Article, photos et autres médias relatifs à la vie du club de canoë-kayak de Décines-Meyzieu

Compte rendu Stage Handisport – Palavas les flots 27-31 Août

La Fédération Française Handisport a organisé du 27 au 31 août 2012 un stage de kayak de mer avec comme objectif principal une participation aux Championnats de France d’Ocean Racing qui se sont déroulés à Palavas les Flots. La course Open à laquelle les athlètes handicapés pouvaient participer avait lieu le jeudi  30 août à 8H00 du matin afin de prétendre à des conditions météorologiques favorables.  Ce stage m’a permis d’appréhender un nouveau milieu : la mer, un nouveau matériel : le surf ski que j’ai pu tester en K2 avec 2 partenaires expérimentés : Pierre Descotes et Olivier Tanton.

Pour la course en elle-même, mon partenaire Olivier Tanton (CTS Kayak en Guadeloupe) et moi-même avons du courir en bateau de mer plastique suite à l’avarie du surf ski mais nous avons tout de même terminé la course en environ 1H16:01.50 pour une distance optimale de 7875 mètres, nous terminons 1er car seule embarcation concourant en K2 Mixte
Véronique

 

 

 

 

 

 

Portes ouvertes nuageuses, portes ouvertes heureuses !

Samedi dernier, 1er septembre 2012, la journée portes ouvertes a bien eu lieu comme prévu, malgré le temps venté et nuageux qui n’a rien enlevé au plaisir de la navigation 🙂 !

 

Quinze personnes ont pu goûter aux joies d’une petite randonnée en kayak sur le Canal de Jonage, et beaucoup d’autres ont pu assister aux démonstrations de kayak polo !

 

Cependant, un seul jeune a participé aux activités et nous espérons en voir beaucoup d’autres les prochains mercredis de septembre !

Les jeunes (de 8 à 12 ans idéalement) sont les bienvenus, nous pouvons en accueillir une dizaine !

Les initiateurs sont prêts pour leur faire passer une année pleine de découvertes et d’apprentissage, et surtout de bons moments !

Cliquez ici pour voir les photos de cette journée conviviale 🙂 !

 

Photo de Kayak-Polo

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Journée Portes Ouvertes du CKDM – 1er septembre 2012

Notre journée portes ouvertes aura lieu samedi 1er septembre !

Ce jour-là, tout le monde pourra venir s’initier gratuitement au canoë-kayak sur le Grand Large.

 

Programme :

De 11h à 18h : initiations gratuites, démonstrations kayak-polo et slalom, renseignements, inscriptions au club, etc.

Jusqu’à 17h : inscription pour la sortie conviviale du soir (voir la suite)

18h : apéro sur l’eau en kayak, suivi d’un barbecue au bord de l’eau ! (15€ pour les non-adhérents, 8€ prix adhérent)

 

Les inscriptions pour la sortie apéro-barbecue peuvent se faire sur place ou par téléphone au 06.58.97.44.49.

Ouvert à tous à partir de 7 ans !

 

 

la Dordogne du 30 juin au 7 juillet 2012

La sortie phare de cette saison était un séjour en autonomie sur la Dordogne du 30 juin au 7 juillet. La préparation de cette sortie a motivé les participants à pratiquer régulièrement tout au long de l’année et à s’initier à la petite eau vive en kayak de mer, notamment lors de deux sorties sur l’Ain (23 octobre et 23 juin).

Neufs personnes, valides ou handicapées, ont participé à cette sortie qui s’est parfaitement bien déroulée. Pour la plupart il s’agissait de leur première randonnée en autonomie, et la moitié des participants étaient des débutants inscrits depuis moins d’un an au club. Tous ont énormément apprécié ce séjour, et ont beaucoup gagné en aisance et en autonomie.

Inoubliable Allier

Quatre randonneurs ont répondu présent pour cette sortie de 3 jours en autonomie sur l’Allier, le weekend de la Pentecôte. Renseignements pris, une météo correcte et un niveau d’eau assez élevé  mais en baisse (la cote passe de 1 m vendredi en fin de journée à 88 cm à l’échelle de Vieille-Brioude samedi soir), rendent l’Allier navigable. L’objectif est de descendre de Langeac à Brioude par une quarantaine de kilomètres de méandres serpentant dans des gorges sur une des plus belles rivières du Massif central.
Samedi – Arrivée à Langeac en fin de matinée et mise à l’eau vers 15h. Nous comprenons très vite que cette rivière exigera de nous un bon niveau de navigation car le courant est vif. Drossages, contre-courants, portefeuilles, marmites sont des termes qui n’ont plus de secret pour nous ! Nous naviguons avec prudence, multiplions les stops afin de prendre le temps de lire la rivière, et de prendre le courant comme il faut. Un premier portage s’avère nécessaire quelques km après Langeac pour contourner un barrage-seuil. Nous n’oserons pas franchir la glissière en raison de mouvements d’eau vraiment vicieux à l’arrivée. A 17 h, arrêt bivouac au bord de l’eau en rive droite, quelques centaines de mètres en aval d’une impressionnante falaise de basalte, dans un petit bois de rêve. Petite balade avant le coucher, précipitée par la pluie qui a eu la bonne idée d’attendre la nuit pour tomber.
Dimanche – Les oiseaux nous réveillent vers 8h.  Sur l’eau à 10h30. Surprise : l’eau a changé de couleur, l’Allier est d’un beau marron profond. Le niveau a monté d’une vingtaine de cm dans la nuit. On reprend la navigation. Deuxième portage dans un pré pour passer un seuil juste après Chilhac. Ensuite,  rapides puissants et planiols trop brefs se succèdent  jusqu’à 16 h. Nous ne prolongerons pas davantage la descente dans l’après-midi car les conditions sont assez éprouvantes ; il faut savoir recharger les batteries et être prudents. Belle soirée, là encore, nous plantons le camp 2 km environ en amont de Saint-Ilpize, dans une prairie surplombée d’anciennes cultures en terrasses envahies par la lande. Nous partons à pied refaire nos réserves d’eau au village de Chazieux, nous discutons avec les gens du coin, et nous reprenons des forces pour le troisième et dernier jour de navigation. Nuit paisible.
Lundi Lever  peu avant 8h. On plie le tarp (ah ah ! vous ne savez pas ce qu’est un tarp !), on remplit les caissons des kayaks et on embarque avant 10h.  Les paysages sont superbes, cette rivière est magnifique. Mais elle nous met à l’épreuve plus que nous le pensions. D’un commun accord, nous décidons d’abréger notre randonnée 12 km avant l’arrivée prévue, à l’aire de camping de La Vialette où nous débarquons à 11 h.  Pas si facile, le niveau d’eau était élevé, et on s’est tous bien bagarrés, mais basta !
Conclusion : Sortie très pédagogique, la « novice » en rivière a beaucoup appris, certains plus aguerris se sont révélés d’excellent pédagogues, le groupe a été très solidaire. Le plus important : il faut avoir conscience de la nécessité de pratiquer l’eau vive (à Saint-Pierre-de-Bœuf par exemple) afin de pouvoir faire face à des conditions de navigation un peu plus difficiles que celles que nous rencontrons couramment. C’est indispensable.

 

Sortie à Paladru le 12 mai 2012

Cette sortie était organisée en partenariat entre le CKDM et le SPAC 38 de Charavines sous l’impulsion de Sandrine adhérente handisport de ce club de voile.
Nous avons été accueillis généreusement avec café frais et petits gâteaux.
Le mauvais temps ne nous a pas fait reculer, ciel bas, brouillard un peu de vent, tant pis, nous sommes partis pour une traversée de 5 km entre Charavines et Paladru. A peine partis, Michel a voulu « goûter » la température de l’eau et hop un petit bain dans le lac. Une pluie drue nous a accompagnés presque toute la traversée, nous nous sommes donc réfugiés au club d’Aviron du lac bleu à Paladru sous un chapiteau prévu à l’origine pour la fête du nautisme. Réception de haute qualité, les installations du club ont été mis à notre disposition, nous nous sommes réchauffés autour du barbecue organisé par le club (nous avons même eu droit à quelques saucisses et merguez) et certains d’entre nous ont pu profiter de l’arrêt pour s’essayer à l’aviron.
Il est l’heure de rejoindre le lieu de départ et là hop, Michel repasse à l’eau donc exercice de sécurité : radeau, vidage de bateau et remontée dans le kayak. L’après-midi s’est déroulé tranquillement sans pluie et le retour vers Charavines a été rapide.
Encore une belle journée avec les randonneurs. Merci encore aux 2 clubs sur place qui nous ont si bien reçus.

Sortie Dunière et Lignon du Velay – 05 Mai 2012

CR sortie Dunière et Lignon du Velay

Frustrés de n’avoir pu faire plus de 200 m sur la Dunière la semaine dernière,  nous avons décidé de remettre le couvert cette semaine

Dunière

Du Pont de la Vache à la confluence avec le Lignon

Niveau d’eau : parfait  ~ 10 m3

difficulté III (3+) puis II puis III

Durée : 2h30 / ~ 12 km

Les difficultés se concentrent essentiellement sur les 2 premiers kilomètres marqués notamment par un petit seuil assez bas de plafond à passer extrême droite sous la falaise puis d’un drossage assez fermé du fait d’un gros pavé en plein milieu. Après une glissière de 2-3 m de long, les difficultés baissent notablement pour finir dans II (3) qui court régulièrement en forêt.

L’isolement est total entre les ponts et il faut se méfier des branches ou autres troncs qui encombrent le lit

Lignon du Velay

Confluence avec la Dunière –> Pont de Lignon

Niveau d’eau : ~ 0.24 avec les apports , assez gros

difficulté IV(4+, 5-)

durée : 2h ( 7 km)

De la confluence jusqu’au 1er barrage, il n’y a pas de grosses difficultés. Les rapides sont toutefois assez puissants avec ce niveau d’eau, on est dans du gros III mais les passes restent larges ce qui permet d’éviter les trous . Après le 1er barrage, les choses se corsent. On gagne une bonne classe. La pente s’accroit, les passes sont plus canalisées et précises, les seuils et les rouleaux plus puissants. On comptabilise 5 ou 6 rapides bien marqués dont 2 que nous avons porté – un 5- justifié et celui d’en dessous , un peu moins -. Le dernier passage nous a bien secoué.

Chacun y est allé de son petit esquimautage au cours de cette descente

 

Dimanche 9 octobre 2011 : Balade au Grand Large

Petit compte rendu de balade le dimanche 09/10/11 au grand large d’après Claude:

Octobre est là et il faut reconnaître qu’il devient difficile de continuer à naviguer le mercredi soir, sauf à équiper les kayaks de feux de croisement ! Aussi la section « rando » du CKDM, a-t-elle décidé de programmer des dimanches de navigation au grand Large. Ce dimanche 9 octobre c’était la première ! Côté météo, pluie et fraîcheur dès le petit jour. Deux kayakistes pour cette première sortie, on ne peut qu’améliorer la participation pour les dimanches à venir. Car c’était une très belle matinée de navigation. Pas un [poisson ?] chat sur le canal, que nous avons remonté jusqu’au barrage de Jonage en moins d’une heure. Matin brumeux, oiseaux à profusion, café offert par Ludo, le pêcheur « no kill » qui avait installé son campement pour le week-end au bout de la digue qui sépare le canal du bassin du grand large. On a bien appuyé sur les pagaies, c’était vraiment une belle matinée de kayak. Dommage que l’on ait pas pris de photos car ce n’est pas tous les jours que l’on se voit offrir le café sur l’eau !  »

Compte-rendu sortie Lignon du Forez – 18 décembre 2011

Compte-rendu sortie Lignon du Forez – 18 décembre 2011

En guise d’avertissement, le compte-rendu qui suit ne peut être pleinement compris que par les lecteurs ayant un véritable sens du tragique.

 

Tout commence un samedi midi quand, à la lumière plus que tamisée de la piscine de Villeurbanne, un groupe de preux, qui ne se résigne pas à la tyrannie de l’hiver, décide d’en défier la rigueur et conspire pour qu’une sortie sur le Lignon du Forez soit organisée dans le secret le plus strict.

 

Aux trois vaillants kayakistes à l’origine de cette initiative titanesque se joignent un jeune talentueux et un vieux loup, sage et expérimenté, dont les réticences, oh combien justifiées, sont enfin vaincues par la grandeur même du projet.

 

Les cinq héros se retrouvent donc le lendemain à 8h30 tapantes sur le parking du CKTSV. La ponctualité tout à fait inhabituelle du groupe n’est qu’un premier signe du destin exceptionnel de cette sortie.

 

La route est vite prise, sans encombrement le plein est fait, les pneus gonflés, le café bu. Tout le monde fait mine de ne pas remarquer que le thermomètre de la voiture affiche des chiffres singeant la courbe de la croissance française actuelle. On bavarde des sorties glorieuses des saisons passées, on se raconte ses exploits (enfin,  pour ceux qui peuvent s’en vanter), on évoque des connaissances communes.

 

Mais lorsque, autour de Saint Etienne, une tempête de neige s’abat sur le convoi, la voix du sage retentit comme un oracle : ‘Ah p…, je le savais, je le savais, non, mais il faut être givrés pour sortir par un temps pareil, moi j’embarque pas si c’est comme ça’.

Mais le destin les pousse désormais jusqu’au but, leur sort est scellé. ‘Non, mais tu verras, dans la gorge il fait beaucoup plus chaud, il y a l’influence du Gulf Stream, tu sais, le microclimat forézien, c’est connu’.

 

Une petite halte pour se réapprovisionner en potion magique qui leur sera nécessaire pour le combat (baguette, viennoiseries et assortiment salé, que la neige saupoudre délicatement dès la sortie de la boulangerie), avant que la route ne monte vers des sommets inexorablement blancs. Les panneaux routiers associent le nom du village où est prévu l’embarquement au pictogramme d’une station de ski. Au fur et à mesure qu’on avance, la chose apparaît de moins en moins curieuse. On commence à se poser des sérieuses questions sur l’opportunité d’avoir des kayaks sur les toits (‘tu penses qu’on pourra faire du kayak-ski ?’) et on sent que, dans le regard des locaux, incompréhension et ébahissement se mêlent.

 

A la bifurcation pour descendre à l’embarquement, un chasse-neige remonte péniblement la route, enneigée. Il est décidé de se grouper dans une voiture (‘comme ça, si ça glisse, on sera cinq à pousser’ : tu parles, 4 kilomètres !).

 

Un paysage de conte de fée attendrit les cœurs, le débat s’anime autour du gibier que les chasseurs croisés sur la route peuvent bien venir chercher ici (sanglier ? cerf ? ours polaire !).

 

Le moment de vérité attend sournois au fond de la gorge : un joli pont enjambe le Lignon du Forez, que l’on peut enfin admirer dans toute sa splendeur. De la température, qu’on suppose sibérienne, de ses eaux limpides et sonores, on s’en fout : ça nous réveillera; de ces 20 centimètres de neige qui recouvrent poétiquement les berges, on s’en fout : ça nous fera un embarquement à l’américaine spectaculaire. Mais, et voilà le dénouement tragique de notre histoire, d’une seule chose il ne leur est pas donné de s’en foutre: il n’y a pas d’eau !

 

Lecteur, si tu penses savoir ce que c’est qu’une déception, une amère déception, pense au cœur qu’eurent ces cinq braves qui, poussés par une pulsion irrépressible, après avoir défié les forces de la nature, et surtout l’irrésistible envie de rester sous leurs couettes ce dimanche matin, se retrouvèrent comme des cons, au milieu de nulle part, les pieds dans la neige, une pagaie à la main, devant une rivière sans eau. Comme des amants éconduits, ils essayèrent de noyer leur frustration dans l’indémodable bouteille de bière, que l’un d’entre eux avait fort sagement pensé à prendre avec lui, pour toute éventualité. Maigre consolation, il ne fut pas très compliqué de la rafraîchir.

 

Tristes et découragés, ils tombèrent de surcroît (quand le sort s’acharne) sur le café qui, à Boën, fait office de fun club de l’ASSE. Le silence de la défaite était lourd sur la route du retour, mais il était déjà brisé par les projets de nouveaux défis, sous des cieux possiblement plus cléments. La prochaine fois, ce sera le Jura!

Ben