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Randonnée sur la Costa Brava, 22-28 octobre 2017

Lien vers l’album photos complet :

https://www.flickr.com/photos/clubckdm/albums/72157665661510469/page1

Participants : François, Fred L, Jacques, Laurence, Sébastien, Stéphane.

Evolution du Projet :

Le projet initial était d’abord la Corse, mais compte tenu des places restant disponibles sur les ferrys aux dates souhaitées et le tarif assez dissuasif, la destination a évolué vers une randonnée sur la Catalogne « Nord » (Costa Vermella, ou côte Vermeille) côté français et la Costa Brava de la Catalogne « Sud » (en Espagne ?).
Après avoir initialement prévu un départ d’Argelès avec pour objectif les iles Medes, la tramontane nous conduit à partir en sens inverse et partir du golfe de Roses pour remonter vers la France. Les prévisions de la semaine nous permettaient initialement d’envisager le parcours Roses-> Argelès, mais le coup de vent prévu en fin de séjour s’est décalé de deux jours, et nous avons finalement dû écourter le séjour pour nous limiter à la Costa Brava, la tramontane au nord du cap Cerbère étant bien trop rapide pour les kayaks !

Le compte rendu :

Dimanche : le bitume

Départ à 8h36 de Décines après un café croissant pendant que les boulangères préparent notre stock de pain. Essence à 11h30, arrêt à 12h27 pour re-sangler les kayaks, arrivée vers 15h au camping « Laguna » à Roses. Là on aurait pu visiter la gigantesque marina, mais nous préférons nous balader et repérer la petite barre à l’embouchure de la petite rivière qui nous permettra d’embarquer depuis le camping, se baigner (pour les deux plus courageux), préparer les listes, faire les sacs, observer les perroquets-perruches verts et les huppes fasciées, gouter à la pression locale en terrasse, et nous reposer.

Lundi : Mise à l’eau !

La négociation pour laisser notre véhicule la semaine en notre absence est plus compliquée que nous l’avions imaginé. En saison ça semble carrément impossible tant il faut insister et revenir pour avoir la confirmation après consultation du propriétaire du camping. Cela nous a fait perdre un peu de temps, mais bon, nous sommes en vacances, la météo est belle, tout va bien ! Embarquement à 12h10 en direction du Sud, vent de 12 nœuds de Nord, nous poussant vers notre premier objectif, l’Escala. Le vent tombe et la fin de la traversée de la baie de Roses paraît bien longue. Arrêt pique-nique à l’Escala ou nous arrivons à promouvoir la pagaie groenlandaise auprès de kayakistes venus de Bretagne !
Vers 16h (oui, on s’est vite mis au rythme local) départ vers l’Estartit. Le ressac sur la houle d’un mètre anime la navigation. Nous mettons les casques. La côte rocheuse est verticale et percée de grottes, que nous explorons presque toutes jusqu’au bivouac de Ferrial. Plage de galets sur une vallée de pinède, cela sent la salsepareille.

Mardi : Iles Medes

Départ à 11h30 (bon, on est en vacances, non ?). Rase falaise vers les iles Medes. Décor sauvage, arches et rochers cachant de petites plages que l’on repère comme potentiels bivouacs pour une nouvelle randonnée sur cette zone. La houle s’est un peu calmée. Pour la pause du midi, l’accostage est un peu périlleux, mais le décor est sympa. Après le tour des iles Medes, nous revenons vers Roses par le même itinéraire (pas trop le choix en réalité !) en repassant par les arches et grottes les plus remarquables. La traversée de la baie de Roses nous paraît à nouveau bien longue … deux heures de traversée pour bivouaquer sur la plage à côté de la réserve du Parc Natural dels Aiguamolls de l’Empordà (a proximité d’un camping, fermé). Nuit perchée pour Sébastien en haut du mirador, à la belle étoile. Les autres en tente sur la plage au pied du mirador. A noter, la plage est interdite au printemps durant la période de ponte de tortues marines.

Mercredi : Cap Norfeu, Cadaques, Port Lligat, Cap Creus

Départ à 11h (ça progresse …) en direction du Nord. Nous finissons la traversée du golfe de Roses … enfin ! Sans vent, sous le soleil. Vers le cap Norfeu, nous sommes fascinés par les roches aux formes surprenantes, parfois rangées, parfois en forme de chou fleur, noires, vertes, striées de blanc … Au bout du cap : un petit vent 3-4 Beaufort non prévu. Pique-nique dans une vallée minérale où nous faisons sécher les tentes (la nuit sur la plage a été humide. Embarquement en direction de Cadaquès toujours en longeant la côte rocheuse aux formes étranges que l’on pourrait exposer dans une exposition d’art contemporain. A la sortie de Cadaquès nous sommes surpris que les cormorans soient si peu farouches comparés à ceux que nous croisons sur le Rhône ou en Bretagne. Peut-être est-ce parce qu’il peinent moins à se sécher les ailes dans ce pays ensoleillé et venté ? Un peu de rase cailloux sous les nuées d’étourneaux, puis à Port Lligat nous passons devant la maison de Salvador Dali. On a évoqué l’idée de visiter le musée Dali, mais il est tard et les prévisions météos des prochains jours ne sont pas bonnes. Un coup de vent est annoncé pour Vendredi et les jours suivants. Nous allons devoir rejoindre Portbou jeudi soir pour organiser une navette et récupérer le camion et la remorque. Du coup on sera obligés de revenir ! Sur le moment, on se contente de s’imprégner des lieux qui permettent de percevoir une partie de l’inspiration du peintre. Dans la baie de Port Lligat nous recroisons les kayakistes de Quimper rencontrés lundi à l’Escala ! Cette fois-ci ils se baladent avec leur kayak gonflable. Nous les mettons au courant du coup de vent prévu et repartons vers le Cap Creus en quête d’un lieu de bivouac sympa avant la partie en réserve intégrale. Les roches sont toujours aussi étranges, et commencent à paraitre austères en fin de journée. Le lieu initialement repéré est squatté par un voilier de marins … bretons ! Finalement, après débats et hésitations, on se pose dans une petite crique entre les falaises. Nous devons faire un peu de terrassement pour poser nos tentes sur les galets. L’endroit est sympa, au point que même les moustiques s’y sont installés … C’est dans ces instants que l’on est content de ne pas avoir oublié son répulsif !

Jeudi : Cap Creus -> Portbou

Départ à 10h (vous voyez, ça progresse !). On longe toujours la falaise ou les roches étrangement sculptées de motifs minéraux, organiques et mécaniques. Elles font penser à un autre artiste : H.R Giger. Si, si, vous le connaissez ! C’est le créateur notamment de la créature et des décors d’Alien le 8ème passager, et peut-être de pochettes de Vinyles de votre adolescence rock’n’roll (Emerson Lake and Palmer, Magma, Debbie Harry, The Dead Kennedys, Korn, …). Au passage, tant que l’on est hors sujet, ne manquez pas la visite du musée Giger quand vous passez à Gruyère en Suisse. Nous naviguons au pied du phare dans la réserve intégrale, où tout est interdit sauf de se promener en tenant son chien en laisse. Passé le Cap Creus, les roches changent et varient progressivement. Arrêt pique-nique dans l’anse de ???. La plage est exposée de telle manière qu’elle récupère de nombreux objets divers : beaucoup de bois flotté, des résidus de cordages, des objets en plastique, etc. Ces objets inspirent des « sculpteurs » locaux qui y ont laissé une imposante structure en bois flotté, et des dessins-sculptures de personnages ou d’oiseau au sol. Après un pique-nique où l’on a tenté de finir ce que nous avions prévus pour le restant de la semaine, sieste au soleil ! Nous embarquons sous le soleil, sur une mer d’huile. La méditerranée est décidément imprévisible car sans la consultation du bulletin météo il est inimaginable qu’un coup de vent est prévu pour le lendemain matin. Cap sur Portbou. Pendant que les autres font la course tout le long de la baie de Colera, Laurence et Sébastien observent des puffins et un banc de poisson agitant la surface de l’eau initialement lisse comme un miroir. Une fois regroupés, nous visitons la dernière grotte du séjour à la frontale, puis mettons le cap vers Portbou. Les prévisions météo annoncent toujours du vent NNE 6/7 Beaufort pour le lendemain. Hors de question de naviguer dans ces conditions. Après consultation des horaires de train, on s’organise : Jacques et Sébastien débarquent et prennent le train vers Figueres puis enchainent en taxi vers le camping à Empuriabrava pour récupérer le camion et la remorque, et rentrent sur Portbou dans la soirée. Le tarif de transport est imbattable : 5€ de train pour deux, 31 € de taxi, ne pas s’en priver pour les navettes ! Pendant ce temps, les autres remorquent les kayaks, vont boire un coup (ou plus), et plantent discrètement les tentes sur une plage de Portbou.

Vendredi matin : Merci aux prévisionnistes météo !

Le vent annoncé la veille est bien présent ! Heureusement que nous n’étions pas en bivouac loin d’une solution de repli à terre. Dans la baie de Portbou, au pied de la falaise, le campement est à l’abri du vent, mais dès l’embarquement on sent bien qu’il vaut mieux ne pas être en mer ! Le vent souffle en rafales puissantes. Après avoir navigué un peu le long à la falaise « pour voir » mais sans s’aventurer hors de la baie, nous débarquons au port où le camion était garé. Sur le parking il faut bien orienter les bateaux face au vent sinon ils se font emporter, même chargés. Pour le chargement : deux qui tiennent le bateau pendant que les autres sanglent. Les affaires sèchent rapidement pendant ce temps. Pique-nique entre deux rattrapages de sacs et autres objets volants. Plutôt que rentrer directement à Lyon, nous parcourons en camion la côte que nous viendrons longer en kayak une prochaine fois : Cap Cerbère, Banyuls, Collioure. Nous passons la nuit à Argelès au camping municipal (on ne s’imagine pas une seconde venir à Argelès en pleine saison !!!), puis retour sur Lyon.

Conclusions :

Se méfier de la tramontane !

C’est un beau coin (hors saison en tout cas), un peu capricieux (prendre la météo tous les jours !), mais qui mérite d’être exploré (nombreuses grottes et quelques arches, géologie surprenante). Prévoir l’anti-moustique pour certains bivouacs, même fin octobre !

Il va falloir que l’on revienne pour terminer le parcours !

Séjour en autonomie – kayak de mer en Corse : Ajaccio-Scandola – octobre 2015

Séjour kayak de mer en Corse : Ajaccio-Scandola.

Du 17 au 26 octobre 2015.

Participants : Christelle et Maéva dont c’est la première randonnée en mer.
Claude, Laurence, Fred, Nicolas, Stéphane, François, les vieux de la vieille.
Remarquez la parité respectée !

1er jour : Ajaccio Îles Sanguinaires 13 km

Arrivée à Ajaccio en début de matinée par le ferry ; petite pause café sur une terrasse.
Remplissage des kayaks avec les affaires perso, le matos de camping et de cuisine, répartition de la bouffe pour 8 jours de navigation, plus 24 l de flotte !
Et toujours ce même questionnement comment faire rentrer dans nos caissons 8 jours de vivres et d’effets personnel. Certains par peur de manquer ont récupéré la totalité des boites de conserves soit leur propre poids en vivre. erreur fatale ressentie lors des premiers coups de pagaies.
Départ pour les Sanguinaires en fin de matinée, collation sur une plage déserte et petite immersion pour une exploration sous-marine des lieux.
Visite des Sanguinaires et de son phare.
La nuit est douce et silencieuse sous un beau ciel étoilé. Seuls les goélands nous feront ch… dès l’aube. Malheur à celui qui n’a pas de boules Quiès.
De toute façon, l’expression « grasse mat » ne veut rien dire aux yeux du navigateur. La mer est à celui qui se lève tôt !

 

2ème jour : Îles Sanguinaires ? Golfe de Lava – Anse de Figuera 17 km

Visite des îles Sanguinaires par la mer puis cap sur le Golfe de Lava. Pause dans l’anse de Fica et bain, exploration sous-marine, toilette à l’eau de mer. Le rêve !
L’après-midi est laborieuse pour deux d’entre nous : fatigue, envie de pisser mais pas de spot permettant l’accostage, mal de mer…
Difficile de trouver un endroit sympa pour dormir, les plages sont rares, étroites. Nous nous réfugions dans l’anse de Figuera au milieu des posidonies.

3ème jour : Golfe de Lava ? Anse de Chiuni 30 km !!

La mer ne s’annonçant pas très belle pour le surlendemain, on grille une étape.
Levés avec le soleil et arrivés à la tombée de la nuit dans l’Anse de Chiuni ; une pause déjeuner à l’ouest de Sagone à la pointe Albelu.
Passage de pointes en chanson : les chants de marins encouragent les galériens, Hisséo Santiano !
Ravitaillement en eau au port de Cargèse.
Les Corses que nous avons rencontrés ont fait preuve de beaucoup de respects. ils commençaient à nous parler en corse car ils pensaient que nous étions des leurs. Un vieux marin à la barbe plus récente que la notre nous a donné des conseils de navigation et nous a fait jouer à un quiz pour connaitre notre connaissance maritime. Avec François et Laurence nos 2 jokers nous avons passé l’épreuve sans problème.

A Chiuni, les moustiques trépignent à notre arrivée. Un bain de mer (dans une eau à 21/22 °C) permet de les éloigner et de soigner nos blessures physiques et psychiques. Pour les novices, ampoules, mal au dos et aux bras… Améliorer son coup de pagaie devient indispensable pour tenir jusqu’au bout.
La plage est splendide, on est seul au monde et Laurence nous avait prévu un bon repas.

4ème jour : Anse de Chiuni ? Porto 23 km !!

La mer est agitée au niveau des pointes : houle, ressac de houle. Les vagues sont grosses et désordonnées, on se fait chahuter. Surtout pagayer pour sortir au plus vite de ces zones déstabilisantes. Comment esquimauter avec un paquebot chargé à ras-bord ?
Nous passons devant de belles falaises de granite sculptées par la mer et le vent. L’érosion a travaillé la roche de manière tellement étrange que nous sommes venus à douter qu’il s’agisse vraiment de granite, or c’en est bien, tous les guides sont formels là-dessus … rien à voir décidément, avec le granite rose qu’on peut voir en Bretagne.
La beauté des rochers aux couleurs marrons, bleues, grises est bluffante. Leurs poussées vers le ciel et les nombreuses grottes donnent un air de Sagrada Familia aux dimensions incommensurables.
C’était notre petit royaume de liberté où chacun partait seul découvrir le coin magique en jouant avec les reflets des rayons du soleil dans la mer.
les grottes avec le bruit amplifié du ressac de l’eau offraient une ambiance mystérieuse.

Pause déjeuner à la Marina di e Calanche. Pour ceux qui n’ont pas souhaité uriner en pleine mer position grand écart, cette petite plage sera salvatrice.
Nuit à côté du port de Porto dans un bosquet d’eucalyptus infesté de moustiques, ce qui nous a fait apprécier la venue de Maeva qui s’est sacrifiée pour nous éviter une peau de varan de komodo. C’est le jour de la grande toilette : certains utilisent le tuyau d’arrosage d’une résidence de vacances, d’autres préfèrent l’eau douce de la rivière débouchant dans le port, une autre choisit de se taper 50 mn A/R pour une douche glacée dans un camping.
Nous passons une belle soirée dans un resto corse très classe et nous nous régalons.

5ème jour : Porto – Plage de e Gradelle à côté de la pointe Di Latone 6 km Cool !!

La météo marine annonçant une mer agitée pour la matinée, François et Stéphane font la navette ; ils prennent le bus de Porto à Ajaccio. Pendant ce temps, le reste du groupe joue les prolongations et en profite pour répertorier la bouffe, revoir les menus pour les jours restants et se répartir la charge.

Nous débutons la navigation en début d’après-midi. Plus on s’éloigne de Porto, plus les conditions en mer se dégradent. Vent de force 5, très difficile de tenir son cap. Le programme est revu à la baisse, changement de cap. Seulement 1h40 de navigation !
La navigation est différente de celle des jours précédents, on se bat avec le vent et les vagues. C’est chouette ! C’est très joueur. J’adore !!! Du stress mais juste ce qu’il faut pour bien naviguer.
Nous devons nous mettre en binômes et rester proches du reste du groupe (à portée de voix).
Les impressions à chaud de mes coéquipiers après accostage :
Claude : « Navigation un peu chaude, mais plus c’est dur, plus on aime. »
Maéva : « Enfin arrivée sur la plage de la victoire ! J’étais au bout de ma vie. »
Fred : « Bel esprit de groupe. Une belle chevauchée finale. »
Stéphane : « C’était un peu court ! »
François : « Après 4 h de route, un bon décrassage. »
Laurence : « C’était marrant, c’était bien. »
Nico : « C’était juste une petite mer de rien du tout. Mets pas ça ! J’exagère. Bonne correction de l’objectif. Le vent a forci plus tôt que prévu. »

Magnifique vue sur les falaises de Porto. Nuit à la belle étoile pour certains, lovés dans un lit de posidonie ; terrassement obligatoire pour quelques-uns … On en redemande ! Ces moments en totale harmonie avec la nature ne sont pas si fréquents. On oublie tout !

6ème jour : Plage de i Gradelle  Scandola – Anse de Focolara 19 km L’apocalypse !!!!
Départ 9h10 – Arrivée 15h20

6h de navigation, ce qui nous donne en moyenne 3 km/h !

Nous avons eu une houle de 1m à 1,5 m en arrivant sur la pointe de Scandola, le vent était non significatif, il ne s ‘est levé qu’après la plage à débarquement aléatoire, dans la passe de Gargalu .
Nous nous regroupons de façon à rester à portée de voix et nous formons des binômes.
Pendant les 4 1ères heures, nous avançons malgré tout assez bien. Pas de plage pour manger, trop de vagues. Nous ne pensons pas à manger en mer.
Les vrais ennuis commencent après la passe du Gargalou. Plus de 2 h à lutter contre le vent et des vagues énormes qui commencent à déferler. Maéva est remorquée par Stéphane. Nous n’avançons pas. Je suis épuisée. On se prend des seaux d’eau dans la tronche. Je vois la plage au loin. Mais elle est très loin et nous, nous sommes toujours scotchés près de ces pu… de falaises. Ne plus se lamenter, ne penser qu’à son coup de pagaie, à ce qu’on m’a enseigné afin de tenter d’être le plus efficace possible. De loin, les vagues semblent se briser violemment sur la plage. Allons-nous pouvoir accoster ? Surtout ne pas se réjouir trop tôt, la déception pourrait être grande !

En fait, ce que nous voyions de loin ne reflétait pas la réalité. L’accostage est easy. On est sauvé !

Les impressions recueillies une fois échoués sur la plage :

Cap’taine François : « Il fait beau, il ne faut pas le nier. »
Claude : « Rétamée. J’ai eu très froid. Trop de vent sur la fin. C’était trop ! »
Fred : « S’il n’y avait pas eu la pause pipi , on n’aurait pas eu le vent. »
Stéph : « On m’a brimé, on m’a enchaîné. Je n’ai pas pu jouer dans les passes à cailloux 😉  Sinon c’était bien. »
Maéva : « Contente d’arriver à terre. Merci à Stéph pour le remorquage. »
Laurence : “ De bon petits bateaux ces kayaks de mer”.
Nico : Tout s’est bien passé au final mais pour moi trois quarts d’heure de doute avant de retrouver un coup de pagaie normal. Content d’être arrivé.

La plus grosse navig du club. Fière d’en avoir fait partie mais pas trop envie de la revivre !
Je croise les doigts pour une météo plus favorable pour demain car nous sommes censés reprendre le même chemin. Nous serions alors dans le sens de vagues, ce qui signifie surf dans ces monstres. « Un retour encore plus acrobatique » d’après le capitaine.
J’ai pas envie, j’ai peur de ne pas arriver à maîtriser mon cargo au milieu de cette énorme masse d’eau déchaînée ! En fait la météo prévoit pour le lendemain vent faible et mer belle.

Commentaires de François :

Quelques explications sur la stratégie de navigation qui nous a permis durant 2 heures d’aller tâter des conditions engagées en toute sécurité.

– Prévision météo :

Vent faible le matin, puis Nord Est à Nord, force 4, localement 5, faiblissant en soirée. Mer du vent 90 cm.
Houle d’Ouest le matin 1,20 m, s’amortissant l’après-midi, 50 cm.
Visibilité : excellente.
Température de l’air : 20°, de l’eau : 20°.

– La première partie du parcours, depuis la plage de la Gradelle dans le golfe de Porto, jusqu’à l’île Gargalu, est abritée du vent N à NE prévu. Par contre elle est exposée à la houle modérée d’ouest qui limite les possibilités de pratiquer le rase cailloux. La navigation reste pour autant facile.

Au nord de l’île Gargalu , les conditions changent du tout au tout : Encore abrités dans la passe entre l’île et la terre on visualise très bien le vent et l’état de la mer sur la suite du parcours, vent de force 5 et mer du vent (c.à. d. que les vagues ont atteint leur maximum pour cette force de vent, 1,50 à 2m, petits déferlements).

Atteindre la plage de Focolara sur laquelle est prévu le bivouac nous expose donc à 3 milles de navigation dans des conditions engagées, mais maniables.

La base de la sécurité c’est d’avoir plusieurs solutions et des réchappes, elles ne manquaient pas :

1-Revenir sur nos pas et rejoindre Girolata, parcours totalement abrité du vent et de la mer, tranquille.

2-Rejoindre la plage d’Elbo, plus proche que Focolara, parcours exposé mais assez court. Le secteur du vent et l’amortissement de la houle permettant un débarquement sur la partie nord de la plage (abritée par un ilot).

3-Viser Focolara avec 2 réchappes possibles : Elbo ou le demi tour pour s’abriter à Gargalu, débarquements possibles sur cette zone mais bivouac interdit (contrainte qui devient secondaire quand la sécurité entre en jeu).

– Je prends la décision de tenter de rejoindre Focolara, le débarquement y sera aisé, et le groupe rodé par 5 jours de rando me paraît capable d’affronter les conditions présentes. La navigation se fera essentiellement face au vent et aux vagues, ce qui est plus facile. De plus le profil de la côte nous mettra progressivement à l’abri du vent et de la mer avant l’arrivée à la plage.

Bien évidemment lorsque le parcours fait passer au vent de dangers, une marge de sécurité respectable est prise : on doit pouvoir gérer une récup avant que la dérive due au vent et aux vagues ne nous place en situation difficile près des récifs. Le rase cailloux sera pour un autre jour.

Il est 13h20 quand nous engageons la traversée nous avons donc du temps devant nous avant la fin de l’après midi ( La nuit tombe tôt en octobre).

Très important : la tendance pour la suite était à l’affaiblissement du vent et de la mer dès la fin d’après midi ( et même début d’après-midi en ce qui concerne la houle ) : cela signifie qu’en cas de difficulté ou de retard sur le parcours nous ne risquions pas d’être piégés dans une dégradation des conditions météo.

Bilan :

2h de navigation pour 3 milles parcourus, chiffres qui indiquent clairement que la nav’ a été combative. La qualité du coup de pagaie prend toute son importance dans ce type de navigation, sinon on fatigue vite, les entraînements toute l’année sur le lac ont du sens !

Nécessité d’un remorquage, engagé dès le début de la traversée, ce qui a permis à la remorquée de conserver l’énergie nécessaire pour contribuer efficacement à la progression. Remorquer quelqu’un qui n’aide pas du tout car trop fatigué devient rapidement épuisant pour le ou les remorqueurs, d’où nécessité d’anticiper.

Je remercie au passage Stéphane qui a assuré cette remorque pendant 2 heures, me permettant de conserver ma liberté pour surveiller le groupe et suivre la nav’ (contrôle de la progression et de la dérive par alignements). Dans ces conditions il est largement préférable que le chef de groupe puisse se décharger du remorquage pour se consacrer à la sécurité d’ensemble.

A noter que tout le monde a bien tenu son bateau malgré le vent et la mer. Les gouvernails ont été bien utiles pour faciliter la tâche.

Pour plusieurs c’était une première rencontre avec des conditions de mer et de vent un peu sérieuses, et cela peut être impressionnant au début, même pour ceux qui ont l’habitude d’affronter des rivières de classe 4 ou 5 ! Il est évident que le taux d’encadrement dans le groupe doit être suffisant pour permettre aux débutants de vivre cette découverte en toute sécurité.(j’aurais bien écrit « sérénité », mais c’est peut-être excessif).

En conclusion :

Il n’y a jamais deux situations identiques et les décisions de navigation doivent être prises en analysant un ensemble de facteurs :

Prévision météo : Force du vent et de la mer, évolution. Température (pas la même chose s’il fait 22° ou 12° en terme de résistance et d’endurance). Visibilité.

Profil de la côte : navigation abritée ou exposée. Passages difficiles (pointes, raz).
Marée. Courant (un force 4 maniable peut devenir dangereux au moment de la renverse de marée)
Réchappes : possibilités de débarquement, orientation des plages (shorebreak), accessibilité (récifs).
Composition du groupe. Taux d’encadrement, habitude de naviguer ensemble.

Spécificité de la météo en Corse : Le relief élevé produit des effets très importants sur la direction et la force du vent, qui sont souvent mal pris en compte dans les bulletins.

Ex : Vent de Nord force 5 dans une baie, et quelques milles plus loin vent Sud force 5. Il s’agit en fait d’un flux général d’est, canalisé par le relief dans des directions opposées (contournement d’un massif montagneux par les deux versants)

On parle « d’effet de site « (Si on veut se la péter on peut même dire : « réponse du site au flux synoptique ».

Donc la prise du bulletin ne suffit pas. Il faut analyser, d’une part pour ne pas se placer en situation difficile, mais aussi pour ne pas se priver de naviguer quand il y a la possibilité d’une belle sortie à l’abri au ras des falaises alors que le force 6 souffle un mille plus au large.


7ème jour : Anse de Focolara – Girolata Traversée de la réserve de Scandola 13 km

Retour sur nos pas. Mer d’huile !

Navigation touristique le long des falaises de la réserve : formations volcaniques oxydées (orgues, bombes agglomérées avec de nombreuses cavités et fissures). Découverte de grottes, chants de marins dans une cathédrale de roches, exploration sous-marine dans la réserve. Quelques nids de balbuzards surplombent la mer. Sirotage de bières à Girolata avec un petit bilan de la semaine et déjà les projets fleurissent sur les prochaines navigations : « Ajaccio ? Bonifacio, désert des Agriates, et pourquoi pas la baie d’Halong terrestre… »


8ème jour : Girolata ? Porto 13km

Beau lever de soleil sur Girolata avec une légère brume et toujours une mer d’huile pour notre dernière navigation. On peut sentir un peu de nostalgie dans le groupe.

Bilan de la semaine :
Maéva : «Excellent séjour en Corse, beaucoup de coups de pagaie, des matins ou après-midis parfois un peu plus durs que d’autres, mais des images de paysages plein la tête, une baignade dans la réserve de Scandola, des douches dans la mer un peu fraîche mais on s’y fait plutôt bien. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de piqûres de moustiques, un peu trop d’ailleurs. Moi je n’ai jamais autant dormi et en plus, 1ère nuit à la belle étoile avec Claude qui m’a fait un peu de place dans sa grotte. Séjour riche en émotions que je referais sans problème.»
Claude : « Très belle randonnée. Partante pour une autre belle aventure l’année prochaine. »
Stéph : «De grands espaces (et de plus petits), la vie au grand air, des paysages magnifiques, de la houle, des passes à cailloux et un groupe sympa… »
François : « Super, bon fonctionnement du groupe sur l’eau et à terre. Beaucoup de plaisir à cette rando. »
Fred : « Super séjour avec un plus dans la zone de Porto. Beaucoup de plaisir à naviguer au milieu des rochers aux formes surprenantes. Paysages très minéraux. Mon regret : très peu d’oiseaux et de poissons. Le coucher de soleil aux Sanguinaires reste un moment agréable. Très bel esprit de groupe dans les moments agréables et de difficultés. »
Laurence : « Séjour favorisé par un temps superbe et parfois versatile histoire de tester nos capacités. Le groupe a bien fonctionné, espérons avoir montré aux riviéreux et poloïstes le fonctionnement du groupe rando sous un bon jour ! »
Christelle : « Beaucoup d’efforts mais une récompense d’autant plus grande : l’immersion dans la réserve de Scandola ! Et puis naviguer dans les vagues, se baigner et bivouaquer sur des plages désertes, c’est trop cool ! »
Nicolas : « Si je ne dois retenir qu’une chose de ce fantastique voyage, c’est bien la côte volcanique de Porto à Scandola qui a été une surprise complète pour moi et, assurément, la plus forte impression éprouvée devant un paysage depuis six ans de randonnées en mer. En second, j’élirai le bivouac sur la Grande Sanguinaire avec le faucon pèlerin sur la tour génoise au bout de l’île au sud-ouest ».

Christelle, la riviéreuse avec l’aide de Fred et Nicolas

Distance parcourue en 8 jours dont 3 demi-journées : 134 km sans les détours des passes à cailloux
Coût du séjour 150 € pour la nourriture, restaurant, trajet camion et environ 150 € pour le ferry

Rando_Corse_2015_1

Juillet 2015: navigation en Bretagne Nord, de Saint-Pol-de-Léon à Paimpol

Dates : du 11 au 20 juillet 2015

ParticipantsFrançois, Laurence, Jacques, Stéphane, Nicolas G. et Sébastien.

Après un stage “pagaie verte mer” en Méditerranée à l’automne, un court séjour dans les calanques en février pour pagayeurs à l’aise en conditions hivernales, un stage ouvert aux débutants à Agay en mai, et avant un séjour en Corse à la Toussaint 2015, le séjour mer estival était cette année en Bretagne Nord, dans la continuité du séjour 2014. Six kayakistes se sont engagés sur un parcours de Saint-Pol-de-Léon (Finistère) à Paimpol (Côtes-d’Armor) avec pour objectif la découverte de lieux remarquables comme la côte de granite rose, le sillon de Talbert, les Sept-îles, l’île de Bréhat, etc.

Retrouvez les photos du séjour ici

A suivre, le récit jour par jour :

J-N …

François et Laurence préparent la navigation, compilent les cartes, notent les heures de marée, cherchent des possibilités de bivouac en vérifiant avec les photos satellite l’accessibilité … etc.

Jour -2 : Mercredi, le chargement

Le mercredi, courte séance afin de tester le matériel, dont les bateaux. Satanig, nouveau bateau bois de François, navigue pour la deuxième fois seulement, à peine terminé. Zébulon (le Qanik de Sébastien) présente encore quelques voies d’eau à colmater … ou pas ! Ensuite, nous sortons le camion, la remorque, chargeons bateaux et matériel, Laurence plastifie quelques cartes …

 

Jour J-1: Jeudi, fin des préparatifs

Second tour de plastification de carte par Laurence, chacun finit de préparer son matériel de son côté, et à part Stéphane, le groupe se retrouve chez François et Laurence en fin de journée afin d’être prêt à partir au petit matin. Fin de préparation du matériel, dernières réparations pendant la nuit sur (dans) Zébulon comme entre deux étapes du Paris-Dakar: de nombreux tours de clé, du découpage à la scie à métaux, quelques perçages, du silicone, …

Jour 0: Vendredi … de Lyon à Saint-Pol de Léon … en camion !

Stéphane rejoint le groupe pour le petit déjeuner avec les croissants. On partage un café et départ pour le Grand Ouest à 7h30 ! Tout le monde est K.O., on sent que les vacances arrivent au bon moment. Après quelques relais de chauffeurs sur la route et un pique-nique au soleil, nous arrivons à Saint-Pol de Léon à 19h30, un peu sonnés par les heures passées sur la route. On profite du confort de la grande maison familiale de François à Saint-Pol pour une nuit dans sur des vrais lits.

Jour 1: Samedi, embarquement ! Quai de Pempoul (Saint-Pol-de-Léon) -> Beg an Fry

La marée n’attend pas … mais elle force parfois à attendre ! La mer est basse le matin, nous en profitons pour aller chercher la commande de produits frais passée la veille depuis Lyon, et complétons au passage en produits de première nécessité pour le kit de survie indispensable au-delà de 2 milles nautiques (MN) : crêpes, kouign aman, beurre, coreff … (cf. annexe « Armement complémentaire pour la navigation en Bretagne Nord » de la nouvelle réglementation dite « division D240 » ). Nous chargeons les kayaks dans le jardin de la maison, et après un pique-nique sur l’herbe, nous avançons les kayaks avec les chariots pour embarquer vers 13h30 à marée haute depuis la cale de Pempoul (à Saint-Pol-de-Léon) vers … Paimpol une semaine plus tard.

Journée ensoleillée, faible vent, idéal pour entamer une rando. Cap sur la pointe de Primel en passant pas le nord de l’île Callot. Petites catastrophes que l’on mettra sur le compte d’un temps d’adaptation à de nouveaux navires … Pour François (Satanig) : ouverture de jolie trappe non prévue + pont bas = duvet trempé, scène de recherche de go-pro dans l’eau, nouvelle batterie HS avant d’avoir servi. Pour Sébastien (Zébulon) : Pont bas + trou d’hiloire XS + vaguelettes = rembarquement à la limite de la dyspraxie !  Ça commence bien !

Premier Bivouac à Beg an Fry. Dîner sur une vaste plage au coucher de soleil. Bivouac à la belle étoile à même les rochers pour Sébastien et Nicolas (qui apercevra un renard passer sur la roche au cours de la nuit), à l’abri de la végétation sur le GR pour les autres.

Jour 2:  Dimanche, Beg an Fry -> camping de Landrellec

Magnifique spectacle pour le premier réveil en pleine nature. Petit déjeuner grandiose sur la plage. L’attente de la remontée de la marée nous offre le prétexte d’un long petit déjeuner et d’une lente préparation.

Embarquement pour Landrellec. Au passage à Loquirec nous apercevons un ballet de Fous de Bassan en pleine scène de pêche kamikaze accompagnés de Puffins des Anglais volant en rase motte au-dessus d’un banc de poissons. A quelques mètres des oiseaux, le spectacle est fascinant ! Nous repartons, passons l’entrée de la rivière de Lannion avec déferlantes créées par la houle, contrastant plus loin avec le passage par Trébeurden et son calme. Passage sous le pont de l’Ile Grande en attendant la marée … dont nous constatons la renverse en direct sans pouvoir éviter le portage pour contourner l’île, la faute à un coefficient de marée un peu trop petit ! Arrivée au Camping du Port à Landrellec où nous resterons 2 nuits.

Jour 3: Lundi, Navigation à la journée au départ de Landrellec

Le matin nous faisons une grasse matinée, suivie d’une balade à pied et un petit luxe : l’achat d’huîtres et de coquillages pour le soir (praires, vernis, amandes et palourdes).

L’après-midi: navigation kayaks vides (sauf Zébulon, dont le caisson arrière est rempli de bouteilles vides pour limiter les entrées d’eau par le puits de dérive !). Petite houle de 1m50 plutôt de face. Selon les avis plus ou moins objectifs et les définition sémantiques de chacun les bateaux tapent, tapotent ou tapouillent. Au passage entre l’Ile Grande et Aganton, un effet de relief combiné à la marée montante et la houle donne naissance à une zone de vagues stationnaires où nous passons un bon moment à surfer devant un public curieux. Puis nous repérons plus loin une vague à surf, l’occasion pour Stéphane de vérifier que l’esquimautage passe bien en toute circonstance et pour François de vérifier que Satanig est bien conçu pour le surf ! Retour par le pont de l’Ile Grande où la marée permet cette fois de passer sans porter.

Apéro et repas sous la pluie arrivée en même temps que nous à Landrellec. Dégustation des huîtres et coquillages après un atelier « ouverture à l’opinel » sous abri.

 

Jour 4: Mardi, Landrellec -> Ploumanac’h par les Sept-Iles

Au petit matin on recharge les bateaux après démontage du campement et répartition des vivres, puis départ du camping de Landrellec. La météo est favorable pour envisager une traversée vers les Sept-Iles.

Arrêt à Trégastel dans un paysage de roches étonnant, dont le remarquable « Dé ». Nous attendons la renverse et traversons au moment de l’étale de basse mer. Un peu avant la renverse, nous entamons la traversée avec une houle d’un bon mètre à contre courant. Sympathique traversée en bac un peu sportive où nous apprécions l’intérêt de s’entraîner toute l’année pour maîtriser nos embarcations ! Nous vérifions au passage que ce n’est pas parce que l’on passe une heure à surfer que l’on fait beaucoup de milles ! Arrivée à l’Ile aux Moines, puis nous débarquons sur l’estran de l’Ile Bono pour un pique-nique suivi d’une petite sieste au soleil.

A l’embarquement, un Macareux Moine au bec coloré orné de sardines pêche sans avoir l’air gêné par notre passage. Nous ne pouvons pas résister à l’appel d’une jolie vague à surf devant l’Ile au Moine en attendant que la marée nous permette de débarquer pour marcher vers le phare. Finalement, l’afflux ininterrompu de vedettes à touristes nous décide à ne pas débarquer mais à faire le tour de Bono. Sur toute la partie nord, nous pouvons observer des dizaines de couples de Macareux Moine voler au ras de l’eau et leurs terriers typiques en haut de l’île. Un phoque nage entre Stéphane, Nicolas et Sébastien, comme un septième compagnon de balade, pendant la moitié du tour de l’île. Nous attendons quelques minutes que la mer monte encore un peu pour nous ouvrir le passage entre l’Ile aux Moines et Bono. Nous entamons ensuite le bac retour vers Men Ruz, le phare de Ploumanac’h. La côte étant très fréquentée nous attendons le soir pour une balade parmi le chaos des fameuses roches de granite rose de Ploumanac’h.

Bivouac sur l’estran … ou sous un bloc de granite pour Jacques et Sébastien.

Jour 5: Mercredi, Ploumanac’h -> Plougrescant

Réveil pliage des tentes au lever du jour. Départ en longeant la côte. Arrêt à la plage de Trestraou à Perros-Guirrec pour quelques courses permettant à Stéphane de se rendre chez un dealer de Kouign-Aman pour sa dose de gâteau de sucre et de beurre. Bac dans le chenal de Perros-Guirrec, petit arrêt à Trévous-Tréguinec, pique-nique à Port-Blanc sur l’estran, puis balade dans les îles de Port-Blanc en se laissant porter par la marée. On débarque sur le sillon de galets de l’Ile Zellec. Passage au sud de l’Ile Balanec puis pointe du Château et Roches de Plougrescant.

Camping à la pointe de Tourot avec cale de mise à l’eau et club de kayak. Nous aurons pour voisins au camping un sympathique couple d’allemands passionnés de kayaks de mer et de randonnée, avec qui nous avons discuté autour du livre de G. Lecointre et V. Olivier en version anglaise. Pour le dîner, la dégustation du confit de canard en conserve a permis d’alléger les bateaux à défaut des kayakistes !

Jour 6 : jeudi, Plougrescant -> Bréhat par le sillon de Talbert

Traversée du chenal de Tréguier puis remontée le long du sillon de Talbert en direction du Passage de la Gaine, passage au plus près des cailloux … voire un peu trop !

Pique-nique sur le sillon de Talbert à proximité de la zone de nidification des sternes naines et gravelots. Stéphane se lance dans le montage d’un cairn qui finira en inukshuk et que l’on baptisera « Albert le gardien du sillon ». Bon, on sait que ce n’est pas bien, on ne le refera plus, c’est promis. Après une petite sieste sur les galets, on rejoint les bateaux en profitant de l’étale pour pêcher quelques crabes, de quoi agrémenter l’apéro du soir.

Départ 1h après la basse mer. On contourne le sillon au milieu des cailloux puis on retrouve les balises d’arrivée sur Bréhat. On vise le nord de l’île Modec puis on fait un bac dans le courant en direction du sémaphore de Bréhat en alignement avec la tourelle du Rosedo. Ensuite on part en direction de la Corderie avec un petit arrêt. Puis on embouque le Kerpont et on atteint le port pour un arrêt express glaces et gâteau de crêpes au caramel au beurre salé (oui, on peut mettre tout ça dans un gâteau !). Pourquoi express ? Parce que la marée remonte ! Au rembarquement on sympathise sur la cale avec un kayakiste manifestement expérimenté qui nous indique un bivouac secret, celui repéré étant déjà occupé. On comprendra plus tard qu’il s’agit d’un des passionnés oeuvrant depuis longtemps pour la promotion de la pagaie traditionnelle et l’esquimautage groenlandais en Bretagne. Nous nous rendons sur l’île indiquée où nous trouvons le bivouac effectivement discret et bien entretenu.

Petit apéro amélioré pour le malheur des crabes pêchés au sillon de Talbert. Le point culminant de l’île offre un panorama enchanteur au coucher de soleil. Nous passons une nuit agréable dans une clairière à l’abri des fougères, les rats se contentant de courir le marathon sans fouiller nos réserves de nourriture.

Jour 6: Vendredi, autour de Bréhat

Au petit matin, après un petit déjeuner indispensable pour la lente phase de réveil du commandant, nous embarquons à l’étale de pleine mer. Départ du bivouac 4 étoiles à 9h. Le temps est calme, on en profite pour faire le tour de Bréhat par l’Est. Arrêt au bourg pour acheter les kouign aman rituels et les vivres manquants. On achète même des légumes bio de l’île. Puis on repart pour continuer le tour. On essaye de passer entre Bréhat et Morbic … raté ! La marée est trop basse ! Nous faisons le tour de Morbic, nous y retrouvons le kayakiste rencontré la veille à Bréhat, cette fois en compagnie de jeunes kayakistes en kayaks groenlandais et pagaies traditionnelles. Forte veine de courant avant le phare du Paon (qui peut atteindre 7-8 noeuds). Nicolas et Jacques aperçoivent un phoque. Nous finissons le tour par un arrêt à la Corderie et traversons le Ferlas à contre-courant avec évidemment le passage d’une des navettes faisant le tour de l’île … Que fait-on ? On passe avant ou après ? Allez ! on en a encore dans les jambes et les bras pour … se mettre à l’abri pour les uns, et … aller surfer la vague pour Stéphane ! On cherche ensuite le camping à Loguivy qui est bien indiqué sur la carte mais invisible depuis l’eau. Heureusement un pêcheur à pied nous confirme son existence nous attendons donc la montée de la mer 20 mn. Le camping s’avère être une aire naturelle municipale avec emplacements libres et un bloc sanitaire. Suffisant pour notre confort …

Jour 7: Samedi, le Trieux

La nuit n’ayant pas été reposante pour tous en raison de voisins moins discrets que les berniques et les bigorneaux qui accompagnent les bivouacs isolés, le lendemain matin nous décidons de migrer vers une autre aire naturelle municipale dont l’agent de la mairie nous a vanté les mérites … dont le calme.

Départ de Loguivy vers 11h25 (PM 10) en direction du Trieux. Navigation de rochers en rochers en bac et remontée par les contre-courants. Là encore, l’expérience de l’eau vive et l’entraînement toute l’année sont bien utiles. Entrée dans le Trieux et remontée près de la rive par les contre-courants. Passage vers Koz Kastell, base des Glénans où notre second(e) a fait ses premières armes, puis vers l’école d’apprentissage maritime, en réfection complète. Après courte négociation (entre nous), nous décidons de déjeuner sur les pontons du port de Lézardrieux. Évidemment il aura fallu quelques acrobaties pour débarquer … et pour rembarquer ! Après une excellente salade de riz préparée par maître Jacques, une courte visite à terre, puis quelques facéties photographiques de notre jongleur préféré que nous garderons secrètes pour lui éviter un procès, nous repartons. Embarquement un peu acrobatique et départ en direction de la pointe de l’Arcouest pour le camping de Pors-Don. Au passage, nous récoltons quelques grosses huîtres sauvages sur les rochers. On devine la position du camping, mais la mer est trop basse pour débarquer. Certains décident de repartir naviguer un peu. D’autres restent se laisser porter par la marée dans les méandres de petits ruisseaux éphémères remplis par la marée. Au fur et à mesure que l’on se rapproche du rivage nous comprenons que l’aire de camping s’est transformée en campement de gens du voyage. Confirmation une fois à terre, où l’accueil ne nous parait pas suffisamment sympathique pour garantir une dernière nuit au calme. Les échos bruyants du camping dans la soirée confirmeront nos craintes. Les chants gitans à la nuit tombée c’est beau … mais nous voulions dormir tranquillement. Le bivouac sera donc finalement à proximité sur un terrain conseillé par un habitant du coin. Repas principalement d’huîtres pour les amateurs. Nuit pluvieuse, ça alimente un peu le blues de fin de séjour, il va falloir rentrer.

Jour 8 : Dimanche, fin de navigation

Réveil à 7h, nuit moyenne pour ceux qui avaient parié à tort sur une nuit sèche. Dernier petit déjeuner breton en plein air (beurre salé et bruine). Embarquement à 9h pour une courte navigation vers Paimpol. En chemin Jacques esquimaute bateau chargé. Arrivés à Paimpol, Nous laissons les kayaks sur le parking des Glénans. François et Sébastien partent rejoindre Guingamp en stop puis de Guingamp à Saint-Pol-de-Léon en co-voiturage. Jacques et Nicolas repartent naviguer 1h30 afin de profiter encore un peu … Laurence et Stéphane partent découvrir la ville à pied, et assister à la fête des islandais sur le port. Faute de circulation ce dimanche, Sébastien et François galèrent un peu pour le stop et devront faire la moitié du chemin vers Guingamp à pied ! Finalement à l’heure pour le rdv à la gare de Guimgamp, ils voyageront en compagnon d’un allemand saint-politain d’adoption à l’accent germano-finistérien qui connaît par coeur tous les virages menant à la maison familiale de François où nous récupérons le camion. Arrivée à Paimpol, compte tenu de la météo pluvieuse on décide de rouler la nuit sans s’arrêter dormir, alors on charge le camion et la remorque pour un retour à Lyon lundi au petit matin.

Mardi, Mercredi … retour au boulot !

Mercredi soir : rendez-vous au club pour rincer, dessaler et ranger le matériel. Le retour à l’eau douce va être difficile … mais les rivières suisses vont convaincre François, Stéphane et Nicolas que l’eau douce a aussi ses avantages !

Programme de la section Randonnée

L’initiation au kayak de randonnée est possible toute l’année. 

Si vous souhaitez des informations pratiques : horaires, lieux, équipement, etc., si vous voulez  convenir d’une date pour une initiation,  envoyer un mail avec vos coordonnées (nom & téléphone) à : [email protected]

Programme 2017

– 28 – 29 janvier 2017 – Lac du Bourget (kayak & raclette)
– 10 au 12 mars 2017 – Sortie Mer méditerranée niveau intermédiaire
– 09 avril 2017 – Sortie Haut Rhône
– 22 – 23 avril 2017 – Descente de l’Ardèche en Kmer
– 04- 09 mai 2017 – Stage Mer Initiation Agay
– 04 juin 2017 – Sortie Lac de Vouglans
– 14 au 23 juillet 2017 – Descente de la Loire La Charité sur Loire -> Beaugency
– 10 septembre 2017 – Sortie Lac de Grangent (Loire)
– 30 septembre 2017 – Descente de l’Ain pont de Chazay
– 08 octobre 2017 – Sortie Kmer sur la Saône île Barbe
– 20 au 29 octobre 2017 – Séjour Corse du Nord

Programme 2016

  • Dimanche 16 Octobre 2016 entrainement à 9h 30 – Stéphane
  • Mercredi 5 octobre 2016 = DERNIER ENTRAINEMENT DU MERCREDI. Ensuite ce sera le dimanche
  • Miribel  – Dimanche 9 octobre 2016  – Laurence
  • La Lyon Kayak – 18 septembre 2016 – Claude
  • Lac du Bourget / Canal de Savières – 11 septembre 2016 – Claude
  • Rassemblement 10 ans de kayakdemer.eu à Crozon & randonnée Bretagne – Août 2016 – François
  • Randonnée sur la Loire – Juillet 2016  – Claude
  • Randonnée en Bretagne Sud – Belle-île-en-mer, Hoëdic, Houat, Golfe du Morbihan – Juin 2016 – François
  • Randonnée en Méditerranée – Agay – Mai 2016 – Jacques
  • Descente de l’Ain de Pont de Chazey à Anthon – Avril 2016 – Sebastien
  • Descente de l’Ardèche avec bivouac – Avril 2016 – Nicolas
  • Randonnée en Méditérranée, Porquerolles Port-Cros – Mars 2016 – Sebastien
  • Rrandonnée Aiguebelette – Février 2016- Claude
  • Sortie Miibel – 6 décembre 2015 Sébastien
  • Sortie sur la Sâone – 8 novembre 2015 – Laurence
  • Rando itinérante en Corse – 17-26 octobre 2015 – François
  • Rando sur l’ain (Size) – 27 septembre 2015 – Fred. Sortie annulée
  • Lyon Kayak Traversée de Lyon – Dimanche 20 septembre 2015 – Stéphanie
  • Lac de Grangent – Dimanche 13 septembre 2015 – Claude
  • Bretagne, de la baie de Morlaix au Cap Fréhel juillet 2015 – François
  • Sortie Nature Grand Large / Miribel – Dimanche 28 juin 2015 – Fred
  • Sortie inter-sections : le Haut Rhône – 6 juin 2015
  • Randonnée Allier – Mai 2015
  • Séjour mer dans la baie d’Agay – du 30avril au 4 mai 2015 – Jacques
  • Randonnée Ardèche – 25-26 Avril 2015 – Nicolas
  • 1er octobre 2014 : fin des entrainements le mercredi soir reprise des entrainements le dimanche 12 octobre (9h30 au club, 10h sur l’eau)
  • 19 octobre 2014, sortie sur la Saône, sortie ouverte à tous : débutants ou confirmés – Laurence
  • Stage Toussaint 2014 en Méditerranée : découverte du milieu marin et évolution vers la pagaie verte
  •  27 septembre 2014 Lac de Grangent Jacques
  • 21 septembre 2014 Lyon Kayak – Traversée de Lyon
  • 4-10 août 2014 Finistère Nord (sans encadrement) – François
  • 13 juillet 2014 Canal de Savières – lac du Bourgey – Claude
  • 21 juin 2014 journée sécurité en eau profonde à Miribel – Didier
  • 13 juin 2014 barbecue club
  • 8-14 mai 2014(pont) : Lac et Gorges du Verdon sur 3-4 jours – Stéphane
  • 18  mai : sortie rivière inter – sections rivière facile – date à confirmer – lieu à définir (selon niveau d’eau)
  • 12-13 Avril 2014 : Ardèche – Nicolas G

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Les entrainements

Au Grand Large

– D’octobre à avril – Navigation le dimanche matin. RDV à 9h30 au club, sur l’eau à 10h au plus tard, sortie de l’eau vers midi pour pouvoir partir à 12h30.
– D’avril à Septembre – Rendez-vous tous les mercredis soir à 18h au club.

– Toute l’année – Navigation certains samedis après-midi de 13h30 à 16h 30.
Pour confirmation des navigations du samedi ou du dimanche, envoyer un mail à <randovive.ckdm ‘àt’ gmail.com >

En piscine
D’octobre à fin mars : entrainement le samedi de 12h à 14h au centre nautique Étienne Gagnaire à  Villeurbanne (métro Cusset).

Séances sécurité en k-mer, exercices de récupération (séances programmées en février)

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Les sorties faites depuis 2012
Voir aussi la page « compte rendu des sorties »

  • 2 mars 2014 : Descente du Rhône à Confluence -> lien CR
  • 28/10-03/11 2013 – Stage de Kayak de mer, zone Giens-Porquerolles -> lien CR
  • 28 septembre 2013: 7e édition de la Translac du Bourget -> lien CR
  • 22 septembre 2013 : « Lyon Kayak » – Descente de la Saône (loisir 12km, sportif 22 km)
  • 16-19 août Rando / Kayak au Lac de Serre Ponçon -> lien CR
  • 5-12 août 2013 : Raid Littoral (Méditerranée)
  • 22-23 juin 2013 : Lac de Monteynard – Lien CR
  • 2 juin 2013 : Marathon du Haut-Rhône
  • 8-9 juin 2013 : Week-end club (toutes sections)
  • 8-12 mai 2013 : Descente de l’Allier en autonomie (De Moulins au Bec d’Allier)
  • w-e 13-14 avril 2013 : w-e sécurité EV classe II
  • Samedi 6 avril :  sortie à Miribel.
  • Dimanche 24 mars 2013 : Initiation eau-vive à Saint-Pierre de Boeuf
  • Dimanche 6 janvier 2013 : Galette des Rois, suivi d’une petite navigation au Grand Large – CR
  • Dimanche 16 décembre 2012: Descente du Rhône du Grand Large à la confluence (Sortie interclubs ckdm, cktsv, cklom, svvv) – Lien CR
  • Dimanche 2 décembre: Entrainement au Grand Large le matin (rdv 9h30)
  • Dimanche 18 Novembre: Entrainement au Grand Large le matin (rdv 9h30)
  • Dimanche 4 novembre: Lac de Miribel
  • 10-11 Novembre 2012: Marathon de l’ArdècheAnnulé ! (Ardèche en crue)
  • Samedi 27 octobre: Journée entrainement eau-vive à Saint-Pierre de Boeuf (recommandé aux débutants)
  • dimanche 21 octobre: Descente du Rhône, de Anthon au Grand Large (rdv 9h30)
  • dimanche 14 octobre: Entrainement au Grand Large le matin (rdv 9h30)
  • Samedi 6 octobre: Journée initiation à l’eau vive en rivière aménagée
  • Samedi 29 Septembre: La Translac, rassemblement sur le lac du Bourget – LienCR
  • Dimanche 23 septembre : « Lyon Kayak » – Descente de la Saône (loisir 12km, sportif 22 km)  Lien
  • Samedi 22 septembre : Sortie ouverte aux débutants eaux vives à Saint Pierre de Boeuf ou Sault Brénaz
  • 1er septembre – Fête au club  – ouvert à tous, initiation gratuite – Lien
  • 8 septembre séance à Saint-Pierre de Boeuf pour les débutants en eau vive
  • 25-26 Août 2012 : Lac du Bourget
  • 22 juillet 2012 : Sortie journée commune SVVV-CKDM sur la Saône (Confluence Ile-Barbe aller-retour)
  • 30 juin – 7 juillet 2012 – La Dordogne en autonomie
  • 23  juin 2012 – Sortie sur l’Ain, du pont de CHAZEY à ANTHON, environ 19 Kms
  • samedi 9 juin 2012 : journée de formation & évaluation des niveaux « Pagaie Couleur » – exercices de sécurité – Miribel
  • 3 juin 2012 – Marathon du haut-Rhône
  • 26 – 28 mai 2012 (Week-end Pentecôte) – L’Allier en autonomie
  • samedi 12 mai – Sortie sur le lac de Paladru (Charavines). Présentation de la sortie
  • 5 – 8 mai 2012 –  Lac Léman –  Présentation de la sortie
  • Samedi 28 avril 2012 : après-midi de formation « Pagaie Couleur »
  • Samedi 21 avril 2012 : après-midi de formation « Pagaie Couleur »
  • Samedi 31 mars 2012 : après-midi de formation « Pagaie Couleur »- Compte rendu
  • Dimanche 25 Mars 2012 – St-Pierre de Boeuf ou Sault-Brénaz
    Initiation eau-vive en rivière aménagée
  • 18 mars 2012 – Miribel –  exercices de sécurité et de récupération en eau profonde en kayak de mer. Lieu: Lac de Miribel. RDV 9h30 au club, retour après 14h30, prévoir un pique-nique
  • Dimanche 8 janvier 2012: la galette des randonneurs sur le grand Large

Les sorties faites en 2011 Voir aussi la page « compte rendu des sorties »

  • Dimanche 04 décembre 2011: descente du Grand Large à la confluence Rhône-Saône, 18 km – Fiche d’inscription
  • Samedi 28 janvier &  4 -11 février 2012: Exercices de sécurité en piscine avec les kayaks de mer (préparation pagaies couleur, indispensable pour être autonome)
  • Dimanche 23 octobre 2011: descente de l’Ain
  • Samedi 24 septembre 2011: la « Translac », rassemblement sur le lac du Bourget
  • Dimanche 25 septembre 2011: « Lyon Kayak » (ex « Traversée de Lyon »)
  • 10 et 11 septembre 2011: Week-end sur le lac d’Annecy
  • 29 Août – 2 septembre 2011: Séjour Mer en Bretagne (Rando-Bivouac, dans l’archipel de Molène, niveau confirmé, avec BE local)
  • Samedi 23 juillet 2011: Journée Sécurité en Kayak de mer

Voir la page « compte rendu des sorties »

  • Certains dimanches matin (9h45-12h30 sauf sorties) de Octobre à fin Avril.