Relatif à la section Randonée

Petite nav hivernale au grand Large !

Dimanche 22 janvier 2017, température à-5 au réveil, 6 kayakiste motivés au grand Large : Max, Grand Fred, Jacques, Sébastien et Claude.  Il faut être https://www.viagrasansordonnancefr.com/viagra-en-ligne/ bien équipés : combinaisons néoprène, manchons pour éviter l’onglée, bonnets…

 

 

 

 

 

 

 

Jolie brume, soleil pâle, glace sur le grand large … impossible de naviguer sur le plan d’eau à cause des plaques de glace, on remonte le canal jusqu’au barrage. Belle séance  d’entrainement… A 12h30 nous sommes de retour au club, contents de retrouver des habits chauds et secs !

 

 

Avis aux amateurs le 5 février prochain !

rassemblement kayakistes à Crozon et randonnée à Molène

Rassemblement des 10 ans du forum kayakdemer.eu sur la presqu’île de Crozon du 15 au 20 août puis randonnée vers l’archipel de Molène la semaine suivante.                                         rédactrice Laurence grâce aux notes de Jacques
Départ de Jacques, François, Laurence et Josselin leur fils le vendredi 12 août vers 9h, le kayak de
Laurence ayant reçu sa dernière couche d’époxy la veille à 22h…
Nous arrivons à St Pol de Léon vers 19h30 , dans la maison familiale de François ou nous passerons
le week end.
Jacques et Laurence partent naviguer samedi après midi au nord de la baie de Morlaix vers le
plareau rocheux du Paradis ou ils verront un phoque. François et Josselin les ont précédés en
dériveur.Ils font le tour de l’île Callot (prononcez Callote svp) par l’est , apercoivent au loin le
château du Taureau puis rentrent par la passe aux moutons qui relie l’ile à Carantec à marée basse. Il
reste 20 cm d’eau donc pas encore de piétons ni de vélos !!
Le temps est ensoleillé, les plages de Callot toujours aussi blanches et sauvages. Retour vers St Pol.
Dimanche 14 aout: il y a du vent de Nord, force 4.
Josselin et François vont tater de la vague en dériveur, Jacques et Laurence décident d’aller dans la
Penzé, rivière du fond de la baie, séparant Carantec de St Pol. Le départ se fait après le déjeuner pris
dehors, et oui il fait beau !, vers l’île blanche, un gros ilot abritant des oiseaux, nous verrons des
courlis cendrés et des huitriers pies.Ensuite nous passons à proximité de l’île verte avant d’arriver
dans les lignes de coffres avant le pont de la corde (il y avait jadis un bac à corde avant la
construction du pont).
Nous passons dessous et découvrons la partie champêtre de la Penzé entre les champs de mais, le
moulin désaffecté et les rives arborées.
Nous arrivons à un autre pont, SNCF cette fois et explorons en rive gauche une petite anse dont l’un
des versants est couvert de pins maritimes. Au fond, une petite rivière alimente un étang.
C’est l’heure du retour qui sera sportif : le vent s’est levé, nous rasons la côte pour arriver au plus
vite mais la marée descend, il faut être vigilant !
Lundi 15 août, nous partons pour le rassemblement des 10 ans du forum

rassemblement
Sébastien y est déjà. Il fait 30 °C ! , si, si, si, le vent est inexistant, nous plantons donc rapidement
nos tentes au milieu de 100 participants et partons naviguer. Le camping du Trez rouz n’est séparé
de la plage que par une petite route, c’est bien pratique !
Direction la pointe du Toulinguet et les Tas de Pois. Michel un kayakiste des côtes d’Armor se joint
à nous 4.Nous découvrons les failles, les falaises et les cormorans des tas de Pois. Quelle autoroute
ce passage : des vedettes, des zodiacs, des SOT de location, vite fuyons à la rencontre d’autres
groupes. Nous retrouvons Elodie brestoise en exil un temps à Lyon que Sébastien avait conviée à
une navigation hivernale, Agnès de planète kayak et Françoise avec qui François avait navigué lors
d’un stage.Nous rentrons et faisons la connaissance de Patrick originaire de Chambéry avec lequel
nous naviguerons de nouveau dans la semaine.
Vous l’avez compris, naviguer c’est d’abord faire des rencontres : phoques, dauphins, kayakistes
etc… Nous poursuivons ce melting pot par l’apéro des régions : chacun apporte une spécialité de son
coin, de l’Espagne à la Corée, des Alpes à la Bretagne.
Mardi 16 : il fait toujours beau, pas de vent, pas de houle
nous en profitons avec Françoise et Agnès pour aller visiter les grottes de Morgat. La balade
commence par la partie nord puis nous continuons vers le cap de la chèvre. Les falaises sont
couvertes de bruyères en fleur, d’ajonc, de pins maritimes, c’est magnifique avec un petit coté « on
dirait le sud ».
Les passes à cailloux alternent avec les grottes et les failles. La mer est idéale pour cette
découverte.Nous pique-niquons sur une plage de galets juste avant le cap de la chèvre puis
continuons. Nous avions initialement prévu de faire demi tour mais décidons de rentrer directement
au camping , nous irons chercher les voitures le soir.
Cap donc sur le « chateau », une pointe rocheuse majestueuse au bout de l ‘anse de Dinan. Cette
pointe ressemble à s’y méprendre à une construction humaine avec une arche simulant un pont levis
et un couloir traversant la falaise sur 70 mètres . Il y a de l’eau, nous l’empruntons donc en kayak.
Laurence décide, après concertation, d’un plan B : elle s’arrête alors, échange son kayak avec celui
de Sébastien, nous la prendrons en voiture à la plage du Goulien plus tard. Elle en profite vraiment
car les grottes de l’anse de Dinan sont stupéfiantes : elle navigue de salle en salle et se croit dans
une église romane.
Le soir est organisé la brocante du kayakiste, chacun échange ou vend son surplus

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Mercredi 17:enfin du temps breton
nous allons au cap Sizun avec le groupe de Trappes et de la Marne accompagné par la brestoise
Jacqueline. Patrick les rejoint. Nous allons d’abord à la plage de Théolin mais la houle nous fait
renoncer à la navette Théolin -Tréboul. Nous embarquons donc de porz Lenvers pour faire un aller
retour au cap Sizun. Peu d’oiseaux, de la houle, pas de replis, une zone de navigation à réserver à du
temps calme. Au retour le débarquement est un peu technique mais personne ne baigne !
Jeudi 18 : pluie et grasse matinée                                                                                                              bienvenue après la soirée de la veille : nous avons dégusté le plov d’Andreï,
spécialité ukrainienne réalisée pour 100 convives…prenez du mouton de l’Azerbaidjan, remplacé ici
par de l’échine de porc breton, des oignons, des carottes, des têtes d’ail en chemise, des piments, du
riz, tout cela cuit dans un gigantesque wok au feu de bois, c’est délicieux, bravo Andreï, ambiance
garantie !!

plov
Laurence part faire ses emplettes à Brest chez bekayak. C’est beaucoup plus long en voiture qu’en
kayak, il faut faire le tour de la rade de Brest !
A son retour elle retrouve le groupe à la plage du Goulien ou la houle permet une séance surf mais
elle doit terminer son bateau : une après midi à passer des lignes de vie……..;-((
Vendredi 19: navigation dans le goulet de Brest
Nous partons pour y être à l’étale de pleine mer, nous traversons après la pointe des capucins pour
aller faire un stop derrière la balise de danger isolé Mengam. Ensuite direction la Cormorandière,
perche blanche à coté de la pointe des Espagnols ou le courant est généralement fort. Nous jouons
sur quelques vaguelettes stationnaires.
Et voilà une belle cueillette de moules sur un wharf désaffecté, elles sont énormes ! Nous
rejoignons alors la plage avant Roscanvel pour le pique-nique, nous faisons connaissance avec un
autre groupe de kayakistes.
Nous contournons ensuite l’île des morts, cimetière de l’île Trébéron qui fut un lazaret pour les
navires en quarantaine au XVII siècle. Les trois batiments imposants (45 par 12 m) que nous
apercevons sont en fait des poudrières reconverties en sanatorium au début du XX ème.Désaffectée
en 1960, l’île est interdite d’accès ( périmètre de l’île Longue, bercail des sous marins lanceurs
d’engin français, que cela est poétique…), c’est aujourd’hui un refuge pour les oiseaux.
Le retour se fait par le goulet tandis que Laurence nous gratifie d’un deuxième plan B avec encore
des échanges de kayak….
Le soir nous cuisons un apéro moules à la bière avant de nous régaler d’une rougail concoctée par
Andreï !
Samedi 20 : du vent 25 à 30 noeuds
Sébastien part ce matin, François part jouer à la cormorandière avec les caïds tandis que Jacques,
Laurence, Françoise, Anne et Ushi, kayakiste allemande, décident de naviguer sur l’Aulne pour être
plus au calme. Michel , du premier jour nous rejoint.
En fait, le vent est au RDV là-bas aussi. Ils décident de traverser l’Aulne pour manger en face et
affronte un force 6 au retour, bravo à Anne qui a esquimauté en situation réelle et c’était facile
d’après elle !!
Nous allons visiter le cimetière à bateaux de la marine nationale. Seuls 2 gros bateaux sont
désarmés : le Dugay Trouin et l’Aconit.

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Au retour, nous coupons les pointes et admirons l’abbaye. Le temps est gris, les bateaux sont gris of
course, nous essuyons des grains mais le moral est bon : un petit pot, accompagné de gateau breton,
à la librairie café de Landevennec nous réchauffe !Le soir nous régalons nos GO d’une
grillade/ratatouille à la piérade accompagnée du gateau d’anniversaire de François.
Dimanche 21: break
Relache pour François et Laurence qui partent à Camaret par le sentier cotier, c’est fort mignon !
Jacques , toujours acharné, navigue avec Françoise vers la pointe du Toulinguet et le rocher du lion,
une belle houle les y accueille.
En conclusion, ce séjour nous a permis de discuter de points techniques, de rencontrer de nombreux
kayakistes, de gouter les saveurs d’autres pays ( ah le whisky tourbé écossais..) et surtout de visiter
la presqu’île de Crozon dans des conditions idéales. Pour les plus sportifs, le petit coup de vent a
permis des séances de surfs.
Nous enchainons par 5 jours de randonnée à 3 : Jacques, François et Laurence.
Les coéfficients de marée diminuent mais la houle ne nous permet cependant pas de faire le tour
d’Ouessant.
Lundi 22, bientôt en route pour Molène
nous attendons la fenêtre météo en visitant, en kayak évidemment, l’aber Ildut et la côte du chenal
du four.Des phoques sont encore au RDV.
Le lendemain mardi, nous partons du Conquet , de la plage des blancs sablons vers Molène.Nous
« levons l’ancre » vers midi, direction le nord pour pique-niquer vers la pointe Corsen ( ou nous
voyons les installations du CROSS CORSEN).Nous partons 1h30 avant l’étale de basse mer pour
bénéficier d’encore un peu de courant sens nord-sud dans le chenal du Four ; il faut noter l’absence
de vent, ce qui nous arrange bien car le vent contre le courant soulève très vite une mer désagréable
voire dangereuse dans ce chenal.
Après une heure de navigation, nous arrivons au nord de l’île Quéménes ou vivent un couple
d’agriculteurs et ses enfants depuis quelques années. Nous apercevons de nombreux phoques sur
leurs reposoirs, certains sont vraiment de belles bêtes (2 mètres et 230 kg pour les mâles, les
femelles sont plus légères 1,8 m et 155 kg). Ils sont assez sauvages et plongent quand nous
approchons.Nous continuons vers l’île Trielen ou nous débarquons pour une visite.Nous essayons
d’imaginer la vie des 25 goémoniers du début du siècle, brulant dans les fours à soude 60 kg
d’algues pour en retirer 3 kg de soude. La fumée se voyait de loin ! Nous rejoignons Molène via l’île
aux chrétiens et la chaussée de rochespermettant par basse mer de gros coéfficient de rejoindre à
pied la cale Charcot ou nous débarquons.
Nous campons sur l’aire naturelle juste à coté du hanger de l’ancien canot de sauvetage.
Nous visitons l’île, son bourg, son port, son sémaphore désaffecté en 1983, son impluvium et son
cimetière ou reposent 26 victimes du naufrage du paquebot le Drummond Castle le 17 juin 1896.
Sur 141 passagers et 103 membres d’équipage il n’y eu que 3 survivants!Le navire s ‘éventra sur les
Pierres Vertes, récif non loin de Molène par temps de brouillard. La reine Victoria remercia les
iliens en faisant construire « la citerne des Anglais » dans le bourg : c’est un impluvium qui
récupère l’eau de pluie, l’eau douce étant un problème sur les îles. La reine offrit également une
horloge pour le clocher et l’archevèque de Canterbury un ciboire en or pour le recteur.
Au retour par le sentier cotier nous apercevons un cadavre de phoque bien désséché.

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Le lendemain mercredi 24 août, départ pour les iles nord: Balanec et Banec
Ce sont des réserves d’oiseaux à débarquement réglementé, pour Banec on est limité à l’estran et
pour Balanec on peut visiter après le 15 juillet.
Nous faisons donc un bac vers Balanec dans un courant fort et nous arretons pour manger. Le tour
de l’île nous permet de voir les rochers autour, de comprendre pourquoi on a des trains de vagues,
de découvrir de nombreux cadavres de lapins et oiseaux de mer, des ruines, un four à soude, un
étang… Nos pieds s’enfoncent dans l’herbe accueillante , nous y ferons une bonne sieste sous les
ponchos, il faut bien attendre que le courant diminue….
Nous partons ensuite en bac pour Banec. Laurence attendra sur l’estran, le temps pour Jacques et
François d’aller faire un stop au phare de Kéréon dans un flot encore assez fort.
Le vent de nord se lève lors du retour vers Molène et nous décidons de passer par le sud en longeant
au plus près Molène pour attendre la renverse.
Le soir nous mangeons à l Archipel, restaurant traditionnel de Molène ou la soupe de poissons est
mémorable.

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Le lendemain, jeudi 25, nous devons rentrer sur le continent et oh surprise, une brume épaisse s’est
établie au petit matin. Les iliens nous affirment que ça va se lever mais la marée est haute à 11h et il
nous faut partir à 9h.
Nous proposons à notre voisin, jeune kayakiste solitaire de se joindre à nous pour la traversée.
Celui-ci en est bien heureux !Nous partons donc dans la brume avec une visibilité de 50 à 100 m, en
estimant notre vitesse, notre dérive, en suivant un cap au 120 calculé par François, le téléphone de
Laurence avait rendu l’âme dans sa pochette étanche donc pas de GPS. La visibilité est si mauvaise
que notre élément féminin pose son kayak sur un cailloux !Après quelques coups de pagaie, tout
repère disparaît et après 20 mn de bac, la balise Men Vrien apparaît tel un spectre, venant confirmer
la précision de notre navigation OUF !
Le prochain bac fut encore plus long dans la passe de la Chimère ou le courant est plus fort, les
vagues nous confirment que nous y sommes bien !
Quéménes apparaît enfin prenant des airs de falaise dans la brume alors qu’elle culmine à quelques
mètres! Nous la contournons par le nord et passons à proximité des iles Litiry, Morgol et Béniguet.
LA BRUME SE LEVE ENFIN.
Nous apercevons des phoques et laissons notre jeune kayakiste à la balise Roche Nord de Béniguet.
Il rejoindra seul la pointe st Mathieu.
Nous traversons donc le chenal du Four avec une visibilité normale, ce qui permet d’admirer le
passage d’un britany ferry….( si le brouillard ne s’était pas levé, nous aurions sagement attendu sur
Béniguet pour nous engager dans le Four!)
La traversée se passe sans soucis mais il est temps d’arriver car le courant se renforce rapidement ,
nous avons dépasser l’étale, il doit être midi et le passage de la pointe de Kermorvan demande
quelques efforts, bien récompensés par nos amis les dauphins qui nous accueillent devant porz
Illien.

navigations-a-crozon-aout-2016
Retour à St Pol ou le lendemain vendredi 26, Laurence termine ses emplettes bretonnes, solides et liquides. Jacques et François, font le tour de l’île de Batz, en sens antihoraire pour changer, ils se font
interpeller par un zodiac de la capitainerie de Bloscon qui vient en fait admirer le kayak de
François…
La houle est bien présente au trou du serpent, ils prennent le chenal et rentrent directement à
Pempoul puis nous rinçons le matériel dans le jardin.
Le retour sur Lyon se fera samedi , avec quelques ralentissements sur Rennes….mais qui donc a
parlé de canicule????

https://www.flickr.com/photos/clubckdm/albums/72157672437096250

 

Belle Ile Hoédic Houat et le golfe du Morbihan en kmer

du 3 au 10 juin 2016: randonnée dans le Morbihan avec le tour de Belle Ile par la côte en dehors, les iles d’Hoédic, de Houat et quelques jours dans le golfe du Morbihan à la rencontre des courants et des îles.

7 kayakistes ( Sébastien, Jacques, Stéphane, François et Laurence et 2 nouveaux découvrant la randonnée en mer: Eddy et Denis )

Compte rendu de Denis, à découvrir et à déguster dans l’authenticité !

2016-06_bretagne_dbz

https://drive.google.com/file/d/0Bxkmpo3Lg3Dca2NCUDBiUnNjUGc/view?usp=sharing

L’album photos du séjour : LIEN

Entrainement randonnée mardi 05.07.16 à 18h00 au lieu du mercredi

Attention:

mercredi 06.07.16 il y a un match de l’euro 2016 à Décines à 21h00 …
En raison des difficultés de circulation l’entrainement de la section randonnée aura lieu le mardi 05.07.16 à 18h00 au lieu du mercredi.

Randonnée Agay – 14 au 18 mai 2016

Participants : François, Jacques, Cyril, Max, Patrick, Spooky, Claude, Pierre, et Anne-Lise

1er jour : Agay – le Dramont

Rendez-vous au CKDM de bonne heure (7h du matin !), le camion ayant déjà été chargé la veille ; nous avons failli partir sans un retardataire, finalement nous serons bien 7 pour l’aller jusqu’à Agay. Petit détour touristique par les routes de campagne de St Raphaël, la faute au GPS, c’est joli mais un peu juste pour croiser des véhicules avec notre grosse remorque !
Arrivée à Agay et installation rapide des tentes, pique-nique tiré des sacs, puis c’est parti pour la 1ère expérience en mer pour plusieurs d’entre nous, direction le Dramont. Un peu de houle, pas beaucoup mais ça impressionne quand même au début. Tour de l’île d’or, nous cherchons Tintin sur l’île noire mais personne. Retour tranquille, pas impressionnés, nous sommes même en forme pour quelques récupérations pour s’entraîner dans la baie. C’est un peu moins froid qu’au Grand large, mais pas de beaucoup (entre 17 et 19° selon les estimations à la main ou au thermomètre pour le bain de bébé).
Ciel orageux et petite averse, le tarpaulin est monté en vitesse, ouf les tentes étaient déjà montées ! La pluie cesse, nous commençons à cuisiner. Claude et Pierre nous rejoignent avec leur petite caravane après un périple hors autoroute par les Alpes. Chacun sort ses spécialités, le whiskey de Jura (l’île en Ecosse, et non pas du Jura, le département) aura beaucoup de succès et ne survivra pas à la soirée ; même sort pour les cannelés.
Le repas est suivi par un concert du capitaine à la guitare, les autres chantent (enfin, ceux qui étaient déjà nés quand les chansons en question étaient populaires) ou demandent des bis. (Les voisins peut-être pas, mais on ne leur a pas demandé leur avis, et puis nous sommes de toute façon le groupe le plus nombreux du camping !) Retour au calme tout de même pour respecter le sommeil des autres et nous reposer nous aussi pour être en forme le lendemain.

2ème jour : Agay –cap Roux
Embarquement matinal cette fois vers l’est pour admirer le massif de l’Estérel depuis les flots. Premières traversées de passes à cailloux, le casque bien rivé sur la tête au cas où, mais il n’y aura pas de dessalage heureusement. Il fait beau, il fait chaud, certains se rafraichissent donc en baignant à l’embarquement ou au débarquement (de là à penser que ce n’était pas volontaire, nous n’oserons pas le dire…). Nous dépassons l’île des vieilles pour aller pique-niquer sur une plage dans une belle crique, même si la vue est un peu gâchée par les voiliers qui viennent mouiller en plein milieu, zut !
Retour tranquille au club, il n’est pas tard et certains ont encore des forces pour pagayer (ceux qui n’en avaient plus essayent de l’oublier et de suivre malgré tout). La troupe part donc valeureusement explorer la fougueuse rivière d’Agay (bon, en réalité, du classe 1 sans autre danger que les bateaux de plongeurs rentrant aux clubs…). Changement de décor complet mais les rives ont leur charme, c’est paisible et très vert, belle balade pour conclure cette seconde journée.
Retour au camping. La voisine américaine qui a entendu François jouer vient le rejoindre pour un bœuf guitare-mandoline, c’est assez original mais très sympathique. Popote, vaisselle, discussions puis au lit !

3ème jour : Miramar- Théoule
Afin de changer un peu d’horizons (navigation vers l’ouest et vers l’est d’Agay déjà effectuées), nous prenons le camion pour aller un peu plus loin, direction Miramar et son parking tout indiqué pour y déposer le camion et la remorque. Nous partons à la recherche de l’arche et de la grotte promises par François. Nous passerons bien sous l’arche, pas contre la grotte n’est guère accessible à cause de la houle et des vagues qui rendraient les tentatives de visite un peu trop périlleuses. Le soleil est toujours au rendez-vous, les naturistes fidèles au poste sur leur plage également, nous pousserons donc jusqu’à la plage suivante pour notre pause repas. Les deux malheureux baigneurs qui pensaient être tranquilles se sont vite rendus compte de leur méprise…
Plage bien ventée, il fait presque frais malgré le soleil. Nous réembarquons pour explorer un peu la baie, slalomant entre les luxueux yachts et distinguant au loin les gros paquebots de croisière amarrés à Cannes pour le festival… Peu importe, pas de jalousie, nous sommes trop bien dans nos kayaks à explorer les coins et recoins, jouer dans les passes à cailloux, et repasser sous l’arche qui ne nous fait même plus peur au retour. Nous observons au passage les étranges constructions sur les collines (une villa digne des barbapapa est particulièrement remarquée). Retour sans encombres jusqu’au camion, puis jusqu’à notre lieu de villégiature. La plus jeune de la troupe essaie en vain de convaincre les autres de se laisser tenter par des jeux de carte, et finira par négocier une partie contre un récital à la guitare… Bref, soirée ordinaire pour cette dernière nuit à Agay avant de migrer au petit matin.

4ème jour : Ramatuelle- Cap Camarat
Nous avions la veille laissé les kayaks chargés sur la remorque pour pouvoir repartir sans tarder en direction de St-Tropez. Ce n’est pas encore l’été mais nous n’échapperons pas à un énorme bouchon qui nous fera perdre deux bonnes heures… Enfin arrivés à Ramatuelle, nous découvrons ébahis le camping 3 étoiles (au moins), digne du club med, avec ses palmiers, hibiscus, huttes façon Koh Lanta et j’en passe. Nous faisons un peu tâche avec notre camion et remorque, mais qu’importe ! Repas rapide avant de prendre la mer.
Nous faisons cap vers les 3 caps, dépassons le premier – Cap Camarat- sans affoler les gardiens du phare. Il faut dire qu’après trois jours de navigations, nous sommes presque des kayakistes de mer expérimentés… (enfin, c’est ce que l’on se dit). L’eau est bleu turquoise, les roches de la côte magnifiques, le sculpteur a bien travaillé ! Nous faisons des détours dans les petites calanques et autour des rochers que nous croisons jusqu’à apercevoir le cap Taillat.
Demi-tour pour repartir vers notre camping de luxe. Au passage, nous faisons une pause dans une zone de jolies petites vagues bien formées pour faire une séance d’initiation au surf. Le capitaine explique et fait la démonstration, les autres suivent timidement au début. Quelques dessalages de kayakistes surpris par les vagues et ne maitrisant pas encore bien la gîte refroidiront quelques-uns des participants. Une pagayeuse en redemande encore et encore, mais il est l’heure de rentrer. Tiens, une autre vague encore plus jolie, il serait bête de rater ça ! Le capitaine y va, la pagayeuse suit, surfe, tourne, et se fait retourner comme un crêpe… sans rancune, et sans surprise, c’est ça de s’aventurer dans la cour des grands !
Nous connaitrons quelques difficultés inattendues au retour… la plage est tellement longue et les campings tellement nombreux que nous avons du mal à retrouver le nôtre ; mal orientés par un badaud, nous irons trop loin avant de faire demi-tour et de demander une nouvelle fois notre route à une charmante locale qui nous dit de reprendre la route en arrière… à non madame, nous c’est sur la mer qu’on se déplace ! Nous finirons par reconnaître les grands palmiers qui marquent notre camping- mais si, là, les 2 grands qui dépassent ! Ouf, retour à bon port, bien fatigués mais contents de cette belle expédition, ça valait le coup d’affronter les bouchons de St Trop !
Dernière épreuve de la journée : monter la tente dans les graviers presque aussi dur que du béton – et oui, c’est un camping de luxe pour camping-cars, par pour les pouilleux qui dorment sous tente !Lla seule pagayeuse qui reste (après le départ de Claude et Pierre qui retournent profiter du calme d’Agay) a bien du mal à planter ses sardines sous les regards narquois des autres pagayeurs (enfin, sauf celui qui finira carrément par jeter l’éponge pour dormir dans le camion).

5ème jour : l’Escalet – Cap Taillat
Nous profitons encore de quelques heures de navigations avant le retour sur Lyon, cette fois depuis la plage de l’Escalet. L’eau turquoise est toujours aussi limpide, la côte aux rochers découpés aussi belle, c’est une magnifique balade pour conclure le séjour. Nous contournons le cap Taillat puis débarquons pour admirer le paysage. Rencontre fortuite avec des randonneurs qui sont aussi kayakistes, le monde est petit ! Portage miniature puis nous réembarquons pour rentrer, déjà… ces 5 jours sont passés bien vite ! Une dernière pause sur la plage face à St Trop pour le casse-croute, et c’est reparti pour des heures d’autoroute ; plus on remonte au nord et moins il y a de soleil… Quelques bouchons sur la rocade pour nous ramener à la réalité, et un orage en arrivant au club pour couronner le tout ! Dur retour à la réalité décidément, on serait bien restés plus longtemps dans le sud…
Ce fut un bien beau séjour, la découverte du kayak en mer fut un plaisir pour ceux qui n’avaient encore jamais testé, et les autres ont bien profité du soleil, de la petite houle et de la bonne ambiance du groupe. Peu de bains involontaires, l’essentiel des récupérations étaient voulues (et plus ou moins efficaces, mais celles dans les vagues furent d’une efficacité fulgurante !) Les moins expérimentés ont pu goûter aux balades prolongées, chercher leur rythme et style de pagayage, et profiter des conseils des plus expérimentés. C’est à refaire, d’ailleurs tous les nouveaux ont déjà réservé leur place pour le séjour mer de l’an prochain

l’album photo :

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Rando: descente de l’Ain de Pont de Chazey à Anthon (30 avril 2016)

Sortie sans difficulté sur un parcours bien connu même si on ne le fait pas très souvent. Météo pas trop pluvieuse, température un peu fraiche, notamment au pique-nique à mi parcours, eau bien fraiche également. On est parti à 5 (Claude, Cyril, Jacques, Nicolas G et moi-même). Après avoir envisagé une descente plus longue depuis Pont-d’Ain, c’est finalement un parcours assez court qui a été choisi, parce que la météo n’était pas fameuse, et parce que l’on souhaitait rentrer avant 18h, afin de ne pas tomber dans les difficultés de circulation en raison d’un match de foot de l’OL au stade de Décines. On s’est donné rdv au ckdm à 8h30, on a posé une voiture à Anthon, puis on a continuer avec le camion jusqu’à Pont-de-Chazey. Embarquement à Pont de Chazey en fin de matinée sous le pont de la D1084. NB: Prévoir un peu de temps à Pont-de-Chazey car on pose les kayaks au niveau de l’accès aux secours de l’A42, mais il y a un petit portage à pied pour revoir la rive et le camion est à garer de l’autre côté du pont (voir mini Topo ci-dessous).

Le débit consulté en début de matinée vers 7h indiquait une augmentation non prévue du débit, mais finalement le débit a baissé de 120 à 90 m3/s pendant la descente (lien pour le débit à la station de Chazey: http://www.rdbrmc.com/hydroreel2/station.php?codestation=6). Nous avons eu la rivière pour nous seuls, pas un kayak de location sur l’eau, on a juste aperçu de loin 3-4 pêcheurs. Nous avons observé plusieurs oiseaux, et notamment quelques uns que l’on voit rarement au Grand Large: des harles bievres , des hérons pourpres et une aigrette garzette. Concernant la navigation, c’était encore plus plus simple que d’habitude car avec un débit de 100 m2/s la rivière était lissée, l’eau recouvrant les quelques modestes petits rapides et drossages habituels.  Rares étaient les vaguelettes et petites veines d’eau pour jouer et s’entrainer aux bacs, stops et reprises en kayak de mer. La rivière était très « propre », sans amas de branches. A noter cependant que l’arbre qui barre la rivière est toujours présent quelques dizaines de mètres avant  la confluence avec le Rhône après le dernier virage. Avec le débit du jour il suffisait de passer tranquillement à droite et de rester dynamique pour choisir sa veine d’eau juste après. Passer à gauche (extérieur du virage) ramène sans doute sur l’arbre. Arrivée à Anthon, nous avons fait quelques bacs dans les vaguelettes avant la confluence , puis avons débarqué à Anthon. Navette: aller-retour de Anthon à Pont de Chazey pour récupérer la remorque, puis retour au club avant 18h ce qui nous a permis d’éviter la fermeture de l’accès au Grand Large pour cause de match au stade de l’OL.

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L’itinérance vélo kayak 2016 se prépare ….

Des passionnés d’eau vive au départ d’une aventure sans carbone début juillet. Avec quelques adhérents des clubs de kayak rhodaniens de Décines Meyzieu et de Villeurbanne, nous avons l’objectif de pratiquer notre sport, le canoë kayak, dans un territoire d’exception pour l’eau vive, les Hautes-Alpes. Jusque-là, rien d’exceptionnel, nombreux sont les clubs français et étrangers qui migrent dans cette région entre les mois de mai et d’août pour profiter des bonnes conditions de navigation que nous offre ce territoire. La particularité de notre voyage : nous n’utiliserons pas de véhicules pour nous déplacer de rivières en rivières.

Nous serons donc en vélo durant neuf jours et nous naviguerons chaque journée sur une rivière différente. Les Hautes-Alpes sont un lieu unique en France pour pratiquer l’eau vive : on y retrouve des torrents des classes II à V glaces à profil alpin et parfois même à profil cévenol, alimentés principalement par la fonte des neiges et des glaces. En vélo, nous franchirons quelques cols mythiques des Hautes-Alpes comme le Lautaret, le col de Vars, le col de Manse, le col de Parquetout et le col d’Ornon pour rejoindre notre point de départ. Une fois les rivières descendues, nous remonterons autant que possible à pied pour récupérer nos vélos.

D’où a émergé cette idée farfelue ? Il y a un an et demi, avec un ami, nous nous sommes lancés dans une aventure similaire en traversant les Alpes du Sud en étant préoccupé par un constat : si l’image d’Épinal du kayakiste est celle d’un sportif qui se fond dans l’environnement, il reste très dépendant de la voiture pour accéder aux cours d’eau et faire la navette entre le point de départ et le point d’arrivée. C’est une des raisons qui nous ont poussés à remplacer la voiture par le vélo.

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Aujourd’hui, je souhaite élargir cette pratique qui nous permet d’imaginer les activités de montagne autrement. Et c’est avec l’association sportive du CKDM, pour laquelle je travaille, que je souhaite porter ce projet. Sans que cette pratique attire les foules, il s’agit d’une pratique qui interroge les gens que nous rencontrons sur notre route. Nous serons donc cette année un grand convoi de six pratiquants qui traverseront les routes hauts-alpines. Deux d’entre nous partirons trois jours avant depuis notre club en banlieue Lyonnaise pour rejoindre le point de départ de notre boucle autour des Ecrins. Bien qu’il n’y ait pas de rivières d’eau vive à naviguer entre Lyon et les premiers contreforts des Ecrins, il nous semble intéressant et symbolique de faire un départ à vélo depuis notre club. Les cinq autres kayakistes nous rejoindrons à Bourg-d’Oisans, départ de notre boucle, longue de 400km.

Concernant le matériel, nous utilisons nos vélos et kayaks personnels. La difficulté est de trouver des remorques à un prix abordable pour transporter les kayaks et tout le matériel nécessaire au voyage (bivouac, affaires de kayak, quelques vêtements …) Nous recherchons toujours des partenaires pour nous aider à subventionner ce coût. Récemment, nous avons contacté une association lyonnaise de réparation de vélos : le chat perché. Intéressée par notre projet, elle propose de nous fabriquer les remorques qu’il nous manque à coût réduit. En échange, nous souhaiterions leur proposer des séances d’initiation pour découvrir notre sport, le canoë kayak.

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Affaire à suivre …

Randonnée hivernale en Méditerranée (18-20 mars 2016)

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Compte-rendu d’une randonnée itinérante en kayak de mer

La-Londe-des-Maures -> Giens -> Porquerolles -> Port-Cros -> La-Londe-des-Maures

Participants: Laurence, Claude, Jacques, François, Jean-Marc, Sébastien

ALBUM PHOTOS

La préparation du séjour

Le fonctionnement club nécessitant l’anticipation logistique, une sortie en Méditerranée en mars avais été prévue dès le mois de novembre. Évidemment, la météo n’est pas connue si longtemps à l’avance ! Et comme l’eau est encore bien froide et les conditions météo incertaines (risque de vent et de vagues), ce séjour hivernal est traditionnellement limité aux pagayeurs ayant l’expérience de navigations dans les vagues, avec et contre le vent, efficaces lors des récupérations, et capables de pagayer plus de 15 milles nautiques (MN) par jour.

Toute  randonnée demande de la préparation avant le départ, notamment pour la logistique (réservation camion et remorque, vérification de la remorque : roue de secours,  fonctionnement feux, élastiques et sangles, …), la nourriture, les lieux de camping ou de bivouac, les cartes, le matériel de sécurité.  Et concernant la navigation, il faut déterminer les parcours possibles selon l’évolution des prévisions météo, s’accorder sur les heures de départ de Décines, etc. Après avoir prévu initialement quatre jours de randonnée le séjour a dû être réduit à trois jours, puis il a fallu déterminer le parcours. Avec 5 randonneurs expérimentés partants, on pouvait envisager accueillir quelques kayakistes locaux pour cette randonnée, et l’invitation fut envoyée au collectif Pagayeurs du Levant avec qui nous avons déjà partagé des navigations hivernales en Méditerranée ces dernières années (Frioul, Embiez, Iles Marseille). Nous avons finalement eu le  grand plaisir de naviguer avec Jean-Marc G., kayakiste expérimenté, compagnon d’une grande sagesse, et fin connaisseur des lieux de navigation et des sites de bivouac.

Après avoir envisagé un parcours autour de Cap Camarat, puis une zone plus proche de Lyon entre le cap Sicié et Saint-Mandrier, c’est finalement un parcours à l’Est de Giens qui fût retenu après conseils de Jean-Marc et consultation des prévisions météo. Le séjour ayant été réduit à trois jours, nous avons décidé de partir le jeudi soir et dormir sur la route pour profiter de la journée du vendredi. Les prévisions météo pour la nuit étant incertaines et les températures encore fraîches, le choix de bien dormir dans une chambre d’hôtel « low cost » a été préféré à une nuit dehors.

Derniers préparatifs: En début de semaine Laurence passe une commande “drive” à partir d’une liste de menus déjà testée lors de précédentes sorties. Jacques fait l’inventaire des restes de nourriture et du matériel de sécurité. Mercredi en fin d’après-midi, nous nous retrouvons pour vérifier la remorque, vérifier les bateaux et les charger. Nous faisons aussi le point sur le matériel de sécurité, de navigation, et de bivouac.

Le trajet aller

Jeudi chacun finit sa journée de travail et le groupe se retrouve au club peu avant 20h pour un départ de Décines. Nous prenons la route, les chauffeurs se relayant jusqu’à Salon de Provence où nous nous arrêtons quelques heures pour dormir.

Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, nous repartons en pensant être sur Miramar vers 10h-10h30 d’après les indications du GPS … mais c’était sans compter sur la circulation toulonnaise ! Entre accidents, travaux, déviations et bouchons, nous retrouvons Jean-Marc avec 1h30 de retard au port de La Londe-des-Maures. Celui-ci nous conduit à un parking situé près de la capitainerie,  avec un emplacement idéal pour y laisser sereinement la remorque et le camion pendant 3 jours : juste en dessous d’une caméra de surveillance ! Nous déchargeons, préparons notre matériel, répartissons l’eau et la nourriture … et vu l’heure, nous prenons le pique-nique avant d’embarquer. 13h, nous voilà enfin sur l’eau !

La navigation

Navigation depuis le port de La Londe-des-Maures en direction de Giens. Nous longeons d’abord la côte et visitons le petit port de Port-Pothuau. On y remarque notamment la porte de l’écluse qui permet d’alimenter les marais salants. Nous faisons ensuite route directement vers le sud de la presqu’île de Giens. Après une petite pause, séance de rase-cailloux sereine au sud de la presqu’île, puis traversée vers Porquerolles en visant la Jaune Garde. Nous contournons la pointe ouest de la presqu’île. Longue pause, permettant quelques brasses de nageurs peu convaincants en criant « Whouaaa !!! Elle est bonne ! » , et une balade à pied sur l’île. Fin connaisseur des lieux, Jean-Marc nous a conduit au souterrain du Langoustier dit « le trou du Pirate », un passage en escaliers taillé dans la roche qui permet d’accéder discrètement à l’île depuis la mer.

Nous embarquons vers 8h40 samedi. La météo est ensoleillée, et la mer calme. Nous contournons de Porquerolles par la côte sud. Courte escale technique sur une petite plage, puis direction Le Gros Sarranier à l’Est de Porquerolles. De là nous entamons la traversée en prenant pour cap La Pointe du Cognet au sud-est Port-Cros, puis nous contournons l’île par la cote sud, nous remontons le long de la côte est jusqu’à la pointe de Port Man. A 13h il est vraiment temps de faire une pause ! Nous entrons dans la baie de Port Man et débarquons sur la plage au fond de la baie. Pique-nique indispensable après cette longue matinée et … sieste au soleil !

Les batteries étant rechargées, nous embarquons pour la traversée vers le continent. Nous longeons d’abord la côte nord de Port-Cros jusqu’au Rocher du Rascas, en restant à l’abri du vent pour ceux qui ont pris la route la plus pertinente (…). Puis nous faisons cap vers le Cap de Brégançon, profitant de petites vagues qui nous aident. Nous tenons ainsi compte d’une petite dérive qui nous ramène plus à l’Est, vers la Calanque de la Tripe. Claude entre à cette occasion dans le cercle des kayakistes qui font plus de 20 milles dans une journée ! En arrivant sur la plage choisie pour une pause bien méritée nous sommes surpris par l’épaisse couche de posidonie recouvrant la plage de galets blancs (certainement plus d’un mètre !).

Dimanche, le vent s’est un peu levé et le temps est plus humide. Les conditions ont néanmoins l’air plus clémentes qu’annoncées. Nous rembarquons d’abord à quatre (Jacques, François, Jean-Marc et Sébastien) pour une petite navigation en début de matinée (il est 8h20). Navigation d’abord à l’abri en direction du Cap Bénat, puis face au vent (force 2 à 3) avec pour objectif (ne demandez pas pourquoi !) l’îlot de la Fourmigue. Retour selon le même parcours mais au portant. C’est l’occasion de profiter des petites vagues d’une soixantaine de centimètres pour quelques surfs bien sympathiques (ah !!! voilà pourquoi !). Nous retrouvons ensuite Laurence et Claude en milieu de matinée, pour finir la boucle et rentrer tranquillement sur Miramar. Navigation d’abord vers le fort de Brégançon, où nous croisons bizarrement une vedette de Sea Shephered plutôt qu’un zodiac de commandos de marine. Afin de ne pas rentrer trop rapidement, nous explorons toutes les petites criques et plages de Brégançon à Miramar. Retour au point de départ en début d’après-midi où nous retrouvons les véhicules, et … des vêtements secs !

Bilan: trois superbes journées de navigation, un parcours inédit pour le groupe, environ 45 milles nautiques, une météo idéale, sur une zone peu fréquentée en ce début de printemps, du soleil, pas trop de vent ni de pluie, quelques vagues, un nouveau record de distance battu pour Claude, deux beaux bivouacs, et une rencontre avec un kayakiste local qui a partagé son expérience et sa connaissance des lieux. La sortie idéale !   

Le retour 

Après vidange des bateaux, tri des affaires, accrochage des bateaux sur la remorque, etc, nous saluons Jean-Marc et Annie puis nous reprenons la route en direction de Lyon. Les chauffeurs se relaient et nous arrivons à Décines dans la soirée. Le matériel est trié et rangé au club de nuit.  

En début de semaine, les bateaux et le petit matériel sont rincés (dessalage !) et séchés, le camion balayé.

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Prochains séjours en mer :  

– Mai: Stage tout niveau en baie d’Agay

– Juin: Séjour vagues et Courants dans le Morbihan, niveau confirmés

– Août: Rassemblement 10 ans de kayakdemer.eu + randonnée à Crozon, Finistère

– Octobre: Randonnée en Corse

Randonnée Décines – Confluence – le 12 mars 2016

Randonnée Décines – Confluence – le 12 mars 2016

Participants : Stéphane, Cyril, Pierre, Spooky, Anne-Lise

Quatre novices du club ont décidé de se lancer dans la traditionnelle descente du Rhône de Décines jusqu’à Confluence cette année, encadrés par un valeureux randonneur expérimenté auquel ils ne laisseront pas de répit en lui donnant bien du fil à retordre par de nombreux tests de ses compétences d’encadrant tout au long de la navigation.
L’embarquement se fait au club; navigation sans encombres sous les ponts de Décines et Vaulx-en-Velin pour arriver jusqu’au premier obstacle que constitue le barrage de Cusset. Les débutants goutent donc aux joies du portage, en partie facilité par les chariots. Jusques là tout va bien…

Une fois les kayaks transportés, les débutants observent avec appréhension les remous qui se forment en aval du barrage et prennent peur à l’idée de faire un bac ! Tentative de reprise de courant sans le bac, donc, sans écouter les suggestions du chef de troupe. Mal nous en a pris… Deux débutants s’en sortent et partent attendre quelques mètres en contrebas. Les deux autres, quant à eux, se sont entre temps coincés dans des arbres sur la berge. Première tentative de s’en sortir… une pagaie part dans le courant, ce qui nous permettra de vérifier la capacité de notre encadrant à la récupérer et la ramener à son propriétaire (1ère compétence validée). Succès à la deuxième tentative de se dégager pour ce premier pagayeur qui va rejoindre ses camarades en contrebas.

Pendant ce temps, la dernière novice (pas de chance, la seule pagayeuse du jour donc qui sera forcément identifiée !) se cramponne aux branches. Tentative suivante de se désemmêler des branches ; malheureusement pour moi, celle-ci sera infructueuse, et c’est donc bien à contrecœur que je testerai la température du Rhône en mars (pour ceux qui se posent la question ; elle est froide!!!). Le seul avantage de baigner à l’embarquement est que la berge est proche ; je me réfugie donc sur le bord et constate que notre encadrant sait aussi dégager deux kayaks coincés dans les arbres. (2ème compétence validée)

Cette fois-ci, embarquement pointe vers l’amont (j’ai compris la leçon), nous récupérons enfin au passage les autres pagayeurs qui devaient commencer à se demander si nous étions partis rejoindre les camarades qui arrivaient à la séance de piscine du samedi. Nous poursuivons jusqu’à la Feyssine, en ayant au passage la surprise de voir courir quelques sangliers sur la berge opposée. Arrivée l’heure du pique-nique, nous hésitons entre l’île et le parc pour nous arrêter ; ce dernier l’emportera, pour un débarquement non sans quelques déboires dus à la boue qui recouvre tout le bord et nous complique bien les choses !

Nouveau portage puis pause bien méritée pour nous restaurer. Pas de chance, le soleil s’est caché, il fait froid pour moi qui suis trempée ! Au moment de repartir, surprise : une pagaie manque à l’appel… décidément, ces débutants auront vraiment tout fait pour pousser à bout le capitaine ! Un aller-retour à l’endroit de départ du portage permettra heureusement de récupérer l’objet en question.
Nous réembarquons en profitant du calme de l’écluse, pendant ce temps le seul pagayeur expérimenté va tâter les vagues d’« Hawaii sur Rhône ». Toujours vigilants pour ne pas se faire piéger par les tourbillons et contre-courants, nous repartons en direction de Confluence et côtoyons diverses péniches pendant la dernière étape de notre sortie. RAS pour celle-ci, au grand soulagement de tous ; le nouveau pont et musée se profilent au loin, ouf ! Débarquement, chargement de la remorque, et retour au club.

Ce fut une sortie plus mouvementée que prévue, mais il faut croire que les débutants n’ont pas été traumatisés par cette aventure puisqu’ils ont signé pour de nouvelles sorties printanières ! Félicitations au passage au seul débutant qui n’a pas fait de bêtises, et bien sûr à Stéphane qui a su gérer tout ça avec calme et sang-froid pour 0% de pertes humaines et matérielles au final !

Texte original : Anne-Lise