Auteur/autrice : Jerome

CR sortie Tarn du 1 au 4 Nov 2012

Par Raphaël

Participants:

Bertrand S., Anja, Sebastian, Guilhem, Nico G, Nico Ri, Brigitte, Denis, Émilie, Raphaël, Jérôme, Christelle, Marc, Alessandra ; ce qui nous fait un total de 14 personnes.

7h00 :

Ça c’est l’heure de convocation au local du club le jeudi matin, ça pique un peu les yeux, mais il y a pire. Les affaires et bateaux sont chargés sans problèmes notables. Les caisses de bières sont là, c’est bon on a le principal. L’objectif du départ avant 8h00 est tenu, je descends avec Guilhem jusqu’à Grigny pour partir avec Marc. Jonction du camion avec Christelle en Haute-Loire et pause café, tandis que Marc essaie de rattraper Jérôme jusqu’à Florac alors qu’on l’a doublé depuis la pause café.

Après avoir joué à cache-cache entre le véhicule dans cette mégalopole qu’est Florac tout le monde se retrouve au VVF pour grignoter et décider de la navigation de l’après-midi. Seule solution raisonnable le Moyen-Tarn, pas loin, pas trop dur, pas trop long, PAS D’EAU.

Roger coupe les turbines :

L’embarquement du Moyen-Tarn se fait au niveau d’une petite usine qui restitue l’eau. Enfin l’eau sort des turbines jusqu’au moment où aux premiers coups de pagaie un grand bruit et puis plus rien, à se demander si il n’y a pas un mec qui occupe sa journée à couper les arrivées d’eau quand il voit des kayakistes arriver.

Il faut vraiment pousser pour passer les premières gravières et la trace d’eau sur les bords 10 centimètres plus haut est frustrante, avantage : les vêtements de kayak ne seront pas tout de suite trempés. Les difficultés vont en progressant (ce n’est pas si courant que ça), et le manque d’eau n’est plus trop problématique. La descente est agrémentée d’un nombre respectable de bains (aux environs de 6) répartis entre Bertrand, Nico G et Brigitte et même d’un portage de Bertrand.

L’arrivée se fait à la limite de la nuit, et l’attente de la navette sous une pluie légère. Légère, et donc insuffisante pour faire grimper le niveau d’eau… Le soir bonne fatigue générale et après que le cassoulet de Marc nous ait remis en forme, décision est prise demain c’est Dourbie.

J’ai retrouvé les topos !!

Après un réveil tranquille (8h-8h30), mise en route pour la Dourbie, c’est quand même 1h30 à 2h de route.

Arrivée à Dourbie le village, « Ah mais où sont passés les topos? » Quelques kilomètres nouvel arrêt. « Où est la rivière? Ah là tout en bas au fond. Euuuhhh. Ban de toute façon faute de mieux on va embarquer là. Euuuuhhh. »

Pendant ce temps Anja et Sebastian font la razzia de châtaignes dans les parages. Il faut dire qu’avec l’heure les estomacs commencent à crier famine. Allez hop décision est prise on décharge les bateaux. Et là, à la grande surprise de tout le monde Alessandra retrouve de derrière les fagots les topos. OUFF ça nous évite 5km de IV-V (5+). Vu la précision des cartes dont nous disposons, ça nous dit toujours pas où se trouve le hameau de Tayrac, mais au moins on sait que c’est là-haut l’embarquement. On fini par tomber dessus, le soleil apparaît et les sandwichs au fromage et au saucisson sont un vrai plaisir. Entre le parking et l’embarquement Brigitte s’aventure à entrer en contact avec une autochtone qui vient de voir passer une trentaine de kayakistes devant chez elle. « Vous habitez ici ? Réponse plutôt sèche de la dame « Bah oui pourquoi? » « Toute l’année? » surenchérit Brigitte.

Après un embarquement artistique de Denis depuis la passerelle submersible du départ, le ton de la descente est donné, trois coups de pagaie sans toucher un caillou, ça change de la veille. Le soleil est présent et même éblouissant sur les premières accélérations. L’idée qui ressort des premiers kilomètres est « on ressent bien l’isolement ».

Le premier passage sérieux est le S où il faut un peu manœuvrer et venir mordre un pleureur à gauche pour éviter un drossage à droite. Ça passe pour la plupart, mais arrive un joli enchainement en patrouille constitué de Marc, Alessandra et Christelle. Marc passe trop à gauche et baigne, coût du bain : une paire de lentilles. Alessandra suit et nous offre une des plus belles roustes du week-end, elle fait connaissance avec le rouleau et après un ou deux esquimautages c’est le rouleau qui gagne. Christelle très inspirée par les deux passages précédents et après avoir tapoté dans l’entrée du S, décide de passer la difficulté finale en marche arrière. A la grande surprise de tout le monde et surtout à celle de Nico, ça passe sans soucis. Ce dernier, voulant faire remarquer le côté aléatoire des passes en marche arrière, s’aventure donc dans une remarque peu flatteuse : « Mais tu as un cul, mais tu as un cul ! Comme ça! » s’aidant de l’envergure de ses bras pour accompagner la parole. La descente continue avec des petits seuils et des jolis passages par-ci par-là, un infran et un barrage à porter.

Deuxième passage mémorable. A un virage de la rivière celle-ci reste large mais la cassure est importante. Repérage : deux choix, soit à gauche où la plupart du courant passe avec deux trois pavés mal placés, soit à droite un petit dévaloir assez pentu avec un arbuste en entrée, et un stop au dessus, dont certains ont voulu faire l’impasse, nous le verrons plus bas qu’ils regrettent un peu.

Alessandra qui avait déjà repéré le chemin à travers les roseaux et les ronces suggéra l’idée qu’elle allait porter le passage. Il se trouve que même les navetteurs qui nous observaient à la jumelle depuis la route pourtant lointaine, entendirent la réponse catégorique de Jérôme.

Guilhem choisit comme la plupart la passe de droite mais fait partie de ceux qui négligèrent le stop au dessus. Le passage passe quand même après avoir chatouillé l’arbre, mais la réception surprend un peu et la synchronisation entre esquimautage et respiration est ratée à cause d’un bloc « J’ai bu un litre ! J’ai bu un litre ». Alessandra qui trouve que l’arbre n’a pas eu son compte vient lui donner de ses nouvelles et termine le dévaloir face aux cailloux. Il parait également que Denis aurait compliqué la tache à Marc pour l’esquimautage en lui donnant un bon coup dans l’épaule.

Arrive ensuite un double seuil avec un beau rappel en bas, quelques uns débarquent pour voir si c’est jouable, mais pressé, le bateau de Marc décide de réembarquer sans Marc, et en effet, ça rappelle sur plusieurs mètres. Au final c’est une petite passe sur la gauche qui est choisie avec un angle droit très sympa. La descente se finit quelques centaines de mètres plus bas.

Retour par la même route avec un petit et très rapide détour par l’observatoire météo du Mont Aigoual (le point de vue du site est cependant quelque peu limité à l’arrière d’un trafic embué). Mes voisins Bertrand et Brigitte exténués par la navette arrivent à faire une sieste dans la succession de virages du retour. Le soir c’est pâtes et soupe avec plein de bonnes choses dedans, notamment du soja ou de la sauge, je ne me souviens plus, mais ce que je ne suis pas près d’oublier, c’est qu’il n’y a aucun rapport entre la sauge et le soja malgré la proximité phonétique des deux mots.

En parlant de soupe… Guilhem curieux des coutumes locales décida d’aller à la fête de la soupe à Florac avec un ami. Il semblerait qu’il y avait plus de tireuses à bière que de soupières.

Pendant ce temps, une navigation matinale sur le Haut-Tarn pour les plus motivés fut décidée.

Qu’est-ce qui se passe ?

C’est ce que demanda Guilhem quand je vins réveiller les bungalows à 7h pour ceux qui étaient de la partie du Haut- Tarn. Mais la fête de la soupe c’est dur et ça pique! Petit déjeuner : on se dit, tout de même il va le regretter de ne pas venir ; une demi-heure plus tard sur la route entre Cocurès et Pont-de-Montvert on entrouvre la porte et on est quelques-uns à se dire : «Tout compte fait, il ne va peut-être pas le regretter ».

Ayant décidé de switcher les gros passages V, voir VI, nous nous changeons au départ d’un sentier, le vent est FRAIS , mais heureusement le portage des bateaux va nous réchauffer, le chemin disparaît vite mais il reste encore du dénivelé et la pente s’accentue avant de rejoindre la rivière. Bertrand nous aide dans ce plan sanglier. Pour ceux qui ne connaissent pas la rivière, le passage en amont d’où l’on embarque donne une idée de ce que l’on évite. Mais quelques beaux passages restent à faire…

Première grille et mini-cravate pour ma part, ça commence fort. Les passages deviennent plus impressionnants, enfin pas le temps de cogiter puisque tout est passé à vue, les passages marquants sont : un premier seuil qui nous a un peu tassé le dos à Sebastian et à moi.

Et puis le passage de l’Eléphant (vous savez celui qui trompe énormément). Où j’ai le choix de tirer ou pointer : je pointe. Mauvais choix! J’effectue une figure de style, et surtout un vieux réflexe d’esquimautage latéral, Ouf sorti, et mince voilà le rouleau d’en-dessous qui me fait partir en chandelle. Aless qui, comme on l’a vu sur la Dourbie, est solidaire dès que la personne devant se loupe, fait un passage similaire au mien en évitant le bonus chandelle. Mais on ne sait toujours pas s’il s’agit d’un éléphant d’Afrique ou d’Asie.

Puis vient le passage de l’Empereur, ayant visiblement décidé de profiter des gros passages,  je reste un peu dans le rouleau à la réception. Sebastian (je crois) reste un peu aussi et se fait retirer de justesse par quelqu’un sur le bord et évite les auto-tamponneuses avec Marc.

Puis vient le seuil du Cougnet, il s’agit d’un petit décrochement mal pavé avec des courants bizarres suivi d’un bon petit seuil. Anja esquimaute entre les deux de justesse avant le seuil ; Alessandra qui fait preuve décidément d’empathie effectue la même figure de style.

Après, ça se calme mais ça reste des grilles assez raides où l’on ne voit pas toujours la sortie. On en profite pour une photo de groupe en l’honneur du président qui se devait d’être présent à son mariage. Par la suite, il se trouve que le casque de Jérôme l’a gêné, qu’à cela ne tienne, il suffit de l’enlever…. Interrogation de la plupart d’entre-nous : il est cassé que tu viens de passer un petit III sans ton casque? Vient ensuite un passage où Denis ouvrant avec son bateau long se fait prendre dans un rappel, tentative de chandelle pour en sortir, mais c’est peine perdue, jolie sécu de Jérôme (qui avait tout de même fini par remettre son casque) encordé et tenu par Nicolas Ri.

Le reste de la troupe passe bien, Anja qui tente une diagonale nous gratifie d’un esquimautage et évite le rappel. Le débarquement heureusement est moins sauvage que l’embarquement mais le chemin est bien pentu quand même.

A l’arrivée on croit voir le camion, manque de pot, ce n’est pas le nôtre. Discussion sympa avec les chasseurs du coin qui après avoir tué un sanglier de 80kg l’ont trainé jusque dans le coffre du 4×4. Finalement une barcasse de 20kg, ce n’est pas si lourd. Un peu d’attente pour la navette, et direction l’embarquement du Moyen-Tarn où c’est chou-fleur fromage comme repas de midi. Une fois changé, Marc décide d’en rester là et de reprendre la navette.

Deuxième tentative.

Cette fois pas de blague au niveau de la restitution, l’eau ne se coupe pas à notre arrivée, ça gratte encore mais c’est raisonnable, la grande attraction de la descente c’est le Topoduo.

Avec Émilie et Denis aux manœuvres. Trois moments notables : 100m de navigation et Denis déjà en train de pousser le topoduo dans les gravières ; fort de cette expérience, Émilie a cru comprendre que les seuls moments où il fallait pagayer, c’était pour passer les cailloux.  C’était sans compter les passages où ça bouge. D’où sa surprise lorsque Denis lui a dit de pagayer alors qu’il n’y avait pas de cailloux à l’horizon mais qu’elle a vu arriver un seuil bien bouillonnant. Et enfin elle a pu constater que celui de devant se faisait plus rincer, notamment à Cocurès où une réception se prêtait bien à l’expérience.

Le reste de la rivière s’est révélé plus intéressant que la première fois. Cette fois la plupart des gens choisissent la passe de droite au rapide des Dalles, mais par contre le vent est toujours présent à cet endroit et malgré les couches supplémentaires, ça reste un mois de novembre. Le débarquement cette fois se fait de jour.

La bourrée

Le dernier souper est constitué de soupe et de cassoulet, qui a « évolué » depuis le premier jour mais reste bon (et aucun effet néfaste n’a été relevé). Alessandra cherche désespérément un plan navigation pour le dimanche, mais il n’y a vraiment pas d’eau – nulle part.

Malgré un bon état d’épuisement général, Christelle arrive à motiver quelques personnes pour bouger à la mondialement connue Fête de la Soupe, où dans ses souvenirs brumeux Guilhem se souvient avoir appris à danser la bourrée la veille. Mais malgré notre volonté d’aller apprendre cette magnifique danse, on nous explique que ça se passait le vendredi seulement. Étant donné que la majorité des festivaliers est dans la tendance roots-punkàchien et sous ordonnance de marijuana, nous ne nous aventurons pas à goûter les quelques rares soupes proposées, de peur que celles-ci soient à base de champignons hallucinogènes.

Le lendemain  Christelle est la première à partir, quelques-uns suspectent d’avoir à couler une dalle de béton pour éviter le ménage. La grande salle du VVF où l’on a pu étendre nos affaires est rendue (reste une légère odeur de néoprène et de lycra, comme on les aime). Un coup de ménage dans les gites et même pas d’état des lieux. Enfin, le week-end arrive à sa fin (reste la route pour les conducteurs) ; le camion avec la remorque en profite pour un repérage du gouffre des Meules sur le Haut-Tarn, tandis que le camion de Marc préfère une halte dans une charcuterie du 43.

Pour chaque navigation :

1er Moyen Tarn : Bertrand S., Anja, Sebastian, Guilhem, Nicolas Gauthier, Nicolas Richard, Brigitte, Denis, Raphaël, Jérôme, Christelle, Marc, Alessandra.

temps de navigation : 2h à 2h30

Dourbie : Anja, Sebastian, Guilhem, Nico Richard, Denis, Raphaël, Jérôme, Christelle, Marc, Alessandra.

temps de navigation : 2h

Haut-Tarn (en zappant les vrais passages) : Anja, Sebastian , Nico Richard, Denis, Raphaël, Jérôme, Marc, Alessandra.

temps de navigation environ 2h

2eme Moyen-Tarn : Anja, Sebastian, Nico G, Nico Ri, Brigitte, Denis et Émilie, Christelle, Raphaël, Jérôme, Alessandra.

temps de navigation environ 2h

Raph

Categories: Actualité Eau Vive

CR Semine & Valserine – Samedi 13 Oct 2012

CR Semine – Valserine  du samedi 13 Octobre 2012

La Semine

Départ : Trebillet

Arrivée : Pont de Coz

Longueur : 3 km

Difficulté : III(3+) + 2 portages

Niveau d’eau bas : ~ 13 m3

Topo : http://www.eauxvives.org/fr/rivieres/voir/semine

Pour éviter de se mouiller les pieds, Bernard embarqua rive droite. Le reste du groupe préféra traverser le courant à pied pour embarquer rive gauche, dans un petit contre idéalement placé pour négocier le 1er seuil. Puis d’un coup, il y eut une sorte d’agitation. Ceux qui étaient encore sur le pont du départ se penchèrent par-dessus le parapet, à la recherche d’on ne sait trop quoi. On l’apprit par la suite, ……. c’était Bernard. Il foira son bac au départ, se retrouva embarqué dans le seuil en marche arrière, une sorte de fer à cheval très étroit à cet endroit, coinça la pagaie à l’entrée et barbota à la sortie.

Les autres qui avaient pris l’option de gauche, sautèrent tranquillement le petit seuil et mouillèrent au mieux la jupe.

50 m après le départ, l’affluent se jette dans la Semine. Assez rapidement, on tombe sur le 1er portage, les « marmites de géant ». Mécaniquement ça passe mais le rapide n’est pas très engageant, notamment le second seuil qui ramone un peu et débouche dans une zone de marmites assez malsaines.

Un petit drossage marque la proximité du second portage. La rivière passe ensuite dans un petit goulet d’~ 2 m de large, sans difficulté par bas niveau mais qui doit être assez vicieux avec de l’eau. On débarque tranquillement rive gauche après le goulet, l’infran est juste là. Un enchainement de gros seuils assez biscornus qui débouche sur une étroiture du genre étroit.

Pour le reste, il s’agit d’une succession de passages III assez courts – petit seuil notamment –  et de bassines de récupération.

La Valserine

Départ : Pont de Rouffy

Arrivée : Chezery

Longueur : 3 km

Difficulté : III(4) + 1 portage

Niveau d’eau bas : ~ 8 m3

Topo : http://www.eauxvives.org/fr/rivieres/voir/valserine

Le profil est un peu différent. Plus alpestre, la rivière court régulièrement, tout en sous bois.  Le cadre est assez sympa avec les couleurs d’automne.

Un seuil de 2 m demande d’aller jeter un petit coup d’œil. Les experts ont parlé, la stratégie est arrêtée. A gauche, incidence gauche avec une giclée. Ça passe moyennant  un bon appui en réception. Guilhem se laisse tomber comme une bouse trop à droite. Nickel, pas le moindre déséquilibre « qu’est ce que vous appelez une giclée exactement… ». Vu de l’aval, on pensait qu’Alessandra allait se manger la falaise à droite. Incidence à droite à fond. Commentaire de l’intéressée à l’arrivée : « Pas du tout, j’attendais simplement le moment opportun pour planter ma giclée ».

3ieme portage de la journée pour l’infran de la Valserine.

Les rapides les plus intéressants sont concentrés sur le dernier tiers du parcours. Il s’agit essentiellement de grosses grilles qui manquaient un peu d’eau avec ce niveau. A noter le rapide dit « du Président », qui est quasi obligatoire à passer du fait de sa configuration entre deux falaises. Un IV certainement avec de l’eau.

Il s’agissait de deux nouvelles rivières pour la majorité d’entre nous. Il manquait un peu d’eau mais ce n’était pas plus mal de les découvrir dans ces conditions, notamment avec la présence de trois portages.

Participants : Alessandra, Bertrand V, Benoit, Guilhem, Jérôme, Rémi (St-Etienne), Bernard (St-Etienne), Jean-Claude (St-Etienne).

Categories: Eau Vive

Sortie La Bonne – 30 sept 2012

par Nicolas R

Participants : Brigite, Bertrand, Alessandra, Eric, Guilhem, Nicolas Re, Ralph

Organisation : RV est pris à 8h30 au club pour une départ vers 9h00 avec 2 voitures et des barres de toit

Rivière connue classée en III/IV avec un ex-infran au milieu.

Niveau : très bas (50 sur l’échelle au pont du prêtre).

Un départ un peu chaotique, quelques problèmes de sanglage (comme quoi cela arrive même aux meilleurs) sous un sale temps lyonnais.

Récupération de Nicolas sur le parking d’Intermarché vers Grenoble sous un rayon de Soleil (l’un des seuls de la journée).

Pause pipi avant La Mure et re-pause à La Mure pour acheter de quoi manger.

Arrivée au départ vers 11h30 – 12h.

On repère rapidement le premier passage très étroit. Petit avertissement d’Eric : «Attention, la pierre est glissante !»

Trop tard, Nicolas vient de glisser et se dirige droit vers l’eau. Mais c’était sans compter sur une racine qui trainait et qu’il attrapa pour se sauver.

Heureusement parce que les cordes sont toujours dans les voitures !!

Tout ça pour dire, qu’un bouchon d’arbre s’est formé donc on embarque en dessous !!!

Première partie se passe sans problème, le groupe fonctionne bien : Bertrand ouvre, les autres suivent et le niveau des participants est suffisant pour ne pas s’arrêter toutes les 5 minutes.

A noter un esquimo de Nicolas à la fin d’une étroiture.

Arrivée juste avant l’ex-infran, tout le monde s’arrête à temps.

Quelqu’un pour le passer ? Personne ? Vous êtes sûr ? Bon ben on continue alors.

Passage un peu délicat (en forme de S avec 1 gros caillou et 2 épis) qui nécessite un repérage.

Heureusement puisqu’il y a un bel arbre en plein milieu. Impossible de le dégager : on porte ! Heu et la falaise qu’il faut descendre ? On fait comment ?

Ben Nicolas descend et récupère les bateaux puis vous aide à descendre et on repart.

Ah non, j’ai oublié l’«accident» de Brigitte : en voulant se mouiller, disons qu’elle a basculé la tête la première dans l’eau. Assez drôle à voir et sans dommages …

Dernière partie de la rivière, pas de difficulté pour la majorité du groupe.

Brigitte nous fait une cravate sur un caillou qui trainait par-là (satané caillou). Tentative d’esquimo ratée à cause d’une branche qui elle aussi trainait par-là (satanée branche ^^).

Fin de la descente : temps estimé 2h30 (très satisfaisant)

Bon groupe de 7

Merci à tous !!

Nicolas

Categories: Eau Vive Vie du club

Compte-rendu de la sortie sur la Fontaulière – 22-23 septembre 2012

par Alessandra
 
 
Participants : Marc (samedi), Christelle, Jérôme, Mathieu (dimanche), AlessandraEtant la seule adhérente du CKTSV à pouvoir témoigner des deux jours de ce presque rassemblement de la Fontaulière, j’ai été chargée d’en rédiger le CR, bien que je n’aie pas assisté à tous les sketchs qui se sont produits au cours de ces belles descentes.Une fois n’est pas coutume, c’est EDF qui convie les kayakistes de toute la France à venir profiter de deux lâchers sur la Fontaulière, sur les lieux du célèbre rassemblement d’il y a quelques années.

Le topo : 3 km sur la Fontaulière, du barrage de Veyrières, avec 3 ou 4 barrages à sauter (et quand je dis sauter…) et un dernier gros passage sous le regard sévère du château du Ventadour, qui donne son nom au passage. Ensuite, 3 autres km plus tranquilles sur l’Ardèche, avec un énième barrage à glissière et quelque rapide sympa.

Un soleil radieux accueille une quarantaine de kayakistes à l’embarquement le samedi. On se jette joyeusement dans l’eau agréablement froide et on se lance à la découverte de la rivière. Partie avec les grenoblois (ce qui a quelque peu vexé les villeurbannais, qui n’ont pas manqué de me faire la gueule : enfin, sauf Mathieu, Christelle et Marc), je pensais que tout le monde connaissait la route. Et bien non ! C’était une première pour tous. Pas grave, on naviguait en groupe, tout le monde s’occupait de tout le monde, sécu au top tout le long: une petite expérience de société presque parfaite.

Au premier barrage, on voit un pont en contrebas, ehm, très en contrebas, et de la brume qui se lève sur la rivière… on devine ce qu’il y a par là. Ce qu’on ne devine pas, et qu’on se garde bien de dire aux nouveaux venus, c’est que la glissière (en équerre, très pratique, surtout pour les topoduos !) vous lâche au bout de deux mètres : les trois autres qui restent avant de toucher l’eau sont à votre charge ! Les plus réactifs mirent une petite giclée à l’arrache, pour sauter avec grâce dans le bassin de réception et rejoindre le groupe réuni en masse dans le contre à regarder les sketchs.

D’autres barrages suivent, plus ou moins raides (normalement plus), avec plus ou moins de possibilité d’escamotage. Tout se passe bien, le samedi comme le dimanche, sous un ciel moins clément, mais qui ne nous aura pas gâché la journée.

Les paysages sont magnifiques, on est dans une gorge pas trop encaissée, longée par des colonnes basaltiques et un beau bois qui commence à peine à jaunir.

La bonne humeur nous porte jusqu’au Ventadour, ou une sécu importante se met en place. Pas moins de deux plongeurs (Denis, tu nous a manqué) et un kayak encordé (Martin, who else ?) pour aller chercher d’éventuels originaux qui auraient voulu prendre la passe à droite. Ça passe normalement bien, tout à gauche, presque contre la berge, et une bonne giclée pour atterrir au-delà du rappel. Je ne profiterai pas de ma position de rédactrice de ce CR pour cacher la vérité : le samedi je me suis plantée. A la verticale, un cas d’école : mais le bon Pascal m’a sauté dessus (enfin, sur mon kayak), m’a retournée et sortie du rappel, qui entre-temps m’avait fait déjuper. Mais comme je ne suis pas sortie du bateau, j’ai ‘tranquillement’ rejoint le contre dans ma baignoire sous-marine. Le dimanche par contre, suivant les conseils de Jérôme, j’arrive à mach 3, je me casse le dos pour gicler, j’atterris juste après le rappel, appui, un mec se jette pour me mettre en sécu, mais comme il ne s’agissait pas de mon sauveur attitré, il paraît que je lui aie dit : ‘casse toi, touche pas à mon bateau’, mais j’exclue d’avoir été si catégorique.

La suite est une partie de plaisir, on tchatche aimablement avec les uns et les autres, on se raconte des vacances passées et à venir. Les groupe se resserre ou s’effiloche jusqu’au débarquement où l’on se disperse, après moultes bières, le samedi vers le camping ou direction Lyon (pour Marc), le dimanche sur le chemin du retour pour tous.

Un week-end génial, pour profiter d’une rivière pas souvent navigable. A quand le prochain lâcher

Categories: Actualité Eau Vive

Haute Isère – Doron de Bozel – 15/16 Sept 2012

par Bertrand S

Le samedi 15 semptembre

Alors, personnellement, c’était ma première sortie, donc, je ne sais pas trop, mais il s’est produit un fait apparemment exceptionnel, c’est que le camion était là le premier. Alors, je ne sais pas, c’est mon premier compte rendu, du coup, je le mets dedans, voila, c’est dit.
Du coup, on a chargé le-dit camion, et sa remorque, et on est parti avec presque tout le nécessaire vers Bourg-Saint-Maurice (et on a pas perdu de bateau !). Un reblochon a 10€, un montage de tente au camping-boucherie-superette-boulangerie de Landry, et un ralage de Jérôme plus tard, nous partîmes vers Bourg-Saint-Maurice et son bassin International pour la descente complète de la haute isère, dont voici le détail :

  • P0 : Bassin de Bourg St Maurice : ~ 800 m de classe III/IV
  • P1 : BSM – Bellentre : ~ 8 km de classe II(3)
  • P2 : Bellentre – Aime : ~ 6 km de classe III / IV
  • P3 : Aime – Centron :  ~ 8 km de classe II/III(4)

Jérôme a brillamment fait la navette en courant jusque Bellentre, puis, les grands ont embarqué sur le bassin International si je ne m’abuse, Christelle, sur le bassin national, et moi en bas (mais c’était déjà trop, apparemment, vu que pour ma sortie en rivière, j’ai découvert très vite ce que nage en eaux vives voulait, dire et a quoi sert la position de sécurité).
Après le P1, parcouru sans encombres, j’ai fait la navette pour la suite du parcours, un peu plus difficile. P2 et P3 ont été abattus brillamment sans qu’aucune séance de natation ne soit constatée par mes soins… (par contre, on m’en a rapporté 2, mais je dirais pas qui c’était !)

Soirée tranquille au camping autour d’un plat de pâtes bolo et d’un bon bol de vin, extinction des feux.

Le dimanche 16 septembre

En ce jour du seigneur, point de messe, un bol de café, ou un bol de n’importe quoi d’autre, on lève le camp, on règle prestement le camping (50 minutes, même pas, mais la dame, elle retrouvait plus son facturier… 🙁 ), et en voiture Simone ! Le programme du jour, le Doron de Bozel :

  • P1 : Barrage de Vignotan – Sortie de Brides : ~ 2 Km de classe IV
  • P2 : Sortie de Brides – Moutier / base de Raft : ~ 8 km de classe III

– Repérage du Vélodrome : OK
– Ralliement du point d’embarquement : NOK
– Dételage pour demi tour dans un cul de sac : hmmm… OK
– Ralliement du point d’embarquement : OKKKKKKKKKK !!!
– Embarquement aussi pratique que légal au barrage : OK

Je n’ai pas fait cette partie la, pour des raisons évidentes de niveau (pas d’eau, de moi) mais les gens avaient l’air content, alors j’étais content pour eux, et puis j’ai pu embarquer pour le P2, après un échange de clés de camion avec Jérôme.

Le P2 s’est déroulé, sans encombre ou presque d’après l’avis général, personnellement, je n’ai qu’une vision très courte et très personnelle de cette partie de la rivière… des bains tous les 250m pendant un demi-kilomètre qui m’a paru en faire 100, une séance d’escalade par flemme de traverser le courant sans bateau, un mec en caleçon visiblement surpris de trouver un kayakiste sur sa terrasse, puis des échanges de coup de sifflet inter-Bertrands (quand on vous dit de pas les perdre !) une galère pas possible pour rejoindre le groupe, et un abandon (apparemment justifié) et finalement l’attente de la voiture balai !
Pique-nique, un grand bol (a défaut de gobelets) d’un grand vin (par la boite, au moins) et retour a la maison.

Conclusion

Un bon week end pour tout le monde, de belles rivières, et une bonne expérience pour le débutant !

Les participants

  • Jérôme
  • Christelle
  • Clément
  • Nicolas R
  • Bertrand
  • Bertrand S

 

Categories: Eau Vive

Vénéon – we du 8-9 Sept 2012

Le Vénéon dévale des Ecrins du cote de La Bérarde (38). Il se navigue essentiellement en Septembre sur fonte des glaciers.

Samedi 8 Septembre

Venéon (partie haute) – La Bérarde – Champhorent

~ 8 Km de III(4) puis IV/IV+ (5+)

niveau d’eau : moyen

durée : 2h30

Ce parcours offre 2 visages. Du III jusqu’ « aux Etages », puis ça se corse vers la mi parcours à partir du rapide du Photographe.

Mister President sortie vainqueur d’une séance de border cross dans une des grilles de la partie haute. Le perdant se tapa un esquimau moitié avec le fond, moitié avec la pointe du bateau de Marc dans l’orbite de l’oeil gauche. Par la suite, nous fûmes à la hauteur. Appliquant à la lettre les préceptes du Bushido  « Devant de grandes difficultés, il ne faut pas chercher les chemins de traverses mais affronter l’épreuve dans sa globalité. »

Bien sur, cela donne lieu à qques improvisations plus ou moins heureuses. Benoit réussit un stop micral dans un des gros passages. Galvanisé, il se lance à l’assaut du 2ieme stop du rapide…. qui n’en est pas un. Trop petit, trop fuyant, … bref le voilà embarqué en marche arrière, en traviole dans un dévaloir sans visibilité. David à pied, a juste le temps de lui gueuler « A gauche, à gauche » pour la sortie un peu scabreuse  Par solidarité, l’équipe enchaine derrière lui et tout le monde se retrouve dans le stop en dessous ………. hormis le Frédo qui confond sa gauche et sa droite.

Le 5+, on porte. Marc hésite pour débarquer, gauche/droite, se décide finalement pour la gauche, rate le stop, se fait dégueuler sur les cailloux, se retrouve en marche arrière dans le courant principal avant de découvrir miraculeusement un stop en contre-bas avant le gros du passage .

Repérage du rapide qui suit. Ca tergiverse, Ben prend les choses en main. Il passe le seuil d’entrée, puis enchaine le rapide à la surprise générale. Un seuil merdique à franchir sur une dalle qui à la bon gout de vous fracasser sur une pavasse à gauche, puis de t’emmener vers un drossage assez fermé, que notre président négocie les doigts dans le nez …… en marche arrière


Dimanche 9

Venéon (gorge moyenne) – Les Clots – St Christophe

~ 5 Km V (5+,X)

niveau d’eau : moyen

durée : 4h

Solide sur les appuis, la testostérone en hausse, le moral au taquet, on est près à en découdre. Décision est prise de se frotter le lendemain à la gorge moyenne. Un cran au dessus et moins connu.

Le samedi soir, on papote avec un groupe qui vient de le faire.

– Le passage obligatoire , il a changé

– « Ah, il a changé ? » ( « nous », une pointe de doute dans la voix)

– Avant tu filais à droite et tu allais te caler dans le stop puis reprise pour contourner la chicane

– Oui, c’est ça.

– Maintenant, tu files à droite mais … trop à droite, tu te tapes le drossage qui te retourne comme une crêpe, pas assez , tu te tapes le siphon de gauche, au milieu , tu te tapes le siphon du milieu

– Ah (la voix carrément étranglée) Comment tu fais alors ?

– Et bien au milieu mais tu te grouilles d’enquiller la chicane avant le siphon.

– Tu peux porter ?

– Certains ont essayé…. faut pas rater le stop qu’on voit au dernier moment

– Et le reste alors ?

– Non mais faîtes le, c’est sympa……..

 

Le moral et la testostérone en prirent en coup, le bushido finalement, c’est des conneries. Le cassoulet avait tout à coup du mal à passer. Le doute s’insinua dans l’équipe qu’on noya dans l’alcool.

Le lendemain Jean Claude réveilla tout le monde à l’aube. L’idée était de faire la gorge avec un minimum d’eau. Dans la bagnole, on entendait les mouches volées. En sortant, on allait tous pisser 3 gouttes avant d’enfiler la combin.
Le début est extra. Du II / III engorgé, les sommets enneigés derrière nous, une myriade de cascade se déverse dans le Vénéon. On pestait  contre ces P#@!!ù$ de cascades qui amènent de l’eau dans la rivière. Au bout de 2 bornes, on tombe sur le passage infran, un éboulis qui obstrue complètement la rivière. On porte et fin du bonheur.

Le S, on passe.
Un seuil contre la falaise , très malsain, on porte
Un long rapide suivi d’un chicane avec un seuil en sortie et un siphon plus loin …….. on porte
Le seuil de l’arbre, ………. . Rappel, bon on porte
Le long rapide , plus facile qu’avant mais 5+ qd même………. ben on porte
Le seuil étroit à prendre à Mach 2. On passe, enfin on tente. 2 écoles s’affrontent. A Mach 2 avec une bonne giclée, ça passe. Ccontre la falaise, le bateau plaquée, la pagaie dans une seule main, on baigne
Le rapide quasi obligatoire en fin de gorge……. on porte. 3 mètres de portage, 1h d’effort
Enfin, la gorge s’ouvre, la rivière devient moins hostile, le moral remonte
Le rapide qui suit, …….. on baigne. Le morale rebaisse
Le grosse grille finale …….. on fait quoi ? on passe, on porte
Le seuil en entrée III. On passe, on porte où on baigne
Le III qui suit, on passe, on baigne.

Bilan de la descente : 2h de portage, 2h de kayak tremblotant, des ampoules au pied pour tout le monde, des démissions en cascade, des bateaux à vendre…  . Une illustration en somme de la notion de plaisir différé. Après qques jours de recul, assurément un parcours à refaire. Le cadre est somptueux, les rapides sains … et tout se porte

Participants : Aurélien, Benoit, Jérôme ,Jean Paul (ext.), David ( ext), Frédo (ext.), et Marc le samedi

Categories: Eau Vive

Sortie la Romanche du 01 Juillet 2012

C’est lors de la première journée de pluie depuis des lustres que 6 irréductibles lyonnais décidèrent de braver la route pour se rendre à la Grave dans les hautes Alpes.

Participants : Benoit, Aurélien, Alessandra (la seule fille du groupe), Alexeï, Paul et Nicolas Re.

La route se fit sous la pluie de Lyon à la Grave avec il faut le dire une très légère éclaircie au niveau du barrage du Chambon !!

Le niveau de l’eau est assez haut logique au vu de la chaleur des derniers jours.
L’eau est grise d’où une certaine difficulté à voir les cailloux ce qui valut un certain nombre de frayeurs.

Après un repas frugal dans les voitures au son de la pluie continue sur le toit, tous décidèrent de ne pas se lancer à froid dans la partie classée V dès l’embarquement.

Le début du P1 fut assez mouvementé avec des trous, des vagues et des cailloux.
Arrivé au rapide des Fréaux, un repérage s’impose : parmi les 6 participants, 4 courageux et 2 lâches (dont je tairais les noms mais il y a toujours le même avec son detox rouge et une étrangère dont le pays perdit une certaine finale le soir même !!).

Le rapide fut passé sans encombre pour Paul, un petit esquimau à la toute fin pour Aurélien (forcément, il arrive dans le portefeuille sans vitesse, quelle idée !!). Alexeï quant à lui passe tout et baigne dans le contre- courant où il voulait s’arrêter … Puis après une longue, très longue hésitation, Benoit décide de le passer. Ce qui l’a décidé : Alexeï qui lui dit ‘ : «Moi, j’y vais !!».

Tout le monde réembarque et la fin de la rivière, en tout cas vu de la route, paraissait plus calme, quelques trous par-ci par-là, débarquement au niveau du barrage.

Fin de la navette, pause boisson dans un bar de Bourg d’Oisans . Retour sur Lyon vers 17h30

Ouf assez tôt pour qu’Alessandra puisse voir le match de foot qui comme chacun sait aura vu la domination de l’Espagne.

Nicolas Renvoisé

Categories: Eau Vive

CR Biaysse & Guil – we du 23.24 Juin 2012

La Biaysse

Elle se jette dans la Durance en rive droite , qques km en aval du bassin de l’Argentière. Pour la rejoindre, il faut monter en direction de Fressinnière et poursuivre jusqu’au fond de la vallée

départ : Le parking de Dormiouse / pont de l’Oule, fin-fond de la vallée.

arrivée : 7/8 km en aval,  au niveau du gros passage V visible de la route

distance : 8 km / durée ~ 4h

niveau d’eau : normal +

difficulté : IV(5)

Les risques de « soleil » dans les premiers mètres après l’embarquement ont été jugés trop important par la majorité de l’équipe. Nous avons donc portés les 3 petits seuils du départ. Le 1er étant le plus problématique. Tu y arrives avec une vitesse = 0 et tout l’habilité du kayakiste consiste dans le même mouvement à envoyer la pointe de son bateau à gauche et à mettre sa jupe.

Le 1er IV arrive au bout de 5′, après qques centaines de mètres de classe II.  Il surprit notre esquimauteuse en chef, la seule de l’équipe à ne pas connaître le parcours. On allait qd même pas tout lui dire non plus. Toujours aussi inoxydable, elle sortit 2 esquimau en 20 m … et le rapide n’avait pas vraiment commencé.

L’autre incertitude qui titille le kayakiste dans le premier tier du parcours, est de pouvoir s’arrêter avant la « casse tibia » ou vélodrome. Un V qui se présente sous la forme d’un 1er virage d’ ~ 240 ° avec un rayon de courbe de 1m15, suivi d’un petit dégeuloire qui se conclut par un virage, normal celui là 90° , un stop à gauche pour ceux qui peuvent, puis on repart pour le second S, à prendre extérieur toute, sous peine de se casser les tibia (un peu excessif comme conséquence)

Ce rapide est bien sur précédé de 400 de petits seuils entre des blocs sans visibilité, de S, de chicanes … qui se ressemblent tous.  La stratégie pour être sur de s’arrêter à temps, est donc d’enfiler le rapide en file indienne, à 10 m les uns des autres, en disant « c’est pas là, c’est pas là ». Puis si détour d’un S, on découvre ces potes arrêtés à l’arrache dans un micro contre, à moitié en cravate ou en marche arrière, alors là, pas de sentiment, il faut foncer dans le tas et venir grossir la pile de kayaks enchevétrés. Ça marche à chaque fois.  On porte l’entrée du rapide pour rembarquer pour le dernier S.

Le reste du parcours reste globalement du bon IV (4+) entrecoupé de qques tronçons en III.  Les rapides sont assez longs et la présence d’arbre en pimente quelques uns.  2 ou 3 autres rapides méritent d’y jeter un petit coup d’oeil mais pas forcément d’y poser une sécu.

Le cadre est magnifique, la navigation se fait au milieu des sapins et des cascades dégoulinent régulièrement des sommets enneigés. Autre avantage, la route suit tout le long, ce qui permet de débarquer au moindre doute ou de terminer à 3 une rivière commencée à 4

Le Guil ( partie basse)

départ : sous le triple chute

arrivée : Maison du Roy

distance : 8 km / durée ~ 2h

échelle : 60 cm, bon

difficulté : III / IV

Martin était très énervé ce matin. Il faisait un soleil radieux, une eau bleu turquoise et le groupe ne voulait pas faire les Combes de Chateau Queyras ni celle de l’Ange Gardien. Qu’à cela ne tienne, il trouva avec 2 gars au départ, fit la trace et 1h30 plus tard, on le retrouva à la Triple après une démonstration au Millénium.

2 écoles s’affrontent sur ce passage. Serrer à mort l’intérieur du virage pour éviter de se faire retourner comme une crêpe par le gros bourrelet ou foncer sur le-dit bourrelet en lançant une circulaire à l’opposée du virage, à l’encontre de la plus élémentaire logique,  et compter sur le mouvement d’eau pour prendre le virage. Ca marche mais certainement kayakiste-dépendant comme manoeuvre.

Pour nous autres, embarquement en aval de la Triple. Pas de grosses surprises sur la suite, des rapides assez puissants avec ce niveau et les sinus rincés en permanence. Le mini gyr a demandé un petit repérage. Bien venu d’ailleurs car le seuil d’entrée ramonait à mort si on prenait la passe naturelle.

Au final, un pur we de kayak – météo et niveau extra –  malgré un bilan carbone peu favorable (700 bornes de bagnole / 15 bornes de kayak 
 
 
Participants : Pascal ( extérieur), Martin ( extérieur), Alessandra (forcément), Jérôme 

Categories: Eau Vive

Rassemblement des 1000 pagaies de Seix – Ascension 2012

Par Marc
Ainsi donc pendant que 17 courageux d’entre vous se pelaient littéralement dans les Alpes en camping, d’autres moins courageux mais ayant accepter le principe de tailler la route, ralliaient le rassemblement des 1000 pagaies à Seix ( Ariège pour ceux qui l’ignorent).
Aurélie et moi partîmes ( j’ai réussi à caser un passer simple) donc le mercredi midi, direction Toulouse où nous squattames chez Damien ( adepte du C1 même dans du lourd). Petite soirée à 3, toute tranquille, je trouve néanmoins le moyen de prendre une petite mine ( sans doute le stress).
jeudi :
l’Alet

Petite mise en route sous grand soleil, et retrouvaille sur la grand place de Seix, des béarnais Laurent X et Bob Joimo plus ce déserteur de Sylvain Chabrut ( ça va se payer un peu plus tard) direction l’Alet et mauvaise surprise, le niveau d’eau est bas. Ca se navigue quand même, on embarque. ça y est, nous sommes dans les rapides, le groupe enchaine à vue et sans difficulté, jusqu’à ce mauvais pavé au milieu du passage qui envoie Sylvain dans le drossage, tentative d’esquimo, brasse coulée, vidage de bateau ( je l’avais dit que ça se paierait). Aurélie ne dit rien, mais jubile intérieurement et oui elle connaissait la riviére…assez d’émotion pour la journée, direction le camping et ses sanitaires insalubres et glaciaux !!!
mais non, que nenni, mon gentil tonton, je te fais une bise, nous a laissé l’usage de sa petite bergerie entierement refait en mini gite pour la famille et proches, donc nous. Pour le plaisir, on allume le poele bois et l’apéro peut commencer…et quand les basques partent se coucher, ils geulent qu’il fait trop chaud.
vendredi :
Haut Salat
Nous sommes rejoins par un toulousain Xavier, qui connait le haut Salat comme sa braguette, j’essaye de convaincre Aurélie d’embarquer,vu que le niveau d’eau sur l’Alet hier était bas, elle refuse !!! et bien lui en a pris. sans être en crue, il y a gras d’eau, ça enchaine, ça court et merci à Xavier pour l’ouverture, à quelques esquimo prés et de l’apné pour Sylvain, ça va globalemnt bien jusqu’à….tiens notre ouvreur s’est arrété, a débarqué et revient nous voir : là, il y a un passage un peu pourri, dommage pour les coudes, mais bon je le passe tous les ans, la majorité decide de porter ( BOB se rappelle qu’il a déjà mal à un bras….) et Xavier m’interpelle : hé! Marc, tu y vas ? réponse : ben, si tu me dis que ça passe….j’aurais du aller voir quand même avant d’y aller, résultat mon bateau et ma pagaie ont continué sans moi, même si finalement Xavier et Bob ont tout récupéré. Suite de nav, sans soucis mais tjs soutenu avec escorte de hot dog à partir du pont de la taule. le soleil n’est plus de la partie, mais il ne fait pas froid.petite dinnette puis on redescend assister au concert ( cool, il y a des tireuses à biére)
Samedi
l’Alet
Damien et Xavier sont repartis, arrivée de Dominique et sa petite family, et du coup presque rien…on refait l’Alet, le niveau d’eau est monté, les rapides sont moins encombrés, Sylvain manque de se reprendre une bache au même endroit, bref c’est trop bon.. il nous fallait un squech, Aurélie se dévoue, vise en endroit sans courant, sans rocher, bref une flaque et se retourne !!! le reste de la nav se termine tranquillou mais maintenant, il caille !
Pause casse croute sur la grand place de Seix, ( kebab, frite et biére) et on repart pour le Garbet ( gorges) Sylvain faisant l’impasse.
bon, comment décrire le Garbet, 2 façons :
-une chasse d’eau de 500 m
-la triple chute sur la longueur des combes de chateau Queyras.
c’est court, mais en apné, c’est long….tout le monde arrive indemne au bout du parcours, et Dominique de dire : quand à e^tre mouiller, on le refait !!! je passe mon tour.
deuxiéme passage, Dominique se boite, s’esquinte une épaule, et remonte miraculeusement sur un bateau qui passait par là, sa pagaie étant partie se promener, Laurentx, se boite, se démonte la main, remonte sur les cailloux avant de ramper en bateau pour récupérer sa pagaie. Il pleut, il fait froid, on se rentre.
Apéro, diner, bien au chaud à 9 chez le tonton, ça devient serré…dimanche, il fait moche, Aurélie et moi decidons de ne pas naviguer et donc de se rapatrier doucement. Les adieux sont déchirants, mais promis, juré on reste en contact et on remet ça.
Marc

Categories: Eau Vive

CR rivières du Briançonnais – Ascension 2012

Jeudi 17/05

La Haute Bonne

Départ : Le pont type « route de Madison » en aval d’Entraigue

Arrivée : Pont du Prêtre

Distance : ~ 5 km

Difficulté :, niveau sympa, classe II(3)

Echelle :  ~70

 

Première sortie rivière pour Lucie, Julien et Vincent. Quelques petites conseils au niveau de l’équipement puis rendez vous sur la plage pour des info générales et une analyse fine de la situation

–          Vous voyez l’arbre ?

–          Oui (en chœur)

–          Et ben, après le caillou, vous orientez la pointe du bateau et vous vous foncez à gauche

–          Euh, non. On va se payer l’arbre

–          Vincent, qu’est ce que t’y connais en rivière, je te dis que tu as largement le temps de tourner avant

–          (silence) ……euh, non

Lucie dans l’arbre, Vincent dans l’arbre, Julien, oui, c’est bon, ca va le faire …..dans l’arbre. Le parcours est très ouvert, la rivière courant dans un lit de gravier.

Le dernier km est plus engorgé, la rivière s’accélère en aval du barrage (portage). Sébastien et Nicolas s’emmêlèrent les pinceaux dans un contre. On repêcha Sébastien au milieu des branches, la pointe de son kayak dépassant de 40 cm.

Au débarquement, Ben lança «  Allez, on se passe l’étroit et on débarque après ». Alessandra, lancée comme un char Patton dans le désert d’El Alamein, fut à 2 doigts d’écraser Christelle en train d’esquimauter contre la falaise en sortie du seuil. En vain, puisqu’elle repiqua une petite tête 10 m plus loin dans le S marmiteux de sortie. Rejoins par d’autres d’ailleurs

Pendant ce temps, notre ami Aurélien délaissa la partie haute pour la basse avec des kayakistes rencontrés au départ. Tout fut sous contrôle jusqu’à l’Ex.. Qu’il tenta. Soleil, puis tentative, puis tentative ………puis brasse tout seul pendant 3 bornes à la poursuite du kayak, pendant que le reste de sa bande glandouillait au portage

Trop tard pour la Malsanne,  on fonce vers le camping de Prelle et ses douches chauffées.

Vendredi 18/05
Le Gyr

Départ : Le pont 4 km en amont de Valouise

Arrivée : Valouise

Distance : 4 km

Difficulté : niveau bas, classe III (3+) sans discontinu

Toujours un peu de tension au départ masquée par les watts du camion poussés à fond dans une ambiance « année 80 ».

Cela n’a pas suffit à réveiller notre Nicolas. Il ne vit pas le Séquoia qui barrait les ¾ de la rivière et que tout le monde avait repéré depuis 200 m, voir pendant la navette. Un aboiement depuis le contre le sortit de sa torpeur. Forcément, il n’y avait aucune raison qu’il remarque l’Epicéa un peu plus bas. Plus discret mais plus vicieux.

Une sombre histoire d’adrénaline qui réduirait son champ de vision parait-il ou un trop plein d’information à traiter m’expliquait-il, pendant que je contemplais dépité son épave, qui qques minutes auparavant faisait encore office d’insubmersible. Le bateau fut récupéré, amputé de 30 cm. Pas d’amputation pour Sébastien mais un retournement de pouce.

La Durance

Départ : l’Argentière

Arrivée : St Crépin

Distance : ~ 10 km

Difficulté : niveau normal, classe II

Idéal pour se remettre en confiance. Sauf pour Alessandra qui a bien failli prendre son 1er bain avec le club. Dans un contre.  1er tentative ratée, 2ième toujours ratée, 3ième encore raté. Là avec Ben, on y a vraiment cru, on se voyait déjà en train de commander les bières. D’autant que le bateau renversé commençait à s’agiter de manière désordonné. Dans un ultime sursaut, elle remet ça…… réussit à l’arrache.  Elle sort en rage, « Putain, fait chier ces pagaies ergo, on n’arrive pas à esquimauter avec ». Elle se précipite sur moi,  m’arrache ma pagaie normale, me refourgue la sienne avec laquelle je manque de faire une fausse pale, se jette à l’eau, esquimaute. Nickel. Grrrrrr !!! On l’aura un jour.

On passera sous silence le débat politico-éducatif initié par un Ben autour minuit avec 2 grammes dans chaque œil. Autour du déterminisme social, du bonheur qui se situe à  4000€ / mois (source FHM février 2012), haranguant le trésorier pour qu’il fasse des chèques à tous ceux englués sous le seuil du bonheur…

Samedi 19/05

Camping 8°, Briançon 7°, on remonte la Clarée, 6° … et Denis qui n’arrête pas de nous bassiner  depuis le matin « on sera mieux sur l’eau, on sera mieux sur l’eau »

Arrivée au départ, on sort des bagnoles surchauffées, capuche sur la tête, dos au vent. La neige 300 m au dessus,  le brouillard se distribuant de façon isotrope autour de nous (voir Nicolas pour l’origine latine). Eddy «  Bon, on embarque ou ? ». Les 16 autres, l’œil torve, le regard hostile « T’es sur ? ». « Bon OK (soupir)». On se rabat sur le Fontenil

Durance : Parcours du Fontenil (les gorges dans Briançon)

Départ : Barrage du Fontenil en amont de la Citadelle

Arrivée : En aval de Briançon, confluence avec la Guisanne

Distance : ~ 5 km

Difficulté : classe III (3+)

Il a fallu se faire un peu violence pour se changer mais au final, un régal. Pas de difficulté particulière, ca tournicote juste ce qu’il faut dans les gorges.

1/2 heure après, on récupère Vincent et Julien à la sortie des gorges, Lucie ayant un peu de mal à quitter sa doudoune pour une combinaison néoprène trempée. On enquille jusqu’au camping dans le train de vagues. Un membre éminent du club, jamais battu au suffrage universel, se fit surprendre par un arbre dans un gros passage I. Obnubilé à pousser un bateau sur le bord. Et deux bateaux à la dérive au lieu d’un.

16h au camping, qu’est ce qu’on fait ?

Un groupe culturel s’orienta vers les boutiques de Briançon, un autre vers SND pour les promo kayak et un dernier vers les Gorges de Prelles

Durance : Gorges de Prelle

Départ : Sous le barrage de Prelles

Arrivée : Argentière

Distance : ~ 8 km

Difficulté : classe III/IV + 1 infran à porter

Echelle : 50, parfait

16h45, un silence de cathédrale régnait à l’embarquement.  Denis et Aurélien ouvraient 200 m devant, guettant le moindre frémissement susceptible de ressembler à un infran. Le reste de la troupe suivant à bonne distance. Tout se fait à vu et sans trop de stress mais un certain soulagement accueillit la troupe une fois l’infran repéré (le stop est très facile avec ce niveau d’eau, du II dans les 300 qui précéde).

En aval du portage, 4 ou 5 passages requièrent un peu plus d’attention. Il s’agit de bonne grilles en III/ IV, de seuils francs, de rouleaux où il est recommandé Christelle de giter vers l’aval quand on se retrouve en travers, de S où il est recommandé Christelle de pagayer pour éviter les bordures. Mais toujours avec des bons gros stops permettant de tronçonner la difficulté ou de repérer la trajectoire.

Nous avons porté un dernier seuil à l’entrée de la gorge finale où se trouve la via ferrata. Il ramone pas mal et il était 19h. En définitive, 2h15 de navigation très agréable, un parcours qui gagne à être connu et accessible à pas mal de monde avec ce niveau

On retrouva Ben et son pote de l’arbre du matin, avachit dans le camion,  enroulé dans une pauv couette récupérée chez les Emmaüs du coin, en train de finir leur nuit précédente

 

Dimanche 20

Haute Guisanne

Départ : le Cassé

Arrivée : le parking de l’UCPA

Distance : ~ 10 Km

Difficulté : II / III

On n’a pas trainé, il est à 2 doigts de gréler ….. et toujour le « on sera mieux sur l’eau » dans les oreilles. Le repérage des Guibert est expédié en 30 secondes. Bien sur dans ces conditions,  il se trouve toujours 2 ou 3 farceurs ou  farceuses pour se prélasser dans l’eau mais il se trouve aussi toujours un Eddy pour licher son 25ieme bateau du we et le ramener au bord.

Basse Guisanne

Départ : le parking de l’UCPA

Arrivée : Briançon

Distance : ~ 10 Km

Difficulté : bon niveau d’eau, IV / IV+

 

– Alessandra « Jérôme, je peux venir ?»

– Moi particulièrement bien luné depuis le matin « Tu fais comme tu veux »

– On peut porter les gros rapides ?

– Non. Marion, la descente c’est 1h ou  5h. Allez feu

Bien sur Alessandra enchaina. Arrivée au panneau, « 400 m dangers »,

–          Alessandra : « c’est quoi ce panneau ? »

–          « C’est rien , c’est pour les pécheurs ». Puis plus pédagogique, « Ici, c’est soit on regarde et alors on porte, soit on regarde pas. C’est à 2 m de la berge droite »

Bien sur, Alessandra  enchaina…… en plein milieu. Puis 7 m plus bas

–          « C’est quoi ça !! Salaud, je vous maudis jusqu’à la 7ieme génération » gueula t’elle à l’arrivée, le sourire jusqu’aux oreilles

 

Le 1er rapide est interminable. Alessandra, de la buée plein les lunettes se guidait au seul point rouge qui dansait devant ses yeux. Le casque de Denis. « On a fait le plus dur » lui dit-il au 1er stop au bout de 1.5 km « ……… mais ca ne veut pas dire que la suite soit moins dure ». « Salaud !!! »

Tout le monde n’a pas de des réactions aussi épidermiques. Aurélien placide « il suffit de rester au milieu », Mathieu détaché « Ah cette fois, j’ai pas fait d’appui ». Tandis que nous avec le Ben, à chaque reprise, on partait à l’assaut, on montait sur le ring, c’était Kinshasa 1974, le combat du siècle, Ali vs Foreman, pressait d’en découdre …… ou d’en finir.

Le second gros passage, se présente sous la forme d’un bon seuil dans un virage, à sauter à droite incidente droite. Puis ensuite se barrer à fond à gauche pour sauter une barre de moins en moins violente à mesure qu’on se rapproche de la rive opposée, puis revenir direct au milieu se faire brasser pendant encore qques dizaines de mètres et enfin souffler en voyant la passerelle qui marque la fin des hostilités.

On a du faire une petite dizaine de stops dans la descente, surpris par un bon niveau d’eau. Rincé, content, soulagé, seul Eddy semblait un peu déçu de sa descente, il n’avait pas eu à licher le moindre bateau.

Un we toujours sympathique même si un peu frisquet avec pas mal de nouvelles têtes et où tout le monde semble y avoir trouvé son compte

Participants : Marion, Mathieu, Annabelle, Eddy, Christelle, Vincent, Alessandra, Benoit, Denis, Nicolas G, Lucie, Julien, Jean Yves, Aurélien, Sébastien, Anja, Jérôme

Categories: Actualité Eau Vive