquebot le Drummond Castle le 17 juin 1896.
Sur 141 passagers et 103 membres d’équipage il n’y eu que 3 survivants!Le navire s ‘éventra sur les
Pierres Vertes, récif non loin de Molène par temps de brouillard. La reine Victoria remercia les
iliens en faisant construire « la citerne des Anglais » dans le bourg : c’est un impluvium qui
récupère l’eau de pluie, l’eau douce étant un problème sur les îles. La reine offrit également une
horloge pour le clocher et l’archevèque de Canterbury un ciboire en or pour le recteur.
Au retour par le sentier cotier nous apercevons un cadavre de phoque bien désséché.

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Le lendemain mercredi 24 août, départ pour les iles nord: Balanec et Banec
Ce sont des réserves d’oiseaux à débarquement réglementé, pour Banec on est limité à l’estran et
pour Balanec on peut visiter après le 15 juillet.
Nous faisons donc un bac vers Balanec dans un courant fort et nous arretons pour manger. Le tour
de l’île nous permet de voir les rochers autour, de comprendre pourquoi on a des trains de vagues,
de découvrir de nombreux cadavres de lapins et oiseaux de mer, des ruines, un four à soude, un
étang… Nos pieds s’enfoncent dans l’herbe accueillante , nous y ferons une bonne sieste sous les
ponchos, il faut bien attendre que le courant diminue….
Nous partons ensuite en bac pour Banec. Laurence attendra sur l’estran, le temps pour Jacques et
François d’aller faire un stop au phare de Kéréon dans un flot encore assez fort.
Le vent de nord se lève lors du retour vers Molène et nous décidons de passer par le sud en longeant
au plus près Molène pour attendre la renverse.
Le soir nous mangeons à l Archipel, restaurant traditionnel de Molène ou la soupe de poissons est
mémorable.

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Le lendemain, jeudi 25, nous devons rentrer sur le continent et oh surprise, une brume épaisse s’est
établie au petit matin. Les iliens nous affirment que ça va se lever mais la marée est haute à 11h et il
nous faut partir à 9h.
Nous proposons à notre voisin, jeune kayakiste solitaire de se joindre à nous pour la traversée.
Celui-ci en est bien heureux !Nous partons donc dans la brume avec une visibilité de 50 à 100 m, en
estimant notre vitesse, notre dérive, en suivant un cap au 120 calculé par François, le téléphone de
Laurence avait rendu l’âme dans sa pochette étanche donc pas de GPS. La visibilité est si mauvaise
que notre élément féminin pose son kayak sur un cailloux !Après quelques coups de pagaie, tout
repère disparaît et après 20 mn de bac, la balise Men Vrien apparaît tel un spectre, venant confirmer
la précision de notre navigation OUF !
Le prochain bac fut encore plus long dans la passe de la Chimère ou le courant est plus fort, les
vagues nous confirment que nous y sommes bien !
Quéménes apparaît enfin prenant des airs de falaise dans la brume alors qu’elle culmine à quelques
mètres! Nous la contournons par le nord et passons à proximité des iles Litiry, Morgol et Béniguet.
LA BRUME SE LEVE ENFIN.
Nous apercevons des phoques et laissons notre jeune kayakiste à la balise Roche Nord de Béniguet.
Il rejoindra seul la pointe st Mathieu.
Nous traversons donc le chenal du Four avec une visibilité normale, ce qui permet d’admirer le
passage d’un britany ferry….( si le brouillard ne s’était pas levé, nous aurions sagement attendu sur
Béniguet pour nous engager dans le Four!)
La traversée se passe sans soucis mais il est temps d’arriver car le courant se renforce rapidement ,
nous avons dépasser l’étale, il doit être midi et le passage de la pointe de Kermorvan demande
quelques efforts, bien récompensés par nos amis les dauphins qui nous accueillent devant porz
Illien.

navigations-a-crozon-aout-2016
Retour à St Pol ou le lendemain vendredi 26, Laurence termine ses emplettes bretonnes, solides et liquides. Jacques et François, font le tour de l’île de Batz, en sens antihoraire pour changer, ils se font
interpeller par un zodiac de la capitainerie de Bloscon qui vient en fait admirer le kayak de
François…
La houle est bien présente au trou du serpent, ils prennent le chenal et rentrent directement à
Pempoul puis nous rinçons le matériel dans le jardin.
Le retour sur Lyon se fera samedi , avec quelques ralentissements sur Rennes….mais qui donc a
parlé de canicule????

https://www.flickr.com/photos/clubckdm/albums/72157672437096250

 

Categories: Randonnée

Belle Ile Hoédic Houat et le golfe du Morbihan en kmer

du 3 au 10 juin 2016: randonnée dans le Morbihan avec le tour de Belle Ile par la côte en dehors, les iles d’Hoédic, de Houat et quelques jours dans le golfe du Morbihan à la rencontre des courants et des îles.

7 kayakistes ( Sébastien, Jacques, Stéphane, François et Laurence et 2 nouveaux découvrant la randonnée en mer: Eddy et Denis )

Compte rendu de Denis, à découvrir et à déguster dans l’authenticité !

2016-06_bretagne_dbz

https://drive.google.com/file/d/0Bxkmpo3Lg3Dca2NCUDBiUnNjUGc/view?usp=sharing

L’album photos du séjour : LIEN

Categories: Randonnée

galette des randonneurs 2016

Ce dimanche 10 janvier la météo annonçait 13 noeuds de sud avec des rafales à 25: seuls les kayakistes du front de la récupération assurée étaient donc conviés à naviguer et auraient bien voulu tâter de la vague dans le canal !( Jacques, Stéphane, Fred G, Max, Rolland, François, Laurence et Patrick qui n’avait pas eu le mail) , en fait plantage complet du gourou du vent: pas le moindre souffle n’est venu nous rafraîchir, heureusement les pluies abondantes des derniers jours ont contenté les rivièreux et également les randonneurs car un bon petit courant nous attendait dans le canal.

Patrick a ainsi pu s’entraîner aux relais en ajustant sa pointe sur l’arrière du kayak bois de Laurence, attention contact prohibé…il a trouvé cela bien reposant finalement.

Le premier pont se passe sans difficulté et nous enchaînons les bacs en amont en évitant les nageurs en eaux vives accompagnés par Yannick .

La remontée rive droite nous amène à proximité du second pont ou finalement Patrick et Laurence font demi tour après quelques tentatives infructueuses. Pour une première sortie dans le courant, il faut valoriser les petits progrès et éviter le bain de limon!

Les plus vaillants qui étaient montés jusqu’au barrage nous rejoignent alors et le groupe ainsi reconstitué se dirige vers la galette. Stéphane, François et Laurence qui a laissé Patrick aux soins de Jacques et Fred, se tirent une petite bourre en plein courant… ça va au moins à 6/7 noeuds !! bon d’accord avec 3/4 noeuds de courant on reste dans notre fabuleuse moyenne de 3/3.5 noeuds, mais quand même c’est plaisant!

Anne Lise, Jocelyne et Eric nous rejoignent alors pour la galette, nous dégustons la délicieuse brioche aux pralines de Jacques ( quand même, se lever à 3 h du mat pour la cuire faut le faire !), le goûteux cake salé accompagné d’un Bordeaux qui tient la route de Jocelyne et Eric et les galettes offertes par le club pour finalement introniser une reine et un roi mais chut, ils tiennent à leur incognito !!

Vivement dans 15 jours sur l’eau

Laurence

Categories: Randonnée Vie du club

Sortie Saône île roy île Barbe 8 novembre 2015

Sortie du 8 Nov sur la Saône ,organisée par Laurence
Compte rendu du petit nouveau selon la tradition (pas vraiment petit et pas tout neuf mais nouveau venu au kayak: Patrick )
RV à 8h45 au club, tout le monde à l’heure et transport optimisé au max.Le camion 9 places et sa remorque pour suivre une voiture en bois ! enfin on ne regarde que ça ,le bois des kayaks,surtout le dernier né de François (tu devrais mettre une Ferrari rouge sous les barres de toit pour voir si on peut détacher le regard de tes bateaux!!)
Mise à l’eau vers 10h à l’embarcadère de Couzon,grand soleil ,pas de vent,peu de courant Idéal pour une première rando et j’ai un kmer à ma taille, génial !
On recompte ,2K doubles et 9 simples : Aïe,superstition ,on sera 13 à table….
Heureusement, Maryvonne a oublié son casse croûte ( ils pensent à tout ces anciens!)
Devant, ça pagaie souple et ça avance très vite,tout le contraire pour moi …
Pont de Fontaines ,l’Ile Roy( ouf un peu de répit au long des berges à castors) ,pont de
Collonges,on s’accroche sous les encouragements de Laurence et déjà l’Ile
Barbe,petit tour dans l’ancienne écluse ,tour de l’Ile au ras des murailles et
débarquement pacifique sur la pointe Sud.

Déjeuner convivial ,un petit groupe visite l’Ile avec Laurence et c’est reparti à contre courant. Sous ce grand soleil on a bizarrement la Saône pour nous seuls et ça se voit!
François prend généreusement en charge ma formation et à part quelques canards , personne ne se moque du résultat !
15h30 , déjà l’arrivée pour ma tête et enfin l’arrivée pour mes épaules !( y a du boulot les gars pour me mettre sur les rails!)
Très belle journée ,on quitte le club vers 16h30 avec encore 21° un 8 Nov , c’est fou
non?
Merci à tous ,c’était vraiment sympa et vivement la prochaine …
Les heureux du jour étaient Fred L,Veronique et Anne-Constance,Maryvonne,Laurence et
François,Cédric,Roland,Hervé ,Patrick ,Moran, Anne Lise, Pascal

 

 

Categories: Actualité Randonnée

Sortie inter-sections 6 juin 2015

Compte rendu de la sortie inter-sections le samedi 6 juin 2015

 

Les rivières à proximité de Lyon étant trop basses pour une navigation facile, il a été décidé de découvrir le haut Rhône à partir du barrage de Brenier Cordon pour nous arrêter au pont d’Evieu.

27 participants décident d’affronter les lônes sauvages sur des embarcations taillées pour de longues traversées : les kayaks de mer, il y a en outre un kayak sit on top pour Nathalie et une espèce de « périssoire » le kayak double en bois de Laurence et François, dont la tenue début de siècle détonne un peu avec les lycras modernes.

Les poloïstes et les randonneurs se partagent la majorité de l’effectif, accompagnés de quelques parents bien décidés à voir à quelle sauce on mange leurs enfants le mercredi après midi…( les encadrants sont là, le président aussi aie aie aie) et de Yannick Véricel, professionnel qui nous fait découvrir les passages secrets pour rentrer et sortir des lônes  lorsqu’un arbre est tombé en travers du lit principal.

Les lônes se laissent apprivoisser facilement, le courant étant presque trop rapide pour vraiment s’immerger ( au figuré, quoique…) dans l’ambiance canadienne voire amazonienne de la forêt. Le chants des merles nous accompagnent toute la matinée et les arbres nous offrent toute une palette de vert .

Evidemment les poloïstes essaient de faire des strikes sur les grenouilles dont les coassements ne cessent que lorsque nous passons à proximité ! Les randonneurs sont plus axés sur la prise photographique des arbres et des oiseaux, néanmoins tout ce beau monde partage la joie d’être ensemble sur l’eau .

Un arrêt apéro pique nique se décide sur les coups de 13 heures, il sera le bienvenu car les jeunes (école de pagaie) commencent à montrer des signes d’impatience : « c’est quand qu’on arrive??? »

Après le repas on embarque pour passer un petit déversoir sur une retenue, les plus expérimentés en profitent pour jouer dans les vagues. L’après midi se poursuit dans la bonne humeur, au gré des petites lônes pour déboucher sur le haut Rhône en amont du pont d’Evieu, il est alors l’heure du gouter et nous décidons de nous arrêter pour faire les navettes de retour.

Tout le monde s’est bien amusé, la fraicheur du haut Rhône, ainsi que les paysages ont contribué à faire de cette journée une réussite.

Merci au club !

Laurence

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Categories: Actualité Vie du club

randonnée Allier Mai 2015

Randonnée sur l’Allier:  de Billy à Moulins,  3 jours, du 23 au 25 mai 2015

Participants : Nicolas, Sébastien, Max, Fred, Maryvonne, Laurence, François.

Une belle rando à 2h30 de Lyon. 50 km faciles dans une nature préservée. La mise à l’eau se fait à Billy, juste en amont du pont et en aval d’un petit seuil qui permet de jouer sur une vague modeste mais qui s’avèrera la plus grosse du parcours. Ensuite c’est parti pour une quinzaine de km qui nous mènent en aval de Varennes sur Allier, à l’orée de la réserve naturelle du Val d’Allier. Google Earth est bien notre ami car le lieu repéré la veille grâce au fournisseur attitré de la NSA est fort propice au bivouac. Quelque inquiétude toutefois au bruit des motocross, mais l’heure de l’apéritif est un impératif pour ces autres amis de la nature qui nous rendent rapidement le silence et le chant des oiseaux. Nous décidons de suivre l’exemple de ces invisibles mais bruyants habitués de nos campagnes ( les motocrosseurs, pas les oiseaux), et enchaînons sans temps mort sur
l’apéro. La suite est classique : ” Un bivouac sans histoire est un bivouac heureux ” (Georges Pompidou). Pas d’animaux visibles hormis les oiseaux, mais des traces de castor, sanglier, dinosaure.

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Le lendemain, ah le lendemain ! A pied d’oeuvre dès l’aube comme à notre habitude, mais dans un souci de respect de la réglementation la mise à l’eau ne se fera qu’à 10h (de mauvaise langues prétendent que nous aurions été bien incapables d’être prêts avant mais c’est une vision des choses oublieuse de l’etat d’esprit positif qui doit régner en toute circonstance dans un groupe de randonneurs aguerris). Après un petit quart d’heure de navigation, nous passons sous le pont de chemin de fer de l’ile de St Loup qui matérialise l’entrée dans la réserve naturelle. Réglementation usuelle dans une réserve : pas de bivouac, pas de feu etc … Nous aurons l’occasion de constater
un peu plus tard dans la journée que les gardes ne font pas le pont et sont bien présents
au bord de la rivière. Le courant, sans être très fort n’est pas négligeable, et renforce la confiance en notre condition physique tant les kilomètres s’enchaînent avec une facilité qui n’appartient
qu’aux pagayeurs surentraînés que nous sommes. Les buffles s’abreuvent à la rivière, et les silhouettes des éléphants apparaissent furtivement entre les frondaisons, tandis que les hurlements des singes emplissent l’air vibrant de chaleur….? Oh mince je me trompe de fleuve, depuis que l’on m’a dit que l’Allier ressemble au Niger je ne contrôle plus mon imagination. Bon, on à quand même vu un chevreuil s’abreuver puis traverser le cours d’eau à la nage, cinq marcassins en file indienne, un ragondin pas farouche du tout, et un énorme silure (là c’est pas du flan, sans être le monstre du Loch Ness un poisson d’un mètre vingt c’est une belle bête), le pauvre venait de se faire attraper par un pêcheur naviguant dans un bateau munis de jambes, (on me dit que ce sont les jambes du pêcheur, mais je suis sur d’avoir bien vu, d’ailleurs la chanson est formelle sur ce point). N’oublions pas les innombrables oiseaux : sterne naine, bernaches du Canada (une vingtaine d’un coup, magnifique), euh…plein d’autres, Nicolas aide moi !

La pause de midi nous réconforte après l’engagement physique intense de la matinée. En
vue d’améliorer si possible encore leur performance pour l’après-midi, certains décident de
se préparer scientifiquement par une sieste postprandiale dans les règles, pendant Sébastien travaille son coup de pagaie avec un matériel spécifique disponible uniquement dans les pôles d’entraînement de haut niveau, à savoir le morceau de bois. Attention, il ne s’agit pas de la pagaie groenlandaise, mais bien d’un morceau de bois , la branche, le bâton quoi. Très bon exercice pour augmenter sa cadence de pagayage. Nous ne sommes pas tout à fait les seuls bipèdes sur la rivière ; hormis le bateau du pécheur rencontré plus haut nous verrons un groupe d’Allemands en canoë, dont la moyenne d’âge doit représenter le tiers de la nôtre. Et puis une embarcation décalée
dans le contexte, une sorte de zodiac propulsé en mode raft par deux pagayeurs qui s’échinent à lutter contre le vent de face, qui fut assez fort durant tout le trajet, dans un engin au fardage (prise au vent) phénoménal. Il vont jusqu’à Moulins, heureusement pour eux que le courant fait le travail !

Pour le bivouac du soir il faut gérer finement entre la sortie de la réserve et l’agglomération de Moulins car nous préférons éviter le camping. Finalement un site de rêve est découvert en rive droite, qui évoque conjointement les plages de sable blanc des îles du Pacifique et les fonds d’estuaires vaseux de Bretagne nord chers à votre serviteur. L’inévitable motocross nous accompagne un bref instant de ses vrombissements avant de passer le relais aux moustiques. Ces derniers se consacreront essentiellement à Nicolas qui dort à la belle étoile.

Après une nuit réparatrice, c’est avec concentration et motivation que nous nous engageons dans l’ambitieuse et ultime étape de cet aventureux périple : 2,2 km à parcourir pour atteindre le point de débarquement à Moulins. Bientôt apparaît la haute silhouette de la cathédrale avec ses deux flèches élancées….. ah, il y a 4 flèches ? Donc deux cathédrales ? Plus encore un ou deux autres clochers individualistes, Moulins est décidément une ville bien pieuse. Le panorama est du coup bien joli, avec en plus de jolies bâtisses sur les berges, dommage qu’un vilain et unique immeuble de 10 étages datant des années 50 défigure un peu l’ensemble. L’opinion des moulinais, moulinsois où moulinsardais à propos de cet édifice doit rejoindre la nôtre car il n’ont pas recommencé. Le débarquement se fait en rive gauche en amont du pont routier (accompagné d’un seuil souvent infranchissable). Le parking des campings car est attenant, Fred prend immédiatement en otage un pauvre couple de campingcaristes qui n’avaient rien demandé et les force à emmener Max et Sébastien chercher les voitures à Billy. La navette est donc rondement menée par nos deux conducteurs pendant que le reste du groupe refait le match à la buvette. Quelques gouttes de pluie nous donneront l’occasion de monter le tarp pour le repas, histoire de vérifier son état et sa complétude (test semi concluant). Retour facile sauf l’arrivée sur Lyon avec quelques bouchons.
Cette randonnée dans une très belle nature est tout à fait adaptée pour des débutants, avec des niveaux d’eau normaux. Il y a deux ans nous avions parcouru le secteur en aval de Moulins, enchaîner les deux est tout à fait possible par exemple sur 4 jours en ramant plus activement. C’est une rando que l’on peut refaire car la rivière change beaucoup de physionomie en fonction des niveaux d’eau, et on profite de longs moments d’immersion en pleine nature sur une des dernières rivières sauvages d’Europe. Et c’est pas loin de chez nous, alors pourquoi se priver ?

(Compte rendu:  François)

Quelques photos sur le lien en dessous

https://www.flickr.com/photos/clubckdm/sets/72157653523845262

Categories: Actualité Randonnée