Auteur/autrice : Nicolas Gauthier

Sortie à Paladru le 12 mai 2012

Cette sortie était organisée en partenariat entre le CKDM et le SPAC 38 de Charavines sous l’impulsion de Sandrine adhérente handisport de ce club de voile.
Nous avons été accueillis généreusement avec café frais et petits gâteaux.
Le mauvais temps ne nous a pas fait reculer, ciel bas, brouillard un peu de vent, tant pis, nous sommes partis pour une traversée de 5 km entre Charavines et Paladru. A peine partis, Michel a voulu « goûter » la température de l’eau et hop un petit bain dans le lac. Une pluie drue nous a accompagnés presque toute la traversée, nous nous sommes donc réfugiés au club d’Aviron du lac bleu à Paladru sous un chapiteau prévu à l’origine pour la fête du nautisme. Réception de haute qualité, les installations du club ont été mis à notre disposition, nous nous sommes réchauffés autour du barbecue organisé par le club (nous avons même eu droit à quelques saucisses et merguez) et certains d’entre nous ont pu profiter de l’arrêt pour s’essayer à l’aviron.
Il est l’heure de rejoindre le lieu de départ et là hop, Michel repasse à l’eau donc exercice de sécurité : radeau, vidage de bateau et remontée dans le kayak. L’après-midi s’est déroulé tranquillement sans pluie et le retour vers Charavines a été rapide.
Encore une belle journée avec les randonneurs. Merci encore aux 2 clubs sur place qui nous ont si bien reçus.

Dimanche 6 Novembre 2011 : Grand Large – « Gros Bras et petits gâteaux »

Quatre Participants pour un entraînement express ce dimanche: Fred, Nicolas, Jacques, Sébastien. Une fois à l’eau, Fred s’improvise meneur de la séance et part comme une fusée en guise d’échauffement, nous laissant sur place. Après une dérive au milieu du lac pour cause de papotage inattentif, nous le rejoignons sur le rivage et essayons de ne pas nous faire trop distancer. Petit portage et remontée du canal jusqu’au barrage où Jacques nous offre une sympathique pause « cookies maison » histoire de reprendre des forces avant une descente « express » (tout en discutant des valeurs de la république, de la révolution française et de la crise financière internationale bien sûr). Les barrages en amont  et en aval du Grand Large retenant l’eau pour limiter les inondations suite aux fortes précipitations, en descendant nous avons pour la première fois pû traverser au-dessus de la digue séparant le canal du lac. Retour au club à 12h30.

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Dimanche 16 octobre 2011 : Balade au Grand Large

Petit compte rendu de balade le dimanche 16/10/11

Nous étions 5 ce matin-là (Christina, Jacques, Emmanuel, Bertrand, Sébastien) . Rdv 9h30, départ vers 10h. Un temps magnifique, une lumière douce de matin d’automne. Le niveau d’eau sur le canal était plus haut que d’habitude. Il y avait une dizaine de cormorans sur la digue qui se séchaient les ailes. Tout en se promenant en remontant le canal nous avons discuté de points techniques en préparation de la sortie prévue sur l’Ain la semaine suivante (gîte, bac, reprise). Fin de la balade et départ du club vers 12h30 ce qui a permis aux participants de déjeuner en famille. Une très belle balade matinale. Prochaine date: le 30 octobre.

Categories: Randonnée

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Dimanche 9 octobre 2011 : Balade au Grand Large

Petit compte rendu de balade le dimanche 09/10/11 au grand large d’après Claude:

Octobre est là et il faut reconnaître qu’il devient difficile de continuer à naviguer le mercredi soir, sauf à équiper les kayaks de feux de croisement ! Aussi la section « rando » du CKDM, a-t-elle décidé de programmer des dimanches de navigation au grand Large. Ce dimanche 9 octobre c’était la première ! Côté météo, pluie et fraîcheur dès le petit jour. Deux kayakistes pour cette première sortie, on ne peut qu’améliorer la participation pour les dimanches à venir. Car c’était une très belle matinée de navigation. Pas un [poisson ?] chat sur le canal, que nous avons remonté jusqu’au barrage de Jonage en moins d’une heure. Matin brumeux, oiseaux à profusion, café offert par Ludo, le pêcheur « no kill » qui avait installé son campement pour le week-end au bout de la digue qui sépare le canal du bassin du grand large. On a bien appuyé sur les pagaies, c’était vraiment une belle matinée de kayak. Dommage que l’on ait pas pris de photos car ce n’est pas tous les jours que l’on se voit offrir le café sur l’eau !  »

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Dimanche 8 janvier – La galette des randonneurs

 

Ce 8 janvier, dimanche des rois,  la section Rando du CKDM avait programmé sa traditionnelle sortie des randonneurs sur le grand Large, première sortie de l’année 2012.

 

 

Ce fut l’occasion de partager chocolat, galettes des rois, brioche à la praline (le tout « fait maison ») et de passer un bon moment ensemble. Les dégustations de desserts et les calories emmaganisées ne nous ont pas empêché d’entendre l’appel du Grand Large et de sortir les bateaux.

 

 

 

Outre la galette, au menu de ce moment de navigation, un petit vent frisquet qui gonflait les voiles des véliplanchistes.  Nous sommes remontés au vent, nous avons sillonné entre les bateaux, affronté quelques vagues, et pour finir nous avons pris le cap du CKDM, le vent dans le dos ; certains ont même battu leur record !

 

Nous avons terminé  l’après-midi au club, à peaufiner le  calendrier des sorties 2012 (voir le programme sur le site), à rêver de l’Allier, de la Dordogne, et du Lac Léman… Et pour nous maintenir en forme, nous avons décidé, de reprendre la navigation le dimanche matin (si les conditions météo ne nous sont pas trop défavorables).



 

Categories: Randonnée Vie du club

CR sortie interclub Rhône-Saône du 4 décembre 2011

Sortie commune CKDM-CKTSV-CKLOM

En partant du Grand Large et en descendant le Rhône en direction de la confluence, nous sommes passés devant les 3 clubs des participants à cette sortie interclub: CKDM CKTSV et CKLOM. Pique-nique à la Feyssine, et navette en Tram !

Cliquer sur l’image pour accéder à la galerie de photos.

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Categories: Randonnée

CR sortie Isère Doron de Bozel 10-11 Sept 2011

D’après le compte rendu de Clément J.

Participants: Nicolas Ri., Brigitte, Clement J., Nicolas Re.,Christelle, Christophe, Marc, Colas, Jerôme, Clément S., Allessandra

Voir les photos de la sortie sur le picassa du CKTSV

 

Samedi 10 septembre

Rendez-vous fixé à 8h30, un organisateur qui arrive à 9h15 – « j’ai cherché mes clés partout, elles étaient dans ma trousse de toilette ».

Arrivée au camping de Landry vers 12-13h, pique-nique dans l’herbe, déjà un petit peu de bonheur.

L’embarquement sur l’Isère s’organise, le point de départ est à 500m en aval du camping. Les bateaux partent en camion, les kayakistes suivent d’une façon ou d’une autre. Le niveau d’eau est moyen – les estimations tournent entre 18 et 25 m3 par seconde, en passant par le « on s’en fout bordel » de JG.

On commence par quelques kms de classe II-III, échauffement pour certains, montée en pression pour d’autres. Les rapides d’Aime. Ça se passe globalement bien, quelques bains féminins dans les rapides d’Aime que ma galanterie incontestée m’interdit de détailler. Un indice tout de même : l’esquimautage d’Alessandra est à l’épreuve des balles. Arrivée à Centron sans encombre, Marc nous paie un coup à boire au café du parking qui ferme le soir même.

Le soir, repas bien au chaud dans la pièce commune du camping. Spaghettis avec leur sauce exquise, viande rouge au barbecue. Encore un petit peu plus de bonheur.


Dimanche 11 septembre

Lever 8h, le programme est ambitieux. Isère le matin – du camping jusqu’aux rapides d’Aime inclus -, Doron de Bozel l’après-midi – s’il y a de l’eau. La journée est planifiée à la minute près. Nous accuserons un retard de 8 minutes à la fin de la journée – un point à améliorer, peut-être un outil statistique à développer, appel aux bonnes volontés.

Nous descendons l’Isère avec la grâce et la souplesse qui caractérise le style « CKTSV » – ceci étant facilité par la décision du seul membre du CKDM, célèbre pour son style « Vautré dans mon Fauteuil », de faire la navette-girl grincheuse. Arrivée sous le soleil – il sera resté présent tout le week-end.

A cet instant de la journée, nous n’accusons aucun retard.

Pique-nique à l’arrivée du Doron de Bozel. Salade de pâtes et autres mets raffinés. A la fin du repas, nous accusons 7 minutes de retard sans vraiment savoir pourquoi – les hypothèses vont bon train mais restent purement spéculatives. Sur une idée de Brigitte et Christelle, nous abandonnons tous nos déchets sur place pour gagner 3 minutes. « Le vent fera le ménage à notre place », disent-elles. Soit. On remonte en voiture direction le point de départ. Petit arrêt à Brides-les-Bains pour repérer avec attention le rapide le plus difficile de la rivière – à ce moment-là, nous ignorons encore que nous ne voyons qu’une portion du rapide. Le niveau d’eau est bon – niveau moyen aux dires des experts, « plus que la dernière fois » aux dires des amateurs. Comme à son habitude, Jérôme estime soigneusement le niveau d’eau et planifie sa trajectoire au millimètre près pendant que les autres sont déjà remontés dans le camion depuis 10 minutes et trépignent d’impatience. Nous avions prévu ce contre-temps, mais de manière trop optimiste – 2 minutes de retard supplémentaires. L’embarquement près de l’usine EDF est délicat, chacun y va de sa petite technique, violant un nombre variable de lois et d’arrêtés préfectoraux au passage. Nous nous en tirons avec une minute seulement de retard supplémentaire. Nous arrivons rapidement au rapide classe IV objet d’une vendetta goyenne (cf. compte-rendu de la sortie précédente sur cette rivière). On repère, on estime, on planifie, on passe. Avec brio. Un amour propre restauré, quelques âmes grandies, nous reprenons notre petit bonhomme de chemin. Encore quelques rapides et nous approchons de Brides. Quelques centaines de mètres avant le passage redouté, je repère en rive gauche trois kayakistes arrêtés – ils scrutent l’aval avec inquiétude. Qu’à cela ne tienne, nous enchaînons, sereins et confiants. Quelques fractions de secondes suffisent pour comprendre que le rapide de Brides comporte un prélude qui n’a rien d’amoureux. Un gros rouleau, un gros pleureur, d’autres rouleaux… à vrai dire je ne me rappelle plus très bien. Nous avions prévu un placement précis à l’entrée du rapide sous le pont de Brides – centre de gravité à 1056mm de la rive gauche, une incidence droite de Pi/4, une gîte aval de Pi/12. Ceci est compromis, chacun réévalue la marge de tolérance qu’il s’était fixé : « plus ou moins 1500mm, plus ou moins Pi/3, ouais ». Lecteur sadique, je perçois la lueur qui brille au fond de tes yeux. J’ai honte pour toi. Et je suis heureux de t’asséner cet anaphore :
L’instinct prit le relais,
L’instinct fit ça bien,
L’instinct se rit des marges d’erreur,
L’instinct se gausse des incertitudes,
L’instinct se repaît des trajectoires approximatives,
L’instinct sait placer l’appui qui convient,
L’instinct prend plaisir à réagir in extremis,
L’instinct jouit quand tu te retrouves en marche arrière,
L’instinct jouit d’autant plus si ça se passe au milieu d’un rapide de classe IV,
L’instinct gémit fort quand tu sautes un pleureur sans vitesse et en travers,
L’instinct aime l’écume blanche qui percute ta poitrine…
L’instinct nous épargne un jeu de mot minable et facile sur Brides-les-Bains.

Du bonheur en veux-tu en voilà. Après ça, le reste ne fut qu’une formalité. Un seuil à repérer un peu plus loin, quelques rapides gentillets pour réapprendre les grands principes du cycle inspiration-expiration.

On se change, on grignote, on s’hydrate, on charge les bateaux, on envoie des bisoux au Doron et on s’en retourne vers nos vies citadines mornes et inconséquentes.

That’s all Folks!

PS : Les comptables et les maniaques de la calculatrice objecterons qu’il manque une minute de retard dans ce récit. Effectivement, 7 – 3 + 2 + 1 = 7 et non 8. Je répondrai qu’en dépit des rumeurs insistantes à ce sujet, les mathématiques ne sont pas une science exacte. La preuve.

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CR we Bonne-Vénéon du 24-25 Sept 2011

CR du we Bonne / Vénéon du 24-25 Sept 2011

Participants :Jerome, Anja, Sebastian, Christelle, Michel, Christophe, Brigitte, Nicolas R, Bertrand

RDV fut donné à 9h au club ce qui permit à tout le monde d’être à l’heure. Direction La Bonne avec une pose du coté de La Mure, histoire de prendre un café, acheter le journal et jeter un oeil au match All Black/France 19-3.

Samedi 24/09 : La Bonne : Pont du Prêtre à la retenue EDF

~ 6 Km de classe III avec un portage
niveau d’eau : bas

durée : 2h30

En dépit de quelques raclements de pagaie et autres frottements d’épaules, l’étroit du Prêtre fut franchi en tout sérénité par notre joyeuse farandole. Le rapide clés derrière nous, la météo printanière et la clarté de l’eau maintient le groupe dans un état de béatitude avancé en parfaite harmonie avec la nature environnante.

L’harmonie ne dépassa pas le 3ieme rapide. Un anodin petit rouleau scotcha Michel en rive gauche tandis que le reste du groupe s’échappait sur la droite. Rouleau, gîte amont, bain, esquimautage, confusion entre l’amont et l’aval, rouleau, gîte amont, bain, esquimautage, puis aval. Commentaire à chaud du principal intéressé « Elle est bonne ».

Christelle se présenta battue d’avance au seuil suivant. Un vague coup de pagaie plus tard histoire de dire « j’aurai vraiment tout tenté » et elle se retrouva effectivement battue. 1er joker. Christophe s’en tira par un esquimautage. Le second joker fut grillé sur un obscure rapide que personne ne remarqua. Grosse pression à compter de cet instant. Nicolas lui ayant octroyé 2 jokers en début de we pour avoir le droit de revenir le lendemain. C’était sans compter les commentaires rassurants de Brigitte « je la trouve plus dure qu’avec de l’eau »

Comme à son habitude, l’ex. suscita quelques interrogations…

Le dernier passage nécessita un petit repérage histoire de bien prendre le pleureur d’entré et filer ensuite rive droite pour éviter le drossage en sortie. Presque réussi. Un sournois petit becquet rive gauche rabattait ceux qui lambinaient un peu trop dans le changement d’incidence.

En fin d’après m, on file à la Bérarde où Nicolas nous avait dégotté un sympathique petit gîte pour la nuit. Pas d’équipe, tous/toutes dans le même dortoir. Même Michel …mais qui dormit en apnée de crainte que ses ronflements n’aboutissent à une expédition punitive anonyme.

Tout ce que la vallée produit de sportifs et de sains avait rendez vous ce soir là à la Bérarde. Pour la fête de fin de saison.

Nous ne pouvons pas ne pas y être. Chasseurs du dimanche, buveurs de bière, danseuses de Madison, boulistes, aventureuses d’un soir, d’une vie, guides, kayakistes affutés…. etc etc. La pluie refroidit toutes velléités de nous aventurer plus loin dans la nuit

Dimanche 25/09 : Le Vénéon

La Bérarde – Champhorent

~ 8 Km de III(4) puis IV(5), (6)

niveau d’eau : moyen , bien pour nous

durée : 5h

10h30 en tenue. Tout le monde embarque pour la 1er partie jusqu’au Etage ( ~ 4 km). A l’exception de Brigitte qui préfère se plonger dans l’avenir du Monde que dans les eaux bleutées du Vénéon.

La rivière cavale tout le long, les stops sont courts et fuyant, la visibilité réduite à cause des virages incessants.

2 gros blocs en rive droite nous incitent à débarquer. C’est l’entrée de la longue grille en IV. Un 1er drossage, puis qques rouleaux, puis un bon seuil bien franc, puis d’autres rouleaux, puis on sait plus, puis 2 bras, puis on voit plus. Nicolas ouvre le passage. Il débarque après le « on ne sait plus » et remonte se positionner en sécu au niveau du seuil. J’enchaine avec Christelle …. enfin, pendant 5 mètres. Sa maitrise de l’appel lui fait rater le 1er stop. Celui avant le drossage !!. Elle enchaine en tête, un peu à la façon du gars qui sautant du 20ieme étage se dit devant chaque étage, « jusqu’ici ca va, jusqu’ici ca va ». Au bout de 455 m et de la 25 ième tentative de stop, la 26ieme fut la bonne.

Quelques bateaux flottèrent, cravatèrent, qques pagaies se coincèrent et se décoincèrent 10 minutes plus tards, qques corps flottèrent, débroussaillèrent des branches, qques doigts se courbèrent …. de – Pi/2. Une certaine idée du bonheur en quelque sorte.

La fin de la 1er partie est marquée par le rapide du Photographe. En hommage au photographe qui glissa à l’occasion d’un précédent rassemblement et passa tout le rapide à la nage, le bras en l’air tentant en vain de maintenir son appareil hors de l’eau.

Une bonne glissière limite seuil à prendre à Mach 2, extrême droite, carrément en travers sous peine d’aller se vautrer sur un bon gros bloc central. Globalement maitrisé, si tant est que de se retrouver avec 2 oreilles dans l’eau soit considéré comme maitrisé.

Avec Nicolas et Bertrand, nous enchainons sur la seconde partie.

La route s’éloigne, la rivière s’enfonce. La visibilité est plus réduite, la pente plus importante, les stops plus courts, les grilles plus longues, les appuis plus fréquents, voir même un eskimo pour Nicolas. Que personne n’a vu d’ailleurs, vu qu’on naviguait à vu, selon le concept bien rodé du « jusqu’ici, ca va ».

On va jeter un œil sur 3 rapides qui nous semble un poil plus raide que la moyenne. Ca passe. Hormis le dernier gros, qui se passe, qui s’est passé … mais pas par nous. Un gros chaos en ~ 6, craignos, mal pavé.

Débarquement 500 m plus tard au Pont Romain du XVIII puis ½ h de rando pour remonter les 250 m de dénivelé jusqu’aux bagnoles. C’est bon pour la peau la marche en combi néoprenne sous 30°

Categories: Vie du club

sortie Cévennes 29 octobre au 1er novembre 2011

Participants

Lionel, Marc, Aurélie, Denis, Nadia, Clément, Eddy,Annabelle, Alessandra, Nicolas G., Nicolas Ri., Laurent, Julien

Samedi 29 octobre 2011

Rendez-vous au club à 8h30. Au CKTSV, les problèmes de réveil n’ont pas droit de cité – à 9h30 nous étions sur la route. Quatre heures de voyage, avec comme fil rouge la recherche de l’eau – coups de fil, analyse des topos, théories et conjonctures plus ou moins fallacieuses, tous les moyens sont bons. Le Tarn, la Tarnon, la Mimente – il manque toujours quelques centimètres à l’échelle. Nous apprenons par la même occasion que le camping dans lequel nous avons réservé les bungalows pour trois nuits fermera le 31 octobre. Suspense pour la dernière nuit, donc.

Le choix se porte sur le Gardon de St Jean, où quelques m3/s sont au rendez-vous – pas beaucoup plus que le minimum.
Deux autochtones s’arrêtent à notre niveau. Ils sont kayakistes. Ils sont beaux. Ils sont jeunes. Ils tentent de nous appâter avec le parcours dit du Canyon de Soucy. « Il y a quatre rapides c’est l’affaire d’une demie-heure, tout passe sans problème. »

Une petite moitié de notre groupe se laisse embobiner. Ils embarquent.
Premier rapide – ils portent.
Deuxième rapide – ils portent (à l’exception des autochtones qui font preuve d’une grâce de danseuse étoile dans leur trajectoire).
Troisième rapide – ils passent. Alléluia.
Quatrième rapide – ils passent, c’est du classe III+ (le « + » étant là pour éviter tout procès en diffamation). Amen.
Bilan : la demie-heure annoncée a pris ses aises, une rumeur insistante se répand dans les rangs des navette boys’n’girls – « il est trop tard, on va pas embarquer, le soleil se couche tôt en cette saison ma petite dame ». Que nenni. On se change, on se recoiffe, on enfile les casques et tout le groupe s’engage dans les 9 km qui suivent – le Haut Gardon de Saint-Jean. Du plat ponctué de rapides allant de « très sains » à « très scabreux ». Des coups de pagaie nets et précis ; des appels médiocres ; des appuis instables et précipités ; des esquimautages ; des bains et des castors. The Full Monty.

On débarque. Cinq minutes plus tard, la nuit tombe. Dix minutes plus tard, on n’y voit plus rien. Rien d’étonnant à tout cela, le CKTSV est tombé dans une marmite de quartz liquide quand il était petit. On a tout de même du mal à faire taire la seconde rumeur qui parcourt les rangs :
— On l’avait bien dit que le soleil se couchait tôt en cette saison il était moins une je vous le dis…
— Viens plutôt charger les bateaux sur la remorque.
— … n’empêche que si on n’avait eu plus de bains je sais pas comment qu’on aurait fait hein parce que c’est dangereux de finir…
— Tiens-moi cet élastique et tire fort dessus.
— … dans la nuit heureusement que Nicolas il avait sa frontale parce qu’autrement je sais pas si je l’aurais fait…
— Tire plus fort.
— … et imagine si quelqu’un avait cassé sa pagaie surtout qu’on n’avait même pas pris la pagaie de secours alors que justement elle est faite pour ça la pagaie de secours…
— File-moi cet E-LAS-TI-QUE.
— … de toute façon on est parti trop tard ce matin MPFFFFFF MPFFF MPFFFFFFFFFFFF !?!!
— VOILA, C’EST COMME CA QU’ON SERT UN ELASTIQUE ! CAPICCE ?

On se change, on se recoiffe – qu’est-ce que ça peut décoiffer le kayak -, on enfile nos tenues de soirée. Direction la Fête de la Soupe à Florac où nous espérons dénicher un petit bol de liquide végétal en guise d’apéro. Mais les stocks sont épuisés, et les troupes affamées. Annabelle rackette un bol à une petite vieille, qui résiste et lui refourgue un verre en plastique à la place – Annabelle est contente quand même -, Eddy trouve un bol par terre. Ils les lavent en amoureux dans une fontaine. Tout cela nous tirerait presque des larmes si nous n’avions pas l’esprit focalisé sur la garbure de Marc qui nous attend au camping. Eddy finit par se faire servir la seule soupe disponible à cette heure – il s’avère qu’il s’agit de l’eau chaude qui a servi à rincer la marmite, heureusement que les hippies n’utilisent pas de produit-vaisselle-plein-de-produits-chimiques-et-de-conservateurs.

Bungalow. Garbure. Miam miam. Joie. Plénitude. Dodo.

Dimanche 30 octobre 2011

Pas de pluie, pas de miracle, le Tarn est au trente-sixième dessous. Le Dourbie concentre les excitations, la Dourbie alimente les fantasmes.

Ils sont six. Ils partent sous le regard humide de leurs compagnes. Elles agitent leur mouchoir en guise d’au revoir. Elles suivent des yeux la silhouette du trafic-neuf-places-rallongé-avec-sa-remorque jusqu’à ce qu’il disparaisse dans le brouillard matinal.
Très vite, elles oublient leurs hommes partis au front et se tournent vers les quelques hommes – réformés – qui restent au camp. Ces derniers ne le regretteront pas – connectez-vous sur la section adulte du site web pour plus de détails.

Bref, kayak pour les uns, randonnée pour les autres.
Le soir, nous assistons à un véritable battle entre les deux camps. Et chacun de vanter ses prises de risque, ses exploits et ses conquêtes. A l’applaudimètre, les randonneurs mènent largement la danse. Les kayakistes font l’objet de la risée générale à l’évocation de leurs bains-douches et autres bazars-à-bulles. Sans parler des pagaies cassées et de la plaque du caisson perdue (oubliée ?).
De vraies gonzesses.

Les spaghetti d’Alessandra font taire les derniers relents haineux des dourbiistes – il était temps.
Buona notte.

Lundi 31 octobre 2011

[Nous remercions ici le Seigneur d’avoir mis 31 jours au mois d’octobre, sans quoi notre séjour n’aurait duré que trois jours]

Petit-déjeuner, ménage, recherche de gîte pour le soir, analyse des niveaux d’eau sur internet. Direction la vallée de l’Hérault.
Hésitations entre la Vis et l’Hérault.
Les infos glanées à propos de la Vis auprès d’un Docteur ès Vis qui souhaite garder l’anonymat la disqualifient – pas assez d’eau. Ce qui s’avérera faux par la suite, mais ainsi va la vie. (NDLR : songer tout de même à châtier l’apprenti Deep Throat – pour l’exemple).
Hautes eaux pour l’Hérault, nous décidons de faire la partie « touristique » : Aval de Ganges (Le Mazet) => Pont de la D1.
Nous profitons de l’embarquement pour faire agréablement connaissance avec les habitants – fraternité et amour de son prochain.
Nous avions espéré une navigation « volume », des trains de vagues monstrueux et des rouleaux tumultueux. Nous avons rencontré un navigation de classe I à II, quelques vagues et un cadre idyllique pour nous consoler. Un petit air de marathon de l’Ardèche. La rumeur – encore elle – veut que le parcours fasse 25 km. Oh my god.
Après enquête, je suis en mesure d’affirmer que n’avons pas fait plus d’une quinzaine de kilomètres. Seul Nicolas G., habitué aux parcours de plus de quarante kilomètres de par sa pratique du kayak de mer, regrette la brièveté de cette descente et la faiblesse de notre VO2max.

Nuit en gîte. D’une accessibilité exemplaire pour un trafic-neuf-places-rallongé-avec-sa-remorque via la D122. Neuf garçons, quatre filles, treize saucisses à la châtaigne, une purée DIY, une douche, un lavabo, treize lits simples. Assez peu de combinaisons, somme toute.

Mardi 1er novembre 2011

[Nous remercions ici le Seigneur d’avoir créé les Saints, sans quoi il n’y aurait pas de Toussaint, sans quoi notre séjour n’aurait duré que deux jours, car qui aurait posé son lundi si le mardi n’était pas férié ? Je vous le demande.]

Pluie, brouillard et Gorge de Saint Guilhem Le Désert.
Le niveau d’eau tourne autour de 30 m3/s, soit le maximum conseillé sur eauxvives.org (valeur qui ne fait pas l’unanimité sur le forum).
La principale difficulté du parcours se nomme Fer à Cheval – seuls quelques-uns le passent, les autres portent. Le reste de la rivière est magnifique et marmiteux. Entre deux parois siphonnantes, il suffit de rester au centre pour éviter les ennuis.
Nous passons sous un rideau d’eau tiède massant. Un petit peu de bonheur.
Arrivée dans un lac sous une pluie battante – ambiance brumeuse et humide, compromis parfait entre kayak et film noir américain des années 70. Le .357 Magnum de Nico est à l’honneur.

Rentrée à Lyon sous le déluge.
Cette nuit-là, le niveau d’eau monte à 450 m3/s sur l’Hérault. Et deux nuits plus tard, 1600 m3/s.

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