Cette page est en cours d’écriture, j’essaye d’expliquer quel est l’intérêt d’un parcours de slalom au CKDM, comment on faisait avant, et comment on pourrait faire autrement… Si vous avez des remarques, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

 

Le slalom est un jeu qui consiste à réaliser un parcours délimité par des portes, qui sont matérialisées par deux piquets (fiches) suspendues au-dessus, laissant une vingtaine de centimètres entre la surface de l’eau et le bas de la porte afin d’y glisser un bateau.

D’ordinaire, le slalom se pratique en eau-vive, avec des portes à remonter (stops, chicanes) dans les contre-courants (généralement) et d’autres à descendre. En eau-vive -et c’est l’intérêt du slalom- il faut se servir des éléments pour guider son embarcation où l’on veut, car – et c’est bien connu – qui compte sur seuls muscles pour se diriger, va au-devant de grandes déconvenues.

On pourrait donc se dire qu’il n’y a aucun intérêt à installer un parcours de slalom à Décines ! Mais ce serait une erreur…

 

  1. En effet, commencer le slalom en eau-calme permet de séparer les difficultés, car débuter le slalom en rivière peut être chaotique, entre le courant, le contre-courant, le rocher, la vague, la fiche de porte, la pagaie, il y a beaucoup trop de paramètres à prendre en compte d’un coup et simplifier les choses en prenant l’habitude de passer des portes correctement sur un lac peut être un bon début pour que quelques unes de ces difficultés deviennent une habitude et pouvoir ainsi se focaliser sur les autres complications : les courants, les rochers…
  2. De plus, il est plus rassurant d’encadrer des personnes sur un lac lorsque celles-ci ne sont pas encore sures de leur esquimautage. En eau-vive, encadrer plus de quatre personnes devient compliqué, tandis qu’en eau-calme cela se fait très sereinement.
  3. Un autre argument est aussi la distance : quand il faut deux heures de route, et charger-décharger deux fois des bateaux pour se rendre sur les bassins de Sault-Brénaz ou Saint-Pierre (respectivement 50 et 60 kms), le Grand-Large se trouve à côté, rendant donc possible des séances le soir en semaine (tandis que les séances en bassin prennent au-moins une demi-journée).
  4. Des portes sur le Grand-Large peuvent également servir à tracer des parcours pour donner un objectif à des personnes pratiquant autre chose que du slalom : des randonneurs peuvent faire un exercice pour contrôler leurs trajectoires ou des poloïstes peuvent effectuer leur échauffement dans les portes par exemple.

Comment faisait-on avant ?

1)Câbles tendus (devant le club)

2)Piquets suspendus (sous le pont de la rocade)

Mais comment diable faisaient les ancien.ne.s me diriez vous ? Au commencement, ils tendaient des câbles entre le club de voile et le club, puis les garnissaient de portes.

1)

ckdm_plan

solution 0 à k'ancienne

 

Il y avait trois câbles, accrochés côté club aux locaux, à un premier saule pleureurs, et à un deuxième. Le vent et le temps ont eu raison de ces deux arbres, ce qui rend cette solution moins réaliste. L’autre ennui était l’utilisation de l’espace commun : le rectangle utilisé correspond précisément au terrain de kayak-polo, la présence de portes au-dessus de leur terrain avait donc tendance à les chiffonner et il fallait par conséquent les enlever puis les remettre à chaque séance. La présence des câbles aussi était source de querelles, mais ces derniers étaient tolérés, en-dehors des tournois lors desquels il fallait complètement retirer le dispositif (très long et fastidieux, surtout quand il y a peu de main d’oeuvre).

Alors avec le superbe système de cages flottantes nouvelle génération, on aurait pu installer le terrain de polo en-dehors de ce rectangle (seul endroit du Grand Large où il est possible de tendre de tels câbles, vérifiez sur googlemap !), mais le rapport de force à cette époque n’a jamais laissé imaginer cette hypothèse (il faut admettre que le terrain n’aurait plus été abrité des vagues par le long ponton flontant). Évidemment, la section slalom, en sous-effectif après avoir été sevrée de portes depuis 10 ans, n’avait pas l’influence suffisante pour demander à la grande section d’aller s’installer ailleurs.

2)

plan_du_gl

À partir de 2010 (environ), à une époque où la section était déjà assez mal en point, nous décidâmes (enfin, surtout Andy) d’aller installer des portes sous le pont de la rocade. Cette délocalisation était très enthousiasmante au début : plus de conflit avec le polo, un peu de courant et contre-courant pour jouer, à l’abri de la pluie (oui, il faut vraiment chercher des avantages à tout prix). Mais assez vite ce sont les inconvénients qui nous sont apparus : paysage pas folichon, courant trop faible pour être intéressant, trop fort pour pouvoir rester immobile sans pagayer, portes qui s’envolent au moindre coup de vent, site un peu éloigné du club… Et puis assez vite : portes qui disparaissent… Donc nouveau besoin de jouer les acrobates pour en installer d’autres. Et la fréquence à laquelle les portes tombent étant devenue inquiètante (avirons mécontents qu’on occupe une largeur de 30 mètres sur un canal qui en fait 300 ? Pécheurs qui confondent nos portes avec des outils très pratiques pour fixer leurs bateaux à moteurs ? Matériaux trop fragiles qui rompent à la première tempête ? On n’a jamais découvert pourquoi…

 

Quelles sont les autres solutions ?

  1. Accrocher des poteaux au fond de l’eau (ce qui se fait dans les clubs qui ont des moyens)
  2. Installer des potences (ce qui se fait à Embrun et Yenne)
  3. Utiliser des objets flottants (ce que l’on fait pour les cages de polo)

1.

poteaux_aerien

poteaux.profil

 

Ceux qui se sont déjà rendus à St-Pierre de Boeuf le savent sûrement : en plus de leur superbe bassin, la structure dispose d’un magnifique tapis roulant. Mais non, ce n’est pas de ça que je voulais parler, mais plutôt du rectangle délimité par quatre poteaux en bois, entre lesquels sont tendus deux câbles principaux, puis d’autres câbles sont tendus à partir de ces-derniers…

Il aurait été idéal de reproduire la même chose ici… Seulement, en 2017, on envisage d’envoyer des humains sur Mars, mais ne déconnons pas, nous ne maîtrisons pas totalement la technique pour implanter des poteaux assez solidement au fond d’un lac.

Et cette objection ne tient que sur la réalisation pratique, un autre frein, qui lui n’est pas de nature physique, est la législation : en effet, le fond du lac est la propriété d’EDF (partenaire de la FFCK). N’allez tout de même pas imaginer que vous réussirez à fixer quatre poteaux pour une cause aussi légitime que d’avoir des portes de slalom dans un club de kayak, sans vous heurter à cette muraille qu’est l’administration… Entre les berges qui sont à untel, le fond à tel autre, et l’exploitation à je ne sais qui, les démarches sont un pur régal, agrémenté d’une rapidité à répondre ahurissante.

J’espère vraiment que les clubs de foot n’ont pas tant de démarches à faire pour obtenir l’autorisation d’installer des cages sur leur terrain, parce que là on frise le ridicule.

Comme vous l’avez donc compris, cette solution qui serait le rêve : parcours de slalom toute l’année devant le club, est irréalisable tant pour des raisons techniques qu’administratives.

2. Quand il n’y a qu’une berge ou du moins que celle en vis-à-vis est trop éloignée pour que l’on puisse tendre un câble entre les deux, il faut se creuser la tête et imaginer des potences, comme cela est fait sur le lac de Serre-Ponçon (club d’Embrun)

Serre-Ponçon

ou sur le bassin de Yenne (Savoie).

Yenne_potences1

C’est la solution la plus réaliste à ce jour.

Le principal inconvénient de cette méthode c’est que les potences doivent aller chercher suffisamment loin pour qu’on puisse tracer des parcours intéressants, mais soient suffisamment courtes pour ne pas fléchir… Sacré dilemme.

Le schéma :

annexe1_schéma

Où ?

annexe2_emplacement

 

3. Si les cages de polo sont sur des structures flottantes, il est possible de s’en inspirer et de créer des plateformes autour desquelles plein de portes sont suspendues, voire même des bouées-portes. L’ennui, c’est qu’avec une bouée porte, les vagues que génère le bateau ferait bouger les portes. Mais c’est une solution à envisager.

La porte du Grand Large

Le schéma d’une bouée :

bouées.t.profil

L’emplacement :

bouées.phi

plateforme profil

plateforme