Auteur/autrice : Stéphane Miolane

Randonnée Agay – 14 au 18 mai 2016

Participants : François, Jacques, Cyril, Max, Patrick, Spooky, Claude, Pierre, et Anne-Lise

1er jour : Agay – le Dramont

Rendez-vous au CKDM de bonne heure (7h du matin !), le camion ayant déjà été chargé la veille ; nous avons failli partir sans un retardataire, finalement nous serons bien 7 pour l’aller jusqu’à Agay. Petit détour touristique par les routes de campagne de St Raphaël, la faute au GPS, c’est joli mais un peu juste pour croiser des véhicules avec notre grosse remorque !
Arrivée à Agay et installation rapide des tentes, pique-nique tiré des sacs, puis c’est parti pour la 1ère expérience en mer pour plusieurs d’entre nous, direction le Dramont. Un peu de houle, pas beaucoup mais ça impressionne quand même au début. Tour de l’île d’or, nous cherchons Tintin sur l’île noire mais personne. Retour tranquille, pas impressionnés, nous sommes même en forme pour quelques récupérations pour s’entraîner dans la baie. C’est un peu moins froid qu’au Grand large, mais pas de beaucoup (entre 17 et 19° selon les estimations à la main ou au thermomètre pour le bain de bébé).
Ciel orageux et petite averse, le tarpaulin est monté en vitesse, ouf les tentes étaient déjà montées ! La pluie cesse, nous commençons à cuisiner. Claude et Pierre nous rejoignent avec leur petite caravane après un périple hors autoroute par les Alpes. Chacun sort ses spécialités, le whiskey de Jura (l’île en Ecosse, et non pas du Jura, le département) aura beaucoup de succès et ne survivra pas à la soirée ; même sort pour les cannelés.
Le repas est suivi par un concert du capitaine à la guitare, les autres chantent (enfin, ceux qui étaient déjà nés quand les chansons en question étaient populaires) ou demandent des bis. (Les voisins peut-être pas, mais on ne leur a pas demandé leur avis, et puis nous sommes de toute façon le groupe le plus nombreux du camping !) Retour au calme tout de même pour respecter le sommeil des autres et nous reposer nous aussi pour être en forme le lendemain.

2ème jour : Agay –cap Roux
Embarquement matinal cette fois vers l’est pour admirer le massif de l’Estérel depuis les flots. Premières traversées de passes à cailloux, le casque bien rivé sur la tête au cas où, mais il n’y aura pas de dessalage heureusement. Il fait beau, il fait chaud, certains se rafraichissent donc en baignant à l’embarquement ou au débarquement (de là à penser que ce n’était pas volontaire, nous n’oserons pas le dire…). Nous dépassons l’île des vieilles pour aller pique-niquer sur une plage dans une belle crique, même si la vue est un peu gâchée par les voiliers qui viennent mouiller en plein milieu, zut !
Retour tranquille au club, il n’est pas tard et certains ont encore des forces pour pagayer (ceux qui n’en avaient plus essayent de l’oublier et de suivre malgré tout). La troupe part donc valeureusement explorer la fougueuse rivière d’Agay (bon, en réalité, du classe 1 sans autre danger que les bateaux de plongeurs rentrant aux clubs…). Changement de décor complet mais les rives ont leur charme, c’est paisible et très vert, belle balade pour conclure cette seconde journée.
Retour au camping. La voisine américaine qui a entendu François jouer vient le rejoindre pour un bœuf guitare-mandoline, c’est assez original mais très sympathique. Popote, vaisselle, discussions puis au lit !

3ème jour : Miramar- Théoule
Afin de changer un peu d’horizons (navigation vers l’ouest et vers l’est d’Agay déjà effectuées), nous prenons le camion pour aller un peu plus loin, direction Miramar et son parking tout indiqué pour y déposer le camion et la remorque. Nous partons à la recherche de l’arche et de la grotte promises par François. Nous passerons bien sous l’arche, pas contre la grotte n’est guère accessible à cause de la houle et des vagues qui rendraient les tentatives de visite un peu trop périlleuses. Le soleil est toujours au rendez-vous, les naturistes fidèles au poste sur leur plage également, nous pousserons donc jusqu’à la plage suivante pour notre pause repas. Les deux malheureux baigneurs qui pensaient être tranquilles se sont vite rendus compte de leur méprise…
Plage bien ventée, il fait presque frais malgré le soleil. Nous réembarquons pour explorer un peu la baie, slalomant entre les luxueux yachts et distinguant au loin les gros paquebots de croisière amarrés à Cannes pour le festival… Peu importe, pas de jalousie, nous sommes trop bien dans nos kayaks à explorer les coins et recoins, jouer dans les passes à cailloux, et repasser sous l’arche qui ne nous fait même plus peur au retour. Nous observons au passage les étranges constructions sur les collines (une villa digne des barbapapa est particulièrement remarquée). Retour sans encombres jusqu’au camion, puis jusqu’à notre lieu de villégiature. La plus jeune de la troupe essaie en vain de convaincre les autres de se laisser tenter par des jeux de carte, et finira par négocier une partie contre un récital à la guitare… Bref, soirée ordinaire pour cette dernière nuit à Agay avant de migrer au petit matin.

4ème jour : Ramatuelle- Cap Camarat
Nous avions la veille laissé les kayaks chargés sur la remorque pour pouvoir repartir sans tarder en direction de St-Tropez. Ce n’est pas encore l’été mais nous n’échapperons pas à un énorme bouchon qui nous fera perdre deux bonnes heures… Enfin arrivés à Ramatuelle, nous découvrons ébahis le camping 3 étoiles (au moins), digne du club med, avec ses palmiers, hibiscus, huttes façon Koh Lanta et j’en passe. Nous faisons un peu tâche avec notre camion et remorque, mais qu’importe ! Repas rapide avant de prendre la mer.
Nous faisons cap vers les 3 caps, dépassons le premier – Cap Camarat- sans affoler les gardiens du phare. Il faut dire qu’après trois jours de navigations, nous sommes presque des kayakistes de mer expérimentés… (enfin, c’est ce que l’on se dit). L’eau est bleu turquoise, les roches de la côte magnifiques, le sculpteur a bien travaillé ! Nous faisons des détours dans les petites calanques et autour des rochers que nous croisons jusqu’à apercevoir le cap Taillat.
Demi-tour pour repartir vers notre camping de luxe. Au passage, nous faisons une pause dans une zone de jolies petites vagues bien formées pour faire une séance d’initiation au surf. Le capitaine explique et fait la démonstration, les autres suivent timidement au début. Quelques dessalages de kayakistes surpris par les vagues et ne maitrisant pas encore bien la gîte refroidiront quelques-uns des participants. Une pagayeuse en redemande encore et encore, mais il est l’heure de rentrer. Tiens, une autre vague encore plus jolie, il serait bête de rater ça ! Le capitaine y va, la pagayeuse suit, surfe, tourne, et se fait retourner comme un crêpe… sans rancune, et sans surprise, c’est ça de s’aventurer dans la cour des grands !
Nous connaitrons quelques difficultés inattendues au retour… la plage est tellement longue et les campings tellement nombreux que nous avons du mal à retrouver le nôtre ; mal orientés par un badaud, nous irons trop loin avant de faire demi-tour et de demander une nouvelle fois notre route à une charmante locale qui nous dit de reprendre la route en arrière… à non madame, nous c’est sur la mer qu’on se déplace ! Nous finirons par reconnaître les grands palmiers qui marquent notre camping- mais si, là, les 2 grands qui dépassent ! Ouf, retour à bon port, bien fatigués mais contents de cette belle expédition, ça valait le coup d’affronter les bouchons de St Trop !
Dernière épreuve de la journée : monter la tente dans les graviers presque aussi dur que du béton – et oui, c’est un camping de luxe pour camping-cars, par pour les pouilleux qui dorment sous tente !Lla seule pagayeuse qui reste (après le départ de Claude et Pierre qui retournent profiter du calme d’Agay) a bien du mal à planter ses sardines sous les regards narquois des autres pagayeurs (enfin, sauf celui qui finira carrément par jeter l’éponge pour dormir dans le camion).

5ème jour : l’Escalet – Cap Taillat
Nous profitons encore de quelques heures de navigations avant le retour sur Lyon, cette fois depuis la plage de l’Escalet. L’eau turquoise est toujours aussi limpide, la côte aux rochers découpés aussi belle, c’est une magnifique balade pour conclure le séjour. Nous contournons le cap Taillat puis débarquons pour admirer le paysage. Rencontre fortuite avec des randonneurs qui sont aussi kayakistes, le monde est petit ! Portage miniature puis nous réembarquons pour rentrer, déjà… ces 5 jours sont passés bien vite ! Une dernière pause sur la plage face à St Trop pour le casse-croute, et c’est reparti pour des heures d’autoroute ; plus on remonte au nord et moins il y a de soleil… Quelques bouchons sur la rocade pour nous ramener à la réalité, et un orage en arrivant au club pour couronner le tout ! Dur retour à la réalité décidément, on serait bien restés plus longtemps dans le sud…
Ce fut un bien beau séjour, la découverte du kayak en mer fut un plaisir pour ceux qui n’avaient encore jamais testé, et les autres ont bien profité du soleil, de la petite houle et de la bonne ambiance du groupe. Peu de bains involontaires, l’essentiel des récupérations étaient voulues (et plus ou moins efficaces, mais celles dans les vagues furent d’une efficacité fulgurante !) Les moins expérimentés ont pu goûter aux balades prolongées, chercher leur rythme et style de pagayage, et profiter des conseils des plus expérimentés. C’est à refaire, d’ailleurs tous les nouveaux ont déjà réservé leur place pour le séjour mer de l’an prochain

l’album photo :

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CR randonnée kayak – gorges de l’Ardèche 2-3 avril 2016

WE gorges de l’Ardèche 2-3 avril 2016

Participants : Moran, Blaise + 2 amis, Cyril, Gery, Monica, Jean Sylvain, Lucile, Max, Roland, Spooky, et Anne-Lise (rédactrice du CR après désistement général)

C’est une troupe hétéroclite mais enjouée qui se retrouve au CKDM de bon matin pour cette excursion : rivièreux et randonneurs, novices et experts sont au rendez-vous. Une fois le Old Town (superbe canoë canadien), le kayak double et les kayaks de mer chargés sur la remorque, l’équipage prend la route pour Saint-Martin-d’Ardèche, afin d’y laisser une voiture pour faire la navette et d’y retrouver deux amis de Blaise qui aideront à encadrer les débutants. Le camion plein à ras bord, nous prenons la jolie route touristique qui surplombe les gorges de l’Ardèche que nous allons explorer depuis les flots.
Nous pique-niquons tout en regardant les céistes descendre la glissière sous le pont qui surplombe la rivière. Le chargement des k-mers terminé (mais comment tout faire tenir ? il en faut des affaires pour un week-end, et des sacs étanches pour tout faire tenir en prévision d’éventuels bains !), tout le monde embarque sans encombres. C’est parti pour la 1ère moitié de la descente jusqu’au bivouac !

Il y a plus d’eau qu’en été (heureusement !), ce qui lisse certaines difficultés mais en cache d’autres. Les débutants sont un peu impressionnés au début par les remous de la rivière, les experts semblant eux trouver tout ceci bien facile. La première difficulté potentielle approche avec le rapide du Charlemagne ; malheureusement pour Max, un choc frontal avec un rocher fera un beau trou (découvert quelques heures plus tard) à l’avant de son kayak… C’est décidé, le rapide du Charlemagne a donc un nouveau nom : le Charlemax 😉 ! Anne-Lise qui le suivait finira échouée sur ledit rocher avant d’être remise à l’eau par Blaise.
Sans plus tarder, nous arrivons à l’arche, tant attendue par Moran – qui pouvait rentrer chez lui maintenant qu’il l’avait enfin vue, mais qui finira la descente avec nous tout de même. La navigation se poursuit, le temps est un peu gris mais nous échappons à la pluie. Tous sont surpris par le nombre de débarcadères pour les touristes – on imagine l’autoroute que c’est en été ! Nous profitons d’être seuls sur l’eau pour admirer la beauté des paysages, qui défilent bien vite – nous voilà déjà arrivés au bivouac du Gournier !
Il semblerait que Moran avait réservé le bivouac complet pour nous – pas un chat à la ronde ! Tant mieux, nous pouvons dormir dans les marabouts qui viennent d’être montés en prévision de la saison, et donc échapper au montage de tente sous la pluie. En attendant l’heure du repas, Blaise organise une partie de Mölkky. Roland bat tout le monde à plates coutures ! Les filles quant à elles sont en compétition pour le score le plus médiocre (l’essentiel c’est de participer, n’est-ce pas ?).
Les gars construisent un feu de camp, mais sur le barbecue – allez comprendre ! Nous nous régalons d’un délicieux plat de saucisses lentilles préparées par le chef cuistot à l’avance. Certains se réchauffent près du feu, tandis que d’autres jouent à un jeu bizarre (Bazar bizarre, plus précisément), puis tentent de prendre leur revanche face à Roland au tarot : peine perdue, il écrase encore plus la concurrence ! Les campeurs se répartissent dans les différents marabouts pour une nuit plus ou moins longue et confortable selon le confort du couchage amené.
Le temps est toujours bien gris le lendemain au réveil. Le temps de tout remettre dans le kayak, et nous voilà repartis pour la 2ème portion de la descente. Malheureusement pour elles, deux pagayeuses se feront avoir par un drossage dans un des premiers rapides après le bivouac… bains dans l’eau qui reste fraîche, et surtout sans le soleil pour se réchauffer après. Blaise et J-S sont apparemment jaloux et se mettent volontairement à l’eau en sautant d’un surplomb… ils sont fous ces rivièreux !
La descente se poursuit dans une ambiance beaucoup plus humide, la pluie ayant commencé à tomber… Accompagnée d’un vent de face, elle rend la progression dans la dernière ligne droite plus pénible, et aura raison des dernières forces d’une des pagayeuses trempée et frigorifiée, remorquée sur la fin par l’aimable organisateur du week-end.
Blaise qui aime vraiment l’eau froide y retourne en testant trop fortement les limites de la gîte d’un K2… Pas découragé, il tente avec J-S un esquimautage en K2 en fin de parcours, vainement même si la motivation y était. L’arrivée est déjà là (ou plutôt « enfin » pour certains !). Le petit groupe parti en éclaireur est déjà en train de faire la navette, tandis que le reste de la troupe se change à l’abri. Les habits secs sont bien appréciés ! Les kayaks sont rechargés sur la remorque, pour le retour au CKDM où nous retrouvons le groupe de kayakistes qui étaient pour leur part sur le Chéran et n’ont pas eu droit à la pluie battante de face, eux ! Descendre l’Ardèche hors saison a un prix, mais la bonne ambiance aura permis à tous de bien profiter de cette sortie.

l’album photo :

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Categories: Vie du club

Compte rendu – sortie rivière Le Chéran du 03.04.16

Participants : CF, AA, JG, FG, RJ, FM et LM, NH, BV, ED, GB et enfin NG.

Première sortie de l’année et embarquement aux aurores (07h30, pour respecter le timing serré sous l’œil vigilant du grand Fred G), avec un groupe d’une dizaine de kayakistes disciplinés.
Première sortie également en eaux-vives pour Laurence M, qui abandonne (définitivement ?) la pratique du kayak en eau salée !
Pas trop de retard pour la route malgré la récupération d’un stoppeur kayakiste, les retrouvailles du groupe arrivé par ses propres moyens, l’achat de denrées alimentaires pour les moins prévoyants. Fred G, heureux de respecter le timing, nous offre, reconnaissant, un pain au chocolat pour débuter l’aventure.
La météo est douce (environ 12°), le ciel est couvert et sans précipitations et le restera. (Toujours mieux que la pluie se déversant au même moment dans la vallée du Rhône).
Première navigation de la journée :
Bas Chéran, Difficulté: II (3), E1, Longueur 10 km, Débit : 11 m3/s
L’embarquement se situe sous un seuil un peu chaotique dans les gorges qui fera bien sûr l’objet d’un franchissement par les plus audacieux, permettant une belle démonstration de maitrise, de technique et même d’esquimautage pour un aventuriers (dans un drossage) !
Le groupe embarque ensuite et débute sa descente dans des gorges imposantes, dignes d’un paysage de légende arthurienne.
Nicolas G débute son safari photo (environ 3000 clichés) probablement destinés à l’exportation car personne n’en a vu un seul !
Premier passage délicat et premier bain qui ne compte pas (réembarquement à moins d’1m du chavirage), ce qui ne sera pas le cas du bain du deuxième passage, homologué celui-là !
Cependant, l’anonymat de la personne concernée sera conservé car, comme le mentionne Raphael G : « c’est ce que l’on appellera le droit de Véto ».
Le reste du parcours se déroule sans soucis, les gorges sont majestueuses, bref, c’est très beau.
Pause repas en bas du parcours pendant que certains se sacrifient pour la navette.
Au retour de la navette, le constat est clair : nous avons perdu Jérôme G, ou plutôt Jérôme G s’est perdu (il a manqué le sixième chemin à gauche de la 5ieme route communale à droite après l’autoroute)!

Après-midi :
les Gorges sous Alby
Difficulté
III, E2 (les gorges) puis II, E1 ,Longueur 9 km ??

Embarquement au lieu-dit « le pont » à Lescheraines jusqu’à un barrage avec un siphon débitant 5 m3/s, nous avons préféré débarquer avant et conseillons vivement de suivre l’exemple…
Le parcours en très beau mais très court, loin des 9 Km annoncés.
La bonne nouvelle : cela nous permet de rentrer raisonnablement tôt sur Lyon avec deux navigations en poche !
L’avis de Raphel G :
« La fonte ayant bien été enclenchée dans la semaine, Les niveaux d’eau ont compensés un léger manque de soleil, et les températures étaient très clémentes 12°C. En outre le bas Chéran reste un des plus beaux parcours de Rhones-Alpes accessible à tous. Le parcours nouveauté pour tous du haut était très court (40 minutes), simple (2/3), mais à la différence des gorges d’Alby ou l’on embarque au font des gorges, celui-ci donne vraiment l’occasion et cette sensation de s’enfoncer dans des gorges que l’on voit arriver inexorablement. Et ça, ça n’a pas de prix. Notons que l’objectif de 2 navigs a été rempli, ce qui est quasiment un événement en soi ! »

Categories: Eau Vive

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Week end Paques 2016 – Drôme Archiane Eyrieux

On ne peut pas dire que nous ayons été très stressés par les niveaux d’eau mais finalement on a pu faire ce qui était prévu, Drôme, Archiane, Eyrieux.


Samedi : Pont de Quart / Vercheny : 20 bornes de classe II

Excité par cette première sortie rivière de l’année, tout le groupe se précipite pour embarquer….Sauf Cyril qui règle ces calages. Calages réglés, il embarque…… sur les galets. Il sue, pousse avec
la pagaie. En vain. Il débarque et rembarque 20 cm plus loin. Il sue pousse avec la pagaie, arrive finalement à se désengluer. On va pouvoir y aller. Pas tout à fait la jupe résiste. Parti.
Le groupe fait preuve d’une grande discipline, les ouvreurs ouvrent, les encadrants encadrent, les débutants ou pseudo suivent et les cerfs fils ferment. Au bout de 15 bornes sous l’effet conjugué du soleil et des rapides inoffensifs, un inéluctable délitement s’installe dans le groupe et nous arrivons en ordre dispersé à Vercheny.

On reprend le camion, direction les courses à Die puis le gite de Romeyer. On commence par se gourer pour atterrir dans une sorte de mariage. Puis on se plante de route pour se retrouver au milieu du village dans des ruelles étroites, des épingles à cheveux, une pente à 30°. Certaines partent en reconnaissance à la recherche du gîte, les autres détellent la remorque, arcboutés par crainte de voir la remorque repartir en roue libre à travers le village. Cyril se roule un clope.

Apéro, repas Escalope de dinde & riz et mousse au chocolat maison en dessert

On se répartit dans les piaules. On vote pour mettre Nicolas et ses ronflements dans la chaufferie. Il en réchappe à quelques voix pour finir seul dans la chambre double.

Dimanche : Archiane : 3-4 km de classe III (petit)

Changement d’heure……..sauf pour le réveil de François. Le petit crachin douche notre enthousiasme matutinal.

On se décide à aller jeter un œil sur l’Archiane, ne serait-ce que pour voir ce fameux rapide de classe IV. L’espoir renait en remontant la vallée, les premiers km semblent jouables. On embarque, laissant Max et Cyril faire la navette. Cela cravate bien un peu mais la mousse sur ces rochers ronds rend la navigation assez douce. Au débarquement, Nicolas cherchait encore le rapide de IV ….. qui ne l’était pas vraiment avec ce niveau. La majorité du groupe décide de la refaire une 2ieme fois tandis que Blaise et Cyril se lancent à l’assaut de la très haute Drôme.

Lundi : haut Eyrieux – 8 bornes de classe III (bon)
Nous aurons toute une discussion (stérile) sur le bon III, le petit III, le vrai III.
Changement de région, on bascule du Diois à l’Ardèche, rejoint par Fred à St Sauveur. On tergiverse entre le Haut Eyrieux et le très Haut Eyrieux.
On reprend notre discipline du départ du 1er jour. Fred, Max et Cyril, sont serrés de près par l’encadrement, Blaise en tête. D’autres ouvrent ou ferment, assurent la sécu. Fred se jette dans le seuil le plus casse gueule au cri alea jacta est. Certains s’amusent dans les vagues, tandis d’autres portent. Ou font les deux. Florian est partout, aide les débutants, porte leur bateau, les récupère, lance des figures dans les rouleaux.
4 heures plus tard, on débarque.

Photo

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Participants: Christelle, Florian, Jean Sylvain, Blaise, Pascale, Cyril, François, Nicolas G, Stéphane, Max, Alex, Fred, Marion& Mathieu and family, Annabelle & Eddy and family, Jérôme

Categories: Eau Vive

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Journée « Sécu » à SPB 20.03.16

…Journée sécu’ à Saint Pierre de Boeuf…
…- 20 mars 2016 -…
Cette journée a été proposée par le Comité départemental Rhône Lyon Métropole à
l’ensemble des clubs rhodaniens, pour avoir une approche ou pour compléter ses
connaissances sur la sécurité en eaux vives ; ou bien pour mieux appréhender les conditions
de navigation en eaux vives.
Participants :
– Blaise Fontanilles (CKDM) – Nicolas Laverdure (CKDM) – Cyril Chollet (CKDM) – Anne Lise Trontin (CKDM) – Guillaume Briot (CKTSV) – Florian Deshayes (CKTSV) – Roland Morand (CKDM) – Marine Brenet (SVVV) – Eric Nardone (CKLOM) – Marine Croslard (CKLOM) – Elie Couder (CKLOM) – Yamina Dessein (CKLOM) – Julien Vessela (CKLOM) – Mylène Rossillon (CKLOM)

Encadrants de cette journée : Blaise et moi-même (Mylène).
Douze adhérents de niveaux et de clubs différents, ont participé à cette journée.
Nous avions également nos deux reporters-photos attitrés : ma mère et Chrystopher, venus
passer la journée avec nous.

Déroulement de la journée :
Tout d’abord, nous nous sommes tous regroupés pour aborder l’aspect théorique de la sécurité
en eaux vives :
– La sécurité passive (anticipation d’une sortie) et la sécurité active (une fois sur l’eau)
– Les principaux risques et dangers sur une rivière
– Le matériel et l’équipement nécessaires lors d’une sortie
– Les différents éléments composant le gilet de moniteur
– Etc…

***
Ensuite, il a été convenu de répartir les participants en deux groupes, tout en mélangeant les
clubs afin de faire connaissance. Chaque encadrant s’occuperait des deux groupes, à tour de
rôle.

 Atelier encadré par Blaise : récupération du matériel (pagaie, bateau) et du nageur ;
puis vidage du bateau – sur le bas du bassin
[Élie] [Guillaume et Florian]
Pour chaque groupe, une contrainte leur a été imposée lors de la descente du bassin : naviguer
avec deux pagaies ; puis naviguer en tractant un bateau par l’intermédiaire du leash.
[Marine B.] [Élie] [Nicolas]
N’ayant pas eu vent de problème majeur, je suppose que cet exercice s’est bien passé.

 Atelier encadré par Mylène : lancé de corde, récupération de nageur, rangement de
corde – sur le haut du bassin, dans la première vague
Nous avons commencé par une première approche avec la corde de sécu’ sur terre ; moyen de
repousser le moment où il fallait sauter dans l’eau pour servir de cobayes 😉
Au début, il était dur de motiver les premiers nageurs cobayes… Mais il faut bien se mouiller
pour les autres (les encadrants n’y échappent pas non plus !)
[Élie] [Nicolas] [Mylène]
Une fois mis en conditions réelles : il y a eu de beaux loupés, laissant partir les nageurs à la
dérive…
À un moment, par un excès de précipitation de la part de chaque lanceur, nous avons eu droit à
un sketch qui nous a donné le sourire : Élie (nageur) n’avait que l’embarras du choix entre
trois cordes lancées, pour regagner la berge.
En contrepartie, il y a eu de très bons lancés ! Je pense notamment à Florian, Élie, Nicolas,…
Dans l’ensemble, tout le monde s’est bien débrouillé.
[Élie] [Florian]
… Quand la sécurité devient un art ! [avec Roland]

***

Ensuite nous avons fait une pause déjeuner, bien méritée pour tous.
L’après-midi, nous sommes restés tous ensembles pour mettre en application le sauvetage
d’un nageur par un plongeur encordé – dans la « machine à laver ».
Blaise a commencé par donner les instructions avant la mise en pratique.
[Nicolas, Yamina, Mylène et Blaise]
[Préparation psychologique avant de se jeter à l’eau]
Là encore, nous avons partagé des éclats de rire : petites maladresses des plongeurs, posture
atypique sur les photos,…
[Sauvetage de Guillaume par Yamina]
[Blaise et Marine C.]
[Sauvetage de Yamina par Florian]
[Sauvetage d’Élie par Marine C.]
[Anne Lise et Élie comme assureurs du plongeur encordé]

***

L’exercice suivant consistait à embarquer, dessaler, récupérer le matériel (bateau et pagaie),
prendre le kayak par la bosse (et non pas par l’hiloire) et regagner la berge.
À l’aide des kayakistes les plus assidus, nous avons placé une sécu’ sur l’eau pour venir en
aide, en cas de problème.
[Marine C.]
[Cyril]
[Guillaume] [Florian]

***
Par la suite, avec ceux qui le souhaitaient, nous avons navigué sur l’intégralité du bassin en
nous amusant dans les rouleaux et vagues à surf.
Nous avons eu droit à quelques bains nous permettant d’appliquer les techniques abordées au
court de cette journée.
[Une belle chandelle pour Florian dans la « machine à laver »] [Julien dans la « machine à laver »]
[Mylène dans la « machine à laver »] [Marine B. dans la « machine à laver »]
[Roland à l’entrée de la « vague à surf »]
[Julien dans la « vague à surf »] [Élie dans la « vague à surf »]
[Blaise dans la « vague à surf »] [Mylène dans la « vague à surf »]
[Blaise dans la dernière « vague à surf », avec Florian]
Photos diverses
[Guillaume et Florian] [Julien]
[Éric] [Yamina]
[Marine C.]

***
Du fait de conditions météo, qu’on aurait préféré être un poil meilleures pour ce type de
journée (nuageux et températures fraîches avoisinant les 8°), nous avons dû nous adapter et
revoir le programme initial à la légère.
Mais on a trop peu souvent l’occasion de participer à ce genre de formation, que ce n’est pas
le froid qui nous aura découragé !
Enfin, nous avons terminé par un pot de fin de journée ; et nous sommes rentrés dans nos
clubs respectifs.
Je conclurais ce compte rendu avec la citation du jour de Yamina, justement sur le trajet du
retour : « avec Mylène au volant du vieux trafic, ils (dans le deuxième camion) n’ont aucune
chance de nous rattraper » 😉
Remerciements :
– À Blaise pour avoir proposé cette journée qui fut appréciée par tout le monde (à
refaire !)
– À Nicolas, Julien, ma mère et Chrystopher pour les photos
– À l’ensemble des participants pour avoir contribué au bon déroulement de cette
journée, dans la bonne humeur !
À bientôt !
Mylène

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Categories: Eau Vive

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Randonnée Décines – Confluence – le 12 mars 2016

Randonnée Décines – Confluence – le 12 mars 2016

Participants : Stéphane, Cyril, Pierre, Spooky, Anne-Lise

Quatre novices du club ont décidé de se lancer dans la traditionnelle descente du Rhône de Décines jusqu’à Confluence cette année, encadrés par un valeureux randonneur expérimenté auquel ils ne laisseront pas de répit en lui donnant bien du fil à retordre par de nombreux tests de ses compétences d’encadrant tout au long de la navigation.
L’embarquement se fait au club; navigation sans encombres sous les ponts de Décines et Vaulx-en-Velin pour arriver jusqu’au premier obstacle que constitue le barrage de Cusset. Les débutants goutent donc aux joies du portage, en partie facilité par les chariots. Jusques là tout va bien…

Une fois les kayaks transportés, les débutants observent avec appréhension les remous qui se forment en aval du barrage et prennent peur à l’idée de faire un bac ! Tentative de reprise de courant sans le bac, donc, sans écouter les suggestions du chef de troupe. Mal nous en a pris… Deux débutants s’en sortent et partent attendre quelques mètres en contrebas. Les deux autres, quant à eux, se sont entre temps coincés dans des arbres sur la berge. Première tentative de s’en sortir… une pagaie part dans le courant, ce qui nous permettra de vérifier la capacité de notre encadrant à la récupérer et la ramener à son propriétaire (1ère compétence validée). Succès à la deuxième tentative de se dégager pour ce premier pagayeur qui va rejoindre ses camarades en contrebas.

Pendant ce temps, la dernière novice (pas de chance, la seule pagayeuse du jour donc qui sera forcément identifiée !) se cramponne aux branches. Tentative suivante de se désemmêler des branches ; malheureusement pour moi, celle-ci sera infructueuse, et c’est donc bien à contrecœur que je testerai la température du Rhône en mars (pour ceux qui se posent la question ; elle est froide!!!). Le seul avantage de baigner à l’embarquement est que la berge est proche ; je me réfugie donc sur le bord et constate que notre encadrant sait aussi dégager deux kayaks coincés dans les arbres. (2ème compétence validée)

Cette fois-ci, embarquement pointe vers l’amont (j’ai compris la leçon), nous récupérons enfin au passage les autres pagayeurs qui devaient commencer à se demander si nous étions partis rejoindre les camarades qui arrivaient à la séance de piscine du samedi. Nous poursuivons jusqu’à la Feyssine, en ayant au passage la surprise de voir courir quelques sangliers sur la berge opposée. Arrivée l’heure du pique-nique, nous hésitons entre l’île et le parc pour nous arrêter ; ce dernier l’emportera, pour un débarquement non sans quelques déboires dus à la boue qui recouvre tout le bord et nous complique bien les choses !

Nouveau portage puis pause bien méritée pour nous restaurer. Pas de chance, le soleil s’est caché, il fait froid pour moi qui suis trempée ! Au moment de repartir, surprise : une pagaie manque à l’appel… décidément, ces débutants auront vraiment tout fait pour pousser à bout le capitaine ! Un aller-retour à l’endroit de départ du portage permettra heureusement de récupérer l’objet en question.
Nous réembarquons en profitant du calme de l’écluse, pendant ce temps le seul pagayeur expérimenté va tâter les vagues d’« Hawaii sur Rhône ». Toujours vigilants pour ne pas se faire piéger par les tourbillons et contre-courants, nous repartons en direction de Confluence et côtoyons diverses péniches pendant la dernière étape de notre sortie. RAS pour celle-ci, au grand soulagement de tous ; le nouveau pont et musée se profilent au loin, ouf ! Débarquement, chargement de la remorque, et retour au club.

Ce fut une sortie plus mouvementée que prévue, mais il faut croire que les débutants n’ont pas été traumatisés par cette aventure puisqu’ils ont signé pour de nouvelles sorties printanières ! Félicitations au passage au seul débutant qui n’a pas fait de bêtises, et bien sûr à Stéphane qui a su gérer tout ça avec calme et sang-froid pour 0% de pertes humaines et matérielles au final !

Texte original : Anne-Lise

Categories: Randonnée

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Séjour en autonomie – kayak de mer en Corse : Ajaccio-Scandola – octobre 2015

Séjour kayak de mer en Corse : Ajaccio-Scandola.

Du 17 au 26 octobre 2015.

Participants : Christelle et Maéva dont c’est la première randonnée en mer.
Claude, Laurence, Fred, Nicolas, Stéphane, François, les vieux de la vieille.
Remarquez la parité respectée !

1er jour : Ajaccio Îles Sanguinaires 13 km

Arrivée à Ajaccio en début de matinée par le ferry ; petite pause café sur une terrasse.
Remplissage des kayaks avec les affaires perso, le matos de camping et de cuisine, répartition de la bouffe pour 8 jours de navigation, plus 24 l de flotte !
Et toujours ce même questionnement comment faire rentrer dans nos caissons 8 jours de vivres et d’effets personnel. Certains par peur de manquer ont récupéré la totalité des boites de conserves soit leur propre poids en vivre. erreur fatale ressentie lors des premiers coups de pagaies.
Départ pour les Sanguinaires en fin de matinée, collation sur une plage déserte et petite immersion pour une exploration sous-marine des lieux.
Visite des Sanguinaires et de son phare.
La nuit est douce et silencieuse sous un beau ciel étoilé. Seuls les goélands nous feront ch… dès l’aube. Malheur à celui qui n’a pas de boules Quiès.
De toute façon, l’expression « grasse mat » ne veut rien dire aux yeux du navigateur. La mer est à celui qui se lève tôt !

 

2ème jour : Îles Sanguinaires ? Golfe de Lava – Anse de Figuera 17 km

Visite des îles Sanguinaires par la mer puis cap sur le Golfe de Lava. Pause dans l’anse de Fica et bain, exploration sous-marine, toilette à l’eau de mer. Le rêve !
L’après-midi est laborieuse pour deux d’entre nous : fatigue, envie de pisser mais pas de spot permettant l’accostage, mal de mer…
Difficile de trouver un endroit sympa pour dormir, les plages sont rares, étroites. Nous nous réfugions dans l’anse de Figuera au milieu des posidonies.

3ème jour : Golfe de Lava ? Anse de Chiuni 30 km !!

La mer ne s’annonçant pas très belle pour le surlendemain, on grille une étape.
Levés avec le soleil et arrivés à la tombée de la nuit dans l’Anse de Chiuni ; une pause déjeuner à l’ouest de Sagone à la pointe Albelu.
Passage de pointes en chanson : les chants de marins encouragent les galériens, Hisséo Santiano !
Ravitaillement en eau au port de Cargèse.
Les Corses que nous avons rencontrés ont fait preuve de beaucoup de respects. ils commençaient à nous parler en corse car ils pensaient que nous étions des leurs. Un vieux marin à la barbe plus récente que la notre nous a donné des conseils de navigation et nous a fait jouer à un quiz pour connaitre notre connaissance maritime. Avec François et Laurence nos 2 jokers nous avons passé l’épreuve sans problème.

A Chiuni, les moustiques trépignent à notre arrivée. Un bain de mer (dans une eau à 21/22 °C) permet de les éloigner et de soigner nos blessures physiques et psychiques. Pour les novices, ampoules, mal au dos et aux bras… Améliorer son coup de pagaie devient indispensable pour tenir jusqu’au bout.
La plage est splendide, on est seul au monde et Laurence nous avait prévu un bon repas.

4ème jour : Anse de Chiuni ? Porto 23 km !!

La mer est agitée au niveau des pointes : houle, ressac de houle. Les vagues sont grosses et désordonnées, on se fait chahuter. Surtout pagayer pour sortir au plus vite de ces zones déstabilisantes. Comment esquimauter avec un paquebot chargé à ras-bord ?
Nous passons devant de belles falaises de granite sculptées par la mer et le vent. L’érosion a travaillé la roche de manière tellement étrange que nous sommes venus à douter qu’il s’agisse vraiment de granite, or c’en est bien, tous les guides sont formels là-dessus … rien à voir décidément, avec le granite rose qu’on peut voir en Bretagne.
La beauté des rochers aux couleurs marrons, bleues, grises est bluffante. Leurs poussées vers le ciel et les nombreuses grottes donnent un air de Sagrada Familia aux dimensions incommensurables.
C’était notre petit royaume de liberté où chacun partait seul découvrir le coin magique en jouant avec les reflets des rayons du soleil dans la mer.
les grottes avec le bruit amplifié du ressac de l’eau offraient une ambiance mystérieuse.

Pause déjeuner à la Marina di e Calanche. Pour ceux qui n’ont pas souhaité uriner en pleine mer position grand écart, cette petite plage sera salvatrice.
Nuit à côté du port de Porto dans un bosquet d’eucalyptus infesté de moustiques, ce qui nous a fait apprécier la venue de Maeva qui s’est sacrifiée pour nous éviter une peau de varan de komodo. C’est le jour de la grande toilette : certains utilisent le tuyau d’arrosage d’une résidence de vacances, d’autres préfèrent l’eau douce de la rivière débouchant dans le port, une autre choisit de se taper 50 mn A/R pour une douche glacée dans un camping.
Nous passons une belle soirée dans un resto corse très classe et nous nous régalons.

5ème jour : Porto – Plage de e Gradelle à côté de la pointe Di Latone 6 km Cool !!

La météo marine annonçant une mer agitée pour la matinée, François et Stéphane font la navette ; ils prennent le bus de Porto à Ajaccio. Pendant ce temps, le reste du groupe joue les prolongations et en profite pour répertorier la bouffe, revoir les menus pour les jours restants et se répartir la charge.

Nous débutons la navigation en début d’après-midi. Plus on s’éloigne de Porto, plus les conditions en mer se dégradent. Vent de force 5, très difficile de tenir son cap. Le programme est revu à la baisse, changement de cap. Seulement 1h40 de navigation !
La navigation est différente de celle des jours précédents, on se bat avec le vent et les vagues. C’est chouette ! C’est très joueur. J’adore !!! Du stress mais juste ce qu’il faut pour bien naviguer.
Nous devons nous mettre en binômes et rester proches du reste du groupe (à portée de voix).
Les impressions à chaud de mes coéquipiers après accostage :
Claude : « Navigation un peu chaude, mais plus c’est dur, plus on aime. »
Maéva : « Enfin arrivée sur la plage de la victoire ! J’étais au bout de ma vie. »
Fred : « Bel esprit de groupe. Une belle chevauchée finale. »
Stéphane : « C’était un peu court ! »
François : « Après 4 h de route, un bon décrassage. »
Laurence : « C’était marrant, c’était bien. »
Nico : « C’était juste une petite mer de rien du tout. Mets pas ça ! J’exagère. Bonne correction de l’objectif. Le vent a forci plus tôt que prévu. »

Magnifique vue sur les falaises de Porto. Nuit à la belle étoile pour certains, lovés dans un lit de posidonie ; terrassement obligatoire pour quelques-uns … On en redemande ! Ces moments en totale harmonie avec la nature ne sont pas si fréquents. On oublie tout !

6ème jour : Plage de i Gradelle  Scandola – Anse de Focolara 19 km L’apocalypse !!!!
Départ 9h10 – Arrivée 15h20

6h de navigation, ce qui nous donne en moyenne 3 km/h !

Nous avons eu une houle de 1m à 1,5 m en arrivant sur la pointe de Scandola, le vent était non significatif, il ne s ‘est levé qu’après la plage à débarquement aléatoire, dans la passe de Gargalu .
Nous nous regroupons de façon à rester à portée de voix et nous formons des binômes.
Pendant les 4 1ères heures, nous avançons malgré tout assez bien. Pas de plage pour manger, trop de vagues. Nous ne pensons pas à manger en mer.
Les vrais ennuis commencent après la passe du Gargalou. Plus de 2 h à lutter contre le vent et des vagues énormes qui commencent à déferler. Maéva est remorquée par Stéphane. Nous n’avançons pas. Je suis épuisée. On se prend des seaux d’eau dans la tronche. Je vois la plage au loin. Mais elle est très loin et nous, nous sommes toujours scotchés près de ces pu… de falaises. Ne plus se lamenter, ne penser qu’à son coup de pagaie, à ce qu’on m’a enseigné afin de tenter d’être le plus efficace possible. De loin, les vagues semblent se briser violemment sur la plage. Allons-nous pouvoir accoster ? Surtout ne pas se réjouir trop tôt, la déception pourrait être grande !

En fait, ce que nous voyions de loin ne reflétait pas la réalité. L’accostage est easy. On est sauvé !

Les impressions recueillies une fois échoués sur la plage :

Cap’taine François : « Il fait beau, il ne faut pas le nier. »
Claude : « Rétamée. J’ai eu très froid. Trop de vent sur la fin. C’était trop ! »
Fred : « S’il n’y avait pas eu la pause pipi , on n’aurait pas eu le vent. »
Stéph : « On m’a brimé, on m’a enchaîné. Je n’ai pas pu jouer dans les passes à cailloux 😉  Sinon c’était bien. »
Maéva : « Contente d’arriver à terre. Merci à Stéph pour le remorquage. »
Laurence : “ De bon petits bateaux ces kayaks de mer”.
Nico : Tout s’est bien passé au final mais pour moi trois quarts d’heure de doute avant de retrouver un coup de pagaie normal. Content d’être arrivé.

La plus grosse navig du club. Fière d’en avoir fait partie mais pas trop envie de la revivre !
Je croise les doigts pour une météo plus favorable pour demain car nous sommes censés reprendre le même chemin. Nous serions alors dans le sens de vagues, ce qui signifie surf dans ces monstres. « Un retour encore plus acrobatique » d’après le capitaine.
J’ai pas envie, j’ai peur de ne pas arriver à maîtriser mon cargo au milieu de cette énorme masse d’eau déchaînée ! En fait la météo prévoit pour le lendemain vent faible et mer belle.

Commentaires de François :

Quelques explications sur la stratégie de navigation qui nous a permis durant 2 heures d’aller tâter des conditions engagées en toute sécurité.

– Prévision météo :

Vent faible le matin, puis Nord Est à Nord, force 4, localement 5, faiblissant en soirée. Mer du vent 90 cm.
Houle d’Ouest le matin 1,20 m, s’amortissant l’après-midi, 50 cm.
Visibilité : excellente.
Température de l’air : 20°, de l’eau : 20°.

– La première partie du parcours, depuis la plage de la Gradelle dans le golfe de Porto, jusqu’à l’île Gargalu, est abritée du vent N à NE prévu. Par contre elle est exposée à la houle modérée d’ouest qui limite les possibilités de pratiquer le rase cailloux. La navigation reste pour autant facile.

Au nord de l’île Gargalu , les conditions changent du tout au tout : Encore abrités dans la passe entre l’île et la terre on visualise très bien le vent et l’état de la mer sur la suite du parcours, vent de force 5 et mer du vent (c.à. d. que les vagues ont atteint leur maximum pour cette force de vent, 1,50 à 2m, petits déferlements).

Atteindre la plage de Focolara sur laquelle est prévu le bivouac nous expose donc à 3 milles de navigation dans des conditions engagées, mais maniables.

La base de la sécurité c’est d’avoir plusieurs solutions et des réchappes, elles ne manquaient pas :

1-Revenir sur nos pas et rejoindre Girolata, parcours totalement abrité du vent et de la mer, tranquille.

2-Rejoindre la plage d’Elbo, plus proche que Focolara, parcours exposé mais assez court. Le secteur du vent et l’amortissement de la houle permettant un débarquement sur la partie nord de la plage (abritée par un ilot).

3-Viser Focolara avec 2 réchappes possibles : Elbo ou le demi tour pour s’abriter à Gargalu, débarquements possibles sur cette zone mais bivouac interdit (contrainte qui devient secondaire quand la sécurité entre en jeu).

– Je prends la décision de tenter de rejoindre Focolara, le débarquement y sera aisé, et le groupe rodé par 5 jours de rando me paraît capable d’affronter les conditions présentes. La navigation se fera essentiellement face au vent et aux vagues, ce qui est plus facile. De plus le profil de la côte nous mettra progressivement à l’abri du vent et de la mer avant l’arrivée à la plage.

Bien évidemment lorsque le parcours fait passer au vent de dangers, une marge de sécurité respectable est prise : on doit pouvoir gérer une récup avant que la dérive due au vent et aux vagues ne nous place en situation difficile près des récifs. Le rase cailloux sera pour un autre jour.

Il est 13h20 quand nous engageons la traversée nous avons donc du temps devant nous avant la fin de l’après midi ( La nuit tombe tôt en octobre).

Très important : la tendance pour la suite était à l’affaiblissement du vent et de la mer dès la fin d’après midi ( et même début d’après-midi en ce qui concerne la houle ) : cela signifie qu’en cas de difficulté ou de retard sur le parcours nous ne risquions pas d’être piégés dans une dégradation des conditions météo.

Bilan :

2h de navigation pour 3 milles parcourus, chiffres qui indiquent clairement que la nav’ a été combative. La qualité du coup de pagaie prend toute son importance dans ce type de navigation, sinon on fatigue vite, les entraînements toute l’année sur le lac ont du sens !

Nécessité d’un remorquage, engagé dès le début de la traversée, ce qui a permis à la remorquée de conserver l’énergie nécessaire pour contribuer efficacement à la progression. Remorquer quelqu’un qui n’aide pas du tout car trop fatigué devient rapidement épuisant pour le ou les remorqueurs, d’où nécessité d’anticiper.

Je remercie au passage Stéphane qui a assuré cette remorque pendant 2 heures, me permettant de conserver ma liberté pour surveiller le groupe et suivre la nav’ (contrôle de la progression et de la dérive par alignements). Dans ces conditions il est largement préférable que le chef de groupe puisse se décharger du remorquage pour se consacrer à la sécurité d’ensemble.

A noter que tout le monde a bien tenu son bateau malgré le vent et la mer. Les gouvernails ont été bien utiles pour faciliter la tâche.

Pour plusieurs c’était une première rencontre avec des conditions de mer et de vent un peu sérieuses, et cela peut être impressionnant au début, même pour ceux qui ont l’habitude d’affronter des rivières de classe 4 ou 5 ! Il est évident que le taux d’encadrement dans le groupe doit être suffisant pour permettre aux débutants de vivre cette découverte en toute sécurité.(j’aurais bien écrit « sérénité », mais c’est peut-être excessif).

En conclusion :

Il n’y a jamais deux situations identiques et les décisions de navigation doivent être prises en analysant un ensemble de facteurs :

Prévision météo : Force du vent et de la mer, évolution. Température (pas la même chose s’il fait 22° ou 12° en terme de résistance et d’endurance). Visibilité.

Profil de la côte : navigation abritée ou exposée. Passages difficiles (pointes, raz).
Marée. Courant (un force 4 maniable peut devenir dangereux au moment de la renverse de marée)
Réchappes : possibilités de débarquement, orientation des plages (shorebreak), accessibilité (récifs).
Composition du groupe. Taux d’encadrement, habitude de naviguer ensemble.

Spécificité de la météo en Corse : Le relief élevé produit des effets très importants sur la direction et la force du vent, qui sont souvent mal pris en compte dans les bulletins.

Ex : Vent de Nord force 5 dans une baie, et quelques milles plus loin vent Sud force 5. Il s’agit en fait d’un flux général d’est, canalisé par le relief dans des directions opposées (contournement d’un massif montagneux par les deux versants)

On parle « d’effet de site « (Si on veut se la péter on peut même dire : « réponse du site au flux synoptique ».

Donc la prise du bulletin ne suffit pas. Il faut analyser, d’une part pour ne pas se placer en situation difficile, mais aussi pour ne pas se priver de naviguer quand il y a la possibilité d’une belle sortie à l’abri au ras des falaises alors que le force 6 souffle un mille plus au large.


7ème jour : Anse de Focolara – Girolata Traversée de la réserve de Scandola 13 km

Retour sur nos pas. Mer d’huile !

Navigation touristique le long des falaises de la réserve : formations volcaniques oxydées (orgues, bombes agglomérées avec de nombreuses cavités et fissures). Découverte de grottes, chants de marins dans une cathédrale de roches, exploration sous-marine dans la réserve. Quelques nids de balbuzards surplombent la mer. Sirotage de bières à Girolata avec un petit bilan de la semaine et déjà les projets fleurissent sur les prochaines navigations : « Ajaccio ? Bonifacio, désert des Agriates, et pourquoi pas la baie d’Halong terrestre… »


8ème jour : Girolata ? Porto 13km

Beau lever de soleil sur Girolata avec une légère brume et toujours une mer d’huile pour notre dernière navigation. On peut sentir un peu de nostalgie dans le groupe.

Bilan de la semaine :
Maéva : «Excellent séjour en Corse, beaucoup de coups de pagaie, des matins ou après-midis parfois un peu plus durs que d’autres, mais des images de paysages plein la tête, une baignade dans la réserve de Scandola, des douches dans la mer un peu fraîche mais on s’y fait plutôt bien. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de piqûres de moustiques, un peu trop d’ailleurs. Moi je n’ai jamais autant dormi et en plus, 1ère nuit à la belle étoile avec Claude qui m’a fait un peu de place dans sa grotte. Séjour riche en émotions que je referais sans problème.»
Claude : « Très belle randonnée. Partante pour une autre belle aventure l’année prochaine. »
Stéph : «De grands espaces (et de plus petits), la vie au grand air, des paysages magnifiques, de la houle, des passes à cailloux et un groupe sympa… »
François : « Super, bon fonctionnement du groupe sur l’eau et à terre. Beaucoup de plaisir à cette rando. »
Fred : « Super séjour avec un plus dans la zone de Porto. Beaucoup de plaisir à naviguer au milieu des rochers aux formes surprenantes. Paysages très minéraux. Mon regret : très peu d’oiseaux et de poissons. Le coucher de soleil aux Sanguinaires reste un moment agréable. Très bel esprit de groupe dans les moments agréables et de difficultés. »
Laurence : « Séjour favorisé par un temps superbe et parfois versatile histoire de tester nos capacités. Le groupe a bien fonctionné, espérons avoir montré aux riviéreux et poloïstes le fonctionnement du groupe rando sous un bon jour ! »
Christelle : « Beaucoup d’efforts mais une récompense d’autant plus grande : l’immersion dans la réserve de Scandola ! Et puis naviguer dans les vagues, se baigner et bivouaquer sur des plages désertes, c’est trop cool ! »
Nicolas : « Si je ne dois retenir qu’une chose de ce fantastique voyage, c’est bien la côte volcanique de Porto à Scandola qui a été une surprise complète pour moi et, assurément, la plus forte impression éprouvée devant un paysage depuis six ans de randonnées en mer. En second, j’élirai le bivouac sur la Grande Sanguinaire avec le faucon pèlerin sur la tour génoise au bout de l’île au sud-ouest ».

Christelle, la riviéreuse avec l’aide de Fred et Nicolas

Distance parcourue en 8 jours dont 3 demi-journées : 134 km sans les détours des passes à cailloux
Coût du séjour 150 € pour la nourriture, restaurant, trajet camion et environ 150 € pour le ferry

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