Relatif à la section Randonée

Rando: descente de l’Ain de Pont de Chazey à Anthon (30 avril 2016)

Sortie sans difficulté sur un parcours bien connu même si on ne le fait pas très souvent. Météo pas trop pluvieuse, température un peu fraiche, notamment au pique-nique à mi parcours, eau bien fraiche également. On est parti à 5 (Claude, Cyril, Jacques, Nicolas G et moi-même). Après avoir envisagé une descente plus longue depuis Pont-d’Ain, c’est finalement un parcours assez court qui a été choisi, parce que la météo n’était pas fameuse, et parce que l’on souhaitait rentrer avant 18h, afin de ne pas tomber dans les difficultés de circulation en raison d’un match de foot de l’OL au stade de Décines. On s’est donné rdv au ckdm à 8h30, on a posé une voiture à Anthon, puis on a continuer avec le camion jusqu’à Pont-de-Chazey. Embarquement à Pont de Chazey en fin de matinée sous le pont de la D1084. NB: Prévoir un peu de temps à Pont-de-Chazey car on pose les kayaks au niveau de l’accès aux secours de l’A42, mais il y a un petit portage à pied pour revoir la rive et le camion est à garer de l’autre côté du pont (voir mini Topo ci-dessous).

Le débit consulté en début de matinée vers 7h indiquait une augmentation non prévue du débit, mais finalement le débit a baissé de 120 à 90 m3/s pendant la descente (lien pour le débit à la station de Chazey: http://www.rdbrmc.com/hydroreel2/station.php?codestation=6). Nous avons eu la rivière pour nous seuls, pas un kayak de location sur l’eau, on a juste aperçu de loin 3-4 pêcheurs. Nous avons observé plusieurs oiseaux, et notamment quelques uns que l’on voit rarement au Grand Large: des harles bievres , des hérons pourpres et une aigrette garzette. Concernant la navigation, c’était encore plus plus simple que d’habitude car avec un débit de 100 m2/s la rivière était lissée, l’eau recouvrant les quelques modestes petits rapides et drossages habituels.  Rares étaient les vaguelettes et petites veines d’eau pour jouer et s’entrainer aux bacs, stops et reprises en kayak de mer. La rivière était très « propre », sans amas de branches. A noter cependant que l’arbre qui barre la rivière est toujours présent quelques dizaines de mètres avant  la confluence avec le Rhône après le dernier virage. Avec le débit du jour il suffisait de passer tranquillement à droite et de rester dynamique pour choisir sa veine d’eau juste après. Passer à gauche (extérieur du virage) ramène sans doute sur l’arbre. Arrivée à Anthon, nous avons fait quelques bacs dans les vaguelettes avant la confluence , puis avons débarqué à Anthon. Navette: aller-retour de Anthon à Pont de Chazey pour récupérer la remorque, puis retour au club avant 18h ce qui nous a permis d’éviter la fermeture de l’accès au Grand Large pour cause de match au stade de l’OL.

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L’itinérance vélo kayak 2016 se prépare ….

Des passionnés d’eau vive au départ d’une aventure sans carbone début juillet. Avec quelques adhérents des clubs de kayak rhodaniens de Décines Meyzieu et de Villeurbanne, nous avons l’objectif de pratiquer notre sport, le canoë kayak, dans un territoire d’exception pour l’eau vive, les Hautes-Alpes. Jusque-là, rien d’exceptionnel, nombreux sont les clubs français et étrangers qui migrent dans cette région entre les mois de mai et d’août pour profiter des bonnes conditions de navigation que nous offre ce territoire. La particularité de notre voyage : nous n’utiliserons pas de véhicules pour nous déplacer de rivières en rivières.

Nous serons donc en vélo durant neuf jours et nous naviguerons chaque journée sur une rivière différente. Les Hautes-Alpes sont un lieu unique en France pour pratiquer l’eau vive : on y retrouve des torrents des classes II à V glaces à profil alpin et parfois même à profil cévenol, alimentés principalement par la fonte des neiges et des glaces. En vélo, nous franchirons quelques cols mythiques des Hautes-Alpes comme le Lautaret, le col de Vars, le col de Manse, le col de Parquetout et le col d’Ornon pour rejoindre notre point de départ. Une fois les rivières descendues, nous remonterons autant que possible à pied pour récupérer nos vélos.

D’où a émergé cette idée farfelue ? Il y a un an et demi, avec un ami, nous nous sommes lancés dans une aventure similaire en traversant les Alpes du Sud en étant préoccupé par un constat : si l’image d’Épinal du kayakiste est celle d’un sportif qui se fond dans l’environnement, il reste très dépendant de la voiture pour accéder aux cours d’eau et faire la navette entre le point de départ et le point d’arrivée. C’est une des raisons qui nous ont poussés à remplacer la voiture par le vélo.

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Aujourd’hui, je souhaite élargir cette pratique qui nous permet d’imaginer les activités de montagne autrement. Et c’est avec l’association sportive du CKDM, pour laquelle je travaille, que je souhaite porter ce projet. Sans que cette pratique attire les foules, il s’agit d’une pratique qui interroge les gens que nous rencontrons sur notre route. Nous serons donc cette année un grand convoi de six pratiquants qui traverseront les routes hauts-alpines. Deux d’entre nous partirons trois jours avant depuis notre club en banlieue Lyonnaise pour rejoindre le point de départ de notre boucle autour des Ecrins. Bien qu’il n’y ait pas de rivières d’eau vive à naviguer entre Lyon et les premiers contreforts des Ecrins, il nous semble intéressant et symbolique de faire un départ à vélo depuis notre club. Les cinq autres kayakistes nous rejoindrons à Bourg-d’Oisans, départ de notre boucle, longue de 400km.

Concernant le matériel, nous utilisons nos vélos et kayaks personnels. La difficulté est de trouver des remorques à un prix abordable pour transporter les kayaks et tout le matériel nécessaire au voyage (bivouac, affaires de kayak, quelques vêtements …) Nous recherchons toujours des partenaires pour nous aider à subventionner ce coût. Récemment, nous avons contacté une association lyonnaise de réparation de vélos : le chat perché. Intéressée par notre projet, elle propose de nous fabriquer les remorques qu’il nous manque à coût réduit. En échange, nous souhaiterions leur proposer des séances d’initiation pour découvrir notre sport, le canoë kayak.

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Affaire à suivre …

Randonnée hivernale en Méditerranée (18-20 mars 2016)

JauneGarde

Compte-rendu d’une randonnée itinérante en kayak de mer

La-Londe-des-Maures -> Giens -> Porquerolles -> Port-Cros -> La-Londe-des-Maures

Participants: Laurence, Claude, Jacques, François, Jean-Marc, Sébastien

ALBUM PHOTOS

La préparation du séjour

Le fonctionnement club nécessitant l’anticipation logistique, une sortie en Méditerranée en mars avais été prévue dès le mois de novembre. Évidemment, la météo n’est pas connue si longtemps à l’avance ! Et comme l’eau est encore bien froide et les conditions météo incertaines (risque de vent et de vagues), ce séjour hivernal est traditionnellement limité aux pagayeurs ayant l’expérience de navigations dans les vagues, avec et contre le vent, efficaces lors des récupérations, et capables de pagayer plus de 15 milles nautiques (MN) par jour.

Toute  randonnée demande de la préparation avant le départ, notamment pour la logistique (réservation camion et remorque, vérification de la remorque : roue de secours,  fonctionnement feux, élastiques et sangles, …), la nourriture, les lieux de camping ou de bivouac, les cartes, le matériel de sécurité.  Et concernant la navigation, il faut déterminer les parcours possibles selon l’évolution des prévisions météo, s’accorder sur les heures de départ de Décines, etc. Après avoir prévu initialement quatre jours de randonnée le séjour a dû être réduit à trois jours, puis il a fallu déterminer le parcours. Avec 5 randonneurs expérimentés partants, on pouvait envisager accueillir quelques kayakistes locaux pour cette randonnée, et l’invitation fut envoyée au collectif Pagayeurs du Levant avec qui nous avons déjà partagé des navigations hivernales en Méditerranée ces dernières années (Frioul, Embiez, Iles Marseille). Nous avons finalement eu le  grand plaisir de naviguer avec Jean-Marc G., kayakiste expérimenté, compagnon d’une grande sagesse, et fin connaisseur des lieux de navigation et des sites de bivouac.

Après avoir envisagé un parcours autour de Cap Camarat, puis une zone plus proche de Lyon entre le cap Sicié et Saint-Mandrier, c’est finalement un parcours à l’Est de Giens qui fût retenu après conseils de Jean-Marc et consultation des prévisions météo. Le séjour ayant été réduit à trois jours, nous avons décidé de partir le jeudi soir et dormir sur la route pour profiter de la journée du vendredi. Les prévisions météo pour la nuit étant incertaines et les températures encore fraîches, le choix de bien dormir dans une chambre d’hôtel « low cost » a été préféré à une nuit dehors.

Derniers préparatifs: En début de semaine Laurence passe une commande “drive” à partir d’une liste de menus déjà testée lors de précédentes sorties. Jacques fait l’inventaire des restes de nourriture et du matériel de sécurité. Mercredi en fin d’après-midi, nous nous retrouvons pour vérifier la remorque, vérifier les bateaux et les charger. Nous faisons aussi le point sur le matériel de sécurité, de navigation, et de bivouac.

Le trajet aller

Jeudi chacun finit sa journée de travail et le groupe se retrouve au club peu avant 20h pour un départ de Décines. Nous prenons la route, les chauffeurs se relayant jusqu’à Salon de Provence où nous nous arrêtons quelques heures pour dormir.

Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, nous repartons en pensant être sur Miramar vers 10h-10h30 d’après les indications du GPS … mais c’était sans compter sur la circulation toulonnaise ! Entre accidents, travaux, déviations et bouchons, nous retrouvons Jean-Marc avec 1h30 de retard au port de La Londe-des-Maures. Celui-ci nous conduit à un parking situé près de la capitainerie,  avec un emplacement idéal pour y laisser sereinement la remorque et le camion pendant 3 jours : juste en dessous d’une caméra de surveillance ! Nous déchargeons, préparons notre matériel, répartissons l’eau et la nourriture … et vu l’heure, nous prenons le pique-nique avant d’embarquer. 13h, nous voilà enfin sur l’eau !

La navigation

Navigation depuis le port de La Londe-des-Maures en direction de Giens. Nous longeons d’abord la côte et visitons le petit port de Port-Pothuau. On y remarque notamment la porte de l’écluse qui permet d’alimenter les marais salants. Nous faisons ensuite route directement vers le sud de la presqu’île de Giens. Après une petite pause, séance de rase-cailloux sereine au sud de la presqu’île, puis traversée vers Porquerolles en visant la Jaune Garde. Nous contournons la pointe ouest de la presqu’île. Longue pause, permettant quelques brasses de nageurs peu convaincants en criant « Whouaaa !!! Elle est bonne ! » , et une balade à pied sur l’île. Fin connaisseur des lieux, Jean-Marc nous a conduit au souterrain du Langoustier dit « le trou du Pirate », un passage en escaliers taillé dans la roche qui permet d’accéder discrètement à l’île depuis la mer.

Nous embarquons vers 8h40 samedi. La météo est ensoleillée, et la mer calme. Nous contournons de Porquerolles par la côte sud. Courte escale technique sur une petite plage, puis direction Le Gros Sarranier à l’Est de Porquerolles. De là nous entamons la traversée en prenant pour cap La Pointe du Cognet au sud-est Port-Cros, puis nous contournons l’île par la cote sud, nous remontons le long de la côte est jusqu’à la pointe de Port Man. A 13h il est vraiment temps de faire une pause ! Nous entrons dans la baie de Port Man et débarquons sur la plage au fond de la baie. Pique-nique indispensable après cette longue matinée et … sieste au soleil !

Les batteries étant rechargées, nous embarquons pour la traversée vers le continent. Nous longeons d’abord la côte nord de Port-Cros jusqu’au Rocher du Rascas, en restant à l’abri du vent pour ceux qui ont pris la route la plus pertinente (…). Puis nous faisons cap vers le Cap de Brégançon, profitant de petites vagues qui nous aident. Nous tenons ainsi compte d’une petite dérive qui nous ramène plus à l’Est, vers la Calanque de la Tripe. Claude entre à cette occasion dans le cercle des kayakistes qui font plus de 20 milles dans une journée ! En arrivant sur la plage choisie pour une pause bien méritée nous sommes surpris par l’épaisse couche de posidonie recouvrant la plage de galets blancs (certainement plus d’un mètre !).

Dimanche, le vent s’est un peu levé et le temps est plus humide. Les conditions ont néanmoins l’air plus clémentes qu’annoncées. Nous rembarquons d’abord à quatre (Jacques, François, Jean-Marc et Sébastien) pour une petite navigation en début de matinée (il est 8h20). Navigation d’abord à l’abri en direction du Cap Bénat, puis face au vent (force 2 à 3) avec pour objectif (ne demandez pas pourquoi !) l’îlot de la Fourmigue. Retour selon le même parcours mais au portant. C’est l’occasion de profiter des petites vagues d’une soixantaine de centimètres pour quelques surfs bien sympathiques (ah !!! voilà pourquoi !). Nous retrouvons ensuite Laurence et Claude en milieu de matinée, pour finir la boucle et rentrer tranquillement sur Miramar. Navigation d’abord vers le fort de Brégançon, où nous croisons bizarrement une vedette de Sea Shephered plutôt qu’un zodiac de commandos de marine. Afin de ne pas rentrer trop rapidement, nous explorons toutes les petites criques et plages de Brégançon à Miramar. Retour au point de départ en début d’après-midi où nous retrouvons les véhicules, et … des vêtements secs !

Bilan: trois superbes journées de navigation, un parcours inédit pour le groupe, environ 45 milles nautiques, une météo idéale, sur une zone peu fréquentée en ce début de printemps, du soleil, pas trop de vent ni de pluie, quelques vagues, un nouveau record de distance battu pour Claude, deux beaux bivouacs, et une rencontre avec un kayakiste local qui a partagé son expérience et sa connaissance des lieux. La sortie idéale !   

Le retour 

Après vidange des bateaux, tri des affaires, accrochage des bateaux sur la remorque, etc, nous saluons Jean-Marc et Annie puis nous reprenons la route en direction de Lyon. Les chauffeurs se relaient et nous arrivons à Décines dans la soirée. Le matériel est trié et rangé au club de nuit.  

En début de semaine, les bateaux et le petit matériel sont rincés (dessalage !) et séchés, le camion balayé.

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Prochains séjours en mer :  

– Mai: Stage tout niveau en baie d’Agay

– Juin: Séjour vagues et Courants dans le Morbihan, niveau confirmés

– Août: Rassemblement 10 ans de kayakdemer.eu + randonnée à Crozon, Finistère

– Octobre: Randonnée en Corse

Randonnée Décines – Confluence – le 12 mars 2016

Randonnée Décines – Confluence – le 12 mars 2016

Participants : Stéphane, Cyril, Pierre, Spooky, Anne-Lise

Quatre novices du club ont décidé de se lancer dans la traditionnelle descente du Rhône de Décines jusqu’à Confluence cette année, encadrés par un valeureux randonneur expérimenté auquel ils ne laisseront pas de répit en lui donnant bien du fil à retordre par de nombreux tests de ses compétences d’encadrant tout au long de la navigation.
L’embarquement se fait au club; navigation sans encombres sous les ponts de Décines et Vaulx-en-Velin pour arriver jusqu’au premier obstacle que constitue le barrage de Cusset. Les débutants goutent donc aux joies du portage, en partie facilité par les chariots. Jusques là tout va bien…

Une fois les kayaks transportés, les débutants observent avec appréhension les remous qui se forment en aval du barrage et prennent peur à l’idée de faire un bac ! Tentative de reprise de courant sans le bac, donc, sans écouter les suggestions du chef de troupe. Mal nous en a pris… Deux débutants s’en sortent et partent attendre quelques mètres en contrebas. Les deux autres, quant à eux, se sont entre temps coincés dans des arbres sur la berge. Première tentative de s’en sortir… une pagaie part dans le courant, ce qui nous permettra de vérifier la capacité de notre encadrant à la récupérer et la ramener à son propriétaire (1ère compétence validée). Succès à la deuxième tentative de se dégager pour ce premier pagayeur qui va rejoindre ses camarades en contrebas.

Pendant ce temps, la dernière novice (pas de chance, la seule pagayeuse du jour donc qui sera forcément identifiée !) se cramponne aux branches. Tentative suivante de se désemmêler des branches ; malheureusement pour moi, celle-ci sera infructueuse, et c’est donc bien à contrecœur que je testerai la température du Rhône en mars (pour ceux qui se posent la question ; elle est froide!!!). Le seul avantage de baigner à l’embarquement est que la berge est proche ; je me réfugie donc sur le bord et constate que notre encadrant sait aussi dégager deux kayaks coincés dans les arbres. (2ème compétence validée)

Cette fois-ci, embarquement pointe vers l’amont (j’ai compris la leçon), nous récupérons enfin au passage les autres pagayeurs qui devaient commencer à se demander si nous étions partis rejoindre les camarades qui arrivaient à la séance de piscine du samedi. Nous poursuivons jusqu’à la Feyssine, en ayant au passage la surprise de voir courir quelques sangliers sur la berge opposée. Arrivée l’heure du pique-nique, nous hésitons entre l’île et le parc pour nous arrêter ; ce dernier l’emportera, pour un débarquement non sans quelques déboires dus à la boue qui recouvre tout le bord et nous complique bien les choses !

Nouveau portage puis pause bien méritée pour nous restaurer. Pas de chance, le soleil s’est caché, il fait froid pour moi qui suis trempée ! Au moment de repartir, surprise : une pagaie manque à l’appel… décidément, ces débutants auront vraiment tout fait pour pousser à bout le capitaine ! Un aller-retour à l’endroit de départ du portage permettra heureusement de récupérer l’objet en question.
Nous réembarquons en profitant du calme de l’écluse, pendant ce temps le seul pagayeur expérimenté va tâter les vagues d’« Hawaii sur Rhône ». Toujours vigilants pour ne pas se faire piéger par les tourbillons et contre-courants, nous repartons en direction de Confluence et côtoyons diverses péniches pendant la dernière étape de notre sortie. RAS pour celle-ci, au grand soulagement de tous ; le nouveau pont et musée se profilent au loin, ouf ! Débarquement, chargement de la remorque, et retour au club.

Ce fut une sortie plus mouvementée que prévue, mais il faut croire que les débutants n’ont pas été traumatisés par cette aventure puisqu’ils ont signé pour de nouvelles sorties printanières ! Félicitations au passage au seul débutant qui n’a pas fait de bêtises, et bien sûr à Stéphane qui a su gérer tout ça avec calme et sang-froid pour 0% de pertes humaines et matérielles au final !

Texte original : Anne-Lise

galette des randonneurs 2016

Ce dimanche 10 janvier la météo annonçait 13 noeuds de sud avec des rafales à 25: seuls les kayakistes du front de la récupération assurée étaient donc conviés à naviguer et auraient bien voulu tâter de la vague dans le canal !( Jacques, Stéphane, Fred G, Max, Rolland, François, Laurence et Patrick qui n’avait pas eu le mail) , en fait plantage complet du gourou du vent: pas le moindre souffle n’est venu nous rafraîchir, heureusement les pluies abondantes des derniers jours ont contenté les rivièreux et également les randonneurs car un bon petit courant nous attendait dans le canal.

Patrick a ainsi pu s’entraîner aux relais en ajustant sa pointe sur l’arrière du kayak bois de Laurence, attention contact prohibé…il a trouvé cela bien reposant finalement.

Le premier pont se passe sans difficulté et nous enchaînons les bacs en amont en évitant les nageurs en eaux vives accompagnés par Yannick .

La remontée rive droite nous amène à proximité du second pont ou finalement Patrick et Laurence font demi tour après quelques tentatives infructueuses. Pour une première sortie dans le courant, il faut valoriser les petits progrès et éviter le bain de limon!

Les plus vaillants qui étaient montés jusqu’au barrage nous rejoignent alors et le groupe ainsi reconstitué se dirige vers la galette. Stéphane, François et Laurence qui a laissé Patrick aux soins de Jacques et Fred, se tirent une petite bourre en plein courant… ça va au moins à 6/7 noeuds !! bon d’accord avec 3/4 noeuds de courant on reste dans notre fabuleuse moyenne de 3/3.5 noeuds, mais quand même c’est plaisant!

Anne Lise, Jocelyne et Eric nous rejoignent alors pour la galette, nous dégustons la délicieuse brioche aux pralines de Jacques ( quand même, se lever à 3 h du mat pour la cuire faut le faire !), le goûteux cake salé accompagné d’un Bordeaux qui tient la route de Jocelyne et Eric et les galettes offertes par le club pour finalement introniser une reine et un roi mais chut, ils tiennent à leur incognito !!

Vivement dans 15 jours sur l’eau

Laurence

Séjour en autonomie – kayak de mer en Corse : Ajaccio-Scandola – octobre 2015

Séjour kayak de mer en Corse : Ajaccio-Scandola.

Du 17 au 26 octobre 2015.

Participants : Christelle et Maéva dont c’est la première randonnée en mer.
Claude, Laurence, Fred, Nicolas, Stéphane, François, les vieux de la vieille.
Remarquez la parité respectée !

1er jour : Ajaccio Îles Sanguinaires 13 km

Arrivée à Ajaccio en début de matinée par le ferry ; petite pause café sur une terrasse.
Remplissage des kayaks avec les affaires perso, le matos de camping et de cuisine, répartition de la bouffe pour 8 jours de navigation, plus 24 l de flotte !
Et toujours ce même questionnement comment faire rentrer dans nos caissons 8 jours de vivres et d’effets personnel. Certains par peur de manquer ont récupéré la totalité des boites de conserves soit leur propre poids en vivre. erreur fatale ressentie lors des premiers coups de pagaies.
Départ pour les Sanguinaires en fin de matinée, collation sur une plage déserte et petite immersion pour une exploration sous-marine des lieux.
Visite des Sanguinaires et de son phare.
La nuit est douce et silencieuse sous un beau ciel étoilé. Seuls les goélands nous feront ch… dès l’aube. Malheur à celui qui n’a pas de boules Quiès.
De toute façon, l’expression « grasse mat » ne veut rien dire aux yeux du navigateur. La mer est à celui qui se lève tôt !

 

2ème jour : Îles Sanguinaires ? Golfe de Lava – Anse de Figuera 17 km

Visite des îles Sanguinaires par la mer puis cap sur le Golfe de Lava. Pause dans l’anse de Fica et bain, exploration sous-marine, toilette à l’eau de mer. Le rêve !
L’après-midi est laborieuse pour deux d’entre nous : fatigue, envie de pisser mais pas de spot permettant l’accostage, mal de mer…
Difficile de trouver un endroit sympa pour dormir, les plages sont rares, étroites. Nous nous réfugions dans l’anse de Figuera au milieu des posidonies.

3ème jour : Golfe de Lava ? Anse de Chiuni 30 km !!

La mer ne s’annonçant pas très belle pour le surlendemain, on grille une étape.
Levés avec le soleil et arrivés à la tombée de la nuit dans l’Anse de Chiuni ; une pause déjeuner à l’ouest de Sagone à la pointe Albelu.
Passage de pointes en chanson : les chants de marins encouragent les galériens, Hisséo Santiano !
Ravitaillement en eau au port de Cargèse.
Les Corses que nous avons rencontrés ont fait preuve de beaucoup de respects. ils commençaient à nous parler en corse car ils pensaient que nous étions des leurs. Un vieux marin à la barbe plus récente que la notre nous a donné des conseils de navigation et nous a fait jouer à un quiz pour connaitre notre connaissance maritime. Avec François et Laurence nos 2 jokers nous avons passé l’épreuve sans problème.

A Chiuni, les moustiques trépignent à notre arrivée. Un bain de mer (dans une eau à 21/22 °C) permet de les éloigner et de soigner nos blessures physiques et psychiques. Pour les novices, ampoules, mal au dos et aux bras… Améliorer son coup de pagaie devient indispensable pour tenir jusqu’au bout.
La plage est splendide, on est seul au monde et Laurence nous avait prévu un bon repas.

4ème jour : Anse de Chiuni ? Porto 23 km !!

La mer est agitée au niveau des pointes : houle, ressac de houle. Les vagues sont grosses et désordonnées, on se fait chahuter. Surtout pagayer pour sortir au plus vite de ces zones déstabilisantes. Comment esquimauter avec un paquebot chargé à ras-bord ?
Nous passons devant de belles falaises de granite sculptées par la mer et le vent. L’érosion a travaillé la roche de manière tellement étrange que nous sommes venus à douter qu’il s’agisse vraiment de granite, or c’en est bien, tous les guides sont formels là-dessus … rien à voir décidément, avec le granite rose qu’on peut voir en Bretagne.
La beauté des rochers aux couleurs marrons, bleues, grises est bluffante. Leurs poussées vers le ciel et les nombreuses grottes donnent un air de Sagrada Familia aux dimensions incommensurables.
C’était notre petit royaume de liberté où chacun partait seul découvrir le coin magique en jouant avec les reflets des rayons du soleil dans la mer.
les grottes avec le bruit amplifié du ressac de l’eau offraient une ambiance mystérieuse.

Pause déjeuner à la Marina di e Calanche. Pour ceux qui n’ont pas souhaité uriner en pleine mer position grand écart, cette petite plage sera salvatrice.
Nuit à côté du port de Porto dans un bosquet d’eucalyptus infesté de moustiques, ce qui nous a fait apprécier la venue de Maeva qui s’est sacrifiée pour nous éviter une peau de varan de komodo. C’est le jour de la grande toilette : certains utilisent le tuyau d’arrosage d’une résidence de vacances, d’autres préfèrent l’eau douce de la rivière débouchant dans le port, une autre choisit de se taper 50 mn A/R pour une douche glacée dans un camping.
Nous passons une belle soirée dans un resto corse très classe et nous nous régalons.

5ème jour : Porto – Plage de e Gradelle à côté de la pointe Di Latone 6 km Cool !!

La météo marine annonçant une mer agitée pour la matinée, François et Stéphane font la navette ; ils prennent le bus de Porto à Ajaccio. Pendant ce temps, le reste du groupe joue les prolongations et en profite pour répertorier la bouffe, revoir les menus pour les jours restants et se répartir la charge.

Nous débutons la navigation en début d’après-midi. Plus on s’éloigne de Porto, plus les conditions en mer se dégradent. Vent de force 5, très difficile de tenir son cap. Le programme est revu à la baisse, changement de cap. Seulement 1h40 de navigation !
La navigation est différente de celle des jours précédents, on se bat avec le vent et les vagues. C’est chouette ! C’est très joueur. J’adore !!! Du stress mais juste ce qu’il faut pour bien naviguer.
Nous devons nous mettre en binômes et rester proches du reste du groupe (à portée de voix).
Les impressions à chaud de mes coéquipiers après accostage :
Claude : « Navigation un peu chaude, mais plus c’est dur, plus on aime. »
Maéva : « Enfin arrivée sur la plage de la victoire ! J’étais au bout de ma vie. »
Fred : « Bel esprit de groupe. Une belle chevauchée finale. »
Stéphane : « C’était un peu court ! »
François : « Après 4 h de route, un bon décrassage. »
Laurence : « C’était marrant, c’était bien. »
Nico : « C’était juste une petite mer de rien du tout. Mets pas ça ! J’exagère. Bonne correction de l’objectif. Le vent a forci plus tôt que prévu. »

Magnifique vue sur les falaises de Porto. Nuit à la belle étoile pour certains, lovés dans un lit de posidonie ; terrassement obligatoire pour quelques-uns … On en redemande ! Ces moments en totale harmonie avec la nature ne sont pas si fréquents. On oublie tout !

6ème jour : Plage de i Gradelle  Scandola – Anse de Focolara 19 km L’apocalypse !!!!
Départ 9h10 – Arrivée 15h20

6h de navigation, ce qui nous donne en moyenne 3 km/h !

Nous avons eu une houle de 1m à 1,5 m en arrivant sur la pointe de Scandola, le vent était non significatif, il ne s ‘est levé qu’après la plage à débarquement aléatoire, dans la passe de Gargalu .
Nous nous regroupons de façon à rester à portée de voix et nous formons des binômes.
Pendant les 4 1ères heures, nous avançons malgré tout assez bien. Pas de plage pour manger, trop de vagues. Nous ne pensons pas à manger en mer.
Les vrais ennuis commencent après la passe du Gargalou. Plus de 2 h à lutter contre le vent et des vagues énormes qui commencent à déferler. Maéva est remorquée par Stéphane. Nous n’avançons pas. Je suis épuisée. On se prend des seaux d’eau dans la tronche. Je vois la plage au loin. Mais elle est très loin et nous, nous sommes toujours scotchés près de ces pu… de falaises. Ne plus se lamenter, ne penser qu’à son coup de pagaie, à ce qu’on m’a enseigné afin de tenter d’être le plus efficace possible. De loin, les vagues semblent se briser violemment sur la plage. Allons-nous pouvoir accoster ? Surtout ne pas se réjouir trop tôt, la déception pourrait être grande !

En fait, ce que nous voyions de loin ne reflétait pas la réalité. L’accostage est easy. On est sauvé !

Les impressions recueillies une fois échoués sur la plage :

Cap’taine François : « Il fait beau, il ne faut pas le nier. »
Claude : « Rétamée. J’ai eu très froid. Trop de vent sur la fin. C’était trop ! »
Fred : « S’il n’y avait pas eu la pause pipi , on n’aurait pas eu le vent. »
Stéph : « On m’a brimé, on m’a enchaîné. Je n’ai pas pu jouer dans les passes à cailloux 😉  Sinon c’était bien. »
Maéva : « Contente d’arriver à terre. Merci à Stéph pour le remorquage. »
Laurence : “ De bon petits bateaux ces kayaks de mer”.
Nico : Tout s’est bien passé au final mais pour moi trois quarts d’heure de doute avant de retrouver un coup de pagaie normal. Content d’être arrivé.

La plus grosse navig du club. Fière d’en avoir fait partie mais pas trop envie de la revivre !
Je croise les doigts pour une météo plus favorable pour demain car nous sommes censés reprendre le même chemin. Nous serions alors dans le sens de vagues, ce qui signifie surf dans ces monstres. « Un retour encore plus acrobatique » d’après le capitaine.
J’ai pas envie, j’ai peur de ne pas arriver à maîtriser mon cargo au milieu de cette énorme masse d’eau déchaînée ! En fait la météo prévoit pour le lendemain vent faible et mer belle.

Commentaires de François :

Quelques explications sur la stratégie de navigation qui nous a permis durant 2 heures d’aller tâter des conditions engagées en toute sécurité.

– Prévision météo :

Vent faible le matin, puis Nord Est à Nord, force 4, localement 5, faiblissant en soirée. Mer du vent 90 cm.
Houle d’Ouest le matin 1,20 m, s’amortissant l’après-midi, 50 cm.
Visibilité : excellente.
Température de l’air : 20°, de l’eau : 20°.

– La première partie du parcours, depuis la plage de la Gradelle dans le golfe de Porto, jusqu’à l’île Gargalu, est abritée du vent N à NE prévu. Par contre elle est exposée à la houle modérée d’ouest qui limite les possibilités de pratiquer le rase cailloux. La navigation reste pour autant facile.

Au nord de l’île Gargalu , les conditions changent du tout au tout : Encore abrités dans la passe entre l’île et la terre on visualise très bien le vent et l’état de la mer sur la suite du parcours, vent de force 5 et mer du vent (c.à. d. que les vagues ont atteint leur maximum pour cette force de vent, 1,50 à 2m, petits déferlements).

Atteindre la plage de Focolara sur laquelle est prévu le bivouac nous expose donc à 3 milles de navigation dans des conditions engagées, mais maniables.

La base de la sécurité c’est d’avoir plusieurs solutions et des réchappes, elles ne manquaient pas :

1-Revenir sur nos pas et rejoindre Girolata, parcours totalement abrité du vent et de la mer, tranquille.

2-Rejoindre la plage d’Elbo, plus proche que Focolara, parcours exposé mais assez court. Le secteur du vent et l’amortissement de la houle permettant un débarquement sur la partie nord de la plage (abritée par un ilot).

3-Viser Focolara avec 2 réchappes possibles : Elbo ou le demi tour pour s’abriter à Gargalu, débarquements possibles sur cette zone mais bivouac interdit (contrainte qui devient secondaire quand la sécurité entre en jeu).

– Je prends la décision de tenter de rejoindre Focolara, le débarquement y sera aisé, et le groupe rodé par 5 jours de rando me paraît capable d’affronter les conditions présentes. La navigation se fera essentiellement face au vent et aux vagues, ce qui est plus facile. De plus le profil de la côte nous mettra progressivement à l’abri du vent et de la mer avant l’arrivée à la plage.

Bien évidemment lorsque le parcours fait passer au vent de dangers, une marge de sécurité respectable est prise : on doit pouvoir gérer une récup avant que la dérive due au vent et aux vagues ne nous place en situation difficile près des récifs. Le rase cailloux sera pour un autre jour.

Il est 13h20 quand nous engageons la traversée nous avons donc du temps devant nous avant la fin de l’après midi ( La nuit tombe tôt en octobre).

Très important : la tendance pour la suite était à l’affaiblissement du vent et de la mer dès la fin d’après midi ( et même début d’après-midi en ce qui concerne la houle ) : cela signifie qu’en cas de difficulté ou de retard sur le parcours nous ne risquions pas d’être piégés dans une dégradation des conditions météo.

Bilan :

2h de navigation pour 3 milles parcourus, chiffres qui indiquent clairement que la nav’ a été combative. La qualité du coup de pagaie prend toute son importance dans ce type de navigation, sinon on fatigue vite, les entraînements toute l’année sur le lac ont du sens !

Nécessité d’un remorquage, engagé dès le début de la traversée, ce qui a permis à la remorquée de conserver l’énergie nécessaire pour contribuer efficacement à la progression. Remorquer quelqu’un qui n’aide pas du tout car trop fatigué devient rapidement épuisant pour le ou les remorqueurs, d’où nécessité d’anticiper.

Je remercie au passage Stéphane qui a assuré cette remorque pendant 2 heures, me permettant de conserver ma liberté pour surveiller le groupe et suivre la nav’ (contrôle de la progression et de la dérive par alignements). Dans ces conditions il est largement préférable que le chef de groupe puisse se décharger du remorquage pour se consacrer à la sécurité d’ensemble.

A noter que tout le monde a bien tenu son bateau malgré le vent et la mer. Les gouvernails ont été bien utiles pour faciliter la tâche.

Pour plusieurs c’était une première rencontre avec des conditions de mer et de vent un peu sérieuses, et cela peut être impressionnant au début, même pour ceux qui ont l’habitude d’affronter des rivières de classe 4 ou 5 ! Il est évident que le taux d’encadrement dans le groupe doit être suffisant pour permettre aux débutants de vivre cette découverte en toute sécurité.(j’aurais bien écrit « sérénité », mais c’est peut-être excessif).

En conclusion :

Il n’y a jamais deux situations identiques et les décisions de navigation doivent être prises en analysant un ensemble de facteurs :

Prévision météo : Force du vent et de la mer, évolution. Température (pas la même chose s’il fait 22° ou 12° en terme de résistance et d’endurance). Visibilité.

Profil de la côte : navigation abritée ou exposée. Passages difficiles (pointes, raz).
Marée. Courant (un force 4 maniable peut devenir dangereux au moment de la renverse de marée)
Réchappes : possibilités de débarquement, orientation des plages (shorebreak), accessibilité (récifs).
Composition du groupe. Taux d’encadrement, habitude de naviguer ensemble.

Spécificité de la météo en Corse : Le relief élevé produit des effets très importants sur la direction et la force du vent, qui sont souvent mal pris en compte dans les bulletins.

Ex : Vent de Nord force 5 dans une baie, et quelques milles plus loin vent Sud force 5. Il s’agit en fait d’un flux général d’est, canalisé par le relief dans des directions opposées (contournement d’un massif montagneux par les deux versants)

On parle « d’effet de site « (Si on veut se la péter on peut même dire : « réponse du site au flux synoptique ».

Donc la prise du bulletin ne suffit pas. Il faut analyser, d’une part pour ne pas se placer en situation difficile, mais aussi pour ne pas se priver de naviguer quand il y a la possibilité d’une belle sortie à l’abri au ras des falaises alors que le force 6 souffle un mille plus au large.


7ème jour : Anse de Focolara – Girolata Traversée de la réserve de Scandola 13 km

Retour sur nos pas. Mer d’huile !

Navigation touristique le long des falaises de la réserve : formations volcaniques oxydées (orgues, bombes agglomérées avec de nombreuses cavités et fissures). Découverte de grottes, chants de marins dans une cathédrale de roches, exploration sous-marine dans la réserve. Quelques nids de balbuzards surplombent la mer. Sirotage de bières à Girolata avec un petit bilan de la semaine et déjà les projets fleurissent sur les prochaines navigations : « Ajaccio ? Bonifacio, désert des Agriates, et pourquoi pas la baie d’Halong terrestre… »


8ème jour : Girolata ? Porto 13km

Beau lever de soleil sur Girolata avec une légère brume et toujours une mer d’huile pour notre dernière navigation. On peut sentir un peu de nostalgie dans le groupe.

Bilan de la semaine :
Maéva : «Excellent séjour en Corse, beaucoup de coups de pagaie, des matins ou après-midis parfois un peu plus durs que d’autres, mais des images de paysages plein la tête, une baignade dans la réserve de Scandola, des douches dans la mer un peu fraîche mais on s’y fait plutôt bien. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de piqûres de moustiques, un peu trop d’ailleurs. Moi je n’ai jamais autant dormi et en plus, 1ère nuit à la belle étoile avec Claude qui m’a fait un peu de place dans sa grotte. Séjour riche en émotions que je referais sans problème.»
Claude : « Très belle randonnée. Partante pour une autre belle aventure l’année prochaine. »
Stéph : «De grands espaces (et de plus petits), la vie au grand air, des paysages magnifiques, de la houle, des passes à cailloux et un groupe sympa… »
François : « Super, bon fonctionnement du groupe sur l’eau et à terre. Beaucoup de plaisir à cette rando. »
Fred : « Super séjour avec un plus dans la zone de Porto. Beaucoup de plaisir à naviguer au milieu des rochers aux formes surprenantes. Paysages très minéraux. Mon regret : très peu d’oiseaux et de poissons. Le coucher de soleil aux Sanguinaires reste un moment agréable. Très bel esprit de groupe dans les moments agréables et de difficultés. »
Laurence : « Séjour favorisé par un temps superbe et parfois versatile histoire de tester nos capacités. Le groupe a bien fonctionné, espérons avoir montré aux riviéreux et poloïstes le fonctionnement du groupe rando sous un bon jour ! »
Christelle : « Beaucoup d’efforts mais une récompense d’autant plus grande : l’immersion dans la réserve de Scandola ! Et puis naviguer dans les vagues, se baigner et bivouaquer sur des plages désertes, c’est trop cool ! »
Nicolas : « Si je ne dois retenir qu’une chose de ce fantastique voyage, c’est bien la côte volcanique de Porto à Scandola qui a été une surprise complète pour moi et, assurément, la plus forte impression éprouvée devant un paysage depuis six ans de randonnées en mer. En second, j’élirai le bivouac sur la Grande Sanguinaire avec le faucon pèlerin sur la tour génoise au bout de l’île au sud-ouest ».

Christelle, la riviéreuse avec l’aide de Fred et Nicolas

Distance parcourue en 8 jours dont 3 demi-journées : 134 km sans les détours des passes à cailloux
Coût du séjour 150 € pour la nourriture, restaurant, trajet camion et environ 150 € pour le ferry

Rando_Corse_2015_1

Sortie Saône île roy île Barbe 8 novembre 2015

Sortie du 8 Nov sur la Saône ,organisée par Laurence
Compte rendu du petit nouveau selon la tradition (pas vraiment petit et pas tout neuf mais nouveau venu au kayak: Patrick )
RV à 8h45 au club, tout le monde à l’heure et transport optimisé au max.Le camion 9 places et sa remorque pour suivre une voiture en bois ! enfin on ne regarde que ça ,le bois des kayaks,surtout le dernier né de François (tu devrais mettre une Ferrari rouge sous les barres de toit pour voir si on peut détacher le regard de tes bateaux!!)
Mise à l’eau vers 10h à l’embarcadère de Couzon,grand soleil ,pas de vent,peu de courant Idéal pour une première rando et j’ai un kmer à ma taille, génial !
On recompte ,2K doubles et 9 simples : Aïe,superstition ,on sera 13 à table….
Heureusement, Maryvonne a oublié son casse croûte ( ils pensent à tout ces anciens!)
Devant, ça pagaie souple et ça avance très vite,tout le contraire pour moi …
Pont de Fontaines ,l’Ile Roy( ouf un peu de répit au long des berges à castors) ,pont de
Collonges,on s’accroche sous les encouragements de Laurence et déjà l’Ile
Barbe,petit tour dans l’ancienne écluse ,tour de l’Ile au ras des murailles et
débarquement pacifique sur la pointe Sud.

Déjeuner convivial ,un petit groupe visite l’Ile avec Laurence et c’est reparti à contre courant. Sous ce grand soleil on a bizarrement la Saône pour nous seuls et ça se voit!
François prend généreusement en charge ma formation et à part quelques canards , personne ne se moque du résultat !
15h30 , déjà l’arrivée pour ma tête et enfin l’arrivée pour mes épaules !( y a du boulot les gars pour me mettre sur les rails!)
Très belle journée ,on quitte le club vers 16h30 avec encore 21° un 8 Nov , c’est fou
non?
Merci à tous ,c’était vraiment sympa et vivement la prochaine …
Les heureux du jour étaient Fred L,Veronique et Anne-Constance,Maryvonne,Laurence et
François,Cédric,Roland,Hervé ,Patrick ,Moran, Anne Lise, Pascal

 

 

CR Lyon Kayak 2015 (Rando)

D’après le compte rendu d’Anne-Lise, pour qui c’était la première sortie avec le club !

Participants : randonneurs  Stéphanie, Claude, Pierre, Lise, Hélène, Sylvette, Nathalie, Anne-Lise + Gérard (CKTSV) + Didier et Véronique avec le groupe handisport Rhône-Alpin

Après que l’idée de la Lyon Kayak ait été soulevée par diverses personnes du club, nouveaux et anciens, il fut finalement décidé d’y participer. C’est donc par une froide matinée d’automne qu’un petit groupe d’une dizaine de pagayeurs s’est retrouvé au club pour charger les bateaux et prendre la direction de Rochetaillée sur Saône, en guettant avec espoir une possible éclaircie à travers les nuages qui feraient repasser la température « d’hivernale » à « automnale ».

Arrivés sur place, nous préparons nos embarcations, Stéphanie enfile son déguisement fait par ses propres soins et convainc le reste de la troupe d’arborer fièrement les couleurs du club en se maquillant avec les initiales du CKDM. Une fois tout le monde embarqué sans encombres, nous remontons jusqu’à nos collègues du groupe handisport puis attendons patiemment le départ en essayant de ne pas nous faire heurter par les diverses embarcations plus ou moins bien manœuvrées qui circulent sur l’eau. Malheureusement pour Nathalie, une troupe de pirates visiblement totalement ineptes en matière de navigation à bord d’un C9 tente de prouver que les sit-on-tops ne sont pas aussi insubmersibles qu’on voudrait le croire – premier (et unique ?) dessalage de la descente suite donc à ce violent sabordage, qui permettra à Nathalie de tester l’étanchéité d’un k-way de kayak. Malgré tout, notre valeureuse pagayeuse garde le sourire.

Le signal du départ donné, nous laissons filer les pros de course en ligne mais nous dépêchons de partir avant que le joyeux bazar des kayaks de locations ne nous rejoigne. Nos louables intentions de rester groupés se révèlent vite irréalistes, le groupe se scinde en deux et ne se retrouvera qu’à l’arrivée. Après quelques kilomètres de descente parmi la végétation sous les nuages, le ciel se découvre enfin et les températures redeviennent agréables. Le reste de la descente du groupe de tête est animé par la plus jeune kayakiste du groupe, qui fait coucou à tous les badauds agglutinés sur les ponts et s’occupe de l’animation musicale a capella. Le déguisement de Stéphanie reçoit de nombreux compliments bien mérités et sert d’amorce de conversation avec les kayakistes et paddlers (ou SUPers ?) qui font « route » (enfin rivière – existe-t-il une expression appropriée ?), avec nous. Les termes techniques me faisant défaut, le récit du reste de la traversée sera bref – elle se fait dans la bonne humeur et sans encombre, bien aidés par le courant qui nous laisse à peine le temps d’admirer les quais depuis nos embarcations avant d’arriver à Confluence. Nous finissons donc en un peu moins de deux heures et sans courbatures. Petit pique-nique agrémenté de sieste et bronzage pour certains (surtout ne pas oublier d’enlever le maquillage sur le visage avant de vouloir bronzer !), puis chargement de la remorque pour le retour sur Décines, avec au passage poignée de main avec Gérard Collomb pour ceux qui ont l’œil et ont repéré l’arrivée discrète de sa voiture officielle.

Ce fut une bien belle première sortie pour les nouveaux membres du club, et une balade agréable pour les habitués.

Juillet 2015: navigation en Bretagne Nord, de Saint-Pol-de-Léon à Paimpol

Dates : du 11 au 20 juillet 2015

ParticipantsFrançois, Laurence, Jacques, Stéphane, Nicolas G. et Sébastien.

Après un stage “pagaie verte mer” en Méditerranée à l’automne, un court séjour dans les calanques en février pour pagayeurs à l’aise en conditions hivernales, un stage ouvert aux débutants à Agay en mai, et avant un séjour en Corse à la Toussaint 2015, le séjour mer estival était cette année en Bretagne Nord, dans la continuité du séjour 2014. Six kayakistes se sont engagés sur un parcours de Saint-Pol-de-Léon (Finistère) à Paimpol (Côtes-d’Armor) avec pour objectif la découverte de lieux remarquables comme la côte de granite rose, le sillon de Talbert, les Sept-îles, l’île de Bréhat, etc.

Retrouvez les photos du séjour ici

A suivre, le récit jour par jour :

J-N …

François et Laurence préparent la navigation, compilent les cartes, notent les heures de marée, cherchent des possibilités de bivouac en vérifiant avec les photos satellite l’accessibilité … etc.

Jour -2 : Mercredi, le chargement

Le mercredi, courte séance afin de tester le matériel, dont les bateaux. Satanig, nouveau bateau bois de François, navigue pour la deuxième fois seulement, à peine terminé. Zébulon (le Qanik de Sébastien) présente encore quelques voies d’eau à colmater … ou pas ! Ensuite, nous sortons le camion, la remorque, chargeons bateaux et matériel, Laurence plastifie quelques cartes …

 

Jour J-1: Jeudi, fin des préparatifs

Second tour de plastification de carte par Laurence, chacun finit de préparer son matériel de son côté, et à part Stéphane, le groupe se retrouve chez François et Laurence en fin de journée afin d’être prêt à partir au petit matin. Fin de préparation du matériel, dernières réparations pendant la nuit sur (dans) Zébulon comme entre deux étapes du Paris-Dakar: de nombreux tours de clé, du découpage à la scie à métaux, quelques perçages, du silicone, …

Jour 0: Vendredi … de Lyon à Saint-Pol de Léon … en camion !

Stéphane rejoint le groupe pour le petit déjeuner avec les croissants. On partage un café et départ pour le Grand Ouest à 7h30 ! Tout le monde est K.O., on sent que les vacances arrivent au bon moment. Après quelques relais de chauffeurs sur la route et un pique-nique au soleil, nous arrivons à Saint-Pol de Léon à 19h30, un peu sonnés par les heures passées sur la route. On profite du confort de la grande maison familiale de François à Saint-Pol pour une nuit dans sur des vrais lits.

Jour 1: Samedi, embarquement ! Quai de Pempoul (Saint-Pol-de-Léon) -> Beg an Fry

La marée n’attend pas … mais elle force parfois à attendre ! La mer est basse le matin, nous en profitons pour aller chercher la commande de produits frais passée la veille depuis Lyon, et complétons au passage en produits de première nécessité pour le kit de survie indispensable au-delà de 2 milles nautiques (MN) : crêpes, kouign aman, beurre, coreff … (cf. annexe « Armement complémentaire pour la navigation en Bretagne Nord » de la nouvelle réglementation dite « division D240 » ). Nous chargeons les kayaks dans le jardin de la maison, et après un pique-nique sur l’herbe, nous avançons les kayaks avec les chariots pour embarquer vers 13h30 à marée haute depuis la cale de Pempoul (à Saint-Pol-de-Léon) vers … Paimpol une semaine plus tard.

Journée ensoleillée, faible vent, idéal pour entamer une rando. Cap sur la pointe de Primel en passant pas le nord de l’île Callot. Petites catastrophes que l’on mettra sur le compte d’un temps d’adaptation à de nouveaux navires … Pour François (Satanig) : ouverture de jolie trappe non prévue + pont bas = duvet trempé, scène de recherche de go-pro dans l’eau, nouvelle batterie HS avant d’avoir servi. Pour Sébastien (Zébulon) : Pont bas + trou d’hiloire XS + vaguelettes = rembarquement à la limite de la dyspraxie !  Ça commence bien !

Premier Bivouac à Beg an Fry. Dîner sur une vaste plage au coucher de soleil. Bivouac à la belle étoile à même les rochers pour Sébastien et Nicolas (qui apercevra un renard passer sur la roche au cours de la nuit), à l’abri de la végétation sur le GR pour les autres.

Jour 2:  Dimanche, Beg an Fry -> camping de Landrellec

Magnifique spectacle pour le premier réveil en pleine nature. Petit déjeuner grandiose sur la plage. L’attente de la remontée de la marée nous offre le prétexte d’un long petit déjeuner et d’une lente préparation.

Embarquement pour Landrellec. Au passage à Loquirec nous apercevons un ballet de Fous de Bassan en pleine scène de pêche kamikaze accompagnés de Puffins des Anglais volant en rase motte au-dessus d’un banc de poissons. A quelques mètres des oiseaux, le spectacle est fascinant ! Nous repartons, passons l’entrée de la rivière de Lannion avec déferlantes créées par la houle, contrastant plus loin avec le passage par Trébeurden et son calme. Passage sous le pont de l’Ile Grande en attendant la marée … dont nous constatons la renverse en direct sans pouvoir éviter le portage pour contourner l’île, la faute à un coefficient de marée un peu trop petit ! Arrivée au Camping du Port à Landrellec où nous resterons 2 nuits.

Jour 3: Lundi, Navigation à la journée au départ de Landrellec

Le matin nous faisons une grasse matinée, suivie d’une balade à pied et un petit luxe : l’achat d’huîtres et de coquillages pour le soir (praires, vernis, amandes et palourdes).

L’après-midi: navigation kayaks vides (sauf Zébulon, dont le caisson arrière est rempli de bouteilles vides pour limiter les entrées d’eau par le puits de dérive !). Petite houle de 1m50 plutôt de face. Selon les avis plus ou moins objectifs et les définition sémantiques de chacun les bateaux tapent, tapotent ou tapouillent. Au passage entre l’Ile Grande et Aganton, un effet de relief combiné à la marée montante et la houle donne naissance à une zone de vagues stationnaires où nous passons un bon moment à surfer devant un public curieux. Puis nous repérons plus loin une vague à surf, l’occasion pour Stéphane de vérifier que l’esquimautage passe bien en toute circonstance et pour François de vérifier que Satanig est bien conçu pour le surf ! Retour par le pont de l’Ile Grande où la marée permet cette fois de passer sans porter.

Apéro et repas sous la pluie arrivée en même temps que nous à Landrellec. Dégustation des huîtres et coquillages après un atelier « ouverture à l’opinel » sous abri.

 

Jour 4: Mardi, Landrellec -> Ploumanac’h par les Sept-Iles

Au petit matin on recharge les bateaux après démontage du campement et répartition des vivres, puis départ du camping de Landrellec. La météo est favorable pour envisager une traversée vers les Sept-Iles.

Arrêt à Trégastel dans un paysage de roches étonnant, dont le remarquable « Dé ». Nous attendons la renverse et traversons au moment de l’étale de basse mer. Un peu avant la renverse, nous entamons la traversée avec une houle d’un bon mètre à contre courant. Sympathique traversée en bac un peu sportive où nous apprécions l’intérêt de s’entraîner toute l’année pour maîtriser nos embarcations ! Nous vérifions au passage que ce n’est pas parce que l’on passe une heure à surfer que l’on fait beaucoup de milles ! Arrivée à l’Ile aux Moines, puis nous débarquons sur l’estran de l’Ile Bono pour un pique-nique suivi d’une petite sieste au soleil.

A l’embarquement, un Macareux Moine au bec coloré orné de sardines pêche sans avoir l’air gêné par notre passage. Nous ne pouvons pas résister à l’appel d’une jolie vague à surf devant l’Ile au Moine en attendant que la marée nous permette de débarquer pour marcher vers le phare. Finalement, l’afflux ininterrompu de vedettes à touristes nous décide à ne pas débarquer mais à faire le tour de Bono. Sur toute la partie nord, nous pouvons observer des dizaines de couples de Macareux Moine voler au ras de l’eau et leurs terriers typiques en haut de l’île. Un phoque nage entre Stéphane, Nicolas et Sébastien, comme un septième compagnon de balade, pendant la moitié du tour de l’île. Nous attendons quelques minutes que la mer monte encore un peu pour nous ouvrir le passage entre l’Ile aux Moines et Bono. Nous entamons ensuite le bac retour vers Men Ruz, le phare de Ploumanac’h. La côte étant très fréquentée nous attendons le soir pour une balade parmi le chaos des fameuses roches de granite rose de Ploumanac’h.

Bivouac sur l’estran … ou sous un bloc de granite pour Jacques et Sébastien.

Jour 5: Mercredi, Ploumanac’h -> Plougrescant

Réveil pliage des tentes au lever du jour. Départ en longeant la côte. Arrêt à la plage de Trestraou à Perros-Guirrec pour quelques courses permettant à Stéphane de se rendre chez un dealer de Kouign-Aman pour sa dose de gâteau de sucre et de beurre. Bac dans le chenal de Perros-Guirrec, petit arrêt à Trévous-Tréguinec, pique-nique à Port-Blanc sur l’estran, puis balade dans les îles de Port-Blanc en se laissant porter par la marée. On débarque sur le sillon de galets de l’Ile Zellec. Passage au sud de l’Ile Balanec puis pointe du Château et Roches de Plougrescant.

Camping à la pointe de Tourot avec cale de mise à l’eau et club de kayak. Nous aurons pour voisins au camping un sympathique couple d’allemands passionnés de kayaks de mer et de randonnée, avec qui nous avons discuté autour du livre de G. Lecointre et V. Olivier en version anglaise. Pour le dîner, la dégustation du confit de canard en conserve a permis d’alléger les bateaux à défaut des kayakistes !

Jour 6 : jeudi, Plougrescant -> Bréhat par le sillon de Talbert

Traversée du chenal de Tréguier puis remontée le long du sillon de Talbert en direction du Passage de la Gaine, passage au plus près des cailloux … voire un peu trop !

Pique-nique sur le sillon de Talbert à proximité de la zone de nidification des sternes naines et gravelots. Stéphane se lance dans le montage d’un cairn qui finira en inukshuk et que l’on baptisera « Albert le gardien du sillon ». Bon, on sait que ce n’est pas bien, on ne le refera plus, c’est promis. Après une petite sieste sur les galets, on rejoint les bateaux en profitant de l’étale pour pêcher quelques crabes, de quoi agrémenter l’apéro du soir.

Départ 1h après la basse mer. On contourne le sillon au milieu des cailloux puis on retrouve les balises d’arrivée sur Bréhat. On vise le nord de l’île Modec puis on fait un bac dans le courant en direction du sémaphore de Bréhat en alignement avec la tourelle du Rosedo. Ensuite on part en direction de la Corderie avec un petit arrêt. Puis on embouque le Kerpont et on atteint le port pour un arrêt express glaces et gâteau de crêpes au caramel au beurre salé (oui, on peut mettre tout ça dans un gâteau !). Pourquoi express ? Parce que la marée remonte ! Au rembarquement on sympathise sur la cale avec un kayakiste manifestement expérimenté qui nous indique un bivouac secret, celui repéré étant déjà occupé. On comprendra plus tard qu’il s’agit d’un des passionnés oeuvrant depuis longtemps pour la promotion de la pagaie traditionnelle et l’esquimautage groenlandais en Bretagne. Nous nous rendons sur l’île indiquée où nous trouvons le bivouac effectivement discret et bien entretenu.

Petit apéro amélioré pour le malheur des crabes pêchés au sillon de Talbert. Le point culminant de l’île offre un panorama enchanteur au coucher de soleil. Nous passons une nuit agréable dans une clairière à l’abri des fougères, les rats se contentant de courir le marathon sans fouiller nos réserves de nourriture.

Jour 6: Vendredi, autour de Bréhat

Au petit matin, après un petit déjeuner indispensable pour la lente phase de réveil du commandant, nous embarquons à l’étale de pleine mer. Départ du bivouac 4 étoiles à 9h. Le temps est calme, on en profite pour faire le tour de Bréhat par l’Est. Arrêt au bourg pour acheter les kouign aman rituels et les vivres manquants. On achète même des légumes bio de l’île. Puis on repart pour continuer le tour. On essaye de passer entre Bréhat et Morbic … raté ! La marée est trop basse ! Nous faisons le tour de Morbic, nous y retrouvons le kayakiste rencontré la veille à Bréhat, cette fois en compagnie de jeunes kayakistes en kayaks groenlandais et pagaies traditionnelles. Forte veine de courant avant le phare du Paon (qui peut atteindre 7-8 noeuds). Nicolas et Jacques aperçoivent un phoque. Nous finissons le tour par un arrêt à la Corderie et traversons le Ferlas à contre-courant avec évidemment le passage d’une des navettes faisant le tour de l’île … Que fait-on ? On passe avant ou après ? Allez ! on en a encore dans les jambes et les bras pour … se mettre à l’abri pour les uns, et … aller surfer la vague pour Stéphane ! On cherche ensuite le camping à Loguivy qui est bien indiqué sur la carte mais invisible depuis l’eau. Heureusement un pêcheur à pied nous confirme son existence nous attendons donc la montée de la mer 20 mn. Le camping s’avère être une aire naturelle municipale avec emplacements libres et un bloc sanitaire. Suffisant pour notre confort …

Jour 7: Samedi, le Trieux

La nuit n’ayant pas été reposante pour tous en raison de voisins moins discrets que les berniques et les bigorneaux qui accompagnent les bivouacs isolés, le lendemain matin nous décidons de migrer vers une autre aire naturelle municipale dont l’agent de la mairie nous a vanté les mérites … dont le calme.

Départ de Loguivy vers 11h25 (PM 10) en direction du Trieux. Navigation de rochers en rochers en bac et remontée par les contre-courants. Là encore, l’expérience de l’eau vive et l’entraînement toute l’année sont bien utiles. Entrée dans le Trieux et remontée près de la rive par les contre-courants. Passage vers Koz Kastell, base des Glénans où notre second(e) a fait ses premières armes, puis vers l’école d’apprentissage maritime, en réfection complète. Après courte négociation (entre nous), nous décidons de déjeuner sur les pontons du port de Lézardrieux. Évidemment il aura fallu quelques acrobaties pour débarquer … et pour rembarquer ! Après une excellente salade de riz préparée par maître Jacques, une courte visite à terre, puis quelques facéties photographiques de notre jongleur préféré que nous garderons secrètes pour lui éviter un procès, nous repartons. Embarquement un peu acrobatique et départ en direction de la pointe de l’Arcouest pour le camping de Pors-Don. Au passage, nous récoltons quelques grosses huîtres sauvages sur les rochers. On devine la position du camping, mais la mer est trop basse pour débarquer. Certains décident de repartir naviguer un peu. D’autres restent se laisser porter par la marée dans les méandres de petits ruisseaux éphémères remplis par la marée. Au fur et à mesure que l’on se rapproche du rivage nous comprenons que l’aire de camping s’est transformée en campement de gens du voyage. Confirmation une fois à terre, où l’accueil ne nous parait pas suffisamment sympathique pour garantir une dernière nuit au calme. Les échos bruyants du camping dans la soirée confirmeront nos craintes. Les chants gitans à la nuit tombée c’est beau … mais nous voulions dormir tranquillement. Le bivouac sera donc finalement à proximité sur un terrain conseillé par un habitant du coin. Repas principalement d’huîtres pour les amateurs. Nuit pluvieuse, ça alimente un peu le blues de fin de séjour, il va falloir rentrer.

Jour 8 : Dimanche, fin de navigation

Réveil à 7h, nuit moyenne pour ceux qui avaient parié à tort sur une nuit sèche. Dernier petit déjeuner breton en plein air (beurre salé et bruine). Embarquement à 9h pour une courte navigation vers Paimpol. En chemin Jacques esquimaute bateau chargé. Arrivés à Paimpol, Nous laissons les kayaks sur le parking des Glénans. François et Sébastien partent rejoindre Guingamp en stop puis de Guingamp à Saint-Pol-de-Léon en co-voiturage. Jacques et Nicolas repartent naviguer 1h30 afin de profiter encore un peu … Laurence et Stéphane partent découvrir la ville à pied, et assister à la fête des islandais sur le port. Faute de circulation ce dimanche, Sébastien et François galèrent un peu pour le stop et devront faire la moitié du chemin vers Guingamp à pied ! Finalement à l’heure pour le rdv à la gare de Guimgamp, ils voyageront en compagnon d’un allemand saint-politain d’adoption à l’accent germano-finistérien qui connaît par coeur tous les virages menant à la maison familiale de François où nous récupérons le camion. Arrivée à Paimpol, compte tenu de la météo pluvieuse on décide de rouler la nuit sans s’arrêter dormir, alors on charge le camion et la remorque pour un retour à Lyon lundi au petit matin.

Mardi, Mercredi … retour au boulot !

Mercredi soir : rendez-vous au club pour rincer, dessaler et ranger le matériel. Le retour à l’eau douce va être difficile … mais les rivières suisses vont convaincre François, Stéphane et Nicolas que l’eau douce a aussi ses avantages !